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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 octobre 2011
Un film bizarre, qui m'a totalement retourné et passionné pendant 1h30. Une heure et demie que je n'ai pas vu passer, c'est même de mémoire la première fois que j'étais triste de voir un film se terminer. Le scénario est parfaitement joué par un Tom Hardy éblouissant, à se demander même s'il ne jouait pas son propre rôle, signe d'une performance réussie.
"Bronson" est un exploit. Il réussi l'exploit de nous faire accrocher une heure et demi à un film dont le personnage principal fait des trucs sans savoir pourquoi. En somme c'est un film expérimental, un film d'analyse qui devrait être étudier et décortiquer de toutes les manières, à voir plusieus fois pour en trouver un sens intellctuel. Un film comme "Bronson" est un ovni, une oeuvre ont on parlera encore trente ans après sa sortie il faut l'espérer. A noter la prestation habité de Tom Hardy.
Un OVNI proche du cinéma de Kubrick et très particulier , une relecture biographique qui trouble et déroute souvent par son originalité . Adapté librement de la vie du plus célèbre prisonnier d'Angleterre , le scénario raconte de façon peu routinière et plutôt créative le parcours de ce type particulier et tellement dérangé qu'il en devient passionnant , une histoire intéressante qui est en plus aidé par des choix de narration et de dialogues très drôles et particulièrement surprenant ! Acteur guerrier plutôt bon d'habitude , le colosse Tom Hardy trouve en ce Bronson un rôle d'exception , qui le pousse a améliorer son jeu en l'amenant sur divers terrains , entre l'action pure et la comédie beaucoup plus subtile et l'exercice fonctionne a merveille pour une excellent performance . Espoir du cinéma moderne , Nicolas Winding Refn ne m'avait pas emporté avec son Valhalla Rising mais la , sa mise en scène est tellement implanté dans le caractère du personnage , tellement attentive et en même temps d'une créativité sans limite qu'elle peut aussi bien ennuyer que passionner ! Un très bon biopic , original , troublant et avec un Tom Hardy titanesque .
Bronson est un film WTF, à la fois trash et burlesque qui ne doit autant à la performance de Tom Hardy qu'à une narration et une mise en scène ciselées.
Un gros navet ou seul ceux qui pensent avoir une culture cinématographique supérieure aux autres clameront au digne successeur de A Clockwork orange... Pitoyable
Vous voulez savoir ce qu'est Bronson ? Eh bien je vais vous le dire, Bronson c'est une bonne grosse claque voilà. C'est le premier film de Nicolas Winding Refn que je vois et je dois dire que j'ai été époustouflé par sa mise en scéne et par son utilisation de la musique. De plus, Tom Hardy est juste incroyable en Charles Bronson. Il explose carrément l'écran à chaque apparition. C'est tout simplement son meilleur rôle. Le film est juste passionnant de bout en bout. On est littéralement absorbé par ce récit, cette vie, qui a un coté fascinant il faut bien l'avouer, qu'a connu et que connait encore Charles Bronson. Un chef d'oeuvre totalement culte. Nicolas Winding Refn, un réalisateur définitivement à suivre et un Tom Hardy dont je suis devenu absolument fan.
Tom Hardy est carrément énorme ! Une des plus belle performance d'acteur que j'ai pu voir. Mais voilà, le film est trop "haché" trop codifié : je ne suis pas arrivé à comprendre le monde du personnage principal et ce qui le pousse à être ultraviolent. Je m'attendais donc plutôt à un film sur l'univers carcéral comme peu l'être "Un Prophète" mais c'est plutôt "Orange Mécanique" mais en plus tordu. Trop dingue finalement.
Ne vous fier pas aux commentaires racoleur de son affiche. Bronson est loin d'être un film d'action sur un détenu "dangereux". Il est un biopic PUR et DUR. Pas de bricoles, pas d'histoires racoleurs, ici tout est intense. Nicolas Winding Refn est le réalisateur le plus ambitieux de sa génération, qui s'est traitée violence avec amour et beauté. (Là ou Kim Jee Woon lui est semblable, a sa façon) Sauf que le danois nous prouve TOUT son talent de mise en scène, dans des effets fantasmagoriques! A la manière d'une pièce de théâtre, l'histoire et les images s'enquillent de façon troublantes. La beauté vient évidemment du jeux, époustouflant, d'un Tom Hardy (à l'époque inconnue) usant d'une force de caractère dingue. Folie, charisme, puissance, respect, compassion, intérêt, fascination. Tout cela...en musique, INCROYABLE, d'une rigueur insaisissable. Et un humour irrésistible (...) Difficile donc, de définir BRONSON, véritable œuvre d'art par rapport aux productions calomnieuses...Unique, ce ne serai que s'éparpiller que de continuer a (essayer de) décrire ce long métrage théâtrale. Ce qui est sûr : un rôle dès plus emblématiques de la décennie.
Œuvre brutale d'un être peu ordinaire, le film de Refn déroute mais reste intéressant dans son approche, sa mise en scène théâtrale ainsi que sa musique. Une approche non singulière de la vie d'un homme peu singulier.
