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Angela Ki La
65 abonnés
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3,0
Publiée le 22 juillet 2011
Film d’une grande maitrise scénique et d’une poignante austérité. La rencontre de deux personnages qui ont marqués leur époque, l’un Igor qui marque la fin d’une époque, celle de l’artiste romantique et solitaire, l’autre Coco, l’avènement d’une autre époque , celle de l’artisan entrepreneur, c’est une femme d’affaires indépendante et autoritaire, sans homme que l’on s’évertue à appeler «mademoiselle». La reconstitution à elle seule mérite le coup d’œil, travail d’orfèvre, entre «Art nouveau» et vision esthétique. Aucun effort pour en mettre plein la vue, aucun voyeurisme, par contre on a du mal à trouver la rencontre vraiment intéressante, et la passion n’y est pas. Un film qui traite de l’amour entre deux artistes majeurs, mais bizarrement dépassionné. C’est un choix assez courageux du cinéaste, mais je ne m’y retrouve pas. Reste le tableau presque abstrait de cette France entre deux guerres, hors du temps et ciselé dans le marbre, d’une perfection glacée qui ferait même peur. A réserver aux esthètes purs et durs, c’est sûr.
Le sujet en lui-même a déjà peu d'intérêt et si la réalisation se veut élégante et fluide, elle s'avère rapidement compassée et désuète pour ne pas dire pompeuse.
En effet, la Coco est une bourgeoise insupportable qui s'habille comme un sac et qui trimbale ses colliers et ses breloques comme un revendeur de camelote qui brille sur une plage à touristes. Elle incarne la prétention et le superficiel dans toute son horreur.
Stravinsky, lui, est un abruti qui n'a jamais pondu qu'une cacophonie abjecte, et à cet égard, le seul moment un tant soit peu intéressant du film se déroule lors de la représentation de son Sacre du printemps : le public choqué et vociférant quitte la salle à grand bruit et à raison, scandalisés par une telle ineptie sonore.
Ces deux-là font quasiment ménage commun, prouvant par là-même que les contraires ne s'attirent pas : le mauvais goût, si.
Jan Kounen, décidément très éclectique, délivre -peut-être à son insu- un film à l'image de ces deux guignols dont les comédiens ont du mal à se dépêtrer : Mads Mikkelsen y est très constipé et Anna Mouglalis aussi glamour qu'une vieille porte de prison rouillée.
Enfin, et comme si cela ne suffisait pas, le caractère lancinant permanent dont est victime le film le rend particulièrement pénible à regarder, aussi pénible que le fond sonore de Stravinsky : on ferme donc les yeux et on se bouche les oreilles, catastrophés devant une telle calamité audio-visuelle.
Une réalisation fade et sans profondeur, à l'opposé des effluves de Chanel n°5. La faute à la direction d'acteurs ainsi qu'une réalisation très académique. Pourtant tous les éléments semblaient réunis, la charismatique Anna Mouglalis, le séduisant Mads Mikkelsen ainsi que des décors et costumes magnifiques sans oublier une excellente BOF. Quel beau gâchis.
Très décevant. Une belle esthétique générale, mais une histoire sans intérêt, dont le traitement ne vaut guère mieux. Stravinski est fade et sans épaisseur ; Coco reste une froide gravure de mode qui ne permet pas vraiment d'imaginer ce qu'a pu être la réalité. Des longueurs par ailleurs.
D'une totale nullité. Anna Mouglalis en femme girafe décharnée promène dans l'ennui de belles robes. Mads MIkkelsen annoncé au générique n'est pas là. Pas de mise en scène. Pas d'action. Pas de réflexion. Du pur rien.
Film moyen, très lent dans son déroulement, au point d' être parfois ennuyeux, avec des scènes décousues et inutiles ( les deux acteurs principaux pendant leur vieillesse, cinquante ans après leurs amours, ou les scènes des rapports sociaux de Coco Chanel avec ses employées " petites mains " ) . Cependant, il faut reconnaître à Kounen un sens profond de l' esthétisme, avec des costumes et des décors magnifiquement choisis . L' atmosphère glacée de ce film, renforcée par un jeu très froid d' Anna Mouglalis, l' emporte tellement sur la passion brulante éprouvée par les deux amants, qu' on se demande si elle a vraiment existé ! les scènes d' amour et de désir ne sont pas convaincantes, mais cela reste quand même un beau film, plus à cause de sa forme que de son fond .
