Le Grand embouteillage
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Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Toutes les passions humaines, souvent les plus abjectes, sont réunies dans "Le grand embouteillage" (1978) qu'on croirait de Germi ou de Ferreri, mais qui est de Comencini. La satyre à l'italienne roule à merveille (mieux que les protagonistes) mais le film souffre légèrement du syndrome des films à sketches.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2015
Malgré beaucoup de longueurs, Le grand embouteillage, à travers un scénario intelligent et original, est une critique acide de la société de consommation et de l'Homme du XXème siècle. Le tout est porté par un casting d'exception et des dialogues plutôt bien écrits.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 juillet 2015
On commence par rigoler puis petit à petit notre visage s’aggrave… Ce film démontre une société en crise mais pas que ! Surconsommation, (pollution, gaspillage d’énergie), individualisation, déshumanisation, médiatisation, politique, tous les thèmes sont abordés. Très belle comédie et toujours d’actualité, malheureusement !
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2015
Un embouteillage immobilise sur une route d’Italie toute les classes sociales. Dans chaque voiture se reflète un peu du visage Italien. Comme tout ce genre de film se déroulant entièrement dans une voiture(sur un arbre perché) il est difficile de ne pas tourner en rond. Et le film de Comencini n’échappe pas à la règle,au bout de cinq minutes il a deja fait le tour de la question. Il fait un film à l'image laide et ultra datée,de cet embouteillage il ne ressort que quelques petites scénettes,les passages d'Alberto Sordi et la scène du viol sinon il ne se passe pas grand chose. On s’ennuie aussi fermement que bloqué dans sa voiture sur une autoroute d'été.
Alain D.

742 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2020
Dirigée et coécrite par Luigi Comencini, cette Comédie hors du commun ne se distingue évidemment pas par ses décors puisqu'elle se déroule en très grande majorité sur un tronçon d'autoroute non lion de Rome. Elle nous offre par contre une fresque sociétale assez mordante, une belle étude de personnages qui racontent leur vie pour tuer le temps ; certains dorment, d'autres draguent, téléphonent ou se disputent ... On invective, on klaxonne, on gruge, certaines situations vont même dégénérer.
La distribution grandiose de ce film nous propose des couples aussi improbables que prestigieux : Annie Girardot / Fernando Rey, Miou-Miou / Gérard Depardieu et comme par hasard Patrick Dewaere dans le rôle du déjanté ...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 septembre 2008
Quelle déception, ennuyeux et sans style.
CrackO DingO
CrackO DingO

58 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2020
Chauffeurs-livreurs en région parisienne, ne passez pas à coté de ce film. Des phrases cultes; Ils ont pris leur voiture et ils ne savent même pas pourquoi!, Ils ont pris leur voiture aujourd'hui rien que pour m'ennuyer (pour rester courtois)... Un petit chef d'oeuvre d'une autre époque. -------Août 2014-2020----
Marc Daniel Genoud
Marc Daniel Genoud

