Inévitablement, Robocop allait souffrir de la comparaison avec le Robocop de Verhoeven sorti en 1987. Même s'il n'atteint pas la médiocrité des autres remakes ou des suites des films de Paulo (Starship Troopers 2 et 3, Total Recall Mémoires programmées), Robocop version 2014 réussit à faire tout moins bien que l'original. Explications. Moi, le premier Robocop m'avait limite traumatisé par sa violence. Bon, j'avais eu le tort de le voir pour la première fois très jeune, je devais avoir sept ou huit ans, mais même. Là, il n'y a aucune violence. Pas une seule trace de sang. Pourtant, le précédent film du réalisateur José Padilha, Troupes d'élite, était plutôt salé en la matière. Ensuite, Robocop. Peter Weller avait très bien su s'approprier le personnage en multipliant notamment les heures de mime pour apprendre à se déplacer. Et puis qu'est ce que c'est que ce costume tout noir ? L'armure de Robocop, à la base, est bleue que je sache. Pas noire. Je continue. Le méchant. Là où Clarence Boddicker, à travers le charisme de Kurtwood Smith, impressionnait par son sadisme, ce "Vallon" est plutôt insignifiant et
se fait buter à une demi-heure de la fin lors de la seule scène d'action potable du film.
. Enfin, la musique. La fameuse musique guerrière de Basil Poledouris est utilisée en ouverture du film en clin d’œil. Mais sinon, c'est tout. Si on fait le compte, oui, je suis peut-être sévère car il y a quand même un discours politique intéressant et un Murphy toujours émouvant lors des scènes avec sa femme et son fils. Mais le premier Robocop est pour moi tellement parfait qu'il en fait ressortir tous les défauts de celui-ci. En tout état de cause, il n'y aurait jamais dû y avoir de remake selon moi. J'ai lu que le réalisateur avait connu énormément de problèmes sur le tournage et qu'il l'avait qualifié de pire moment de sa vie. Donc, en plus de ça, on se retrouve avec un film qui ne reflète pas totalement la vision de son auteur. Il restera toujours supérieur à Robocop 3 mais je le situe en dessous du 1 évidemment, et même du 2.