J'attendait au tournant ce film annoncé "chaud", signé par les auteurs de Basic Instinct. En fait, je viens d'être écoeuré par la débauche de chair à paillettes et d'une brochettes d'acteurs vraiment mauvais. Le réalisateur nous met sous le nez un monde réglé par des rapports cyniques de domination : très show, très froid, très cruel. Heureusement, depuis, avec Starship Troopers, Verhoeven a retrouvé un certain humour.
Bon, voilà, je l'ai enfin regardé. Beaucoup d'encre a coulé après ce film. Je comprends pourquoi mais Verhoeven est un habitué du genre et toujours clivant. Il choisi d'aborder le milieu des danseuses dénudées aux États-unis. Malheureusement, j'ai trouvé que Elizabeth Berkley est particulièrement mauvaise et ne donne aucune vrai epathie envers son personnage. Elle passe pour être rebelle et volontaire, mais on ne voit qu'une personne colérique, capricieuse et au final agaçante. Une déception pour ce film qui gagne en popularité avec le temps qui passe.
"ShowGirls" est un film se situant à Las Vegas et repose sur le thème de la danse sexy avec strip tease proposée dans les clubs branchés de la ville du péché. Cependant, on se tape des scènes de danse tout du long et il faut vraiment aimer! Les aficionados de "Grease" et autres "Dirty Dancing" pourront peut être s'y retrouver et encore il faut aimer ce spectacle assez vulgaire et moche. Verhoeven décrit un univers sans foi ni loi où la pression et la concurrence entre les protagonistes sont sans merci. Un long métrage bien mineure dans l'oeuvre du réalisateur bien que celui-ci fait encore preuve d'un talent indéniable pour filmer les scènes érotiques.
Un super bon nanar américain où se mêlent rêve de gloire, crepage de chignon et erotisme, ce genre de film assassiné par les critiqus mais qu'on prend plaisir à regarder chez soi comme un plaisir coupable mais si bon!
Le plus mauvais film de verhoeven et d'assez loin. showgirls voulait clairement surfer sur la vague de basic instinct ( autrement plus réussi) , et s'est prit une veste monumentale bien méritée. On croit regarder un vulgaire téléfilm de deuxième partie de soirée tellement la réalisation est plate , et le scénario quand à lui est insignifiant . Dramatique.
Visuellement laid, la faute à l'actrice et son maquillage, tout sonne faux dans cette intrigue coquine. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère, le réalisateur de Hollow man comme d'habitude, montre des scènes de sexe simulées. Une interdiction qui me parait soft, ailleurs estampillé moins de 18 ans mais c'est la décision du conseil culturel audiovisuel cinématographique. Ce n'est pas pornographique mais érotique avec une forte connotation sexuelle qui monte en puissance, de la fougue sportive d'excitation, beaucoup de danse exotique pour piquer les yeux. J'ai l'impression de regarder un remake réalisé par Mr Verhoeven, de Flashdance en plus hot, comment gravir les échelons sociaux, bienvenue en Amérique à la fois, où il faut se coucher tard et rester éveillé toute la nuit, en même temps dans ce film irréaliste. Le couple à l'écran Kyle Maclachlan et Gina Gershon fait pornographe, une allusion à la bisexualité dans ce milieu d'un autre monde qu'au plus bas de l'echelon. Un nanar qui mérite son statut de mauvais film, un chef-d'œuvre adulé pour d'autres, le film qui a détruit l'ascension de la jeune actrice de télévision, la faute à Paul le hollandais. Il aurait fallu attendre 4 ans plus tard pour décompresser le public choqué de ce sulfureux côté osé et moche, laissons au temps le temps de rigoler de cette daube qui me rappelle beaucoup le scénario de Macadam Cowboy, exclusivement entre filles olé olé.
