Nosferatu, fantôme de la nuit
Note moyenne
3,5
816 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

114 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
31 critiques
3
30 critiques
2
14 critiques
1
16 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 janvier 2023
Décidément, en dehors de ses documentaires, Werner Herzog n'est vraiment pas ma tasse de thé. Pourtant, je m'étais dit qu'ici, j'entrai en terrain connu étant donné que j'ai vu "Nosferatu" dont ce film en est le remake et que j'ai également vu la plupart des adaptations du roman de Bram Stoker que j'ai d'ailleurs également lu. Mais malheureusement, je n'ai pas tellement adhéré à celle-ci car elle est plutôt longuette et ennuyante, à l'image finalement de "Aguirre, la colère de Dieu", chef-d’œuvre du cinéma dont je n'ai jamais compris l'engouement. Bref, nous retrouvons le schéma narratif de base du roman, à savoir Jonathan Harker qui part dans un château isolé afin de trouver une nouvelle demeure pour le comte Dracula. Pendant ce temps, sa copine Mina, rebaptisée ici Lucy, s'inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles. Même si je préfère l'original, j'ai tout de même trouvé ce remake intéressant. En effet, Herzog transpose ici du muet au parlant, tout en gardant le côté expressionniste allemand (notamment au travers des ombres et de certains décors légèrement déformés) mais surtout le jeu très théâtral des acteurs, propre au cinéma muet. Et quoi de mieux que deux fous pour interpréter ces personnages ! Enfin j'exagère un peu, je joue simplement sur la réputation sulfureuse des deux acteurs principaux, à savoir Isabelle Adjani et Klaus Kinski mais qui, pour le coup, correspond très bien aux personnages ! Car oui, c'est un jeu très théâtral et les deux acteurs, qui ont également la réputation de toujours se mettre à fond dans la peau de leur personnage, le joue très bien ! On notera également la mise en scène du réalisateur, qui rappelle d'ailleurs à certains moments encore une fois "Aguirre, la colère de Dieu", notamment lorsqu'il filme le château couvert de brume, rappelant la magnifique scène d'introduction d'"Aguirre". "Nosferatu, fantôme de la nuit" est donc un film dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à rentrer car je le trouve notamment trop longuet, malgré ses thématiques intéressantes.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2023
Werner Herzog est davantage dans l’hommage que dans la réappropriation du « Nosferatu » de Murnau, copiant parfois des plans du film original à l’identique. Il y a quelque chose pourtant d’hypnotique et de pictural qui se dégage de son remake mais son rythme anesthésie complètement le récit. Sa distribution fait également débat. Klaus Kinski s’en tire bien et sans excès de jeu, Bruno Ganz fait de son mieux pendant qu’Isabelle Adjani, figée comme jamais, fait peine à voir.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2026
Réédition en salle de ce remake du film célébrissime de Murnau ( 1922 ) . Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie en 1979 et j' ai été époustouflé par la qualité de ce titre, une des collaborations entre Kinski et Werner Herzog ( une des figures majeures du renouveau du cinéma allemand pendant les années 1970 )

Adjani a rarement été aussi belle que dans ce titre, dont les images sont magnifiées par la musique de Popol Vuh.

On retrouve la patte de Herzog, son style hypnotique inimitable qui avait fait le succès de " Aguirre la colère de Dieu " ( sans doute, à mes yeux du moins, son chef d'oeuvre ).

