La Maman et la Putain
Note moyenne
4,0
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82 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2006
Pour moi, le meilleur film de toute l'histoire du cinéma.
Si le cinéma n'avait été inventé que pour faire ce film, alors ça valait le coup d'inventer le cinéma
Lawrence Peyrac
Lawrence Peyrac

3 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 août 2023
Je ne sais diantre pas ce qui est le plus pénible dans ce film : l'ambiance bobo parisienne 68tarde, les discours pseudo psycho sociaux bien verbeux qui sonnent bien creux, le phrasé des acteurs qui ôte tout naturel au film, les 3h40 indigestes même en faisant du repassage ou la cuisine à côté, ou la tête de Jean-PIerre Léaud que j'ai toujours eu du mal à supporter ? Difficile de choisir.... on compare ce film au voyage de Céline. Mais Céline au moins est truculent....
p0lisson
p0lisson

27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2022
Je craignais que les 3h40 de ce film se fassent sentir difficilement. II n'en est rien. Cinéma d'errance, La Maman et la Putain nous offre un grand moment de liberté, corrélé à sa structure narrative émancipée du carcan du récit traditionnel en trois actes distincts. L'écriture des dialogues est d'une immense beauté, à l'image de ces tirades interminables qui pourtant ne cessent une seule seconde de nous hypnotiser. Un Léaud superbe dans son rôle achève de sanctionner la magnificence de ce film.
Le Seigneur des Films
Le Seigneur des Films

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2025
D'une lenteur qui se fait ressentir, ce film de 3h30 est, certes un monument du cinéma français, mais ne m'a procuré que de l'ennuie. Dommage, le travail de Jean Eustache était sublime, mais la longueur et l'ennuie aura eu raison de mon appréciation.
Valégri75
Valégri75

