Véritable film coup de poing, "Bronson" nous rappelle à quel point le cinéaste danois Nicolas Winding Refn possède ce talent inouïe qui n'est pas sans rappeler celui de l'illustre Stanley Kubrick. Sa manière d'aborder le cinéma comme une expérience dans laquelle la force des images et son association à la plastique et à la musique impacte plus que celle des mots le place en (digne) héritier du maître. Son film possède d'ailleurs une atmosphère et traite d'un sujet qui nous font irrémédiablement penser à "Orange mécanique". Winding Refn est fasciné par la violence et le rapport que l'homme entretient avec elle et quel terreau formidable que l'histoire du détenu le plus violent d'Angleterre pour laisser libre-court à son délire artistique. "Bronson" sonde les tréfonds de l'âme, cette violence pure et bestiale que chacun possède en nous, il s'intéresse à la quête de la liberté sans borne, au mythe de la rébellion sans cause mais ne juge pas. L'autre point majeur lorsque l'on parle de cette oeuvre n'est rien d'autre que l'interprétation hallucinante de Tom Hardy, qui, transfiguré, crève l'écran et nous éclabousse de tout son talent. Transformé physiquement, sa musculature impressionnante n'a d'égal que sa capacité à rentrer dans son personnage d'une manière qui n'est que trop rare au cinéma. Les seuls points faibles résideraient dans la trop grande théâtralisation de l'ensemble et un léger manque de liant narratif par moment. En résumé, un grand film, réalisé de main de maître et servi par l'interprétation fantastique d'un Tom Hardy déchaîné comme jamais.
Un futur film culte ! Une exprience assez etrange tel un film de Stanley Kubrick ! Que c'est bon ! Tom Hardy dans le meilleur role de sa carriere ( jusqu'ici et surement jusqu'a la fin ) ! Une B.O tres ressemblante aux films de Kubrick ! ( classique et un peu d'electro ) Une photographie superbe ! Une exellente realisation malgre le fait que le film se repete un peu ( seul defaut mais on s'enfout ! ) Bref , un film digne d'un film de Kubrick ! Dommage que l'on est si peu parler de ce film... Ps : Mais a ne pas regarder si l'on n'aime pas la violence ni le style de Kubrick !
Film très envoutant par son esthétique, il n'est néanmoins pas un film historique. Refn ne s'interesse que peu à la prison et à Bronson, de film est en réalité une dénonciation d’un monde de plus en plus obsédé par la célébrité à travers le personnage de Bronson qui est près à passer sa vie en prison pour être célèbre ; critique d’une société obsédé par la perfection alors que celle-ci n’est pas humaine, donc impossible.
Je n'aime pas la violence mais quand même j'ai trouvé qu'il y avait un aspect artistique dans ce film qui est combiné a la violence. En plus, la preformance de tom hardy est exceptionnel. A voir.
Avec son "Bronson", Nicolas Winding Refn voudrait-il faire un clin d'oeil à "Orange Mécanique" de Stanley Kubrick ??? On y retrouve quelques points communs: le traitement de l'image et la mise en scène, certains décors (les intérieurs de maisons typiquement années 1970 en Grande-Bretagne), certains ralentis accompagnés de musique... Mais la comparaison peut s'arrêter là car "Bronson" se penche sur le cas d'un prisonnier devenu célèbre partout en G-B. Tom Hardy, méconnaissable dans le rôle de "Charly" Bronson, joue ici l'un de ses rôles les plus marquants. Sa performance d'acteur et sa transformation physique sont à saluer, l'essentiel du film reposant entièrement sur ses épaules à travers sa prestation. Néanmoins, quelques longueurs (oui, alors que le film ne fait qu'une 1h30 générique de fin compris) sont à déplorer et certaines scènes se répètent, nous faisant penser qu'on avance guère et qu'on ne sait pas trop où le réalisateur danois veut nous emmener. À voir tout de même car ce long métrage vaut le détour pour sa singularité et la prestation de Tom Hardy.
