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Alex560
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3,5
Publiée le 9 mars 2025
Werner Herzog s'attaque à un mythe du cinéma en revisitant le chef-d'œuvre expressionniste de Murnau. Son Nosferatu, fantôme de la nuit est une relecture contemplative et hypnotique du mythe vampirique, où l'horreur laisse place à une profonde mélancolie. Klaus Kinski incarne un comte Dracula pathétique et tragique, loin de l'image du prédateur charismatique. Son jeu, à la fois habité et douloureux, donne au personnage une dimension presque humaine, victime de sa propre malédiction.
Visuellement, le film est une splendeur. Herzog compose des tableaux d'une beauté picturale, inspirés des paysages brumeux et des décors gothiques. La lenteur du récit et les silences pesants accentuent l'atmosphère funèbre, renforcée par la musique envoûtante de Popol Vuh. Cependant, cette approche contemplative est aussi un frein : étant plus habitué aux frissons classiques, j'ai été dérouté par le rythme lent et l'absence de réels sursauts horrifiques.
Là où le film brille, c'est dans sa manière d'explorer la solitude et la peur de la mort. Le comte Orlok de Kinski n'est pas un simple monstre, mais un être tragique, rongé par son existence éternelle. Isabelle Adjani, dans le rôle de Lucy, incarne avec une fragilité bouleversante une figure de pureté et de sacrifice, tandis que Bruno Ganz apporte une certaine retenue à son Jonathan Harker. Mais certains personnages secondaires manquent d'épaisseur, et l'histoire peine parfois à maintenir une tension dramatique forte.
Nosferatu, fantôme de la nuit est une œuvre fascinante mais exigeante. Herzog ne cherche pas à effrayer, mais plutôt à nous hanter avec une ambiance macabre et une réflexion sur la condition humaine. Si je regrette un certain manque de rythme, la poésie visuelle et l'interprétation magistrale de Kinski en font une version singulière et mémorable du mythe. Un film que je conseille, surtout aux amateurs de cinéma d’auteur gothique.
Très bon remake du film de 1922 qui offre une approche assez minimaliste et réaliste de l'action.
1. Le scénario proche de l'oeuvre de Bram Stocker dans la première moitié du film, celui-ci prend un autre chemin dans la seconde partie qui est loin d'être inintéressant.
2. La bande son est toute à fait correcte sans pour autant être inoubliable.
3. Le jeu d'acteur est exceptionnel, en particulier celui de Klaus Kinski (glaçant...
4. L'image est belle, le montage bien réalisé. Toutefois certains décors mon quelque peu déçus ou m'ont paru anachronique.
Pour terminer je dirai que ce film est une réussite même s'il ne parvient pas à surpasser l'oeuvre originale.
Je ne suis guère attiré par les vieux films dit "classique", mais j'ai pourtant, afin de rompre l'ennui d'une après-midi d'hiver, entrepris la tache de visionner ce film sur Arte replay. J'en suis sorti partagé. D'un certain coté, le côté excessivement fauché du film est assez drôle. Le comte Dracula vit tout seul dans un château tout pourri, mais alors vraiment pourri, un truc à se flinguer, et il accueille le visiteur lui-même avec ses ongles long et sa triste figure (à noté que le visiteur en question, C.; Ganz n'a pas l'air de s'émouvoir de l'aspect abominable de son hôte). Adjani promène son teint neurasthénique tout au long du film, elle semble incapable de tenir sur ses jambes et est pâle comme la mort. C'est mou et assez crispant, mais ça se suit. J'ai bien aimé quelques plans, comme la place pleine de gens qui dansent car la peste est de retour (!!!), les cochons et les rats, etc. Un film pour l'hiver, qui provoque des sentiments contradictoires d'inquiétude et d'hilarité;
Offre une relecture naturaliste intéressante. Herzog confronte le mythe, la croyance, au cartésianisme scientifique. L’ambiance est parfois glauque, mais quand le film s’essaie à l’expressionnisme allemand, cela ne colle pas avec le côté naturaliste.
J’ai récemment vu Nosferatu, fantôme de la nuit, la réinterprétation du classique de F.W. Murnau, signée Werner Herzog. Le film, qui navigue entre hommage et réinvention, parvient à capturer la beauté macabre de l'original tout en y insufflant une atmosphère propre, à la fois unique et légèrement décalée. Herzog, fidèle à sa vision artistique singulière, transpose le mythe de Dracula dans un contexte plus humain, tout en respectant l’essence du chef-d'œuvre muet. Cependant, bien que le film soit captivant, je pense que certaines longueurs et un rythme parfois lent l'empêchent d'atteindre la perfection.
Le travail sur l'image est l’un des éléments les plus saisissants du film. Herzog et son directeur de la photographie, Thomas Mauch, créent une ambiance visuelle envoûtante, presque onirique, où chaque plan semble être une peinture vivante. Les décors austères, notamment l’utilisation de paysages désolés et d’intérieurs sombres, amplifient le sentiment de solitude et de terreur. Le personnage du Nosferatu incarné par Klaus Kinski est également d'une puissance inouïe, une véritable incarnation de l'horreur, à la fois humaine et monstrueuse. La transformation du personnage dans sa quête de l’immortalité devient ici le noyau dramatique autour duquel tout gravite.
Cependant, l'un des aspects qui m'a dérangé est le rythme. Par moments, Nosferatu, fantôme de la nuit prend son temps, ce qui peut en rendre la vision un peu laborieuse, notamment pour ceux qui ne sont pas familiers avec les œuvres lentes de Herzog. Ce choix esthétique n’est pas dénué de sens, mais il peut parfois nuire à l'intensité du film. Certaines scènes, bien que belles sur le plan visuel, semblent se prolonger inutilement, ce qui nuit à l’immersion et à l’élan du récit.
En fin de compte, Nosferatu, fantôme de la nuit reste un film fascinant, riche en textures et en symbolisme. Il est un hommage respectueux à l'original tout en proposant une vision personnelle du mythe. Klaus Kinski, avec sa performance inoubliable, et l'ambiance lourde et pesante du film en font une œuvre marquante du cinéma fantastique. Néanmoins, son rythme trop contemplatif et ses longueurs me poussent à lui attribuer une note de 3,5/5. Cela n'enlève rien à sa valeur, mais j’aurais aimé qu’il réussisse à maintenir la tension de manière plus fluide. Pour les amateurs de cinéma expérimental et de réinterprétations de classiques, ce film reste néanmoins un incontournable.
L'affiche est magnifique mais le film déjà moins. Quelques bons moments et un casting alléchant pour finalement pas grand chose à se mettre sous la dent.
Je viens de revoir le ''Nosferatu'' de Eggers, je regarde maintenant pour la énième fois le Herzog: j'adore le ''Dracula'' de Coppola, ''la dernière traversée du Demeter'', mais celui-ci, malgré quelques minuscules erreurs de script, tient toujours la plus haute marche du podium, pas d'effets spéciaux, pas d'image de synthèse, pur chef-d'oeuvre de l'expressionnisme allemand, du très très grand cinéma... à noter, la bande son de Popol Vuh, dont un extrait a été repris par Kate Bush dans son immense album '' running up that hill''...
Un grand film avec des paysages lugubres qui donnent une atmosphère très spéciale et envoûtante au film. Un film sur un Dracula crépusculaire et une Isabelle Adjani parfaite. On pourrait reprocher quelques longueurs mais cela n'enlève en rien à la qualité de l’œuvre. Un film pour les vrais cinéphiles et qui donne envie de se replonger dans la version antérieure de Murnau.