Voilà un opus de Herzog qui a particulièrement bien vieilli. C'est formidable !
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2021
La force du film réside dans l'interprétation de Klaus Kinski au sommet de son art. Il est clair le scénario suit les grandes lignes du roman Dracula. L'ambiance est angoissante, le rythme est lent, les décors sont originaux, la bande son est déroutante. Il dégage du film un "je ne sais quoi" qui dérange. Mais le film vieillit, Adjani est à peine convaincante. Nous avons aussi un Van Helsing qui n'est pas superstitieux. Une curiosité mais qui ne marquera pas si on a trop vu de films ou de séries sur le mythe du vampire.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2024
Si vous cherchez une once de lumière ou de joie dans ce film, passez votre chemin. Le générique d’ouverture, qui offre à voir d’impressionnantes momies mexicaines victimes d’une épidémie de choléra, donne immédiatement le ton. Nouvelle adaptation du mythe de Dracula et hommage (très) appuyé au Nosferatu de Murnau (1922), ce long-métrage de 1979 nous plonge dans un océan de noirceur, où le mal absolu et la désolation sont personnifiés par la figure de Klaus Kinski, époustouflant dans son rôle de vampire souffrant de solitude. Métaphore de l’arrivée des nazis dans l’Allemagne des années 30, Nosferatu, fantôme de la nuit donne lieu à d’incroyables séquences dans une dernière partie qui dépeint une ville envahie par des milliers de rats, synonymes de mort imminente. À forte teneur symbolique, cette histoire du sacrifice d’une femme pour éradiquer une calamité absolue prend la forme d’un conte cruel sur la continuité et la métamorphose du mal. Avec Bruno Ganz et Isabelle Adjani.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2025
Sur les traces de Murnau, Werner Herzog revisite le mythe de Dracula. Il n'est plus question d'épouvante sanglante et spectaculaire, et Dracula, au même titre que les époux Harker, ses victimes, devient une figure mi-romantique, mi-expressionniste. C'est ce compromis artistique qui fait l'originalité du film d'Herzog.
Celui-ci associe un récit taciturne et lent à des décors typés (la ville de Delft, les reliefs supposés de la Transylvanie) dont le dépouillement et le sobre esthétisme, sous la grisaille d'un ciel bas, conditionnent le caractère tragique. De façon éclectique, le cinéaste nous convie à un voyage au pays des romantiques et des expressionnistes allemands, des peintres flamands.
Mais, brillant sur le forme, le film reste un peu obscur. La liaison entre l'amour et la mort, qui introduit couramment la thématique romantique, prend ici des proportions étranges en vertu du personnage même de Dracula, auquel Klaus Kinski confère une humanité et une souffrances inattendues, en vertu des hallucinations ou prémonitions de l'héroïne jouée par Isabelle Adjani.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2026
Le roman « Dracula » (1897) de l’Irlandais Bram Stoker (1847-1912) a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques, tantôt sous le nom de Dracula (une quinzaine, plus ou moins fidèles, sans compter les suites de la Hammer (9) et d’Universal (7), tantôt sous le nom de Nosferatu (car sans l’accord des ayant-droit). C’est le choix de Werner Herzog avec son remake du film muet de son compatriote Friedrich Murnau, « Nosferatu le vampire » (1922), probablement en guise d’hommage, considérant Murnau comme l’un des grands-pères du cinéma allemand, la génération de Herzog n’ayant pas de pères cinématographiques, la 2nde guerre mondiale ayant brisé toute continuité (cité par REGE, 1987, in Klaus Kinski, chez Pierre-Marcel Favre). Malheureusement, malgré la présence de Klaus Kinski (53 ans, 104e film, 2e collaboration sur 5) qui interprète Dracula, de façon minimaliste, contrairement à son habitude, d’Isabelle Adjani (24 ans, dont c’est le 10e long métrage), femme du clerc de notaire, Jonathan Harker, joué par Bruno Ganz (38 ans), le réalisateur n’a pas de point de vue sur les personnages, se contentant de filmer façon « Sélection du Reader’s Digest », transformant l’histoire en un téléfilm sans âme, ni gothique, ni érotique, ni flamboyant, vaguement fantastique, où le Mal et le sang sont quasi-absents. Seule originalité, Nosferatu suce le sang de ses victimes à l’aide de ses incisives supérieures et non de ses canines, ce qui est plus efficace !
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2012
Je trouve ce remake un bon cran en dessous de la version muette de 1922. Déjà, la parole fait perdre au vampire une partie son caractère effrayant. L'ambiance générale du film est d'ailleurs moins angoissante que dans le long métrage de Friedrich Wilhelm Murnau malgré l'excellente musique signée Popol Vuh. En plus de cela, la mise en scène de Werner Herzog n'est pas toujours adéquate voire même maladroite sur certaines scènes. Le réalisateur allemand respecte bien le script originel et s'en écarte qu'en de rares occasions. Le physique même de Nosferatu, incarné par Klaus Kinski, demeure fidèle à son ainé. Souffrant de la comparaison avec le Nosferatu de 1922, "Nosferatu: Fantôme de la Nuit" n'en reste pas moins une oeuvre agréable et intéressante.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2016
Tout comme le Dracula de Francis Ford Coppola, ce remake du film de Murnau (que j'ai désormais hâte de voir) par Werner Herzog est un film baroque, à la limite du gothique. Pourtant, il met largement moins l'accent sur sa dimension mythique que le film de l'américain, en y mêlant une lenteur sépulcrale et une très forte atmosphère aux accents surannés de la période romantique. La raison de ce hiatus est très simple : si Coppola se servait d'une ambiance prégnante au possible, c'était pour écraser ses personnages sous la menace du Mal et raviver leurs sentiments et leur désir de survivre. Son ambiance était donc mortifère, alors que celle que ménage Herzog est tout simplement morte. Le Monde, dans Nosferatu Fantôme de la nuit, est lui même une relique spectrale de ce qu'il a été, ravagé qu'il est par la peste et les rats qui accompagnent Dracula. Lent et inexorable, il parait se jouer sur un rythme bien à lui qui n'est plus celui de la vie telle qu'on l'avait connue. Les hommes résignés et complètement aliénés, réduits à enterrer leurs morts et danser en attendant de mourir, paraissent avoir enfin cédé à un penchant naturel ; celui de s'abandonner à la mort sous la tutelle de la figure apparemment toute puissante du comte, comme si c'était un soulagement que d'être débarrassé de la nécessité de vivre. Le comte, pourtant, est lui-même toujours aussi désarmé et impuissant à contrer son destin, condamné pour l'éternité à raviver sa faim par l'acte même de se nourrir. Artistiquement, pas grand chose à dire, mais le parti pris est forcément assez repoussant par moments, puisque tous les personnages sont antipathiques et que les enjeux sont inexistants - non seulement on connait l'histoire mais on devine directement devant le ton irrémédiablement funeste que les variations apportées à l'oeuvre de Bram Stoker iront dans le sens de la mort et de la désincarnation. Beau mais pas vraiment inspirant.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2024
Dans cette adaptation de Nosferatu, Herzog dresse une réinterprétation personnelle du mythe du vampire, inspirée de Murnau et Stoker. Là où l’original déploie l’angoisse, Herzog sculpte la mélancolie et le tragique, transformant Dracula en figure poignante, accablée par une immortalité devenue fardeau. Son comte n’est pas seulement un monstre, mais un être vulnérable, dont la quête d’amour exprime une solitude intense, presque humaine dans sa souffrance.

