En règle générale j'évite si possible de regarder les B.A. mais je suis tombé par hasard sur celle de Brooklyn Affairs qui m'a donné de suite envie de découvrir ce film qui s'avère être un bon polar néo-noir. Finalement ce n'est pas un film immense mais tout à fait plaisant dans son genre et vraiment prenant car l'une intrigue est dense, l'interprétation est de qualité, Edward Norton est attachant dans la peau de ce détective malin mais que tout le monde néglige un peu à cause de ses problèmes (il souffre du syndrome de la Tourette) et il est entouré d'un excellent casting. Il est aussi le réalisateur et le scénariste de Brooklyn Affairs et sa mise en scène est sans doute trop classique et vu mes goûts personnels j'aurais souhaité aussi un rythme plus tendu. Cependant les près de 2h30 de ce polar ne sont jamais ennuyeuses, il y a bien des petits longueurs par-ci par-là mais l'intrigue est passionnante bien qu'elle joue sur des ressorts déjà vus dans ce type de cinéma, l'ambiance et le reconstitution de l'époque (année 1950) fonctionnent parfaitement. Brooklyn Affairs n'est certainement pas un film extraordinaire mais le temps qu'il dure il nous entraîne vraiment dedans.
Un pollar qui se suit tranquillement autour d'un meurtre. J'ai apprécié la première intrigue, moins l'effet "on tourne en rond" qui allonge le film et survole plusieurs éléments pour se consacrer à des détails sans importance. Ed Norton reprend son rôle de déréglé du cerveau pour donner un plus à son personnage, sans que cela ne soit réellement nécessaire. Le meilleur rôle va à Alec Baldwin qu'il est regrettable de ne pas voir aller plus loin dans son rôle. Personnellement, je suis resté sur ma faim. Le final m'a beaucoup déçu tant il prend de raccourci visuel...
J'ai bien aimé ce film à l'ancienne. Une sorte d'hommage réussi des films noirs américains avec H. Bogart. Les images sont très réalistes de ces années 30 et même si l'enquête est parfois alambiquée, on s'amuse à suivre le héros se perdre dans la ville.
Pour son 2ème long métrage en tant que réalisateur, près de 20 ans après le premier, l'acteur Edward Norton s'est lancé dans le film noir et il s'est attribué le rôle principal. Celui d'un privé qui veut arriver à trouver qui a tué Frank Minna, le patron de l'agence de détectives dans laquelle il travaille, un homme auquel il doit beaucoup, lui qui s'était retrouvé orphelin dès son plus jeune âge (Le titre original du film est d'ailleurs "Motherless Brooklyn"). Ce film fait l'objet d'une belle reconstitution du New-York dans les années 50, avec, en particulier, ses nombreux clubs de jazz, ce qui permet d'ailleurs d'entendre de belles prestations de Wynton Marsalis à la trompette. Très astucieusement, le réalisateur, scénariste et acteur a décidé de s'affubler du syndrome Gilles de la Tourette, ce qui, il faut l'avouer, donne naissance à quelques bonnes tranches de rire. Certes, le film est un poil trop long, il y a même, au tiers du film, un petit moment où on a un peu tendance à s'ennuyer, mais, globalement, cette plongée dans le film noir à l'ancienne est plutôt réussi. D'autant plus que, sans y toucher, il nous parle intelligemment de politique et de sociologie, des dégâts causés par certains entrepreneurs immobiliers, du manque de considération pour la population afro-américaine. D'autant plus que la distribution est de très haut de gamme, avec Bruce Willis, Alec Baldwin, Willem Dafoe et le très beau couple qui, petit à petit, prend naissance : Edward Norton et Gugu Mbatha-Raw. Quant à la musique, importante dans le film, elle est l'oeuvre de Daniel Pemberton, avec également des chansons écrites par Thom Yorke, le leader de Radiohead.
