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Un visiteur
2,0
Publiée le 13 septembre 2010
Comme "Mesrine", une succession de saynètes illustrant une vie hors-norme, dont on ne comprendra finalement pas grand chose. Il faut dire que ce récit est soigneusement décontextualisé : rien sur l'enfance, la famille, le système carcéral, la société anglaise. Soit donc un coeur d'enfant dans un corps de lutteur ; une étrange candeur qui va provoquer une réaction chimique explosive au contact du monde carcéral. Mais quel sens ont ces intermèdes scéniques où apparait un Bronson grimé commentant sarcastiquement ses propres exploits ? Rien compris. C'est hystérique, esthétiquement quelconque. Parfaitement contournable pour qui a vu "Orange mécanique" et "Fight club".
Vraiment bien. Violent sans tomber dans l'outrance ou la facilité. Ceci grâce à un humour second degré présent tout le long du film. Un film coup de poing magnifié par l'interprétation de l'acteur principal.
La réalisation est vraiment super dans l'ensemble, de même que l'ambiance sonore et le jeu de l'acteur principal. Le gros point noir de ce film est sa lenteur, il ne dure qu'1h30 et pourtant je l'ai trouvé vraiment long, pas assez dynamique, dommage.
Ce film est excellent !! Un grand bravo à l'interprétation de Tom Hardy ! C'est bourrin et à la fois drôle, voir sadique, mais franchement on se marre tellement de ce personnage !
Excellent film de Nicolas Winding Refn, un biopic bien particulier sur la vie d'un homme peu ordinaire, Michael Peterson, alias Charlie Bronson, détenu le plus violent d'Angleterre, incarné ici par un Tom Hardy d'exception. A la fois drôle, violent et étrange par moment, ce film est inclassable, tant la folie du personnage rejaillit tout au long de l'histoire. LE film immanquable de Nicolas Winding Refn.
Si Refn emprunte un peu trop à Kubrick, il parvient toute fois à imposer une vraie vision à cette histoire somme toute classique (mais tirée de faits réels), livrant un portrait haut en couleur et délicieusement outrancier d'un personnage fascinant (et incarné à la perfection par un Tom Hardy bluffant) tout en faisant un état des lieux pas vraiment joyeux des institutions pénitentiaires britanniques.
(…) Ce que Winding Refn a fait de Bronson est somme toute assez fidèle à la réalité [à ''sa'' réalité], on pourrait croire presque terre-à-terre (parce qu'évident) sur le papier : un héros sans cause. Si, une ; la sienne, ou autrement dit : accoucher de son oeuvre ultime, c'est-à-dire de lui-même, oeuvre s'offrant en spectacle permanent, exhibant par la même occasion sa quête de concept et d'idéal. Son but, être un objet d'art, sans avoir d'autres prétextes que soi. C'est peut-être pour cette raison que Bronson nous rappelle nos rêves d'enfants.
Attention Objet Filmé Non Identifié. La vie rêvée de Nicolas Winding Refn à travers Charlie Bronson. Et si Charlie Bronson était le dernier anarchiste encore vivant? Mention TRES spéciale à Tom Hardy, décidémen t un très grand acteur
Le détenu Bronson cherche une chose, devenir célèbre, que ce soit par le vol, par la rebellion, par la violence. Néanmoins, Refn s'enferme un peu trop au sein de l'âme déglinguée de ce prisonnier pas comme les autres... Seul Tom Hardy (également dans Inception) est à découvrir. Pour le reste, on repassera...
La mise en scène, la BO et les acteurs sont géniaux. Pourtant, le coté vraiment déjanté est parfois importun. A voir, cependant, ne serait-ce que pour le jeu fantastique de Tom Hardy.