Visuellement, Herzog opte pour une approche naturaliste, filmant dans des lieux réels, sous une lumière naturelle qui amplifie l’atmosphère glaciale et atemporelle du récit. Les paysages vastes et désolés, alliés à des cadres contemplatifs, donnent l’impression d’un monde silencieux et indifférent, dans lequel Dracula semble un étranger. Les mouvements lents, les silences, et les images longuement posées imprègnent le film d'une mélancolie latente, accentuant la distance tragique entre le comte et l’humanité qu’il désire.

Dans cette relecture, l’amour de Lucy pour Jonathan devient ambivalent, teinté de sacrifice et de fatalité. Ce sacrifice, moins héroïque que tragique, apparaît comme un geste de pitié envers un être condamné. Ainsi, Herzog enrichit l’émotion humaine de son Dracula d’une profondeur insaisissable, où l’horreur côtoie la compassion, faisant de ce film un monument à la fois terrifiant et profondément humain.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2018
Nosferatu, on l'appelle aussi Dracula ; c'est un remake d'un film de 1922 qui avait dû renommer le célèbre vampire pour une histoire de droits, et Herzog n'a pas su faire de choix entre les deux patronymes, alors il a pris les deux en vrac. Et ce n'est pas tout à fait son seul défaut puisque le monstre est supposé avoir des serviteurs, mais ils ne sont pas là, mais ils sortent de nulle part quand il en a besoin. On peut aussi arguer que son château, supposé fantômatique, apparaît à l'issue d'une scène qui, elle, est tout à fait fantôme ; ni brutalement, ni dans une douceur suggestive. Il est là, bien réel, avec peu de nuances.