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4,0
Publiée le 12 août 2021
On ne prèsente plus, " Showgirls" de Paul Verhoeven, qui a eu, comme on dit, la vie dure avec les critiques! C'est ce qui en fait aujourd'hui sa renommèe et sa particularitè! En 1995, c'est l'aventure pènible - pènible non seulement pour le metteur en scène nèerlandais mais aussi pour la pauvre et pourtant excellente Elizabeth Berkley qui s'est fait descendre par tout le monde! Vingt-cinq ans après, "Showgirls" est devenu un film culte des 90's avec la plus improbable des hèroïnes, une èvocation mordante de l'Amèrique du showbiz! Certes on ne peut pas qualifier cette oeuvre incomprise comme la meilleure de Verhoeven mais derrière les strass, les nèons et la bande son tonitruante se cachent un monde où tous les moyens sont bons pour atteindre le succès! C'est Las Vegas dans toute sa dèmesure, à la fois très chaud, très survoltè, très froid, très cruel jusqu'à ses bas-fonds! Les dialogues sont vulgaires, archi- caricaturaux, mais on les aime pour des raisons inattendues (mention à Robert Davi et Alan Rachins). Bref, Paulo pousse la provocation avec une certaine violence physique et morale, aime à saisir l'acteur dans un moment où il oublie presque d'être acteur! Et comme tout film de Verhoeven, c'est dèplaisant, ètrange, excitant, mais c'est aussi ça qui fait du bien au cinèma...
Franchement, c'était vraiment bien. Je peux comprendre que ça puisse dérouter, mais après avoir entendu tout et son contraire sur le film, je m'attendais un peu à ça, à savoir un film avec des acteurs qui sont clairement beaucoup trop à fond à hurler, à surjouer, à se faire des câlins pour un rien... et j'ai envie de dire, ça va avec le film. Sans ça le film aurait été moins bon.
En fait ces acteurs, ça va avec le propos du film, ça va avec le ton film, avec ce Las Vegas qui est beaucoup trop extrême, beaucoup trop déglingué pour qu'on n'y laisse pas des plumes. Disons que ça aide à poser une ambiance, malsaine certes, mais une ambiance quand même. Alors clairement le jeu des actrices n'est pas naturaliste, mais mine de rien, ça n'empêche pas de croire aux personnages, parce que des filles hystériques qui veulent se faire des câlins, qui s'abusent avec leurs faux-semblants, j'en connais plein. Et donc, même si on est clairement au cirque, voire au bordel, ces personnages on est capable de les comprendre.
Et c'est la force du film, les jeux de dupe, l'héroïne est loin d'être une oie blanche qui serait pervertie par Las Vegas, la vie s'en est déjà chargée... (à moins que ça soit l'Amérique) On voit donc l'héroïne qui aspire à devenir une grande danseuse jouer un peu à chat avec une star vieillissante, avec la question : qui réussira à prendre le dessus ? C'est une question rhétorique, au pays du faux, de l'apparence, la jeunesse a forcément un avantage, il faut juste créer sa chance. Reste que ces scènes sont malsaines, pleines de faux sourires et le visage de Gina Gershon défiguré par la chirurgie esthétique fait forcément un peu de peine à voir.
D'ailleurs, si elle représente l'antagoniste du film, puisque c'est elle qui a le pouvoir, c'est elle la star, c'est elle qui se tape le mec haut placé, c'est surtout elle qui a la plus belle scène du film. Je pense à sa dernière apparition, où elle ôte enfin son satané sourire et où on découvre, un bref instant, la femme qu'elle est, blessée dans sa chair par sa défaite.
C'est ça qui est beau, c'est l'un des rares moments de vérité dans cet océan de fausseté qu'est Las Vegas.
Ce qui n'est pas beau en revanche, c'est les scènes de danse. Disons qu'on aurait pu imaginer un truc sensuel, sexy, excitant ou que sais-je... Et si c'est très bien filmé, c'est avant tout outrancier. Je ne pense pas que le but de Verhoeven soit là d'exciter le spectateur, au contraire, c'est dégoûtant comme l'héroïne est dégoûtante à manger ses hamburgers. C'est trop... beaucoup trop... Il y a une scène de baise, mais clairement la fille on dirait un magicarpe qui fait attaque trempette. Forcément ça fait sourire, c'est ridicule. Mais c'est tout ce monde qui entoure le personnage qui est ridicule avec elle.
J'aime beaucoup la fin, ayant sans doute plusieurs significations, où l'on voit l'héroïne s'échapper du nid de guêpe qu'est Las Vegas... pour se diriger vers Los Angeles... tout est dit...
Ce film de Paul Verhoeven a une bien mauvaise réputation et c'est bien regrettable car si son sujet n'est pas forcément très aguichant et passionnant, il n'empêche que ce drame érotique possède de nombreux atouts à son actif. Paul Verhoeven nous propose des superbes plans dans sa mise en scène, l'érotisme fonctionne très bien et Elizabeth Berkley possède un charme indéniable et nous offre une prestation de très bonne qualité dans le rôle d'un personnage qui n'est pas forcément facile à interpréter. Bref, si c'est pas non plus une oeuvre majeure dans la filmographie de ce brillant realisateur, pour moi elle est tout de même à réhabiliter !