2 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2025
Film survendu à mon sens. C’est très bien mais ce n’est pas le chef-d’œuvre dont j’avais entendu parlé.
Intéressant pour retrouver ce Paris désormais disparu.
J’ai trouvé Bernadette Lafont assez belle dans ce rôle.
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2013
Alexandre (Jean-Pierre Léaud) cultive l'oisiveté comme un des beaux-arts, agrémentée du papillonnage amoureux - quand le film débute, il aime Marie (Bernadette Lafont), belle brune trentenaire propriétaire d'une boutique de mode dans le 6ème, et habite chez elle, tout en essayant de reconquérir Gilberte, lassée de son inconstance et de sa violence, qui s'apprête à convoler ailleurs. Tirant de très maigres revenus d'activités de plume intermittentes, le jeune homme promène son élégante indolence de café en café, dans un périmètre réduit, entre le boulevard St-Michel le matin tôt (pour se frotter au monde du travail et au populaire, dont il s'amuse en en collectionnant les "bons mots" égrenés à l'heure des croissants), et St-Germain, de la fin d'après-midi (quand il se réveille) aux petites heures de l'aube - poussant éventuellement (au maximum) vers Montparnasse. Il fréquente surtout le Flore et les Deux-Magots, pour y lire ou rencontrer ses amis, dans une tabagie impressionnante - nous sommes en 1972, et les "consos" y sont donc encore à prix compatible avec son budget de cigale, et les lois anti-tabac pas du tout d'actualité ! Il croise en terrasse le regard d'une jolie blonde, Veronika (Françoise Lebrun), 25 ans, la suit et l'aborde, en lui demandant un numéro de téléphone où la joindre. L'infirmière, comme on l'apprendra rapidement, s'exécute. L'hôpital Laennec, où elle vit aussi (soupente sous les toits), sera une occasion nouvelle pour Alexandre d'élargir au 7ème arrondissement son milieu de vie, après avoir avec elle, au début de leur relation, abordé le quasi "exotique" 12ème, via "Le Train bleu", le restaurant de la gare de Lyon. La première partie du film est légère et centrée sur Alexandre, qui régale qui veut l'entendre (et donc d'abord le spectateur) d'aphorismes et de littérature - cependant, les fêlures du garçon apparaissent de loin en loin, autour en particulier de certaines obsessions morbides. La deuxième, au fur et à mesure que la relation d'Alexandre et Veronika prend forme et s'étoffe, est déjà plus assombrie, la jeune femme étant fort perturbée et carrément alcoolique. La troisième, celle du trio (qui se vouvoie, comme au Grand Siècle), le jeune homme entre la "maman" (Marie, figure tutélaire) et la "putain" (Veronika, figure perturbatrice) est franchement noire, le "ménage à trois" ayant du mal à trouver un rythme de croisière, l'atmosphère virant à l'anxiogène, et l'histoire étant repeinte aux couleurs du sordide (Veronika), du pathologique (Alexandre) et de la confusion (Marie). C'est très long (3 h 35 !), inégal, voire brouillon, mais la plupart du temps cela happe vigoureusement. 0 "action" (la bataille est celle des sexes, des coeurs et des esprits), des décors quasi uniques (beaucoup de cafés, dont peu de terrasses ; des chambres) et beaucoup de verbe, énormément. Les dialogues, très écrits et très divers, allant du plus raffiné au plus trivial, sont ce que l'on retient surtout (enfin, moi en tout cas) de cette réalisation mythique. Léaud, et sa diction atypique, y est magnifique (à tous les points de vue), Françoise Lebrun, qui avait été la maîtresse d'Eustache, (vue récemment en abbesse dans la nouvelle version de "La Religieuse", et en voix "off" dans "Le Temps de l'aventure") remarquable (sa confession-monologue est un "must") et Bernadette Lafont (qui vient de disparaître, et à laquelle Arte rendait ainsi hommage en diffusant le film d'Eustache - bien que son rôle soit le plus court des trois) égale à elle-même, généreuse et glorieusement impudique (la seule qui se met à nu au sens propre, mais celle dont on sait le moins !). Eustache, être tourmenté (qui se suicidera à l'âge de 42 ans, alors qu'était en projet la suite de "La Maman et la Putain" - en 1981), a mis beaucoup de lui dans son oeuvre-phare, étant d'ailleurs partout, à l'écriture (à l'époque il était lui aussi entre trois amours comme Alexandre, avec Gilberte, Marie et Veronika) à la réalisation et au montage (pour partie) - il y fait même une courte apparition. Film "intello", mais certainement pas "bobo" avant l'heure, récompensé à Cannes ("Grand Prix spécial du Jury" en 1973), mais restant confidentiel (340.000 entrées), admiré par le cinéma d'auteur en Europe et "indé" aux E-U, c'est avant tout un film en marge, un objet singulier, à (re)découvrir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 août 2007
Ce film de 3H35 lors de sa sélection au Festival de Cannes 1973 aux côté de La grande bouffe de Marco Ferreri fit scandale à cause de son ton provocateur et de ses dialogues crus.
Avec pour toile de fond l’émancipation féminine et la libération sexuelle, le film dresse un état des mœurs affectif et sexuelle à l’époque d’après 1968 à Paris en racontant les rapports d’un jeune homme et de 2 femmes. Ce film culte de la nouvelle vague est constitué de longues scènes de discussions ou plutôt de discours qui captent l’air du temps en faisant allusion à la politique, la littérature, le cinéma de l’époque. Les discours qui ne sont pas forcément inintéressant mais pour ma part, rentrent par une oreille et passent par une autre sont finalement à l’image d’un des principaux messages du film. La vérité ne s'apprend pas par les lectures philosophiques ou les discussions amicales mais elle s’impose par les signes que nous pouvons percevoir dans la douleur de la passion. La libération sexuelle a réinventé le couple et les rapports amoureux mais la souffrance amoureuse reste éternelle et elle génère d’avantage de vérité humaine que tout discours idéologiques. Finalement le film est un plaidoyer pour l’amour alors qu’on pourrait croire au début qu’il fait l’éloge du plaisir de la liberté sexuelle. A voir aussi pour le monologue émouvant de Françoise Lebrun sur l’amour, le sexe et les putes.
Starwealther
Starwealther

109 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2024
"La maman et la putain" est le parfait représentant d'un film de La Nouvelle Vague. En effet s'il n'y avait qu'un film à choisir pour décrire ce courant, c'est bien celui-là. Jean Eustache a voulu une récitation des dialogues millimétrés (les acteurs n'avaient aucunement le droit d'improviser lors du tournage) ce qui donne un air théâtral à l'ensemble. En plus de ça, les personnages se vouvoient bien qu'ils soient en couple, certains trouveront cela pompeux, j'ai plutôt trouvé cela amusant. Ca ne ressemble pas à ce que l'on voit d'habitude. Avec ingéniosité, Jean Eustache ne met de la musique dans son film que lorsque les personnages écoutent un vinyle au tourne disque, c'est original! Plein d'idées du réalisateur sortent de l'ordinaire, la qualité des dialogues est remarquable et ils sont souvent drôles. Le ménage à trois était une pratique très en vogue à cette période post soixante huitarde, comme il est souvent dit dans le film on a envie de "baiser". Le mot est sans arrêt répété, on dirait que les acteurs n'ont que ce mot à la bouche.
Le monologue de fin de Veronika est long mais superbe à écouter, les dialogues sont magnifiquement écrits.
Le gros et seul défaut du film réside dans sa longueur qui est purement et simplement excessive. 3h40 c'est vraiment trop long pour un film uniquement basé sur le dialogue, il est difficile de rester concentré sur la durée.
Une belle oeuvre, très représentative d'une époque aux dialogues très finement écrits qui demeure, même aujourd'hui, un très bon moment de cinéma.
surfnblue
surfnblue