Mais à part ces petits cahots, Nosferatu reste une des grandes créations de Herzog, qui lui est permise par sa collaboration avec l'inquiétant Klaus Kinski ; le gars apporte quand même son pesant d'interprétation. Le régisseur sait tirer toute la valeur esthétique des montagnes allemandes et des villes hollandaises, où il règne un automne épais et une humidité pénétrante dignes des plus fantastiques aventures. Dommage que ces morceaux d'images constituent la seule beauté et la seule raison de véritablement se plaire devant ce film.

La folie latente du style de Herzog s'exprime parfaitement dans ces décors, et dans l'esprit du héros que la peur envahit petit à petit. Autant le jeu de Bruno Ganz peine-t-il à percer la stratosphère, autant celui d'Adjani est-il aussi raffiné que sa maîtrise de l'idiome germanique. L'histoire tourne au cauchemar d'une manière délicate qui nous fait oublier la lugubrité ambiante – on ne peut au moins pas en dire qu'elle est hors-sujet.

Quand la peste débarque dans le scénario, une alchimie digne la pierre philosophale est mystérieusement mise en œuvre jusqu'à nous faire ressentir de l'empathie pour le vampire, que ni le personnage ni l'acteur ne nous prédestinent pourtant à apprécier... Mais on peut ressentir son besoin viscéral de se faire souffrir à la longueur de ses pensées, de se cacher du soleil, d'être craint sans se faire craindre, de semer la mort. Si seulement je pouvais déterminer d'où ce miracle émotionnel provient, je pourrais en créditer l'auteur avec justesse, mais peut-être est-le le résultat spontané d'expériences involontaires.

Jeu d'acteurs et climat ; deux ingrédients bénins mais qui font tout le charme de ce remake. Non, « charme » n'est pas le mot, mais je ne crois pas qu'il existe de mot pour définir un attrait glauque.

septiemeartetdemi.com
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2023
Un très bon remake du film de murnau, le célèbre comte Dracula est joué par le sulfureux klaus kinski qui est pour ma part le rôle le plus réussit de sa carrière cinématographique, les décors, l ambiance crépusculaire est géniale avec la bande son de Wagner qui s inscrit bien à l image .
Bref un très beau film qui n est pas tout à fait le film d d'epouvante à part entière c est plutôt un cinéma contemplatif et exigeant mais qui se joue dans l atmosphere angoissante ou la décrépitude d un monde est merveilleusement transcrits à l image.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 octobre 2014
Remake trés libre du film de Murnau, Herzog signe là un de ses meilleurs films. Même si celui-ci a un peu daté (on sent l'esthétique des années 80), il reste un des plus beau film de vampire, nostalgique et tragique, qu'on ait réalisé.
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2010
Un remake loin derrière l'original, sur tous les points !! Visuellement le film est agréable, mais n'égale absolument pas la version 1922. Pareil pour le casting, pour les décors... Par contre, Klaus Kinski qui interprète le compte Dracula, apporte quelque chose t'intéressent bien que son jeu soit différent de celui de Max Schreck. Il est moins effrayant, mais il me parait plus "humain" et plus dépassé par se qui lui arrive. Après, "Nosferatu Fantôme de la Nuit" est un bon film de vampire, mais le fait qu'il soit le remake du chef-d'œuvre de Friedrich-Wilhelm Murnau, est un gros handicape car la comparaison est inévitable !!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 janvier 2007
Ce film n'est franchement pas une réussite. La réalisation est plate et manque vraiment de dynamisme. L'idée de Klaus Kinski en Dracula n'était pas déplaisante, mais les dialogues qu'il interprète frise tellement le ridicule qu'il n'est plus crédible. Isabelle Adjani ne sauve pas le naufrage, loin de là. Bruno Ganz est dans la moyenne, et Roland Topor, quant à lui, apporte un grain de folie à cette oeuvre pâle, très pâle.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse