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Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2013
Bonjour à tous et à toutes !
Un ami m'a passer ce film et je l'ai regardé avec beaucoup d'appréhensions. Tout d'abord, Tom Hardy est un très bon acteur (que j'ai découvert dans l'excellent The Warrior) mais j'ai longtemps penser que Hardy était fait que pour des films où son personnage est assez ... Brutal (The Warrior, Bane dans Batman ...), après je ne connais guère sa filmographie.
Hardy m'a bluffer. Dans le cinéma, je me suis rarement pris des "claques", un choc j'entends par là. Hardy exprime la douleur mais aussi la volonté de Bronson de devenir célèbre. Etant assez fan des films se passant dans l'univers carcéral, Bronson est un chef-d'oeuvre pour moi !
Un peu glauque il faut le dire à certains moment, hilarant à d'autres passages, Bronson montre comment un détenu très violent (et schizophrène non ?) devient amoureux de l'art (mais ne perd pas sa violence pour autant). Nous venons parfois à s'attrister sur le sort de Bronson. Tom Hardy nous dévoile tout son chef-d'oeuvre en interprétant un rôle difficile. Que ce soit lors des quelques scènes de violences (je croyais au premier abord que ce film était bourrer de violence, je me suis tromper ... Positiviment !) ou dans les scènes où Bronson parle au public (visible tout le long du film) ... Magnifique !
Quand à la bande son ... Très bien ! A la fois "comique" et triste (les morceaux de classiques, apparement du Chopin si je me souviens bien), la bande son glorifie encore plus le chef-d'oeuvre.
Ne faites pas comme moi, au premier abord, je me suis dis que ce film était comme beaucoup d'autres, un film hyper violent (après tout, nous avons Tom Hardy et le milieu carcéral ...) et en voyant "Wild Side Films" au début du film je me suis dit que j'allais passer un bon moment car j'aime beaucoup les films assez violent ... Je me suis tromper ! Certes le film est assez violent à certains passages :
spoiler: Quand Bronson se bat par exemples contre des hommes et chiens ou encore quand il tabasse à plusieurs reprises des gardiens de prisons.
Et assez glauque comme je le disais plus haut :
spoiler: Quand Bronson est à l’hôpital psychiatrique.
Alors n'attendez-plus et regardez très vite ce film !
Quand à ma critique, excusez-moi si elle vous déplaît, c'est ma première critique ! Merci à vous !
Nicolas Winding Refn est définitivement un réalisateur à part, car outre le caractère culte de ses long-métrages (la trilogie Pusher et Drive en tête de file), tous sont définitivement auréolés d’une qualité indéniable, d’une mise en scène unique. Certains malgré tout sont plus atypiques, pour ne pas dire étranges : c’était déjà le cas avec l’onirique Valhalla Rising, et NWR réitère peu de temps après avec le portage sur grand écran de la vie de Charles Bronson / Michael Peterson. Ce film, sobrement intitulé Bronson, rappelle alors les points forts de l’épopée viking menée par Mad Mikkelsen, c’est-à-dire une réalisation aussi somptueuse qu’audacieuse de bout en long, notamment au travers de quelques plans savoureux, où une excellente BO teinte le tout d’une ambiance captivante. Ceci étant dit, il reste à souligner la performance dantesque d’un Tom Hardy transcendant, qui en plus d’être entouré d’une galerie de bons seconds rôles (bien que tous ou presque épisodiques), campe avec un brio imparable le célèbre et dangereux prisonnier d’Angleterre. Dès les premiers instants de Bronson, on comprend que ce dernier, franchement barge dans son genre, ne va rien faire comme tout le monde ; chemin faisant, la réalisation abonde également en ce sens, nous proposant une lecture en partie décalé de la vie tumultueuse de ce dernier. On rejoint d’ailleurs là l’audace déjà évoquée, mais force est de constater que l’on peine sur la durée à pleinement accrocher au film, bien que ne durant qu’1h30 ; en fait, à la manière de Valhalla Rising, on se raccroche aux quelques plans faisant office de coups de maitre, et à l’interprétation parfaite de Tom Hardy. En résumé, NWR continue de nous surprendre, pas de façon parfaite, mais au gré d’une mise en scène renversante.
Un film incroyable qui sort de l'ordinaire ! A l'instar de Charlie Bronson, le personnage principal, ce film est un film de malade, la mise en scène est très originale. Tom Hardy livre une prestation incroyable ! Il interprète, ce personnage violent, anti-autoritaire, fou mais qui attire la sympathie (des points communs avec le personnage d'Alex Delarge dans Orange Mécanique). Il est habité par ce personnage. La bande-son est aussi très bonne, notamment avec les décalages entre la musique classique et les scènes de violence, et aussi une musique ressemblant à une de Drive. Bref, ce film est à voir absolument car Nicolas Winding Refn a réalisé un film unique en son genre et a encore une fois démontré son talent de réalisateur ! Et pour en revenir à Tom Hardy, je pense qu'il entre dans la lignée des grands acteurs qui s'investissent beaucoup dans leur rôle( tel que Robert De Niro ou que son partenaires dans TDKR: Christian Bale).
