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0,5
Publiée le 5 mars 2021
L'empereur n'a pas de vêtements. De quoi parle-t-on dans ce film prétentieux. Je peux certainement apprécier un film qui sort de l'ordinaire mais ça c'est maladroit et c'est guindé. Et certainement pas crédible dans tous les sens du terme crédible. L'histoire commence avec William Blake (Johnny Depp) à bord d'un train qui se dirige vers l'ouest. Cependant au lieu d'arriver en ville ces scènes sont vraiment ennuyeuses car un tel voyage aurait pris plusieurs jours voire plusieurs semaines . Blake a apparemment tout vendu et se dirige vers l'ouest suite à la mort de ses parents et à la rupture de ses fiançailles. Il a une lettre de la Dickenson Company lui offrant un emploi mais après l'arrivée du train il apprend que le poste a été pourvu il y a longtemps et que le propriétaire de la société (Robert Mitchum dans son dernier film) est un fou psychotique qui semble désireux de tirer sur quiconque le dérange dans son bureau. La seule bonne chose c'est la bande-son de Neil Young, vraiment suggestive. D'abord il n'y a absolument aucune intrigue dans ce film. Deuxièmement la plupart des dialogues sont inintelligibles. Troisièmement il ne se passe rien. Je crois que j'ai regardé ma montre 30 fois pendant cette histoire. Je n'appelle pas ca de la poésie non j'appelle ça de l'auto suffisance. De la philosophie comme les phrases qu'on trouve dans les chocolats. William Blake (Johnny Depp) est un compagnon qui ne peut pas utiliser d'armes. Après 3 ou 4 tirs il devient le meilleur tireur de l'Ouest. Je soupçonnais fortement que quelque chose n'allait pas dans les cinq premières minutes lorsque le train en direction de l'ouest a été malmené maladroitement au point de provoquer des rires. En plus pourquoi filmer de si beaux paysages en noir et blanc pour ennuyer encore plus le spectateur peut-être...
Concevoir le western comme une quête initiatique vers la mort, c’est concevoir l’Amérique moderne comme le fantôme de ses propres espoirs. C’est ce pari fou qu’a relevé Jim Jarmusch en signant, avec Dead man, une œuvre étrange mais véritablement somptueuse qui s’éloigne des décors urbains de ses précédents films. Bercé par une musique lancinante signée par Neil Young, le parcours de William Blake dans ce monde arriéré et hostile est une métaphore poétique sur le passage de la vie à la mort, écrite avec une subtilité mystico-philosophique et mise en scène avec autant de grâce onirique. L’extraordinaire casting réuni par Jarmusch participe à percevoir l’entrée en scène de chaque personnage comme un bonne surprise, d’autant que leurs rôles haut en couleurs et parfois décalés accentuent la perpétuelle rupture de ton qui est faite entre l’esprit fantasmatique de la description qui est faite de l’ouest sauvage et la thématique morbide accentuée par les magnifiques nuances de l’imagerie en noir et blanc.
Mon premier Jarmusch et on m'avait prévenu que c'était perché. Et ce film est très perché, peut-être même un peu trop parfois, avec quelques personnages qui réagissent de manière étrange ou des scènes de gore inatendues alors qu'on était auparavant dans quelque chose de sort. Toutefois, malgré tous ces aspects qui m'ont fait parfois sortir du film, j'ai été envoûté par cette ambiance mystique, soulignée par la musique, certes répétitive, mais dont le rôle est essentiel et le superbe noir et blanc. Au final ce gros délire étrange se tient vraiment, et même, il est parvenu à m'embarquer dans une histoire totalement perchée.
Quand Jim Jarmusch s'attaque à un genre, il ne l'aborde pas comme tout le monde. Et "Dead Man" ne fait certainement pas exception à la règle. Western rempli de poésie et de lyrisme dans lequel William Blake, jeune comptable venu trouver du travail dans la ville de Machine, se retrouve blessé et soigné par un indien qui le considère comme son homonyme peintre et poète, le film n'emprunte jamais les chemins par lesquels on l'attend. Jarmusch a beau réunir certaines figures du genre, son western ne ressemble à aucun autre. Balade mortelle sublimée par la musique de Neil Young, le film est captivant de bout en bout, notamment grâce à son rythme hypnotisant et la façon dont son univers est rempli de personnages hauts en couleur, tous incarnés par une pléiade de bons acteurs. En effet, outre Johnny Depp, excellent dans ce rôle assez statique, on peut retrouver dans le film John Hurt, Lance Henriksen (irrésistible en tueur cannibale), Alfred Molina, Iggy Pop, Billy Bob Thornton et Robert Mitchum dans son dernier rôle. Lent et parfois répétitif (la musique, les fondus au noir), "Dead Man" n'en reste pas moins un superbe film, le meilleur de Jarmusch à ce jour.
Jim Jarmusch nous propose avec "Dead man" un voyage initiatique totalement surréaliste. Grace à un magnifique noir et blanc, le réalisateur compose des images d'une beauté pure et fulgurante qui s'imprègnent dans la rétine du spectateur. "Dead man" est une immersion d'un peu plus de deux heures dans l'univers de Jarmusch qui allie à la perfection la poésie, l'humour, et une bande originale du tonnerre. L'écriture du personnage interprété par Johnny Depp (qui livre au passage une de ses meilleures performances) est un modèle du genre. Jarmusch propose un personnage attachant mais aussi très nuancé à l'image du reste de son film. "Dead man" est un anti-western des plus beaux, un grand film d'un grand cinéaste à ne manquer sous aucun prétexte.