Jouissant d'une mauvaise réputation dû à ses nombreux Razzie Awards remportés, "Showgirls" est pourtant loin d'être un mauvais film même si ce n'est certainement pas le chef-d’œuvre de Paul Verhoeven. Toujours est-il que ce portrait d'une jeune femme arrivant à Las Vegas dans l'espoir d'y devenir danseuse est aussi provocateur que cynique, posant un regard sans pitié sur le monde du show-business en particulier chez les femmes. Il faut être belle pour se faire remarquer, quitte à se prostituer et à montrer son corps pour enfin parvenir à ses fins, sachant qu'une femme plus belle et plus jeune pourra toujours débarquer pour vous éliminer. Certes, le scénario n'est pas forcément subtil, mais il a le mérite d'être efficace et la mise en scène de Verhoeven fait en sorte que le sujet ne tombe jamais dans le vulgaire. Sulfureux, peu avare en femmes dénudées, le film a le mérite de nous attacher à un personnage au parcours intéressant qui gravit les échelons pour en apprendre le prix. Ce n'est pas le plus grand film de tous les temps mais bouder "Showgirls" serait dommage, rien que pour la superbe Elizabeth Berkeley.
Si on sent toujours la patte du Maître (l’influence féminine…), Showgirls se rapproche plutôt des efforts de Moulin rouge. Mais il est toutefois plus racoleur que ce dernier, car ici, les femmes sont à poil. Intégralement et sans floutage. Waow ! Verhoeven ne recule devant rien comme d’hab, et n’hésite pas à nous balancer des scènes puissamment érotiques en plein milieu de son film. Cependant, derrière tout ça, il n’y a pas grand-chose de plus que les clichés habituels du milieu (la pseudo-domination masculine, les rivalités entre danseuses nues, les déboires…). Décevant de la part de Paul, qui avait toujours su donné à ses films des thèmes forts. Si la forme y est, le fond tient plus de l’allumage que de l’orgasme cinéphile. Dommage, d’habitude, je ne crache pas dessus…
Pas vu depuis 25 ans, le film a plutôt bien vieilli. Critique acerbe de l'argent facile à Vegas et du trompe l'oeil de la notoriété. L'actrice principale qui venait d'une sitcom pour ados a été descendue en flèche après ce film alors qu'elle joue plutôt bien sachant qu'on la voit nue 3/4 du film, peu d'actrices en auraient été capables. Après ça reste un film mineur dans la filmo de Verhoeven.
Comme la plupart des films devenus culte longtemps après leur sortie, Showgirls divise l'audience - on adore ou on déteste. Verhoeven a commis l'erreur (ou pas) d'avoir raison avant tout le monde, de montrer sans fard une facette du rêve américain, celle de l'ascension grâce au sexe, qui paraît presque banale maintenant que le courant #metoo l'a médiatisée. Le film se déroule dans le monde des shows à Las Vegas mais peut être lu comme une allégorie du fonctionnement d'Hollywood. La scène finale montrant l'héroïne fonçant à grande vitesse sur l'autoroute vers L.A. ne peut être comprise que comme un clin d'oeil appuyé en ce sens. Tout ceci, il y a 25 ans, ne pouvait qu'entraîner une réaction violente du milieu professionnel dans lequel baignait Verhoeven, ce qui lui a sans doute valu le Razzie Awards (cette parodie des Oscars qui récompense les pires réalisateurs et acteurs du moment). Et puis, sûrement, l'Amérique pudibonde se sera offensé de tant de scènes érotiques ou vulgaires. L'influence de ce film se retrouve dans de belles oeuvres qui lui sont postérieures : par exemple, le Neon Demon de Nicolas Winding Refn, sorti exactement 20 ans plus tard, reprend intégralement l'idée de base de Verhoeven (la jeune première débarquant de sa campagne avec l'espoir de percer dans un univers impitoyable dominé par les hommes) mais avec une esthétique très différente. On ne peut pas s'empêcher de penser aussi à Mulholland Drive, le film écrit et réalisé par David Lynch et qui fut tant récompensé en 2001 (sachant que l'acteur Kyle Maclachlan qui joue le rôle du directeur artistique dans Showgirls est aussi un acteur fétiche de Lynch). Au final, il manque à Showgirls le côté allégorique du film de Winding Refn et l'approche surréaliste de Lynch, qui auront sûrement permis de faire passer la pilule plus facilement dans la profession.