Bronson
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Buddy_Noone
Buddy_Noone

2 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2020
Bronson, c'est l'histoire du plus célèbre bagnard britannique, au départ un dénommé Michael Peterson, convaincu dès son plus jeune âge qu'il était promis à devenir célèbre. Et paradoxalement, c'est en voulant se faire un nom qu'il va oublier le sien pour se faire connaitre sous son nom de scène Charles Bronson, baptisé ainsi par son promoteur de lutte en référence à la star d'Un justicier dans la ville et De la part des copains.
Pour ce Bronson-là, se pose tout d'abord la question primordiale, comment se faire connaître quand on n'a aucun talent particulier. C'est simple, en cognant le plus de flics possibles, de matons et tout homme en uniforme passant à sa portée.

Bronson étant un cas à part, il nous est présenté tout d'abord à l'écran comme un véritable artiste, seul sur scène façon stand-up, face à une salle spacieuse aux gradins emplis d'une foule de spectateurs plongée dans l'ombre. Grimé comme un mélange de clown blanc et de monsieur Loyal, il nous narre sa vie et sa quête particulière de reconnaissance qui se fera essentiellement en milieu carcéral et psychiatrique. Le spectateur assiste donc à une succession de séquences en flash-backs, sans véritable fil conducteur, mais relatant avec maestria les heures de gloire de ce bagnard hors du commun.

Car Bronson c'est avant tout l'histoire d'un mec qui décide de se mettre en scène. Ainsi la place de l'art est prépondérante dans le film. Le protagoniste se raconte de manière surréaliste et sur fond de musique électro-pop. Il refuse les conventions sociales, se rebelle contre l'ordre établi pour sortir de la vie banale qu'il était appelé à mener. Ce n'est pas pour rien qu'il enduit dès qu'il le peut son corps de peinture avant chaque pugilat de masse.

En regardant Bronson, on pense inévitablement à Orange mécanique. De par son anti-héros, rebelle à toute forme d'autorité, comme à son usage de musique classique pour illustrer des scènes aux antipodes de ce que la morale approuve. Refn s'émancipe pourtant du style Kubrickien, en continuant l'exploration de ses thématiques propres : la solitude, la marginalité et la violence comme exutoire. Sa signature : la prédominance de la couleur rouge, un anti-héros craint de tous, une mise en scène contemplative empruntant autant au style scandinave qu'au cinéma asiatique.
On pourra reprocher le côté auteurisant et démonstratif du réalisateur, sa volonté affichée d'aller à contre-courant des canons imposés et de chercher systématiquement à surprendre le spectateur, de s'essayer à un exercice de style qui tourne parfois à vide. Mais serait-ce vraiment un reproche ?
Le seul défaut que l'on puisse trouver à Bronson, c'est son absence de catalyseur et de structure narrative dite classique. Aucun élément ne vient expliquer les raisons premières du protagoniste et de son déchaînement de violence. Sa quête de célébrité ne suffisant pas à expliquer à elle-seule cette rage perpétuelle et toute une vie sacrifiée derrière les barreaux. Ayant eu une enfance dite normale, loin de tout événement traumatique, la psychologie du personnage reste une énigme que le réalisateur n'essaie jamais de résoudre, laissant volontairement aux spectateurs le soin de spéculer sur les véritables raisons du personnage-titre et sur sa seule motivation de la notoriété à tout prix. Ceci ne peut décemment pas expliquer une telle existence. Bronson aurait grandi à notre époque qu'il se serait peut-être lancé à corps perdu dans la course à la célébrité bon-marché véhiculé par la télé-réalité. Bien qu'il n'aurait pas été bon d'entrer en compétition avec lui.
Mais c'est bien dans l'Angleterre des années 70 qu'il aura essayé de s'émanciper de sa condition. Il est à noter que le prisonnier le plus dangereux d'Angleterre est curieusement vierge de tout homicide. Quand il tente de tuer un de ses co-détenus et qu'il échoue faute d'avoir eu le temps de l'étrangler tout à fait, il désespère et se blâme de ne pas avoir été capable de tuer une seule personne dans sa vie. Comme si le meurtre d'un homme aurait pu ajouter un peu plus à la crainte qu'il inspirait.
A travers son personnage, c'est donc cette obsession immodérée, cette quête inlassable de reconnaissance que Refn dénonce. Il s'appuie en outre sur un jeune acteur transformiste, Tom Hardy, qui en dehors des vingt kilos qu'il aura pris pour le rôle, livre une interprétation habitée et fascinante du fameux bagnard, tout en démesure et en contradictions. Il est ainsi très amusant de voir son personnage alterner les pugilats les plus brutaux et les politesses serviles lorsqu'il vient à proposer une tasse de thé à un maton ou à s'essuyer longuement les pieds avant de rentrer dans sa nouvelle demeure. Toute la dichotomie de son personnage est là. D'un côté il évolue comme un roi et un guerrier belliqueux dans ce qu'il considère comme son véritable foyer, la prison, de l'autre il se montre tout à fait maladroit et inadapté au monde libre. Il suffit de le voir déambuler dans un paysage urbain en costard cravate une taille trop basse et la démarche chaplinesque pour se rendre compte qu'il jure avec le monde extérieur. Lui-même semblera céder un temps à la promesse illusoire d'une vie normale quand il se croira amoureux d'une femme qui ne l'aime pas. C'est en braquant sur un coup de tête et sans armes une bijouterie pour elle, qu'il finira par reprendre le chemin de son incarcération et se tournera à nouveau tout entier vers son vieux rêve de gloire.
Et c'est en devenant enfin célèbre hors des murs de sa prison, qu'il s'y retrouve paradoxalement confiné dans un cercueil de métal, des ecchymoses plein la gueule et le corps. A cette notoriété toute relative, à cette réputation d'homme le plus dangereux d'Angleterre, Bronson, en plus d'y avoir sacrifié sa vie passée derrière les barreaux, y aura perdu le peu de liberté qu'il lui restait encore. Du coup, on comprend d'autant mieux que le Bronson qui s'agite sur scène à certains moments du film, n'est rien d'autre qu'une projection mentale du Bronson final se remémorant en flash-back toute une existence passée dont le traitement surréaliste de Refn met en cause la véracité.
Mais comme le disait John Ford au travers de L'homme qui tua Liberty Valence : "Si la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende".
Ykarpathakis157

