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Marie A
1 abonné
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3,5
Publiée le 5 janvier 2020
Du Jim Jarmusch tout craché, un récit lent et poétique rythmé par de longues scènes fixes et calmes, des transitions silencieuses, mais aussi une merveilleuse musique de Neil Young et des dialogues profonds et réfléchis. Un film sur le parcours initiatique de William Bake venu dans la ville de Machine à l’Ouest du pays afin de trouver du travail après la mort de ses parents, mais qui va devenir un tueur contre son grès. Un fugitif à qui la tête est mise à prix. Il rencontre un indien prénommé Personne qui va le prendre pour le célèbre poète William Blake, et qui va décider d’aider ce « tueur d’homme blanc » comme il aime l’appeler. Ces deux protagonistes magnifiquement interprétés par Johnny Depp et Gary Farmer vont se lier d’amitié. Guidé par la sagesse de Personne, ses connaissances et ses paroles inspirés par celle du poète, William ira au bout de son voyage vers la mort. En parallèle de leurs péripéties, on suit les mésaventures de 3 chasseurs de primes, 3 grands criminels. Ce film en noir et blanc, imitant de vieilles techniques cinématographiques, nous plonge dans un univers de cow-boy du 19ème siècle en nous exposant les mentalités de l’époque face aux Indiens d’Amérique. Johnny Depp porte un intérêt particulier à la cause indienne, d’où son unique film « The Brave » qui sortira en 1997. Puis en 2013 les rôles seront inversés, et ce sera lui qui jouera le rôle de l’indien dans « The Lone Ranger ». C’est un film aussi bien sérieux qu’humoristique, de part les drôles d’expressions de Personne, le running gag du tabac, certains personnages quelques peu idiots, et l’apparition hilarante d’Iggy Pop en « Sally », vêtu d’une robe de femme. C’est un excellent western, qui sort de l’ordinaire, très agréable à regarder, apaisant et profond. Je finirai par une citation prononcé par Personne, tiré du poème The Everlasting Gospel de William Bake « La vision du Christ que tu as est la pire ennemie de ma vision à moi. ».
Cette musique omniprésente, incessante, peu inspirée, sur guitare électrique ne convient pas du tout à l'idée que je me fais d'une musique de "western". Cet Indien qui égrène des phrases sentencieuses finit par devenir fatigant. Ce noir et blanc manque de profondeur. Rythme lent, film trop long. Bref, une sacrée déception.
Le film est assez hypnothisant et bénéficie de l'interprétation de Johnny Deep qui apporte toujours beaucoup d'humanité dans ses rôles. Tourné en noir et blanc, comme à l'âge d'or des westerns, le film est une traversée de l'ouest américain à la fin du XIXe sciècle, entre trappeurs, chasseurs de primes et tribus indiennes. Johnny Deep est accompagné d'un "philosophe" indien, à cheval entre les cultures indiennes et occidentales et qui le prend pour le célèbre poète William Blake. Johnny Deep joue le rôle d'un vivant en sursis à cause d'une balle logée à côté du coeur (d'où le titre Dead Man) qui traverse les plaines de l'ouest comme dans un rêve éveillé, pourchassé par une meute de tueurs qui veulent sa peau pour toucher la récompense. Le film est portée par une très bonne BO, des cadrages et des images superbes et une narration suffisamment punchy pour maintenir l'intérêt du spectateur presque jusqu'au bout ... car, et c'est le point faible du film, la dernière demi-heure se traîne un peu, d'où le sentiment de longueur qui finit par nuire au récit. Sinon, le film est une réussite et une peinture réaliste de la conquète de l'ouest qui démystifie un peu la légende, à contre courant des westerns traditionnels. Ce type de traitement sera ensuite repris de nombreuses fois àprès la sortie de Dead Man.
