5631 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
748 critiques spectateurs
5
134 critiques
4
228 critiques
3
124 critiques
2
115 critiques
1
78 critiques
0
69 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
twingolot
25 abonnés
188 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 4 février 2015
« Bronson » est bien ce qu’il prétend être : le biopic du plus dangereux prisonnier d’Angleterre. Ah ! Si tous les biopics avaient pu être réalisés par NWR ! « Bronson » en effet en évite tous les pièges : à la poubelle tout arrière-plan intimiste/familial/sociétal qui viendrait excuser les méfaits du « héros », Bronson est un méchant tout bonnement, qui n’a sa place qu’en prison. Ayant saisi le sens absolument absurde et forcément comique du personnage, NWR en fait un éloge frappadingue, en faisant son alter-ego en le présentant au final comme un artiste toujours en recherche de son chef-d’œuvre. L’art de Bronson n’est autre que lui-même, il se sert de son corps comme d’une statue, figure des combats grecs contre les gardiens... et le cabotinage XXL de Tom Hardy apporte beaucoup. Tout son art réside dans sa dangerosité, dans sa violence. C’est un molosse toujours sur le point de frapper. Et ce n’est qu’en prison, dans cet univers suffisamment hostile, qu’il parvient à exprimer son art (son passage hors de prison est d’un ennui profond pour lui). Dans un atelier de réinsertion, il est encouragé par un animateur pour laisser échapper sa création. Chose qu’il fera au moment du final en le séquestrant, le maquillant et se maquillant lui-même d’une façon toute grossière. L’arrivée des gardiens dans la salle est pour lui l’entrée des Dieux dans le Walhalla qu’il a construit, les notes les plus triomphantes de Wagner accompagnant finalement le passage à tabac du corps. Et NWR de finir sur un sourire satisfait de Bronson, devant son œuvre, et celle de NWR probablement. Il y a sans doute quelque chose à redire sur le montage du film, les séquences de Bronson sur la scène n’étant pas forcément à la hauteur des attentes. Mais dans l’ensemble voilà un film à déguster frappé bien fort. Comme dirait l’autre, « shaken, not stirred ».
En apprenant que Tom Hardy a fait 2500 pompes par jour pendant plusieurs semaines, j'étais impressionné. Sa prestation est bonne mais le personnage en question ne présente, pour moi, aucun intérêt. On le voit se battre pendant une bonne partie du film avec les gardiens et il n'a jamais le dessus. Il change de cellule souvent et est même un jour relâché. Mais si l'histoire dure 34 ans... 1h30 semble un très long résumé ! J'aurai cependant aimé le voir s'entraîner en espace confiné. Surtout que son livre "Solitary Fitness" a un titre accrocheur. Bonne prestation de Tom Hardy mais que je ne retiendrai pas longtemps.
Tiré d'une histoire vraie. Acteur principal parfait. Malheureusement il y a très peu à raconter, et les effets de style (facon one man show...) sont plus déconcertant qu'autre chose. Rien de mémorable.
Jusqu'où peut-on aller pour devenir célèbre? C'est la question à laquelle tente de répondre ce singulier biopic consacré au détenu le plus connu du Royaume-Unis. Sur la forme Bronson est une réussite totale: la mise en scène coup de poing, la bande son jouissive et le montage oscillant sans cesse entre l'hystérie et le calme plat rendent l'expérience tout à fait unique. De plus, la performance de Tom Hardy est au delà de toute éloge tant il donne vie à son personnage sous nos yeux. Sur le fond en revanche, tout ce déploiement de talent semble bien vain. Le film se met très vite à tourner en rond, comme Charles Bronson dans sa cellule. Bref, pas le chef-d'œuvre annoncé mais un long métrage atypique et bourré de scènes marquantes (la fête à l'asile sur fond de Pet Shop Boy par exemple).
Film qui mérite d'être vu et qui ne laissera pas indifférent. On ne s'ennui pas mais je suis assez gêné par le jeu de Tom Hardy que je trouve exceptionnel dans d'autres films. Pour un film se basant sur des faits réels je trouve le sur-jeu (volontaire) non approprié.
Image léchée, Tom Hardy excellent, intrigue et mise en scène originale mais, mais, mais... Je ne sais pas comment l'expliquer, mais il manque un élément vraiment percutant pour faire de ce film une pièce esthétique ou subversive à part entière.