6 233 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 décembre 2020
Je ne sais pas exactement ce que ce film veut nous apprendre sur Charles Bronson. Tout ce que j'ai appris sur lui c'est qu'il est un sociopathe extrêmement violent et égocentrique qui vit dans un monde tragique et fantasque. Rien d'autre n'a été proposé aucune profondeur cachée n'a été révélée. En fin de compte il n'était qu'un idiot sadique et violent. La quantité de scènes extrêmement violentes devient douloureusement fastidieuse. Bronson a été montré comme un idiot maladroit qui méritait tout ce qu'il a reçu. Je n'adhère pas à la propagande des partisans de Bronson. Bronson est un artiste nous disent-ils. En fait j'ai regardé son soi-disant art en ligne et c'est de la foutaise enfantine sans talent. Même si ce n'était pas le cas je ne vois pas pourquoi cela signifie qu'il devrait être libéré. Peut-être que ses partisans devraient essayer d'être pris en otage par lui pendant 40 heures. Bronson est chaleureux et drôle nous disent-ils. Bronson et comme les autres psychopathes chaleureux jusqu'à ce qu'ils vous détestent et utilisent cela comme justification pour vous taper sur la tête. Je ne vois pas pourquoi Nicolas Winding Refn aurait dû faire faire un film sur lui surtout un film qui n'a pas de sens. Après avoir vu le film j'espère qu'il restera là où il est enfermé sain et sauf...
AdriBrody
AdriBrody

19 abonnés 798 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juillet 2020
Je suis particulièrement déçu... Car Nicolas Refn et Tom Hardy, ça annonçait du lourd. Mais le jeu de Tom Hardy est très limite, la réalisation est très simple, le rythme est lent...
Je trouve dommage d'avoir centré le film sur la prison. Sa "transformation" est bien trop rapide, et il aurait cool d'avoir une allusion à sa secte, même si cela arrive plus tard.
Je cherchais à en savoir plus sur le personnage, mais je n'ai rien appris. J'ai juste l'impression d'avoir une fiction inspirée d'Orange Mécanique, comme si Bronson n'était qu'un prétexte... Limite si "Once Upon a Time in Hollywood" de Tarantino en apprenait plus sur Bronson que le biopic lui-même.
Shelby77
Shelby77