Western mystique et onirique. La photo noir et blanc apporte une esthétique supplémentaire aux décors naturels . Voyage métaphysique qui parfois m'a laissé sur le bas côté (surtout vers la fin)... Mais film de qualité avec Johnny deep dans sa grande époque et jamursch en rédemption.
Un film moyen gâché par une forme trop décevante à l'image de fondus aux noirs abandonnants qui peuvent tendre le spectateur à l'ennui.c'est C'est dommage parce que cette idée de western poétique était plutôt intéressante. Quelques réjouissances notables avec la musique et certaines scènes (les 15 premières et 20 dernières) qui sont très bien mises en scène mais pour le reste je me suis malheureusement trop souvent ennuyé ce qui a nuit au propos..
J'avais plutôt apprécié jusqu'ici les films de Jim Jarmusch que j'avais découvert... Jusqu'ici. Non pas que « Dead Man » n'ait pas des arguments pour séduire, loin de là : ce noir et blanc étrange et presque irréel est magnifique, le réalisateur se montre constamment surprenant dans ses choix, la galerie de personnages (et d'acteurs) faisant son effet, certaines scènes, notamment grâce à la qualité des dialogues, ne laissant pas indifférent. Reste que malgré une expérience visuelle (surtout au cinéma) des plus stimulantes et une atmosphère presque fantastique, c'est long... Vraiment long. Alors je ne dis pas : dans la logique que Jarmusch cherche à instaurer, c'est cohérent avec l'intrigue et la vision du cinéma de son auteur. Mais lorsque vous êtes spectateur plutôt adepte de westerns « classiques », difficile de s'y retrouver. La dimension mystique, pourquoi pas, mais pas à longueur de récit. J'ai beau avoir apprécié les éclairs traversant « Dead Man », il ne s'y passe en définitive pas grand-chose, se focalisant presque exclusivement sur la relation entre William Blake et Nobody (heureusement bien incarnés par Johnny Depp et Gary Farmer) alors que tous ces seconds couteaux (entre)vus auraient pu apporter tellement plus, même s'il y a une certaine logique à ce que certains ne fassent que des apparitions. Ce n'est vraiment pas le film de tout le monde : je ne suis pas prêt d'oublier la musique de Neil Young, ni la photographie de Robby Müller et encore moins l'étrange poésie dans laquelle l'œuvre est constamment bercée, tout en regrettant amèrement que ces atouts majeurs débouchent principalement sur un titre aussi lent et trop souvent peu excitant. En espérant que cette déception sera éclipsée par d'autres belles découvertes « jarmuschiennes » : après tout, il n'y a pas de raisons... si ?
Dommage, le film commence bien, et durant les trente premières minutes on pense qu'on a affaire à quelque chose d'exceptionnel, mais cela s'essouffle au fur et à mesure et l'on se retrouve avec presque du n'importe quoi à la fin, sans parler des lenteurs qui augmentent. Il y a par ailleurs deux scène d'horreur qui peuvent surprendre quelqu'un qui est là seulement pour regarder un western ou un film d'aventure.
Ce Western insolite en noir et en blanc, superbement écrit et mis en scène par Jim Jarmusch, nous délivre sans compter humour, action et dérision. Les dialogues sont savoureux et le scénario aussi original que fantastique nous réserve bien des surprises. Ce film bénéficie également d'une musique extraordinaire avec comme seul instrument : la guitare de Neil Young qui nous offre des solos électro-pops incroyables. Le casting, lui aussi, nous régale avec la superbe participation de Robert Mitchum et les habitués de Jim Jarmusch que sont John Hurt, Iggy Pop, Steve Buscemi et tant d'autres. Dans les rôles principaux, Johnny Depp excelle dans un jeu très épuré. Il est magnifiquement secondé par l'admirable Gary Farmer dans la peau de Nobody, l'indien érudit au sang mêlé. Après les très bons "Coffee and cigarettes" et "Only Lovers Left Alive", Dead Man est un bon cru du fantastique réalisateur et musicien qu'est Jim Jarmusch. On peut seulement regretter les enchainements systématiques de séquences en fondu sur fond noir qui finissent par lasser,
Oui, on a un film très calme qui mise sur son style ambitieux, gothique et très ancien. On assiste à une conquête d'un homme à la recherche de son poste dans un environnement parfaitement hostile, bon sujet d'histoire mais mal exploité. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Je n'ai pas du tout aimé. C'est très lent, minimaliste et l'ambiance noir et blanc sous un air de guitare électrique pour un western... Ce n'est pas bien passé chez moi. Autant j'aime bien l'acteur principal, autant l'histoire ne mène nulle part et n'est pas distrayante.
