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Un visiteur
4,5
Publiée le 17 janvier 2011
Film unique et formidable, parmi les meilleurs de Jarmush. Dead Man, comme son nom l'indique, est l'histoire de la mort du personnage principal. Atteint dés le début du film par une balle fatale. On assiste en fait à son passage de monde des vivants à celui des morts. Johnny Depp est parfait, à la fois docile et toujours distant. L'image en noir et blanc est à tomber et crée une ambiance aussi lourde que poétique. Evidemment, c'est un film lent. Mais la musique (magnifique !) de Neil Young, et des personnages secondaires hyper bien vus encadrent ce dernier voyage à la perfection. L'indien est un OVNI du cinéma, parfait, et les cow-boys déjantés (dont Iggy Pop) ajoute à l'absurdité de la situation. Pour moi, c'est un réel chef d'œuvre !
Du grand art, temps par les jeux d'acteurs que par la musique. Malgré un scénario trés simple, on ce laisse trés facilement bercer par la guitare d' Iggy pop.
(Déconseillé si vous êtes à la recherche d'action ou autre effets spéciaux)
Une très belle photographie et des dialogues réussis. Mais "Dead man" est un film que je n'ai pas réussi a prendre au sérieux. Les scènes ne sont pas toujours très clairs et ça part un peu dans tous les sens et le sérieux n'y est pas toujours. L'indien est incarné par un acteur Américain blanc et gros. Les tueurs ne sont pas toujours très crédibles, j'irai presque jusqu'à dire qu'ils sont drôles. Le solo de guitare derrière n'est pas toujours adapté à la scène. La tante des indiens à la fin qui s'ouvre comme un train fantôme de ok coral. Bref ce western est étrange, son style est complètement barré. Ce n'était pas du bon Jarmusch comme "Coffee and cigarettes" ou encore "Down by Law". Je suis un peu déçu car avec un thème aussi intéressant, "Dead man" n'est pas le film qu'il aurait pu être.
Un très beau film, qui donne correctement à réfléchir et où la perfomance d'acteur de Johnny Depp est remarquable. De plus la musique de neil young est sublime et crée une ambiance à la fois étrange et superbe. Voilà donc un étrange western à voir mais tout de même attention ne vous attendez pas à un film en perpétuelle action, on est loin de ça.
Élaboration parfaitement réussite d'un changement psychologique et philosophique... Johnny Depp campe à merveille son rôle... L'ambiance est alourdie par la guitare d'Iggy Pop (jouant lui-même un rôle dans le film), et donne un certain rythme à l'aventure... Cependant, l'ambiance peut paraître beaucoup trop lourde pour certaines personnes (fans de westerns et films d'action, ce film joue plus sur le "lentement mais sûrement" que sur le "vite fait bien fait", vous risquez d'être déçus)... J'ai déjà entendu des critiques comme quoi "ce film ne servait à rien". Et bien, je suis contre cet avis, il sert énormément aux personnes ouvertes d'esprit, prêtes à tous moment à subir un bouleversement totale dans leur vie. Cependant m'est avis de classer ce film comme une véritable œuvre d'Art. Effectivement, il rompt totalement avec l'accoutumance et présente une excellente philosophie du Changement...
Visuellement Dead Man est superbe, c’est indéniable, chaque plan constitue une belle photographie en noir et blanc soigné, mais c’est à peu près la seule chose que je retiens de ce film. En effet, car après un début prometteur on tourne vite en rond pour finir dans l’ennui et l’aspect ultra-poétique que Jarmusch semble vouloir donner ne passe pas, du moins pour moi. La musique de Neil Young aussi semble bien s’intégrer au film mais au fil des plans elle se répète encore et encore et finie par agacer un peu. Alors oui, les comédiens sont en place et les passages humoristiques fonctionnent bien mais Dead Man s’oublie bien vite et on préférera retourner voir Jeremiah Johnson de Sidney Pollack qui, dans la même ambition, avait mieux réussi son coup.
Un bien bon western (qui n'en est pas vraiment un d'ailleurs). Johnny Depp impeccable comme d'habitude. Une histoire qui se déroule doucement, dans un rythme très doux... ce n'est pas un mal, s'en est même grisant. Du beau Jarmusch, un scénario intelligent, une B.O complètement addictive. Une fois pris au jeu, impossible de s'en extraire.
Un voyage spirituel dans lequel Johnny Depp est des plus convaincant. De plus, la réalisation de Jim Jarmusch, en noir et blanc, renforce cette histoire fascinante. Un western étrange mais trés intéressant.
Film intéressant pour de nombreuses raisons, allant de son écriture même (le parallèle entre William Blake et ce poète de sang est ingénieux) à la mise en scène originale et inspirée. On regrettera cependant l'apparence bien trop visuelle, attrape œil de l'oeuvre, qui nuit à la beauté artistique et à la grandeur morale.
Jim Jarmursh dynamite d’emblée les conventions du western, radicalement et d’une manière très réjouissante. L’Ouest est montré comme un guêpier absurde, peuplé de dangereux cinglés et de personnages invraisemblables, et les scènes sont souvent à la limite du burlesque. Au fur et à mesure, le film devient une sorte de dérive initiatique, de plus en plus hallucinée. Il garde jusqu’au bout un aspect facétieux, tout en allant vers la gravité même… Une œuvre qui a la grâce, une légèreté et une liberté rarissimes. De loin, le meilleur Jarmursch que j’ai eu l’occasion de voir.
Jim Jarmusch est né dans une époque où les genres ne naissent plus, ils meurent. De ce fait, sa carrière est passée par différentes étapes, du road movie volontiers absurde aux micro-fictions contenant diverses histoires sans intérêt, mais toujours teintées d'humour. C'est dans ce contexte que Dead man arrive, en 1995 et il constitue une rupture totale avec les anciens gestes d'écriture de Jarmusch. Si, au premier abord, dead man paraît assez conforme au western basique, ce n'est pas le cas. La portée du film serait bien ténue si elle s'en tenait à reconstituer les motifs majeurs du western. Là, Jarmusch mène la réflexion plus loin, c'est le voyage intérieur de Blake qui passe à l'alambic, son parcours initiatique qui s'achèvera irrémédiablement sur sa mort. Cette mort n'est toutefois pas anodine, elle a une signification: elle constitue un dépassement des barrières étroites et matérielles de la vie.