197 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2020
Je ne m'attendais pas à une œuvre aussi satirique. Sous forme de one man show on assiste à l'histoire du célèbre prisonnier britannique. Je n'ai pas du tout accroché à cette histoire racontée avec humour noir. La performance de Tom Hardy ne sauve pas le film.
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 février 2020
''L'art doit être un acte de violence'' : Comment ne pourrais t'on pas mieux résumer le cinéma si particulier et fascinant de Nicolas Winding Refn. Ces moments contemplatifs d'une violence esthétisée des derniers travaux du Danois, m'ont emmené inévitablement à découvrir les débuts du mythe.

*Bronson* sorti en 2009 marque les premières pierres d'une véritable couleur qui marquera les *Valhalla Rising*, *Drive* ou *Only God Forgives* qui sortiront par la suite. Ici, Winding Refn raconte l'histoire du prisonnier le plus violent de Grande-Bretagne : le redoutée et mystérieux Charles Bronson, interprété par un Tom Hardy habité. Un biopic excentrique, violent, stylisé et qui pose une certaines vision de la société et de l'art.

Nicolas Winding Refn touche à l'univers carcérale sombre et violent, en revisitant à sa sauce la folie profonde d'un *Orange mécanique*. Une carrure imposante, une boule à zéro et une moustache parfaitement taillé pour un homme assoiffé de violence. Celle-ci est la seule source de reconnaissance pour un homme sans projets et sans désirs, si ce n'est celui de choquer et de dominer. Peut-on voir une véritable passion au cœur de ces affrontements derrière les barreaux ? Oui, mais une passion qui ne s'exerce uniquement si une forme d'autorité est ambiante : la prison est le monde parfait pour Bronson.
La société extérieur dans sa liberté et son laxisme pur ne peut convenir au colosse. Le véritable intérêt de se battre est celui d'être dominé et attaqué en retour : agresser les gardes pour être ensuite envoyer en cellule d'isolement. Une routine et un exercice quotidien satisfaisant pour un homme traiter tel une bête sauvage.

L'asile psychiatrique et bien trop planant et inintéressant pour Bronson. Derrière ses lunettes noirs, le colosse ne pense qu'à une seule chose : attaquer l'autorité pour être ensuite calmé par celle-ci. Une vision quelques-peu interrogative quant à son réel intérêt certes, mais qui montre ici le vrai pouvoir de mise en scène de Nicolas Winding Refn. La contemplation et l'addiction procurée des scènes violentes est toute autant passionnante que lorsque Bronson raconte son histoire dans un one-man show mystérieux et poétique.

Les figures autoritaires armés de leurs matraques étudie un Chales Bronson s'exprimant par la violence et se calmant par l'art. N'est t-il pas ici question d'une vision personnelel de notre société par le réalisateur Danois ? Déguisant un otage en Salvador Dali le tout sur de la musique classique, Charles Bronson trouve sa paix intérieure en l'identité de la créativité. Un moyen de quitter sa petite case pour s'émanciper et voyager à travers d'autres cases. C'est simplement ici la vision normale que l'art amène aux humains. La violence ambiante de Bronson n'est que sa façon simpliste de vivre, sa passion quotidienne qui le maintient en vie.

Mais *Bronson* fait quand même rapidement le tour de sa grande case artistique. Le dangereux prisonnier provoquant et attaquant en retour les indénombrables gardes est la scène récurrente et qui s’avère poser les certaines limites du long-métrage. Mais le visage ensanglanté et possédé de Tom Hardy sublimé par la réalisation colorée et violente de Nicolas Winding Refn arrivent à nous marquer par ce biopic quelques-peu fantaisiste et imaginaire d'un réalisateur passionné par la violence saisissante des humains. Le tout admiré par une figure autoritaire passive et désabusée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2020
Un biopic sur un boxeur quelconque rencontré dans la rue, en plein banlieue peripherique, par l’équipe du film, à découvrir et en faire toute une vie ? Non, c’est sur le détenu qui a purgé sa peine aussi longtemps dans l’histoire anglaise.
L’enfermer afin de le corriger et contraindre de toutes ses restrictions aux yeux de la loi possible si nécessaire, c’est un vol au dessus d’un nid de coucou dans la cours des grands chef-d’œuvre, le fou du roi, de la Reine d'Angleterre, majesté.....

Attire votre attention, je vous en pris de vouloir prendre en compte les conspirateurs comploteurs, déjouant-les, leurs plans machiavéliques pour la sécurité de l’état, en sûreté autoritaire policier représentant force de l’ordre, sauvez-vous...... préservée votre intégrité......!
Et bien sûr l’homme qui rit à la folie, rend son spectacle sur scène encore meilleur à destination d’un public hypnotisé, charmé, électrisé, immobilisé, fixant la date de ce regard maquillé en clown pour le prisonnier numéro matricule au marge de la société.

Enfance heureuse, élève modèle, modeste, reservé, taciturne, gavé par parents effacés absents, aux réunions de professeurs pour rectifier la règle formatée de ce gosse mal aimé de toute la classe, pauvre gamin bizuté boxé.
Une cocotte minute bouillante joué par le balèze Tom Hardy, magistral Joker rôle parallèle univers, l’impression fascinante de quelque chose en lui soit génial, la machine à voyager dans le temps s’arrête un instant en 2009, chez Nicolas le danois metteur en scène.

Une vision claire s’affirme illuminée !.... Il se prend pour une star du cinéma américain, le bad boy hot show Englishman, cet homme statue dieu du stade calendrier pompier éteint incendie, est une œuvre d’art de ouf, un style studio d’enregistrement Manchester Liverpool zik au passage piéton.
Hey dude darling don’t worry about that all money....... what’s in real life ? Le film énoncé social pas l’homme en question, les règles réglementaires règlements réglementées règlent tout, une victime du système arbitrage match sportif douteux.

Payer sera pour les oiseaux-mouches pigeonniers dans la boutique bling-bling, les anti-systèmes marginaux insoumis concitoyens à l’écart du reste commun mortel, immenses sourires super-vilaines comiques absurdes.
bobbyfun
bobbyfun

56 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2020
NWR a au moins le mérite de rendre sa réalisation aussi torturée que l'esprit de son personnage. Reste l'incroyable prestation de Tom Hardy.
Arthur c
Arthur c

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 janvier 2020
Très surfait, bourré de "voice over", aucun caractères reconnaissables chez les matons et autres, je n'ai pas tenu très longtemps...
Leosieg
Leosieg

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2019
Sauvage et déroutant, "Bronson" est une claque cinématographique inattendue. L'incroyable performance de Tom Hardy dessert une excellente mise en scène et une démarche esthétique remarquable, malgré le fait que cette dernière nuise parfois à la fluidité de la narration.
Bronson est un film "cru" à prendre sans pincettes.
The Claw
The Claw

76 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2019
Un film vraiment très spécial. Tom Hardy est vraiment excellent, et porte le film à lui tout seul. Concernant l'histoire, il s'agit donc d'un film inspiré de faits réels, sur le prisonnier le plus dangereux et le plus célèbre du Royaume Uni. Donc du coup, pas mal de scènes de prison : moi qui n'aime pas trop ça, j'étais servi. Ce qu'il y a de bien aussi, c'est la bande son, comme souvent avec Nicolas Winding Refn qui est vraiment fort pour souligner l'action de ses films.
En fait, ce mec, il a quand même des drôles de motivation dans la vie. Lui, ce qu'il voulait, c'est être célèbre, mais comme il savait pas chanter ni jouer la comédie, ça lui fermait pas mal de portes. Du coup il s'est réfugié dans la violence, mais en regardant le film, on a vraiment l'impression qu'il se rate à chaque fois, un peu comme du comique de répétition.
Ce film m'a fait penser à Homer Simpson qui disait à son fils : "tu vois Bart, tu as fait de ton mieux, t'as essayé et tu t'es planté, et tout le monde s'est moqué de toi. Moralité : dans la vie, il ne faut jamais rien tenter!"
RamiValak
RamiValak

8 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2019
Symbol of Violence

C'est ce que j'ai remarqué en me renseignant sur la vie de cet homme, Charles Bronson de son surnom, que je me suis rendu compte que l'homme est encore plus incroyable que le film. Le film est très bon et prends un réel parti en attaquant Bronson sous une certaine facette. Refn décide de ne pas faire de Bronson un simple fou dangereux (ce qu'il avait tout de même l'air d'être), il en fait un artiste, qui voit une forme de beauté dans la violence. Comprendre la psychologie de quelqu'un qui veut être connu par tous les moyens n'est pas chose aisée, et surtout par la façon dont Bronson essaie d'être connu.
Bronson est un artiste, du moins c'est ce que veut nous dire Refn, en le mettant même littéralement en scène, dans sa tête, Bronson est sur scène et les gens l'acclament, il veut être un spectacle. Dans la dernière prise d'otage qui le fait, il fait de son otage une "oeuvre d'art", ce qui rend cette scène assez onirique, preuve que Bronson décèle une certaine beauté dans la violence.
Tom Hardy incarne parfaitement Bronson, dans toute sa folie et sa violence animale, dont il faut constamment se méfier car il pourrait vous étrangler sans aucune raison. Il est aussi très bon quand Bronson est sur "scène", notamment une où il se retourne pour créer un personnage avec chaque coté de son visage. Le film sublime ce personnage, en le montrant toujours se battre héroïquement contre les gardes de la prison, sur fond de musique classique et orchestrale. Cependant le film fait un retour brutale à la réalité dans son dernier plan, en montrant que, au fond, c'est Bronson qui a perdu. Sauf qu'on ne sait pas si lui pense avoir perdu, il ne semble jamais avoir de regrets, il n'est un héros que pour lui malheureusement, voulait-t-il être aimé ou connu, je ne sais pas vraiment. Un autre élément démystifie un peu cet anti-héros, le fait qu'il ai tout de même passé plus de trente ans en isolement, trente ans où il n'a même pas peu se faire connaître en tabassant des détenus ou des gardes, il a littéralement gâché trente ans de sa vie, et ça même lui le sait.
La réalisation est assez belle et sobre par instant, quand elle mystifie son héros, mais aussi réaliste et crade, quand elle le montre perdant ou quand il fait preuve de violence brute. La caméra est aérienne, sur fond de musique classique, quand il affronte des gardes, mais reste froide et distante quand il est en isolement, en hôpital psychiatrique, ou quand il se bat pour gagner de l'argent durant ces soixante-neuf jours de liberté, car là il ne se bat pas pour être connu. On retrouve aussi un travail de la lumière, habituel chez Nicolas Winding Refn, principalement du rouge dans la prison, car le rouge symbolise la violence.
Bref, Bronson est un bon film, que je rapprocherais de part son approche de la violence et de l'art, de The House That Jack Built, même si ce dernier va bien plus loin dans sa démonstration de l'art.
Dora M.
Dora M.

79 abonnés 548 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2019
Grosse performance de Tom Hardy qui rend son personnage assez fascinant. La musique aide aussi à rendre ce prisonnier à la fois dérangeant, intriguant et captivant. J’aurais aimé comprendre un peu plus les origines de cette violence mais on reste quand même scotché pendant tout le film.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 décembre 2018
une mise en scène "atypique" et une narration un peu trop décousue pour moi. Tom Hardi toujours excellent dans ses rôles représente le seul réel intérêt du film. on devine l'intention derrière la réalisation mais de mon point de vu cette intention est loin d'être concrétisée.
pleasant
pleasant

9 abonnés 51 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 septembre 2018
La volonté d'imposer une esthétique originale, la recherche d'un style peut-être, ne parviennent pas à masquer la vacuité de l'exercice. Il y a des séquences à l'atmosphère assez envoutante, telles celles tournée à l'asile. Mais c'est bien tout. Les acteurs sont irréprochables, voir même impressionnants; néanmoins le film ne dit rien, et se montre à la limite de la complaisance dans les scènes violentes. Bref, après avoir vu le médiocre Drive et l'insupportablement prétentieux "Only God forgives", je me rends à l'évidence: le cinéma de Winding Refn n'est décidément pas pour moi.
fooker95
fooker95

11 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 août 2018
1h30 de visionnage pour un film à peu près sans sujet, qui repose entièrement sur la fantaisie brutale d’un personnage qui cogne pour cogner. Les mimiques de Tom Hardy sont excellentes au début mais à force de répétition, elles lassent et finissent par agacer. Le passage dans l’asile de fous symbolise bien ce film : prétentieux, brouillon, inutile. Refn essaie de passer pour le grand réalisateur qu’il est très loin d’être.
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