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Un visiteur
2,0
Publiée le 7 décembre 2019
"Film à voir absolument", "Chef d'œuvre"... et j'en passe. Peut-être n'ai-je pas tout compris. Quelle intrigue ? Film sans intensité, émotionnellement mort. Belle musique, Norton insuffisant pour tenir le film, Willis aurait dû vivre encore un peu plus, histoire de consolider ce pauvre scénario.
Attention, cet avis contient ce genre de spoiler: Ah ouais, tu crois qu'on en a pas délogés des loqueteux pour bâtir ce style haussmannien qui fait la fierté de Paris et l'efficacité des CRS? Ça s'appelle la gentrification et quelques générations plus tard, tout le monde trouve ça très bien. La remarque vaut aussi pour les décennies à venir.
Aaaaah (soupir), qu'il est loin le temps où les anti-héros cyniques de polar basculaient dans le crime, subjugués par la beauté venimeuse d'une femme encore pire qu'eux. Transposé d'un livre que je n'ai pas lu, Motherless Brooklyn, traduis en français par...Brooklyn Affairs...parce le business parle plus aux chalands que l'absence de môman, affiche tout les codes du genre...passés à la moulinette du politiquement correct. Le héros a un handicap social, la "fille" n'est pas que belle mais surtout engagée politiquement du côté des faibles en toute bienveillance, le bad guy est-il seulement méchant? Ça me rappelle que je n'ai rien compris au film en fait. A quoi servirait-il de liquider spoiler: Laura à la fin plutôt que bien avant ? spoiler: Moe "BA1" Randolph pouvait-il ignorer les spoiler: magouilles de ses subordonnés ? Pourquoi spoiler: Paul se livre-t-il a tant de circonvolutions? Bref, l'affaire est frelatée comme un tord boyaux de contrebande en pleine prohibition. Mais ok, il fallait des justifications aux filatures, aux gnons dans la tronche, aux gros manteaux, à la voix off, aux interrogatoires et aux seconds couteaux. Le réal qui emprunte avec bonheur le style de Fincher se permet même quelques digressions esthétiques ou musicales pour calmer le récit et poser une ambiance. Mais là où le réal de Fight Club, misanthrope assumé propose un cinéma osé, Norton demeure très consensuel malgré quelques fulgurances sur la nature du pouvoir. Reste une mise en scène élégante et généreuse, hommage à une époque et à un genre cinématographique.
Exercice de style trop convenu rendant le tout indigeste. Le syndrome dont souffre le personnage le rend insupportable et fait sombrer le film Dans le ridicule . Je me suis tellement ennuyé que l'heure passée dans la salle semble avoir duré une éternité . Totalement raté , totalement inintéressant, à éviter .. sauf à vouloir dormir ! Recommandé aux insomniaques
Un peu déçu... malgré la superbe performance de Norton et la réal qui, dans l'ensemble, reste de très bonne facture, le film manque cruellement de rythme, et les retournements scénaristiques se voient venir de trop loin. On sent néanmoins une réelle envie de bien faire, mais le film aurait finalement gagné à être raccourci d'une petite demi-heure.
L’intrigue est assez complexe et n’a pas forcément besoin d’être dévoyée pour dire que ce film renouvelle bien le bon vieux polar à l’américaine . Devant et derrière la caméra Edward Norton a ses références chevillées à la mise en scène, mais il s’en dégage dans la relation d’une histoire noire et labyrinthique, mêlée à la bonhommie de quelques personnages bien atypiques. Des protagonistes qui nous embrouillent joliment dans leurs relations tout en nous menant vers le chemin d’une résolution qui n’est jamais celle que l’on peut attendre. Si dans son roman Jonathan Lethem insiste sur la particularité de son héros ( syndrome de Gilles de la Tourette ) , Norton ne fait de ses tics et convulsions qu’un argument supplémentaire à la compréhension des mystères qui s’empilent. Pour un film de genre et d’ambiance ( le jazz participe beaucoup ) marqué par quelques écarts aux codes habituels, comme la fantaisie et la tendresse. Une habileté supplémentaire du réalisateur-scénariste qui de ce bon vieux polar à l’américaine, en fait déjà un grand classique contemporain. Du grand Norton ! Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Habitué des seconds rôles, Edward Norton réussit avec Brooklyn Affairs (Motherless Brooklyn, en VO) son entrée en première division. Le réalisateur (et producteur) s'est appuyé sur une technique sans faille - photo remarquable, BO superbe, riche reconstitution des années 50 - pour nous conter une histoire sans trop d'originalité de privés et d'embrouilles politiques avec des margoulins de l'immobilier. On pourra passer sur les détails de cette histoire tant la qualité première du film repose sur l'ambiance noire du New York des quartiers populaires, Harlem et Brooklyn en particulier. Le jazz, les relations inter-communautaires, les ombres de la filiation (un orphelin aide une enfant de mère célibataire) tissent lentement la toile d'une époque disparue. Le handicap du héros principal (syndrome Gilles de La Tourette) qui perturbe régulièrement son comportement n'apporte pas grand chose à l'histoire si ce n'est qu'il crée souvent un trouble bizarre, voire humoristique, là où la gravité du propos mériterait davantage de concentration. Jolie interprétation de Gugu Mbatha-Raw en jeune femme dépassée par les émotions et d'Alec Baldwin en inquiétant politicien.
