Pour moi, Jim Jarmusch est un rêveur, et “Dead Man” le traduit bien. Ce film est une sorte de drôle de conte en suspension, avec un univers et des personnages un brin enchanteur. Moi je trouve ça beau, j’adore.
Un très beau chef d'oeuvre de Jim Jarmusch. Johnny Depp incarne un homme en quête spirituelle. On découvre la culture des amérindiens. Le noir et le blanc apportent une émotion à ce film vachement beau et poétique.
Un western épatant sous forme de voyage initiatique pour un Johnny Depp encore une fois parfait, le rythme est lent mais on n'en perd pas une miette, happés que nous sommes par une mise en scène très stylisée et des décors sublimes, magnifiés par un noir et blanc somptueux. Une qualité de photographie impressionnante donc mais aussi une galerie de personnages hauts en couleurs et notamment cet indien allumé sorti de nul part qui guidera notre anti-héros dans sa quête de salut. On suit avec attrait l'évolution spirituelle et psychologique de William Blake dans un monde proche de l'onirisme et surtout sur une bande son omniprésente exceptionnelle signée Iggy Pop, lui aussi présent au casting. Plus qu'un film, c'est une véritable expérience sensorielle, une oeuvre atypique, déroutante et certes un peu longue mais surtout marquante. À voir plusieurs fois afin de bien en saisir l'essence.
Je ne suis pas fan de Jarmusch et ce n'est pas ce film qui va me réconcilier avec son cinéma, alors oui c'est vrai le casting est étonnant et le noir et blanc ajoute une vraie dimension lyrique dans ce western contemplatif vraiment plan-plan par moment avec des fusillades où les revolvers semblent être des jouets avec amorce.c'est vraiment le film calibré pour plaire pendant les festivals et puis voir Iggy Pop en robe je ne vois pas trop l'intérêt.
Tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai pas du tout accroché au style Jarmush ! L'histoire aurait pu être sympa, les personnages sont travaillés, les acteurs sont bons, mais la patte Jarmush gâche tout, pour moi. Ce rythme archi lent, ça passe dans certains films, mais ici, aucunement... Dommage.
J'ai trouvé ce film assez compliqué. Après réflexion, on peut voir que Jarmush a très bien maîtrisé sont œuvre. En effet, les moult signe qui nous montre que le héros, ici Johnny Depp, est voué à la mort depuis le début du film sont très bien trouvés. La musique de Neil Young rend bien une ambiance western ainsi que les nombreuses fusillades, ou encore le comique du film.
J'avais adoré le récent Paterson de Jim Jarmusch, et bien aimé The Dead Don't Die et Night on Earth. J'essaie donc de me forcer à l'idée qu'il y a quelque chose que j'aime dans son cinéma et pourtant, la plupart du temps quand je regarde le reste de sa filmographie, j'en sors complètement lessivé. Lessivé car ses films mettent bien trop de temps pour raconter des histoires improbables et qui ne sont à aucun moment touchantes. Il y a bien quelques scènes assez choquantes et quelques dialogues bien senti mais globalement, on s'ennuie terriblement devant ses films, et Dead Man n'a pas dérogé à la règle selon moi, malgré l'évolution étonnante de William Blake. Bref, ce n'est pas pour moi.
Un beau film initiatique ésotérique avec des personnages sortis de nul part, sachant surprendre. Le noir et blanc désarçonne tout en donnant un vrai style intimiste.
Dès le début on comprend que le film sera long, très long. Aucun dialogue avant la cinquième minute, c'est rude. Le reste du film est un peu du même acabit, on s'ennuie voire on s'endort. "Oui mais il y a plein de références super biens : l'indien qui s'appelle Personne, les noms de famille des deux shérifs, etc". Certes. J'adore la symbolique. Mais dilués dans 2h de film, j'ai du mal. Et l'esthétique, l'ambiance ? Magnifique, je dois bien le reconnaître. Surtout visuellement d'ailleurs, parce que la musique ne m'a pas emballé plus que cela.
Certes la mise en scène, la photographie et les images sont plutôt réussies, Johnny Depp est égal à lui-même, toujours éblouissant de talent, le propos philosophique et poétique à souhait, mais on a toutefois du mal à suivre cette histoire que Jim Jarmush s'efforce de brouiller à souhait. Reste un beau moment de cinéma, à voir tard dans la nuit, toutes lumières éteintes, en se laissant porter par la folie de Jarmush.
En 1995, Jim Jarmusch réalise ce western peu conventionnel dont le style n’appartient qu’à lui. Tourné en noir et blanc avec une photographie soignée, ce film raconte les pérégrinations du candide William Blake (Johnny Depp) et de son ange-gardien indien (Gary Farmer) à travers le Far West. Ce road-movie à la fois sanglant et philosophique reste très percutant malgré quelques longueurs liées à un montage répétitif. L’esthétisme du film s’accompagne également d’une bande-son de qualité composée par Neil Young. A noter la présence de Robert Mitchum dont c’est la dernière apparition sur grand écran mais aussi d’Iggy Pop. Bref, une œuvre remplie de poésie sanguinaire.
Du très grand Jarmusch comme d'habitude, les plans en noir et blanc sont magnifiques, les situations sont cocasses, Johnny Depp a une classe démentielle, les personnages sont charismatiques, la BO faite d'une seule guitare par Neil Young est superbe. Pas grand chose à reprocher à ce film, c'est juste du très bon cinéma.
C'est sous la musique psyché signée Neil Young que Dead Man nous emporte dans un monde décalé pendant plus d'une heure cinquante. Un Johnny Depp hors-la-loi malgré lui, un Lance Henriksen en chasseur de primes complètement psychopathe, un Iggy Pop travesti, un Alfred Molina en commerçant religieux, un Indien hallucinogène et plein d'autres personnages fascinants et loufoques. Un magnifique noir & blanc, de très beaux plans qui font reconnaître le style de Jarmusch, ce Dead Man est une oeuvre esthétique incroyable et hors du commun... A ne pas manquer.