Après s’être fait un nom avec sa trilogie "Pusher", le réalisateur danois Nicolas Winding Refn s’aventure hors de son pays d’origine et nous livre un véritable OVNI avec ce "Bronson" qui retrace le parcours du prisonnier le plus dangereux d’Angleterre. OVNI car le traitement qu’a réservé le réalisateur à son sujet est pour le moins atypique… et n’est pas sans rappeler le style de feu Stanley Kubrick. Un style qui sera sa marque de fabrique mais qui cristallise, pour moi, les limites de la réalisation de Winding Refn qui s’approprie bon nombre des tics de mise en scène du maître sans pour autant y apporter une véritable plus-value. On retrouve donc de multiples plans séquences (que ce soient par le biais de travellings interminables ou de plans fixes qui n’en finissent jamais), ces numéros d’acteurs décalés armés de dialogues improbables, ce souci apporté à la photographie (stylisant le film à l’extrême) sans pour autant apporter le même soin au fond ou encore cette narration déstructurée qui aime prendre le spectateur à revers sans véritable justification (le stand-up de Bronson !). On pourra toujours louer les efforts du réalisateur de sortir des sentiers battus pour proposer un autre cinéma… à condition que cet effort ne s’accompagne pas d’un pillage en règle du travail d’un autre. Et j’avoue que je n’ai jamais réussi à oublier la filmographie de l’illustre Kubrick tout au long du film qui, comme par hasard, se veut le "Orange Mécanique" du 21e siècle ! Ce pillage m’a d’autant plus gêné que le style semble avoir pour unique but de combler les carences d’un scénario qui s’avère particulièrement minimaliste… ce qu’il ne parvient d’ailleurs pas à faire ! Car l’intrigue tient sur un timbre poste et la personnalité de l’anti-héros n’est pas des plus complexe. Cependant, tout n’est pas à jeter dans "Bronson". Car le film restera, malgré tout, dans les mémoires pour avoir révélé un immense acteur. Il faut voir la transformation sidérante (et crédible) du propret Tom Hardy (vu en voyou gay dans "Rock’n’rolla") en véritable machine à tuer. L’acteur est quasiment de tous les plans et tient entièrement le film sur ses épaules. Il étouffe d’ailleurs un peu ses partenaires puisqu’on retiendra, tout au plus, la prestation de Matt King en mentor efféminé. On pourra également se laisser surprendre par les choix plutôt audacieux du réalisateur concernant la BO, très orientée 80’s. C’est bien peu pour sauver "Bronson" qui restera pour moi un film beaucoup trop prétentieux et contemplatif.
Biopic sur le prisonnier le plus violent d'Angleterre, le film nous entraîne en prison avec Tom Hardy dans l'un de ses meilleurs rôles. En effet, il déchaîne ici tout son talent, rappelant parfois DeNiro dans ses attitudes, et nous impressionne à chaque scène, rendant la folie du personnage de plus en plus palpable. La réalisation est soignée mais quel dommage que l'image soit pleine de grain ! Au final, malgré une faiblesse visuelle, le film nous marque et prouve que aussi bien Tom Hardy que Nicolas Winding Refn sont bourrés de talent.
Si la prestation de tom hardy est remarquable (tout l'intéret du film reside dans cette derniere), ce n'est vraiment pas le cas du film qui tourne en rond, ne mène nul part... On apprend finalement rien du prisonnier le plus célèbre d'Angleterre et c'est bizn dommage
Michael pittersone,Bronson de son nom de scène,le prisonnier le plus violent et un des plus fous d Angleterre. Basé sur une histoire vraie le film nous retrace la vie carcérale et decadente de ce personnage insolite. Porté par un Tom Hardy epoustouflant et qui est seulement selon moi trop méconnu, le réalisateur nous montre très bien les facettes de ce personnage complexe,violent,qui respecte des principes et dont l autorite ne fait pas partie. On a parfois du mal à s imaginer l existence réelle de cet individu et pourtant. Le film est beau à voir,un peu dejante sur les bords et la musique est au top,on retrouve quelques similitudes avec celle de Drive,film du meme réalisateur.