Film soporifique et très lent. Les 2 acteurs n’ont pas l’air très convaincus par leurs rôles et ont du mal à traduire leur « amour ». Un film qui va entrer dans les oubliettes du cinéma.
Platissime ! Ce film est d'un ennui ! Peut être était-ce la volonté du metteur en scène, mais malgré sa silhouette gracieuse et sa voix chaude, le jeu d'Anna Mouglalis est absolument plat, froid, elle ne nous touche pas. Et quel gâchis d'avoir embarquer là-dedans le grand Mads Mikkelsen. On ne croit pas une seconde à leur histoire d'amour, elle est vide d'émotion. Les heures défilent et on espère que quelque chose se passe, que le film décolle un peu.. On en ressort exaspéré et totallement saturé ! La seule chose valant le coup, puisqu'il a bien fallu chercher ailleurs la distraction, était peut-être la musique de Stravinsky, pour sa valeur historique, la première du Sacre de Printemps.
En regardant ce film, vous avez les nerfs à vif, la cuisse tremblante et dans la bouche, ce goût métallique et animal qui caractérise le plaisir intense. J'ai rarement vu un film d'une telle profondeur. Même dans ce monde obsédé par l’ordre, l’organisation et la stratification, il y a toujours le désir. Il n’y a que ce désordre — si noir soit-il, si minuscule soit-il — qui soit fécond.
Coco Chanel & Igor Stravinsky est un film à voir pour tous ceux qui aiment la musique, car il nous plonge au coeur d'une des plus grands évènements musicaux du XXè siècle, voire de l'histoire de la musique : la création du Sacre du printemps, puis le chemin menant à sa recréation - enfin triomphale. Pour ce film, Jan Kounen a reconstitué la liaison secrète et déstructrice de Coco et Igor avec un souci du détail impressionnant. Hélas, si le film ne laisse de côté aucun bibelot de la résidence de Garches, il oublie de traiter la profondeurs de ses personnages, quasi-caricaturaux. Un film intéressant donc mais qui échoue avant sa destination.
Le début est excellent autant que la f fin est ratée. La représentation du "Sacre du Printemps" est un beau morceau de bravoure. Egalement fameuse, la scène où Coco, pleine de morgue, éconduiit ses employées qui demandent humblement une augmentation de salaire. Masi le reste est un téléfilm de luxe, parfois un peu ennuyeux. Quelques scènes érotiques semblent destinées à retenir sur leur fauteuil les spectateurs somnolents. Interprétation assez
J'ai bien aimé l'interpretation d'Anna Monglalis, un peu figée mais envoûtante. Sinon le film est plutôt intéressant, même si peut être mal cadré ou à l'histoire trop restreinte...un reproche que je fais parfois à des films dont le scénario ne tient que sur un paragraphe...
On ne peut pas lui enlever : Jan Kounen a un sens bluffant de la mise en scène ! Après le virtuose "99 francs", ce film là est un plaisir pour les yeux : les plans sont à l'avenant des décors : magnifiques ! Las, la beauté ne suffit pas à émouvoir et on est étonnés de voir se dérouler sous nos yeux une simple histoire de fesses (pour être polie !) entre un Igor Stavinsky assez peu habité et une Coco Chanel très rigide et antipatique qui semble dénuée de tout sentiment ! Heureusement le film est sauvé par le personnage de la femme d'Igor interprété avec beaucoup de sensibilité par l'excellente Elena Morozova. La preuve s'il en fallait encore une qu'il vaut mieux voir des comédiens inconnus dans des rôles qu'ils habitent véritablement que nos têtes d'affiche éternelles qui ne distillent souvent que de l'ennui ! Un regret aussi la fin du film qui se termine en queue de poisson, comment a fini l'histoire entre Coco et Igor, on n'en sait rien, se sont-ils aimé ? Une fin qui laisse sur sa faim !