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Guillaume.G
7 abonnés
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4,5
Publiée le 1 avril 2026
Tom Hardy est époustouflant dans son rôle du détenu le plus violent d’Angleterre et pour cela il a rencontré le véritable Michael Peterson alias Charles Bronson. Grâce à ça, le film est vraiment excellent car la violence n’est en tout point exagérée. Bien que le film soit centré sur la violence du personnage on y trouve une pointe d’humour noir se qui augmente l’intensité la plus total du film. Par conséquent Bronson est un film qui nous émerveille, tout en nous terrifiant par le personnage qui est tout à fait incroyable
Figure redoutable, pathétique et terrifiante, l'image du "prisonnier le plus dangereux d'Angleterre" nous marque grâce à la prestation habitée de Tom Hardy, aux choix percutants de réalisation (le grain se devine, l'esthétique léchée d'une agressivité brute, les alternances de rythme où la violence latente peut sourdre n'importe quand ou rester masquée, les choix de musique dont le provocant It's a sin lors d'une scène de danse presque psychédélique) ainsi qu'à spoiler: l'insert de séquences de one-man show où ce clown détraqué bénéficie de l'attention de spectateurs voyeurs, fascinés par la violence (dans une mise en abîme des plus ambiguës!) qui tous concourent à une ambiance malsaine, ou du moins malaisante (à l'instar du jeu glaçant de Matt King). Outre le traitement de ces criminels par les media, l'intrigue interroge la manière de prendre en charge (difficile de dire soigner!) les malades mentaux voire notre capacité à y parvenir et l'obsession contemporaine de célébrité pour combler une vacuité existentielle, quitte à se distinguer par la surenchère dans la férocité apparemment intrinsèque à notre monde... Fascinant, audacieux, dérangeant!
Où l'on découvre un détenu fameux en Angleterre -toujours incarcéré au moment de la sortie du film- qui a déjà passé 30 ans en prison à cause de son insoumission en détention. L'existence de Michael Gordon Peterson, alias Charles Bronson comme l'acteur célèbre, est relatée dans ses grandes largeurs, à travers des faits marquants qui se déroulent essentiellement -et pour cause- dans les différents pénitenciers où Bronson purge ses peines à répétition. Cette bio expresse laisse quantité de zones d'ombre sur le personnage -ce qui nous incite à nous documenter par ailleurs- non pas tant à cause de sa concision qu'en raison de l'approche étonnante et stylisée du réalisateur Nicolas Winding Refn, remarquable et remarqué auteur des "Pusher". Sa mise en scène inventive et décalée tourne le dos au réalisme carcéral, érigeant Bronson en showman et en clown -au sens propre, suivant certaines séquences- en assimilant les faits et méfaits du prisonnier célèbre à des frasques empreintes d'autodérision et quasi burlesques. Avec, peut-être, pour les séquences brutales despoiler: tabassage mises en musique (classique) un clin d'oeil du côté de Kubrick et de son "Orange mécanique". Enfin, au-delà de la mise en scène très singulière, le comédien Tom Hardy est épatant. Chauve, musculeux, il incarne une brute dangereuse en même temps qu'il figure, affublé d'une longue moustache comme anachronique, et selon le regard du réalisateur, un pitre. Un film maitrisé et inspiré.
Histoire vraie de la vie du détenu le plus dangereux d'Angleterre, incroyablement retranscris par le génial Tom Hardy et son jeu formidable, le tout réalisé à la perfection et dans une mise en scène à couper le souffle. Du grand art cinématographique.
L'histoire de ce gars sombre, infernal, agaçant et drôle malgré lui est très bien retranscrite par Tom Hardy qui livre ici une performance d'acteur remarquable, rien n'es laisser au hasard, un tapotement nerveux de doigts où un rictus, tout traduit une émotion profonde. La réalisation quand à elle est sobre, efficace, saccadée. Ça va droit au but et les trouvailles de mise en scène sont très intéressantes.
visuellement c'est réussi, tom hardy est super par contre le film manque cruellement de rythme et a des longueurs bien trop importantes pour un film d'une heure 40.