Acteur reconnu, Edward Norton passe aussi très occasionnellement derrière la caméra, puisqu'il s'agit ici de sa deuxième réalisation en 20 ans ! Il nous livre là un film néo-noir qui reprend sur le papier les ingrédients classiques du genre : un meurtre introductif, une intrigue urbaine dans les 50's autour de magouilles immobilières, de puissants et dangereux magnats, de la corruption, un détective privé déterminé qui va en prendre plein la figure, une femme au cœur de l'histoire... La différence est que visuellement, on est dans une reconstitution soignée mais épurée des 50's (exit le noir et blanc ou les ombres sinistres). Originalité du scénario : le protagoniste, doté d'une grande mémoire, est également atteint du syndrome de la Tourette, qui plus est à une époque où il est méconnu du grand public. Sa capacité à retenir de nombreux détails lui sera évidemment d'un grand secours dans son métier, en revanche ses tics verbaux et gestuels le plomberont souvent quand il s'agit de tirer les vers du nez à des témoins ! Edward Norton campe de manière convaincante ce protagoniste plutôt bien écrit, qui n'est pas résumé à son handicap, même si celui-ci prend de la place dans le scénario. Norton est secondé par de très bons acteurs (Alec Baldwin, Willem Dafoe... même Bruce Willis qui semble motivé !). Tandis que l'intrigue, parfois un peu lente et sans grand surprise, est tout de même intéressante. Au final, "Motherless Brooklyn" ne révolutionne pas le genre mais s'avère agréable à suivre.
Joli polar à l'ancienne dans tous les sens du terme (les années 50 filmées avec un style des années 50), Brooklyn affairs réjouit par son côté modeste et sage.
Edward Norton est un peu à l'image de son film : pas vraiment charismatique, naviguant à tâtons dans une histoire plus complexe qu'il n'y paraît, bégayant et indécis, mais parvenant finalement à ses fins.
Alors, s'il y a des longueurs, on les pardonne, car le film donne aussi à voir en direct les rouages d'une réflexion parfois un peu poussive, mais réaliste. J'ai beaucoup aimé le casting irréprochable (à commencer par un Alec Baldwin impressionnant et un Michael K. Williams très charismatique en trompettiste).
Bref, un parfait film de vacances de Noël, qui laisse filtrer en sourdine une petite ambiguïté parfaitement américaine (le droit de réussir permet-il de s'affranchir des lois ?).
Ecrit, réalisé et interprété par Edward Norton, un bel hommage aux polars noirs de la grande époque, visiblement soigné et orchestré par un jazz lancinant, mais desservi par un récit assez alambiqué et un peu trop bavard qui accouche d’une souris.
Edward Norton, presque 20 ans après "Au nom d'Anna", revient à la réalisation (tout en étant aussi scénariste-adaptateur, producteur, et l'acteur majeur), avec ce "Motherless Brooklyn" ("traduit" en "Brooklyn Affairs" pour la sortie française - ce qui dénature grandement le sujet traité - on y reviendra). Le "héros" de l'histoire a, a priori, tout d'un antihéros, affligé qu'il est depuis l'enfance d'un grave handicap : le syndrome de Gilles de La Tourette ("Tourette's", en anglais), qui se traduit par des tics faciaux, voire verbaux, et force TOC. Mais "Lionel Essrog" est également hypermnésique, et fort intelligent. Atouts qui ne pourront que le servir dans l'enquête qu'il mène quand meurt son protecteur, le "privé" Frank Minna (Bruce Willis). Il trouve très vite sur sa route un personnage aussi puissant qu'antipathique, le promoteur et politicien véreux Moses Randolph (Alec Baldwin), dans le sillage duquel il y a le frère de celui-ci, en pleine déchéance ("Paul", alias Willem Dafoe), et une séduisante métisse, "Laura Rose". Si la scène (on est en 1955 - reconstitution historique pointilleuse) est pour partie à Brooklyn, d'autres quartiers de N-Y sont évoqués, et même le théâtre d'une partie de la dramaturgie - pour Harlem. Il ne s'agit donc pas de (vilaines) affaires à Brooklyn, mais de la quête d'un garçon sans père, et orphelin de mère, tiré en son temps (avec trois autres gamins) d'une institution peu bienveillante de ce "borough" - Frank Minna ayant pris l'habitude d'appeler celui qui était devenu un de ses hommes à tout faire, "Brooklyn" (quand tout le monde a plutôt tendance à l'appeler "freak"). L'intrigue est passablement embrouillée, et se perd dans pas mal de détails, et (faux) rebondissements - il y a au moins 20 à 30 minutes qui auraient pu, avec profit pour le rythme général, sauter au montage. Et l'atout majeur du film est son interprète principal ! EN ne pourra être dans la "short list " au titre de "Meilleur acteur" aux Oscars 2020, puisque son nom n'est même pas dans celle la précédant - au moment où j'écris. Ce qui me semble injuste, car sa prestation (ingrate) est vraiment réussie...