Pour justifier leur enthousiasme pour ce film, certains critiques évoquent Kubrick, et les distributeurs sautent sur l'occasion pour auto-proclamer "L'Orange Mécanique du XXI° siècle". Bigre. Certes, les méthodes carcérales ont visiblement peu évolué dans les prisons de sa Grâcieuse Majesté depuis 1971, et le recours aux oeuvres les plus tonitruantes de Verdi, Wagner, Puccini ou Strauss rappelle l'usage que Kubrick fit de la Neuvième de Beethoven dans son adaptation du roman d'Anthony Burgess.
Certaines scènes comme celle de la salle commune de l'unité psychiatrique pénitentiaire peuvent effectivement faire penser à la façon de s'approprier l'espace à grands coups de travelings visible dans "Barry Lyndon" ou "Shining", même si cette scène-là va aussi lorgner du côté de "Vol au dessus d'un nid de coucou". Pourtant, si ressemblance il y a, elle n'est que de forme. En effet, après avoir vu "Orange mécanique", le spectateur comprenait pourquoi Kubrick avait tourné un tel film à une telle époque.
Après 92 minutes de projection de "Bronson", je continue à me poser la question. Comme l'annonce un panneau au début du film, le scénario s'inspire de faits réels, et Michael Peterson existe bien, avec son titre de détenu le plus violent d'Angleterre. A part se donner un prétexte à un exercice stylistique et à une performance effective de Tom Hardy, à quoi sert de raconter cette histoire-là ? Y a-t-il une morale, une dénonciation, bref un propos à ce film ?
S'agit-il de dénoncer l'injustice de la détention depuis 34 ans d'un homme qui n'a jamais tué ? Si telle est l'intention, alors le portrait qui nous est dressé de ce personnage ultraviolent, capable de tenter d'assassiner un homme (tentative excusable parce que le détenu en question est pédophile ?) juste pour se faire transférer, ou de prendre en otage et d'humilier son professeur d'arts plastiques parce qu'il n'a pas suffisamment défendu sa cause auprès du directeur, ne donne pas vraiment envie de voir cet individu se promener en toute liberté, sans pour autant être un adorateur d'Hortefeu.
Est-il question de la zone de non-droit que représente l'univers carcéral ? Alors, mieux vaut voir ou revoir "Hunger", auquel quelques scènes font penser, notamment celles qui insistent sur la plasticité de l'opposition entre le corps (abimé chez Steve McQueen, magnifié chez Winding Refn) et la texture lépreuses des cellules. Dans "Hunger", la présence de ces hommes dans les Q.H.S. de Maze écoule d'un choix, longuement illustré par la conversation avec le père Moran ; dans "Bronson", la détention dans ces conditions extrêmes semble le résultat d'un caprice plus que d'un engagement.
Car Peterson/Bronson n'a pas dépassé le stade de la toute-puissance enfantine, dictée par ses seules émotions et par le refus de toute contrainte. Quand sa voix off annonce "J'ai été bien elevé", c'est déjà au travers des barreaux de son lit-cage qu'il nous est montré. Et ses dessins qui s'inspirent de ceux du véritable Michael Peterson ont la naïveté des oeuvres de l'enfance, tout comme son goût du déguisement et son rejet du textile.
J'avoue qu'après les premières minutes où l'inventivité de la réalisation me séduisait, j'ai senti monter en moi comme un malaise, l'impression d'être moi aussi pris en otage par un propos diffus mais dont la complaisance me gênait. Plus le personnage justifiait son affirmation "Pour me mettre en scène, j'ai mon petit talent" en incarnant le Joker ou un Janus moderne, moins j'avais envie de cautionner ce racolage prétentieux. Quand le fond est absent, ou alors quand pire, il avance masqué, la forme, aussi clinquante soit-elle, ne suffit pas à faire un film.
Même si les deux-trois premières scènes où l'on peut voir le personnage de Bronson devant un public sont assez déroutantes, on s'habitue vite à ce choix de mise en scène. Tom Hardy est un choix excellent pour le rôle titre et, même si c'est le seul personnage important du film, il est tout simplement captivant et génial.