"Bronson" se partage entre une réflexion sur la stylisation de la violence, avec des scènes diversement chorégraphiées qui tendent vers l'expérimental et des références multiples à Kubrick (musique et décors font d'ailleurs penser à "Orange Mécanique"). Cette configuration est quelque peu perturbante puisqu'elle finit par brouiller la cohérence stylistique du film. Même si certaines séquences sont formellement stupéfiantes, on ne sait finalement pas vraiment ce que souhaite véritablement montrer Refn. Avec son talent indéniable, le cinéaste danois réussit à maintenir un certain mystère sur son film, mais les nombreuses hésitations formelles font aussi de "Bronson" un objet mineur. Un bon film, mais un petit Refn.
Je hais les biopics. C'est quelque chose qui m’insupporte au plus au point, on nous en pond un tous les 2 mois, et les personnalités de ce monde commençant à faire une liste plus si non-exhaustive que cela, on fait désormais des biopics sur une partie réduite de la vie d'un personnage (Yves Saint-Laurent), où on fait même plusieurs (Mandela pour l'instant de tête j'en suis à 3). Alors "Bronson", Qu'en est-il ? Et bien ça passe. Ca passe même plutôt bien. C'est même du bon tout court, voire de l'excellent. Pourquoi ? Tout simplement grâce à la réalisation impeccable du réalisateur qui, grâce à une mise en scène mi-théâtrale mi-dramatique nous renseigne parfaitement sur les intentions de Michael Peterson aka Charlie Bronson, sur sa psychologie, sur les côtés de sa folie bagarreuse, sur sa philosophie de vie complète. La performance de Tom Hardy en chauve moustachu n'est également pas en reste, il crève tout simplement l'écran de part son réalisme et son jeu de comédien, au point de parfaitement comprendre sa notoriété d'aujourd'hui, et de se sortir d'une image de gros bras (ce qui est totalement paradoxal dans ce film, mais bon, tout ne peut pas être logique). Si l'histoire racontée ne s'avère au final pas des plus passionnantes, il s’avérera qu'il est possible d'esthétiser le genre de manière habile, de le problématiser de façon convaincante et d'en faire une oeuvre personnelle à part entière, ne se contentant pas simplement de raconter la vie d'une personne figée dans le temps et dans les mémoires mais aussi de la faire vivre à part entière, auprès de nous, dans un simple support numérique. Tape-moi en une.
"Bronson" aurait pu être l"'Orange Mécanique" du XXIe siècle ; hélas, Refn nous afflige d'un film prétentieux (et vas-y que je te filme des tas de scènes au ralenti avec un fond de musique classique), qui tourne très vite en rond et finit par ennuyer. A aucun moment l'empathie pour le protagoniste n'est suscitée et sa psychologie aurait mérité d'être creusée (bien que l'on comprenne que sa volonté de toute-puissance puérile est due à une maternisation intense et à une quête constante d'autorité) . Point fort du film (quand même) : la performance de Tom Hardy, complètement survolté. Au final, un film décevant car prometteur mais raté.
Nicolas Winding Refn est un visionnaire qui transcende un acteur hors du commun dans un rôle hors du commun avec ses plans angoissants et son esthétique glauque qui contribuent tous ici à une ambiance à la fois cocasse et pénétrante. Les comparaisons avec Kubrick ne sont pas volées à l'image de la musique envoûtante omniprésente et des séquences à rallonge et lancinantes qu'on retrouve en nombre et qu'on savoure avec un plaisir non démenti, mais un coup d'oeil avisé y verra sans doute des inspirations issues d'un certain chef d'oeuvre de Scorsese, biopic aussi d'un personnage lunatique et showman à ses heures perdues, je parle bien sûr de Raging Bull.
1- On s'en fout si le film retrace fidèlement la vie de Charly Bronson ou pas (ce n'est pas une fierté nationale outre manche). 2- Vouloir comparé le film à Orange Mécanique n'est pas forcement essentielle. Avec c'est 2 principes en tête, j'ai trouvé que Bronson est un très bon film. Pas un bon documentaire et pas du tout un remake mais juste un film qui, en lui même, se suffit pour être bon. Rien que pour la prestation de l'acteur principale (et la tête qu’il a), je conseil vivement de le voir !
Un biopic déroutant et expérimental de Nicolas Winding Refn qui relate la vie de Charlie Bronson, détenu considéré comme le plus agressif d'Angleterre. Une réalisation violente, kitsch et décalée, à la mise en scène esthétique et travaillée, et à l'atmosphère malsaine, qui n'est pas sans rappeler "Orange Mécanique" de Stanley Kubrick. Poésie, art, humour noir et musique classique bien présents dans le film du réalisateur danois sont également des éléments que l'on peut rapprocher du chef d'oeuvre britannique. Tom Hardy, quant à lui, livre une performance d'acteur époustouflante. Une oeuvre intelligente, troublante et stylisée !