Il faut se laisser porter par le rythme lent de ce western étrange et envoûtant comme un trip à la mescaline. Noir et blanc classieux, fulgurances électriques de Neil Young, réjouissante apparition d'Iggy Pop. Avant d'être un pirate des caraîbes, Johnny Depp incarnait de curieux personnages dans des films différents.
Peu de spectateurs ont réussi à assimiler ce qu'est réellement Dead Man. Au delà du western dérangé à la Jarmush se cache un apprentissage tant sur la condition humaine que le monde en lui même. Un homme aveugle à l'univers qui l'entoure va être amené à devenir juge de vie et de mort. Ses craintes, ses ignorances et ses faiblesses seront gommée au profit d'une connaissance nouvelle : celle du passage dans un autre lieu. Jim ne se contente pas de bêtement philosopher au travers de symboles hallucinés, il livre une œuvre pleine de vérité dépassant le rationnel simple et étriqué. Au delà de la noirceur et de la saleté, on se retrouve aspirés par une poésie magistrale et inspirée. Des plans riches et débordant de vie pour une photographie incroyable. Un voyage initiatique intelligent accompagné de Personne ainsi que d'un Johnny Depp emplit de tristesse et de naïveté jouant un homme mort des plus déterrés. Sur ses (nos) joues coulerons de douces et chaudes larmes de sagesse que nous retiendrons comme une magnifique leçon.
Ce film est un vrai chef-d'oeuvre, et un des tous meilleurs films de Jim Jarmusch. Il y a tout : des images splendides, en noir et blanc choisi, des scènes très bien tournées, un humour noir et une ambiance très réussis, une musique sur mesure pour une ambiance a-typique et très personnelle, faites spécialement par Neil Young, et qui permet de donner tout une dimension spirituelle et mystique au film. L'histoire est singulière et le tout raconte un conte très émouvant, beau, magnifique et aussi, un peu triste, mais sans être larmoyant. La distribution est superbe avec un Johnny Depp dans la fleur de l'âge, qui joue parfaitement, et pas mal d'autres acteurs très justes aussi, ainsi que quelques surprises.
spoiler: Il y a quelques éléments caractéristiques de Jim Jarmusch dans ce film :
1) placer un personnage important qui ne parle pas la langue du héros, mais qui devient quand même son meilleur ami, car ils se comprennent autrement qu'avec des mots , ici, Nobody, xebexe, celui qui parle pour ne rien dire, est un incompris (par les siens) et aussi un être qui parle une autre langue que celle du héro, mais qui va finir par devenir son meilleur ami...
2) le tabac a un rôle important
Les nombreuses critiques positives m'ont incité à voir ce film ... Quelle désillusion ! Les scènes du début (le train, l'arrivée dans la ville) m'ont fait croire que ça allait être bien (j'adore les ambiances un peu sombres, avec peu de dialogues et un rythme lent), mais dès que Johnny Depp quitte la ville, c'en est fini du film. Il reste une succession de scènes n'ayant ni queue ni tête, soit incompréhensibles (que vient faire l'indien là dedans ? Pourquoi part-il et revient-il à plusieurs reprises ?), soit ridicules (la totalité des meurtres sont débiles). Tout cela ressemble à un mauvais David Lynch. Enorme déception et belle perte de temps !
Bon petit film mais je ne suis pas un adepte du noir et blanc ce qui est dommage , une bonne histoire , mais une fin un peu trop généreuse a mon goût voila 2 étoiles suffisent amplement
normalement, j'aime les westerns, j'aime les films en noir et blanc, j'aime les films centrés sur l'esthétique plus que sur l'action. Donc ce film avait a priori tout pour me plaire. eh bien non: je me suis ennuyé à mort. on m'avait dit, regarde-le 2 fois, tu verras, la deuxième fois tu vas te rendre compte comme il est beau, la musique est super... la deuxième fois, même verdict en pire, parce qu'en plus je savais déjà la fin. Je crois que ce film, on aime ou on n'aime pas: soit on se laisse hypnotiser, soit on passe un mauvais moment. Moi ça été le mauvais moment. l'histoire (il y en a une quand même) se traîne, au point qu'on s'agite sur son canapé, avec une furieuse envie d'appuyer sur le bouton "accélerer" du lecteur DVD; la musique, excellente? moi je l'ai trouvée complètement inadaptée à un western, cette guitare électrique qui joue la même note pendant deux heures, ça crispe les nerfs. Quelques passages marrants quand même, mais trop peu pour sauver le film. Je conçois qu'on puisse aimer ce film, mais moi, en ce qui me concerne, je ne le conseillerais pas.
C’est une sorte de chasse à l’homme lente et circonspecte. Un peu d’humour noir distillé entre les nombreux coups de feu. C’est un style spécial. Moi je n’ai pas aimé. Les personnages peu sympathiques et la musique égrenée comme ça par accords…. Insupportable à la longue…. Si vous aimez le générique du début, ça vous plaira, sinon vous serez vite agacé…..