"Bronson" est un film captivant et dérangeant qui plonge dans l'esprit turbulent de l'un des prisonniers les plus infâmes de Grande-Bretagne. Tom Hardy livre une performance magistrale, totalement investie dans le rôle de Charles Bronson, apportant une intensité brute et une présence physique impressionnante à l'écran. La mise en scène stylisée de Nicolas Winding Refn, avec ses séquences surréalistes et théâtrales, donne au film une dimension unique qui capte l'attention. Cependant, la narration peut parfois sembler éclatée et chaotique, ce qui peut désorienter le spectateur. Malgré cela, "Bronson" reste une exploration fascinante de la violence et de l'identité. Note : 3,5/5.
L'interprétation de Tom Hardy vaut presque à lui seul la note dans son entièreté. L'image est soignée , les plans bien filmés , Bronson crédible mais le scénario est assez décousu. J'ai apprécié ce film mais il m'a manqué ce petit truc pour le vivre pleinement, comme pour Joker ou Dogman.
Le nombre de points excellents à retenir de ce film est incalculable. Une réalisation chirurgical, fabriqué de toutes pièces, les plus éprouvantes et étonnantes les unes après les autres. La colorimétrie florissante qui différe tout au long du film les ambiances en passant des moments joyeux et gaies au désastre et à la violence. Tom Hardy est un panthéon à lui tout seul. Seul reproche du film serait sa réel cohérence, et son nombre affolant de sous entendus presque indéchiffabre mais ne serait-ce pas un coup de génie ? Excellent.
Je n'ai pas accroché au personnage ni même au traitement qui est fait du personnage, beaucoup de ralentie et de séquence qui ne sont parfois pas toute compréhensible.
Ce film m'a vraiment mis une claque, heureusement pas par Bronson car je ne serais plus là pour poster cette critique... La prestation de Tom Hardy tout simplement parfaite. La personnalité atypique de Michael Peterson. Dans un plaidoyer à la cour, Bronson ne se positionne pas comme une victime. Au contraire, il assume pleinement qui il est. Il ne se cache pas derrière des mensonges pour plaire à la société.. Il revendique son droit d’exister contrairement à la majorité silencieuse qui traverse son existence sans faire de bruit, ni laisser de trace. Bronson a envie qu’on l’entende, qu’on le remarque. C’est pour cette raison qu’il frappe aussi fort. Bronson est un oiseau un peu trop parfait qu’on cherche à mettre dans une cage de plus en plus petite, ce qui ne l’empêchera pas de chanter.
Un bon film. Un film étrange et unique qui ne plaira pas à tout le monde et qui n'est pas forcément mon goût de film habituel mais je reconnais la réussite de la réalisation. D'une certaine manière ce film nous montre la violence psychologique d'un prisonnier qui aime le mal. Ce qui m'a parut le plus étrange était le manque de paroles en dehors de la voix off, j'ai trouvé que peu de paroles étaient présentes dans ce long métrage de Nicolas Winding Refn. Tom Hardy joue très bien son rôle. Un film violent et bien tourné. Un bon film.
Avant de s’attaquer au couple de frères gangsters Kray (Legend, Brian Helgeland, 2015) avec talent, Tom Hardy avait endossé le rôle d’un autre gangster anglais : Michael Gordon Peterson dit « Charlie Bronson », sous la houlette du cinéaste danois Nicolas Winding Refn (trilogie Pusher, Valhalla Rising). Fameux combo en perspective !
Dans un style narratif casse-gueule, le réalisateur transcende une histoire qui eût pu être un énième biopic de bad boy héroïsé, sans grand intérêt. Au contraire, la photo, sans complaisance tout en esthétisant la violence et la nudité, permet d’éviter tout pathos, dans un sens ou dans l’autre, et nous prive presque de toute faculté de jugement pour jouir d’un spectacle brut, sublimé par le talent de l’acteur.
C’est drôle, percutant, poignant, provocateur, comme put l’être en son temps Orange Mécanique.