4 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2014
Voilà un si varié panorama de personnages de l'Italie et sa société de la fin des 70s...
Quelle superbe idée que de réunir ce beau petit monde si disparate dans ce tableau embouteillée ou dès que le bruit s'arrête, les vies s'effleurent et sortent de leur coquille roulante...c'est doux amer...c'est aussi un film qui fait la critique de la société productiviste anti-écologique des autorités en place...
Dès la première phrase du film, le ton est donné...et je me marre d'entrée il faut le faire...une phrase qui fait allusion au fait que finalement l'Italie ne vaut peut-être pas mieux que ce cirque qu'est l'Afrique noire...
Et puis il y a les acteurs reconnus ils sont une pléthore, il y a en fait durant le film plein de "petit" premier rôles.
Le rôle tenu par Dewaere était un des plus déplaisant...il y joue un personnage un peu barge...mais la dernière scène avec lui est vraiment marrante et osée...
Le personnage jouée par Mastroianni est savoureux et amer aussi, le realisateur à bien voulu faire passer un message à travers ce personnage... que l'hospitalité sans contreparti est une vertue qui se perd... c'est un triste constat.
Le film est entrecroisé de tant de petites histoires qu'il faudrait plusieurs pages pour en parler.
Le personnage jouée par Angela Molina (si belle au demeurant en jeune chanteuse féministe) est claire obscure, (si belle au demeurant en jeune chanteuse féministe) et à travers cette petite histoire on sent bien que Comencini (réalisateur ici) lance des flèches sur les relents de fascisme qui on empêché une croissance saine de la société italienne.
C'est fort rare que j'ai l'envie de revoir un film que je viens de voir une semaine auparavant, ce n'est pas du tout mon genre, et même si un film était bon j'attends au moins 2 ans pour le revoir...ici niet...les étudiants en sociologie apprécieront ce document sans aucun détour...
Wilfried F
Wilfried F

10 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2009
Une oeuvre sociologique, une fresque sans état d'âme de la société moderne. Luigi Comencini brosse un portrait acerbe et éclairé de notre monde actuel et de son évolution. Il se dégage un menaçant effet de groupe, de masse ; dans son son instinct le plus grégaire et bestial.
Une grande claque !
olcor49
olcor49

4 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2009
La bande son du début est difficile à supporter ( coups de klaxon ).
Quant à l'histoire, il n'y en a pas vraiment : plein de petits bouts qui partent un peu dans tous les sens.
Bons jeux d'acteurs, ce qui les rends malgré tout attachants.
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2024
Impossible de mettre plus de 4 étoiles à un film comme celui-là. Pourquoi ? Parce qu'on parle d'un truc qui a l'embouteillage comme socle, donc automatiquement, quelque chose qui sera inévitablement chaotique et donc parfois pas des plus agréables à voir. Tout repose sur ce qu'il va se passer au cours dudit embouteillage. Comencini décide de faire feu de tous les côtés. Et c'est ce qui fait et la force et la faiblesse du "Grand embouteillage". Car si le cinéaste italien arrive à convaincre sur le surréalisme qu'il s'accorde à mettre en scène de temps à autre, ainsi que sur le portrait au vitriol de la nature humaine (la scène du viol du personnage d'Angela Molina est un véritable moment de lâcheté dans tout ce qu'il a de révoltant), il ne parvient à convaincre que partiellement sur sa critique de la société italienne de la fin des années 70, laquelle était engluée depuis 10 ans déjà dans ses tristement célèbres Années de Plomb.
noodles2
noodles2

115 abonnés 115 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2024
Ce film alléchant sur le papier (avec son casting 5 etoiles et sa multiplication de stars Franco italiennes) ne tient pas ses promesses. On s'ennuie ferme. Ca commence comme une comédie avec le petillant Alberto Sordi puis chaque histoire sans lien entre elles s'enlisent ... on ne sait pas où veut en venir Comencini qui a été plus inspiré.
Le seul interet est de croiser des grands noms du cinéma de l'époque et pour ceux qui s'interessent au doublage des grands noms du doublage de l'epoque également. Car oui la VF est de grande qualité.
Estonius