Enfin un polar à l’écran, c'est tellement rare de nos jours. Le film dispose d'une photographie, de plans, travelling vraiment léché, très bon travail. L'humour bien présent est excellent avec des répliques qui font mouche surtout dans la première moitié du film, la seconde étant plus sérieuse d'une manière générale. Scénario efficace, Edward Norton joue superbement bien comme toujours. Des morceaux de jazz percutant, un excellent film.
Pour l'ambiance générale. C'est ultra classique mais la reconstitution film noir thriller NY des 50s est impressionnante. L'histoire / enquête se décline calmement, à l'ancienne. Pas ou peu de coups d'éclat. On réfléchit au puzzle. Bien sûr on capte certaines pièces avant l'enquêteur principal et on a envie de lui dire, de franchir ce mur formé par le grand écran . . . Si vous en êtes là, c'est que vous vivez l'histoire ! Il n'y a pas forcement de morale, le "méchant" a une belle vision de l'avenir mais il n'utilise pas de belles méthodes pour y parvenir et nous plonge dans les méandres nauséabonds dans lesquels certains se complaisent au détriment du bien-être réel commun. Que l'enquêteur soit atteint du syndrome De La Tourette est à double tranchant, inconfortable dans certaines relations mais lui permettant une ténacité et un assemblage adéquat des pièces. Très belle photo, très belle musique jazz, tout pour nous faire réellement croire à l'époque et à l'histoire.
Brooklyn affairs est un splendide hommage au film noir "classique", dont on citera quelques oeuvres emblèmatiques : Le grand sommeil, Le faucon maltais pour les films fondateurs, puis entre autres: Adieu ma jolie, Chinatown, LA confidential. Edward Norton a manifestement vu et revu ces films et bien d'autres, et il respecte les fondamentaux: un privé désabusé, une femme un brin fatale, une intrigue tarabiscotée, de la corruption dans les hautes sphères, une musique jazzy nostalgique: tout est là. Norton situe même son film dans les années 50, et bien sûr à New York. La photo est grandiose et mérite à elle seule la vision du film. Mais Brooklynn affairs n'est pas seulement un hommage et un exercice de style c'est aussi une oeuvre profonde et intelligente sur le pouvoir, l'Amérique et la manière dont elle s'est construite. Norton cite d'ailleurs Chinatown comme inspiration majeure: Brooklyn affairs serait une sorte de pendant new yorkais à Chinatown qui se déroule à Los Angeles. Les deux films en disent long sur la manière dont se construit une grande métropole aux états unis. Norton reconnaît que l'élection de Donald Trump donne un coup de jeune à son scénario (imaginé bien auparavant). Le film n'est pas politique, mais il aborde la politique. D'aucuns estiment qu'il y a quelques longueurs, ce n'est pas du tout mon avis : au contraire l'ensemble est d'une rare fluidité. Mention spéciale à l'acteur Norton qui joue magnifiquement un privé atteint du syndrome de la tourette , maladie neurologique (celui qui est atteint a de nombreux tics et parfois profère des insanités). On pouvait craindre qu'un tel film soit désormais réservé à Netflix; il faut absolument voir ce polar crépusculaire sur grand écran, et remercier Edward Norton d'avoir tenu bon pour réaliser cette oeuvre majeure.