Pour son premier long métrage, Edward Norton a l’envie de bien faire. Peut-être trop d’ailleurs. Et sa tendance à trop vouloir en faire, que ce soit devant ou derrière la caméra, finit par nuire au film qui semble mendier les récompenses.
Agréable film noir à l'ancienne. Rien de transcendant et des longueurs mais le récit policier se suit sans ennui malgré le jeu outré d'Edward Norton acteur.
Des scènes qui s'éternisent, de longs dialogues pour un récit chaotique dans lequel on entre ou pas. Reste une belle reconstitution du NY et de son atmosphère sombre et jazzy des années 50. E. Norton adapte avec talent cette nouvelle sur la forme mais que le temps est long!
2019 a été l'année du passage derrière la caméra pour Edward Norton. L'acteur choisit en effet la voie du polar situé dans les années 1950, rappelant les meilleurs Huston. Le cinéaste en herbe y ajoute toutefois une thématique raciale sur fond de corruption. Il y réunit un casting de haut vol (Willis, Baldwin, Dafoe) privilégiant le charisme. L'ensemble, plutôt réussi, constitue un bon divertissement. Bien mené, "Motherless Brooklyn" possède la facture d'un polar soigné et efficace mais classique, comme en témoigne sa mise en scène et ses plans parfois ultra léchés. Ce qui ajoute néanmoins de la saveur à l'ensemble est ce détective incarné par le cinéaste, atteint du syndrome de La Tourette. L'acteur se livre à un numéro convaincant qu'il réalise sans cabotinage. Un bon essai.
Ça m'énerve de me retrouver dans une situation comme celle-là : parce que d'un côté, j'ai vraiment bien aimé, mais de l'autre y a un truc qui me tracasse. Je ne peux tout simplement pas m'empêcher de penser que ça aurait pu être tout simplement mieux. Il n'y a rien à reprocher à la reconstitution qui est vraiment super propre, franchement on s'y croirait. La bande son est méga cool et fleure bon la musique de Miles Davis, les personnages sont plutôt bien écrits (même s'il faut un peu de temps pour s'habituer à celui joué par Edward Norton... au cinéma comme dans la vie de tous les jours, t'es pas habitué à te retrouver face à quelqu'un qui souffre du syndrome de La Tourette) une bonne histoire (quoi qu'elle traîne un peu parfois, on ne peut pas lui reprocher son côté alambiqué pour le coup) et de très bons acteurs (on peut supposer que ses fans de la première heure ont dû adorer retrouver Bruce Willis dans autre chose que ces téléfilms d'action à la gomme) Mais alors, où est donc le souci ? La mise en scène. Sans faute de goût, mais trop lisse. Mais je n'ai pas envie de jeter la pierre à Norton car... à qui aurait-il pu la confier...?
Il faut s'accrocher dans les dix premières minutes, prendre le pli des dialogues et des personnages. L'effort est récompensé car "Brooklyn Affairs" se révèle être un solide film polar à l'ancienne (mise en scène posée et très soignée, photographie en subtils contrastes), mais avant tout un drame très émouvant (voire cette séquence touchante illustrant la terrible solitude de son personnage principal sur fond d'un sublime morceau de Thom Yorke).
AFFAIRES PRIVEES. Si j'ai le syndrome de Gilles de la Tourette? 0 oui 0 non (*) salope Il ne faut jamais sous estimer le pouvoir de Gilles. Pas si simple d'esprit, Edward Norton est le prétexte à l'humour dans une intrigue noire, longue et soignée.