4 743 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 novembre 2019
Ça se regarde sans déplaisir, mais ça trimbale un goût d'inachevé qui même s'il est volontaire s'avère frustrant. On comprend l'intention, celle de nous montrer un microcosme ou l'homme cesse d'être un individu social, mais les choix sont ils judicieux ? A quoi sert par exemple le personnage de Dewaere ? La dispute entre Girardot et Rey avait-elle besoin de ce cadre ? Et on peut continuer. Reste quelques situations cocasses, Sordi et son secrétaire, où Sandrelli s'offrant à Mastroianni dans le seul rare moment de fraicheur du film. Décevant par rapport à l'attente mais pas si mauvais pour autant
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 décembre 2024
Tout un jour et toute une nuit, des automobilistes romains sont bloqués dans un monstrueux embouteillage. Et quand le cortège de véhicules impatients finit par s'arrêter complètement -aux abords d'un cimetière de voitures!- c'est la société entière qui se fige.
Dans cette image arrêtée de l'Italie contemporaine, Luigi Comencini explore les comportements de quelques uns, reflets désenchantés d'une humanité consternante. Satirique, mais sans truculence, la comédie de moeurs glisse insensiblement dans l'amertume, voire dans le sordide. Du personnage joué par Alberto Sordi, industriel pressé et arrogant, prétendument socialiste, à celui qu'interprète Marcello Mastroianni, vieil acteur fatigué et désabusé, Comencini dévoile l'individualisme et l'opportunisme, des mesquineries et des névroses qui émanent, toutes couches sociales confondues, de la civilisation occidentale d'aujourd'hui. Et le cinéaste blâme autant l'éminent citoyen Sordi que son factotum soumis.
Moins féroce et coloré qu'un Dino Risi, Comencini n'en demeure pas moins incisif. En revanche, sa mise en scène, déterminée par une action devenue par la force des choses statique, nous plonge dans une certaine léthargie, à l'image de ces automobilistes passant la nuit dans leur voiture. Probablement parce que le film se détourne de la pure comédie sans toutefois bénéficier, a contrario, d'une véritable matière dramatique.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

164 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2018
C'est un titre bof, mais il faut mettre ça sur le compte de la prolixité franco-italienne en matière de cinéma. En plus, il est littéral : la collaboration va en effet réunir Mastroianni, Depardieu, Tognazzi et De Waere sur la route congestionnée reliant Rome à Naples. L'histoire commence par donner aux personnages des personnalités fortes, mais somme toute indépendantes les unes des autres, des tronches fortes pour des mots forts qui vont bien nous faire marrer par leur caricature de l'Italie ; il serait réducteur de résumer les joyeusetés qui s'y déroulent, mais citons l'ambulancier qui conduit à une vitesse folle, non pour son malade, mais pour le match de football prévu à la télévision, et l'homme d'État socialiste qui se fraye un chemin derrière lui pour doubler le prolétariat qui, comme lui, « ne possède que ce dont il a besoin ».

C'est en passant cette foule klaxonnante au crible de la caméra humaniste que Comencini va ajouter l'ingrédient-clé-de-voûte : la promiscuité. Et on va voir ce qu'on prenait pour des caricatures s'animer et interagir jusqu'à devenir des Hommes ; ce n'était pas gagné d'avance, mais les liens qui relient les protagonistes sont tellement humains qu'on n'y voit plus la critique sociétale, pourtant tellement bien ancrée dans le film que c'est tout ce qu'on devrait voir. Comencini va nous apprendre à aimer l'Homme parce qu'il vole, viole, pollue, trompe, méprise et ne pense qu'à lui. Il va nous apprendre à l'aimer parce que c'est la superficialité qui nous attire et que cela nous exempte d'avoir à changer le fond de nous-même. Tout cela avec un second degré radieux, qui transforme même la route en dystopie de l'horreur où l'embouteillage devient le monstre ayant littéralement détruit le monde, puisque le pays se retrouve au bord de l'état d'urgence.

Le film n'a malheureusement pas grand chose en plus pour lui qu'un bon casting, une version originale multilingue inaccessible sans un doublage pourri (sauf de Baer et Depardieu par eux-mêmes en français), une bonne grosse critique et un déroulé tantôt plaisant, tantôt révélateur. C'est sans doute pour ça que j'ai tenté de le bonifier par l'analyse. Autrement, il serait difficile de s'enjailler dans le monde réaliste d'un embouteillage suffocant et brûlant rythmé à coups de pauses pipi, à moins de réussir à se réjouir des grands acteurs qui s'essaiment au long de son absence de scénario.

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