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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2010
Si on a loupé les cinq premières minutes du film où le protagoniste principal nous dit clairement son but dans la vie (à savoir : être célèbre), ce dernier en devient difficile à cerner. Même si le personnage de "Bronson" (brillamment interprété par Tom Hardy) peut paraître pathétique au premier abord, il ne l'est pas plus que nous tous, honnêtes citoyens. Je m'explique, cet homme n'est autre que notre reflet en négatif... au fond il partage les mêmes ambitions que chacun, mais faute de pouvoir faire grand-chose de part un manque de capacité, plutôt que de rester cloisonner dans une petite vie "banale"comme il le dit, il osera détourner le système à son "avantage". Là où nous allons être libre physiquement et lui emprisonné, nous serons emprisonné dans un système de valeurs bien défini qui nous empêche de nous écarter du raille sur lequel on nous place depuis l'enfance ; quant à lui, fier de ses propres principes et en marge de notre société, il sera libre de penser comme il veut... mais paradoxalement, il ne le pourra qu'en prison. Un sujet très bien traîté donc, par ce réalisateur dont j'ai oublié le nom.
Ce film est une perle, la mise en scène de la vie de Bronson est une réussite totale. La performance de l'acteur principale est époustouflante, la ressemblance avec le personnage historique est surprenante. La difficulté de ce film réside dans la complexité du personnage, violent, incontrôlable, en marge de toutes les règles et les lois mais qui trouve son salut dans les lieux d'ignorance et d'exclusion : la prison. Parfait.
Dès les premières minutes on rentre dans un univers carcéral violent, théâtrale, à l'esthétique et réalisation très particulière. Tom Hardy porte le film sur ses épaules, grâce à une prestation redoutable, malgré un rôle pas des plus simples. Le spectateur pourra cependant sombrer dans l'ennui, à cause d'un récit peu renouvelé sur la durée et du manque de rebondissements.
Le traitement très décalé de ce film n'est pas déplaisant, mais pèse un peu, à la longue. Ce qui est véritablement gênant, c'est la violence crue qui, par moments, est insoutenable. On admire l'audace du film, son originalité, son côté "choc" mais finalement on a rapidement envie de passer à autre chose.
Vu le style du film, soit on aime soit on n'aime pas la façon dont c'est réalisé. C'est parfois confus mais l'acteur principal donne une réelle dimension à son personnage et la BO est géniale. Par contre la VF passe mal.
"Le Orange mécanique du 21ème siècle"... C'est pas faux. Voilà une accroche véridique sur ce film très kitsch de Nicolas Winding Refn, qui lui est ancré dans la réalité. Cependant, on est loin du chef d'oeuvre de Kubrick, le film se révélant trop lent et rébarbatif (pléonasme ?) par moment. On félicitera Tom Hardy pour son interprétation (vous avez remarqué qu'un bon jeu d'acteur rattrape toujours le niveau d'un film ?). De plus, faire un biopic sur un personnage violent et dont on a un peu rien à foutre, c'est pas une idée de première classe. Après, le réalisateur récidivera avec Vahlala Rising, encore plus ennuyeux mais plus beau. Cherchez l'erreur.
Connaissant plus ou moins l'histoire du personnage, je m'attendais à un gros film de prison avec un dément fou de violence en tant que personnage (et un look bien à lui!).
J'ai été très étonné de la façon dont le film était tourné et arrangé. Ça ne m'a pas déplu du tout, mais les cinq premières minutes m'ont vraiment fait penser à certains films de la Nouvelle Vague. Sans oublier Kubrick et plus particulièrement son Orange Mécanique (rien que ça). Du coup, je n'ai eu ni les défauts ni les qualités que je m'attendais de voir. Mais le résultat est bien plus original et osé que l'idée que je m'étais faite.
Et chapeau au réalisateur pour avoir su tourner ça avec 150.000 £. J'en suis bluffé!
Si Nicolas Winding Refn a marqué le cinéma Danois avec sa trilogie culte"Pusher", il ne s'est que rarement essayé aux productions américaines. Son premier essai," Inside Job" avec John Turturro, est passé presque inaperçu lors de sa sortie. C'est avec Bronson qu'il marquera définitivement le cinéma de son style visuel particulier. En effet, en décidant de raconter la vie de Michael Peterson, dit Charles Bronson, le prisonnier le plus dangereux d'Angleterre, Refn décide d'adopter un style visuel et narratif à l'image de son personnage principal: décalé, osé, fou, et disons-le, totalement barré. Le résultat final est une réussite totale. Non seulement Tom Hardy est complètement habité par son personnage, mais Refn est également habité par son sujet. Sa mise en scène relève du virtuose. Et même si elle n'est pas sans rappeler celle de Kubrick, elle reste propre à son réalisateur et nous offre une expérience unique en son genre. Très loin des biopics habituels, "Bronson" est un parcours hors du commun, ponctué par des musiques diverses et magnifiques, des personnages décalés mais toujours très bien interprétés et des décors très soignés. Une réussite incontestable donc, dont la mise en scène est la plus audacieuse que l'on n'ait vu depuis des années et qui propulse définitivement Nicolas Winding Refn dans le rang des réalisateurs à suivre de très près.
3/4 d'heure que je m'inflige cette nullité penible sur C car influencée par les excellentes critiques. LOL j'hallucine devant cet ammoncellement de clichés primltifs et de scénario soporifique. Bref suis limite en colère et vais vite lire un bô
Tom Hardy est impressionnant. Tout simplement incroyable dans ce rôle qui lui colle à la peau. La vie du prisonnier le plus violent d'Angleterre n'est pas éblouissante, elle n'empêche qu'elle est originale. La violence est crue, la réalisation froide, voire glaciale. La mise en scène et l'effet de style de Bronson qui raconte sa vie de lui même rend la chose épique, mais en même temps tragique. On arriverait presque à sympathiser avec cette brute épaisse. La gloire est arrivée.
Depuis la trilogie Pusher, j'ai une certaine bienveillance à l'égard de Refn. Refn a trouvé le personnage dont la folie est à la hauteur de sa folie et de sa fantaisie de réalisateur. Il a incontestablement beaucoup de talent. Mais pour moi ce film tourne à l'exercice de style un peu vain. J'ai progressivement sombré dans l'ennui.