Cité par certains comme le nouveau Orange Mécanique, vous imaginez bien qu'il m'était impossible d'y couper, voir si ressemblance, affiliation il y avait. Bronson est une histoire vraie, enfin basée sur des faits réels, on pouvait s'attendre, craindre même, un bête biopic ennuyeux ou du moins sans intérêt. Le début du film m'a paru confirmer l'hypothèse, rythme saccadé, alterné entre vie de Michael Peterson ( son vrai nom ) et son dialogue direct avec le spectateur en propre narrateur de sa vie. Alternance de scènes violentes, de dialogues surprenants, d'humour noir qui ne fonctionne pas toujours. J'ai commencé à croire à la grosse désillusion, du film super prétentieux, qui pense agir sur les consciences en distribuant du bourrinisme sur de la musique classique, comme Orange Mécanique quoi. Mais en fait cette première demi-heure de mauvais goût n'était que la première étape d'un processus plus ambitieux, le premier mot d'une déclaration d'amour grandiose à l'art et au cinéma. Car oui, Refn est un artiste qui aime ce qu'il fait et qui par la même occasion fait aimer ce qu'il fait. Les allusions très bien senties à Chaplin, au film muet, sont un nœud central du film qui dévoile de véritable prodige de jeux de lumière et de son, au fur et à mesure qu'il dévoile son personnage, le film rend aussi hommage à l'art grec , son théâtre, au travers des masques, de la nudité... Comme dans Orange Mécanique on peut alors faire le rapprochement rapide d'une oxymore entre l'art dans tous ses états et la violence, la barbarie en parfait inverse. Mais il ne s'agit pas de ça dans Bronson, la violence est une forme d'expression artistique primaire et animale, un symptôme horrible de la retenue obligée par la société et ses envies d'ordre, cercle vicieux renfermant la personne libre qui est en nous. Le choix du sujet de Bronson parait alors évident, la prison est le symbole typique de l'enfermement social, et Refn va vouloir y voir et y interpréter aussi un enfermement moral et intime, la symbolique de la liberté à travers l'art est magnifique dans le film, mais celle de l'enfermement sur soi par les institutions les plus isolantes l'est aussi dans leur dimensions tragiques. La liberté ici de Bronson se gagne dans une dernière scène proprement magnifique, un régal visuel et émotionnel, elle s'exprime par l' apogée artistique du prisonnier, qui perd toutes lucidité et retenue dans son moment de grâce euphorique éternelle, le retour à la réalité, brutal, n'est que le revers de la médaille dans une société de la désintégration personnelle au profit de la cohésion ordonnée. Refn donc poursuit son interrogation cinématographique sur la violence avec ici le film le plus paradoxal, le plus poétique tout en étant le plus violent moralement. La violence est ici une sorte de spectacle que veut offrir Michael Peterson aux spectateurs de sa vie, peaufinée, pensée et chorégraphié, un appel du pied certes à Orange Mécanique, mais Bronson vaut par ce qu'il est en lui même et par pour cette consonance kubricienne bien réelle mais qui ne doit pas entrer en compte dans le jugement d'un film si original.
Au vu de la bande annonce, on pouvait s'attendre à mieux! Le prisonnier le plus dangereux d'Angleterre et aussi le plus ennuyeux loin de là qu'aucun effort n'ai été fait pour faire ce film mais, ce n'est pas très virevoltant. Charles Bronson ressemble plus à un clown même quand il n'est pas déguisé plutôt qu'a un prisonnier. Vraiment pas accroché malgré le bon jeu de Tom Hardy!
Grosse performance de Tom Hardy, méconnaissable… J’ai été agréablement surpris par la qualité artistique du film, moi qui m’attendais à un film bourrin. Une mise en scène très particulière à coup de voix off sur fond de musique classique. Très bonne réalisation générale comme l’idée de tourner l’histoire en comparaison d’un opéra. Incroyable histoire.
Un long métrage à l'ambition lynchienne, mais disons le, clairement raté. Si l'on peut s'interroger sur l'opportunité sinon l'utilité, de réaliser un biopic sur Michael Peterson, il est de notre devoir de juger "l'oeuvre" de Winding Refn. On jugera alors d'un bon casting, d'une bonne réalisation, plan et photo étant au rendez-vous ; et puis, on en reviendra inévitablement à Michael Peterson. Alors peut-être qu'outre manche ce diablotin est de la trempe d'un Mesrine, autant chez moi, en France, cela tourne à l'aventure idiote d'un petit loubard idiot (mais violent, puisque c'est le thème ). on peut tout aussi bien faire un biopic sur la savane, et le lion, le tigre, ou que sais-je en rôle principal que cela aurait autant de sens. On peut aussi bien faire un biopic sur la vie du travelot résidant en bas de chez moi ou encore sur la vie du dernier ours polaire. Bref on peut faire des biopic sur tout et n'importe quoi ; encore faut-il que cela soit un minimum intéressant. Là, on sombre vers le néant, du début, jusqu'à la fin. Pitié, changez le dvd...