Un western moderne assez troublant, où l'on suit le parcours erratique d'un comptable devenu hors-la-loi malgré lui. Le film n'a pas réellement d'intrigue et se constitue d'une série de rencontres presque surréalistes pour la plupart. Par ailleurs, le rythme est très lent et il est facile de décrocher. Ces aspects rendent l'ensemble déroutant, mais « Dead Man » est loin d'être inintéressant. D'abord, le film est soutenu par un solide casting : Johnny Depp, Lance Henriksen, Robert Mitchum (dans son dernier rôle !), Alfred Molina, etc. Ensuite, Jim Jarmusch nous livre une œuvre des plus poétiques. La photographie en noir et blanc est superbe, la BO lancinante à la guitare de Neil Young donne une atmosphère onirique et les références au poète William Blake (dont le héros porte le nom) sont légions. Par ailleurs, le réalisateur garde une approche assez dure et évoque les traitements dont ont souffert les amérindiens. A découvrir.
Un très beau chef d'oeuvre de Jim Jarmusch. Johnny Depp incarne un homme en quête spirituelle. On découvre la culture des amérindiens. Le noir et le blanc apportent une émotion à ce film vachement beau et poétique.
Jim Jarmusch nous propose avec "Dead man" un voyage initiatique totalement surréaliste. Grace à un magnifique noir et blanc, le réalisateur compose des images d'une beauté pure et fulgurante qui s'imprègnent dans la rétine du spectateur. "Dead man" est une immersion d'un peu plus de deux heures dans l'univers de Jarmusch qui allie à la perfection la poésie, l'humour, et une bande originale du tonnerre. L'écriture du personnage interprété par Johnny Depp (qui livre au passage une de ses meilleures performances) est un modèle du genre. Jarmusch propose un personnage attachant mais aussi très nuancé à l'image du reste de son film. "Dead man" est un anti-western des plus beaux, un grand film d'un grand cinéaste à ne manquer sous aucun prétexte.
Dead Man l'histoire de cette homme célèbre nommé William Blake qui se rend dans une ville de l'Ouest Américain pour y trouver du travaille seulement arriver sur place il en a pas. Il se rend par la suite chez cette femme pour la nuit et tue sauvagement un de ces hommes venant dans la chambre puis prend la fuite. A partir de là certains partent à sa recherche prêt à le traquer et à le tuer.
On a là un western moderne des années 90 avec le début du film prometteur et puis petit à petit ça se dégrade et la chute est vraiment mitigée, je me suis ennuyé non pas par l'histoire qui est intéressante mais parce que c'est vraiment trop plat et on à quasiment pas d'action.
Malgré tout cela, ce film n'est pas totalement un échec pour ma part puisque l'on on assiste à une épopée étrange, mystérieuse, de plus l'effet du noir et blanc accroche bien au film et nous remets dans le contexte et l'époque de cette histoire ce qui rend agréable à contempler. La petite musique de guitare électrique de fond donne ce côté suspens au film et la prestation de Johnny Depp dans ce film est admirable.
Malgré toute la volonté de ma part à essayer d'apprécier le film et le travail de qualité réalisé par Jim Jarmusch, ce film monotone ne m'a pas convaincu ni même captivé entièrement.