86 abonnés 1 865 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2025
Un film culte parait-il mais très décalé de ce que l'on voit actuellement. Les acteurs récitent et ne jouent pas. Ils déclament. Certes, il y a bcp de texte bien écrit. C'est un film littéraire osé pour l'époque. Les dialogues entre les personnages sont particulier. Style ampoulé mélangé à du vulgaire. Le tout en noir et blanc.
Bon, c'est vu.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 669 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
Eustache filme l'oisiveté et l'ennui dans un Paris d'après 68 où les vieux rêves, les vieux idéaux, et les vieilles philosophies (dont l'existentialisme) ont été enterrés. Les dialogues sont très écrits, mais on finit par croire à la vérité de ces personnages et à s'imprégner de ce rythme particulier, qui a quelque chose d'hypnotique. Alexandre apparaît quant à lui comme un protagoniste ambigu, trop cultivé pour être heureux, et qui semble parfois médiocre et amer, même s'il est le centre du film et de bien des façons l'alter ego du réalisateur.
À l'image de ce qu'il fait avec le personnage d'Alexandre, pas toujours aimable, Eustache ne brosse jamais le spectateur dans le sens du poil, notamment en désamorçant tout ce qui pourrait rattacher son film à une structure ou à des motifs traditionnels. Mais pourtant, on adhère à ce film bizarre et sombre, à sa vérité (et non réalisme) crue, et à ses dialogues, extraordinairement bien écrits, qui résonnent en fait comme des monologues que les personnages adresseraient aux autres sans jamais être véritablement entendus.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2025
de quel droit jugez vous que ma critique n'est pas publiable ? vos raisons me paraissent confuses. votre jugement, est légitime, mais même si vous ne publiez pas mon texte, il est inconcevable qu'il soit purement et simplement effacé. Ce film de Jean Eustache traite du désarroi des personnages face à la vie, le travail, l'amour. Travail remarquable tant le désarroi des trois principaux personnages est constamment présent et semble répondre aux difficultés qu'à connu Eustache dans sa vie et dans sa carrière de cinéaste.
Fabiennegdl
Fabiennegdl

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2022
Un chef d'œuvre d'une modernité absolu. Il est savoureux de voir comment ce film, cinquante ans plus tard, est le plus beau plaidoyer qui existe pour la libération de la femme alors qu'il est ancré dans une époque où la société était encore extrêmement patriarcale. Sous ses airs parfois désuets, La maman et la putain est visionnaire et d'une grande beauté. Quatre heures qui paraissent une minute, ou l'éternité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2014
Pédantesque, sage, poétique et enivrant, ce film et malgré les 3 heures et 35 minutes qui laisse paraître une certaine longueur voire lenteur, est un chef d'oeuvre d'Eustache. A voir absolument !
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2022
Je n'avais encore jamais vu ce film et si je peux comprendre qu'à sa sortie, dans le contexte de l'époque, il est marqué les esprits, je n'ai pas été emballée, peut-être parce que je ne le découvre qu'en 2022. Je pense qu'un film comme "Les Olympiades" dont la thématique me semble assez proche est beaucoup plus intéressant, sûrement parce que plus actuel et moins rhétorique... Mais je ne me suis pas ennuyée malgré sa durée (presque 4h) parce qu'il montre beaucoup de choses de cette époque. J'ai toutefois trouvé le film très inégal. Il y a des scènes que j'ai aimé et d'autres beaucoup moins, comme par exemple, le (trop) long monologue final de Françoise Lebrun. Ce qui m'a le plus dérangé est que je n'ai trouvé ni le personnage d'Alexandre, ni celui de Véronika vraiment intéressants et j'ai eu du mal à m'identifier à eux, contrairement à celui de Marie (merveilleuse Bernadette Lafond !) que j'aurai aimé voir plus développé... Et le film fait des relations humaines, sexuelles et amoureuses un tableau terriblement désespérant.
Sophie  B
Sophie B

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2022
Un chef d'oeuvre de parole, où le temps passe comme les jours. On a envie de vivre aux côtés des personnages, de rire et de pleurer, de chanter dans l'attente d'une chanson qui ne finit pas. La Maman et la putain nous marquera encore sur des générations.
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