C’est un bon polar à l’ancienne et, comme j’ai pu le lire dans la presse, ce film fait penser à l’excellent « L.A. Confidentiel », un film que j’ai dû revoir 2 ou 3 fois afin de vraiment tout comprendre tellement c’est confus, mais cela en valait la peine. Pour celui-ci, je ferai de même car je suis sûr qu’il faut être au courant du dénouement et de tous les méandres pour y arriver, afin de le savourer davantage
Plutôt déçu !...Oser faire la comparaison avec le "Chinatown" de Polanski est clairement hors de propos: le caractère falot des personnages et de l'intrigue - qui frise l'improbable à force de vouloir s'affirmer complexe - nous ramène au niveau d'un honnête "club des cinq" et d'une "bibliothèque verte" version new-yorkaise !! Et avoir insisté aussi lourdement, au point d'en devenir ridicule, sur la compilation de tics du "héros" casse complètement la dynamique de ce film qui se veut "noir". Heureusement que l'image, les séquences Jazz et les décors sont soignés pour entretenir l'illusion du polar "fifties"... Polanski peut dormir tranquille, l'intensité parfois brutale de son histoire habile et retorse, l'épaisseur des caractères et l'atmosphère poisseuse et vénéneuse d'un "vrai" film noir tourné dans le style "kodachrome" n'ont rien à craindre de cette copie pâlotte !!!
Depuis 1998, je collectionne toute la filmo sur Bruce Willis et vais voir tous ses films en salle,
donc j’ai été voir ce film que pour lui. Ça ne m’étonne pas que Edward Norton ait mis 20ans pour trouver les financements pour monter un énième film de gangsters années 1950 qui n’intéresse plus personne,
on a vu le bide énorme du film de Ben Affleck là-dessus il y a 2ans qui l’a replongé en dépression…
On voit peu Bruce en salles vu que ses films de série Z finissent depuis quelques années soit en direct DVD soit en téléfilm sur les chaines de la TNT !
L’année dernière j’avais adoré 'Death Wish' qui n’a pas du tout marché en France alors qu’il était excellent puis il y a quelques mois la suite de Incassable, excellente prestation et grand film… Mais là sa photo et son nom marqué en second sur l’affiche et dans le générique final du film c’est une arnaque : son personnage meurt au bout de 10mn ! comme le film est beaucoup trop long avec la durée incroyable de 2h25 on a donc 2h15 de film à se farcir sans Bruce ! même si 3-4fois on a une scène de flashback avec lui mais de quelques secondes seulement et qu’on parle de lui tout le long du film et à la toute fin encore mais il aurait fallu resserrer le film à 1h45 !
je prédis un four épouvantable pour ce film : on était 6 personnes dans la salle et 3 ont quitté la salle en cours de film !
Il a fallu attendre près de 20 ans pour voir Edward Norton revenir à la réalisation. C'est bien trop long mais pas surprenant tellement les films "adultes" dans l'industrie américaine sont devenus secondaires. Brooklyn Affaires est visuellement somptueux, très référencé évidemment mais cela n'empêche pas de trouver certains plans admirables, celui dans la gare,en particulier. Sans oublier l'atmosphère soyeuse des clubs de jazz où l'on écoute religieusement la musique sans se préoccuper outre mesure de l'intrigue du film. Parce qu'il y en a une, bien tarabiscotée et opaque dont on comprend cependant les grandes lignes sans pour autant se passionner pour son déroulement malgré le plaidoyer humaniste en faveur des petits et des sans grade contre la corruption et les malversations des nantis. Assez classique, en définitive, le récit, et un peu trop centré sur le personnage principal et ses tics oraux et comportementaux. Le héros, joué par l'acteur/réalisateur, est atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, ce qui n'est certes pas banal dans un film noir, mais a tendance à prendre toute la place en suscitant parfois le rire, au détriment des autres personnages si riches de potentialités. C'est un peu dommage vu la qualité de leurs défenseurs : Willem Dafoe, Alec Baldwin ou encore Gugu Mbatha-Raw, tous remarquables mais trop peu présents. Il n'est pas question de remettre en question l'excellence de l'interprétation de Norton, que nenni, mais son handicap finit par être l'attraction principale d'un film qui a pourtant bien d'autres atouts dans sa manche.