Une quête de soi et d'absolu qui réussit le pari fou de se régénérer malgré la sécheresse de l’univers (un lieu clos et étouffant) et la minceur du pitch (une narration en boucle, en apparence répétitive). Il finit paradoxalement par nous régénérer. C'est le prix de ce très grand film à voir ou revoir pour en saisir toute la vitalité contagieuse.
Nicolas Winding Refn s’essaye à l’équilibrisme, mettant son sens aiguisé du cadrage et de la lumière au service d’un odieux second degré. Il transforme les mémoires d’un ennemi public en numéro de music-hall, où l’humour et la grandiloquence le disputent à l’extrême violence. Tom Hardy est méconnaissable en Charlie Bronson, né Michael Peterson, plus célèbre prisonnier d’Angleterre pour son incapacité à gérer ses pulsions sanguinaires. Trente-quatre ans de prison, presque tous en cellule d’isolement, ça vous forge un homme, qui plus est quand il est né hyperactif. Bagarres à l’école, querelles carcérales, tentative de meurtre, luttes clandestines, peinture sur otage, la star des geôles outre-Manche est incontrôlable, intolérable, insupportable, et aucune institution ne veut ni ne peut le garder longtemps. Avant Drive et Valhalla rising, le cinéaste maitrise déjà son art, il sait où il va et c’est là où il veut. Chatouillant le kitsch mais gardant toujours la main, il montre par ce récit de taulard qui ne ressemble à aucun une autre facette de son talent, lui qu’on pensait engoncé dans un élitisme d’esthète buté. J’aime vraiment ce réalisateur. Alors en attendant qu’il matérialise son projet d’horreur avec Keanu Reeves, je file voir le reste de sa filmographie. A plus tard.
Un film qui ne ressemble a aucun autre , très très original et porte par un Tom Hardy encore une fois éblouissant. Retenez bien son nom - un futur très grand. La mise en scène décalée et sombre et plutôt tres réussie. Un esthetique intéressant et une mise en scène savoureuse. Des longeurs néanmoins, le film a , a partir de la moitié , une certaine manière de tourner en rond. On se rends rapidement compte que le sujet du film n'est pas tant Bronson que l'obsession d'une société entière pour la celebrite. Dommage de ne pas plus allier cet aspect avec l'histoire factuelle de Bronson. Car au final on apprends peu sur le type. Moi qui ne le connaissait pas avant , je n'en ressort avec que peu d'info sur le type. A voir neanmoins , reellement parce que ca ne ressemble a rien d'autre. Et qu'on se prends vrmt au jeu. 15/20
J'ai du mal à comprendre les critiques négatives, tant le contraste exceptionnelle entre la violence et le raffiné ne peut que rappeler la sensation qu'on pouvait avoir devant Orange mécanique. On est en effet devant le digne héritier de Kubrick, l'esthétique, l'interprétation, la narration même, atteigne une perfection proche de Kubrick. Bronson devient alors l'expression de l'homme, animal à la fois brillant et violent, sauvage et raffiné. L'itinéraire captive, un parcours chaotique dirigé par une certaine ligne de conduite et une expression artistique. Nul doute que l'on va pas glorifier Mr Bronson, mais il est l'une des expressions les plus brutes d'une partie de notre humanité. Chapeau à Winding Refn.
J'ai trouvé ce film inintéressant, pour moi ce film n'a aucun sens. Absolument rien à voir avec le chef-d'oeuvre qu'est Orange Mécanique comme j'ai pu le lire.
Un film qui pour moi est complètement barré (de la façon qu'il est tourné il fait pensé à orange mécanique), mais, c'est ce qui m'a le plus plu! L'histoire est très prenante, et Tom Hardy va très bien avec ce rôle, c'est même étonnant de voir a quel point il ressemble au vrai personnage dans le film.
Le talent de Nicolas Winding Refn est indéniable ; dommage toutefois qu'il s'inspire trop ostensiblement de ses illustres prédécesseurs. Ici c'est Kubrick et plus particulièrement "Orange Mécanique" qui est pillé, tant au niveau de l'histoire que du traitement. Dans "Drive", les similitudes avec le style de Michael Mann (Collatéral) et la "coolitude" du jeu "GTA, Vice City", entre autres, sont bien trop prégnants. Ceux qui ne connaissent pas ces références pourront, j'imagine, apprécier sans mal "Drive" et dans une moindre mesure ce "Bronson" brouillon.