Ce film est creux et le scénario sans intérêt. Pour autant, si ma note est aussi sévère c'est également parce que je m'attendais à beaucoup mieux; d'une part, parce que je connaissais la trilogie Pusher et surtout Vahlala rising (pas sûre de l'orthographe) et d'autre part au regard des critiques. Ma note est donc à la hauteur de ma déception. En effet, la réalisation est d'une grande qualité et l'interprétation de Tom hardy est vraiment super. Mais cela ne suffit pas à rendre ce film intéressant. J'ai eu l'impression que le réalisateur cherchait à masquer le vide scénaristique par l'alternance de scènes trés techniques tant du point de vue de la réalisation que de la mise en scène et du jeu d'acteur. Du coup, naît la frustration car ces qualités ne sont pas là pour servir ou transcender un scénario, une histoire, quelque chose. C'est juste gaspiller du talent pour pas un rond. En outre, je n'ai pas du tout accrocher à la bande son. celle-ci m'a agressée tout au long du film. j'ai grandement apprécié les rares scènes où il n'y avait pas de musique (ouf, un peu de répit). De mon point de vue, le sujet du film est mauvais. L'histoire de cet homme est sans intérêt, tout comme lui d'ailleurs. c'est juste un gros débile qui aime les conflits, se battre et se faire défoncer la gueule. Le film ne dure qu'1h28 mais j'ai eu 'impression qu'il en avait duré au moins le double. Pour conclure, je ne suis pas mécontente d'avoir vu ce film pour ses qualités mais j'ai été frustré car ce que j'attendais (c'est-à-dire un peu plus de profondeur) n'est jamais arrivé. A voir par curiosité ....... éventuellement......
Bronson, ou le prisonnier le plus controversé de Grande-Bretagne. Voilà un pari osé pour Nicolas Winding Refn: conter la vie carcérale du détenu tout en captant l'attention du spectateur. Et c'est un pari hautement réussi. D'ailleurs dès les premières secondes du film le ton subversif est donné: l'apparition du titre en énormes capitales couleur sang (à la manière d'un Quentin Tarantino) annonce la couleur. Et dans une formidable perspective de mise en abyme, le protagoniste lui-même se livre à nous, déroulant le fil de son étrange vie, quasiment passée entre les murs, hors du monde. Une vie sereine et violente à la fois, heureuse et frustrante en même temps. Une vie singulière et filmée de manière singulière. Et c'est dans cette alternance récit oral - flashback que l'acteur, qui transcende son personnage plus qu'il l'incarne, nous mène de prison en prison, d'aventure en aventure, illustrant avec brio un personnage heureux, heureux de jouer un autre rôle que celui de père ou de mari, heureux de faire briller l'acteur qui sommeillait en lui, heureux d'être en prison. Et le bagne devient alors curieusement un espace libérateur, créateur, Sa maison, Son monde. Et tout le génie du réalisateur est de filmer cette sérénité tout au long de son oeuvre, une sérénité parsemée de violence, mais révélée par un esthétisme visuel (travellings nombreux et lents, gros plans de longue durée sur les personnages) et sonore (musiques classiques et d'opéra illustrant de très nombreuses scènes violentes) renversants. Et le personnage, rencontre enfin la célébrité qui lui est due (il raconte sa vie dans un one man show, sur un podium), exauce son rêve en obtenant le titre de "prisonnier le plus dangereux de Grande-Bretagne", sans doute le seul dessein de ses considérables exactions. Un hommage brillant au surréalisme et quelquefois polémique sur la dure vie carcérale, dont se jouera pourtant avec délectation notre antihéros. Un chef-d'oeuvre, en somme.
Avec "Bronson", Nicolas Winding Refn transpose la vie du prisonnier le plus dangereux d'Angleterre, Michael Peterson dit Charles Bronson. Et ce qui marque le spectateur dès les premières minutes du film, c'est le visage quasi-stoïque de Tom Hardy qui livre ici la meilleure interprétation de sa carrière (pour le moment...). Ce dernier joue avec maestro le rôle du prisonnier Bronson et captive, notamment par la présentation atypique de son histoire. Sous la forme d'une one-man show, Peterson relate devant une salle de théâtre pleine, sa vie. Rien que ça. Car c'est ce que Refn se contente de filmer, le parcours ultra-violent du prisonnier. Comme toujours chez monsieur Winding, la mise en scène est de qualité de même que la bande-son, mélange de musique classique et d'électro-pop des années 80. On regrettera un petit détail, le fait que la psychologie du personnage principal ne sois pas développé un peu plus. On comprend que Bronson est fou, violent, qu'il aime la prison et que c'est pour devenir célèbre qu'il essaye par tous ses moyens (violences, prises d'otages, etc...) d'y rester mais l'ensemble est relatée de manière très succinct. Mais "que nenni"! Cela n'empêche pas à "Bronson" d'être un excellent film. Bravo Refn!
Depuis 1971, beaucoup de films ont postulé au titre de "nouveau Orange Mécanique" mais le seul long métrage qui, à mes yeux, mérite cette prestigieuse distinction est cet étonnant "Bronson", dans la mesure où l'on retrouve le même climat imprévisible de violence malsaine et ces grandes pièces froides et cliniques dans lesquelles les personnages évoluent, où le héros éponyme peut être vu comme le fils d'Alex DeLarge et où la mise en scène de Refn s'inspire directement de celle de Kubrick (sinon, que Tom Hardy n'ait pas reçu la moindre récompense pour son interprétation phénoménale, c'est un peu un scandale, non ?).