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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 septembre 2013
Eblouissant ! drôle, émouvant ce film permet à M Douglas et M Damon de nous entraîner dans une folle histoire d Amour et leur performance d'acteur est une leçon de comédie ,allez voir ce film
Même si Liberace ( prononcer Libérachi ) est à peu près aussi connu en France que Michou en Corée du Nord, ce déficit de renommée ne doit pas empêcher le spectateur hésitant à prendre son billet pour le simple plaisir de voir Mister Macho Michael Douglas en folle ( toujours à la limite de la caricature sans jamais y tomber ) et un Matt Damon pas en reste dans le registre moins flamboyant de l'amant-homme à tout faire. Et si le kitsch et le mauvais goût assumés sont au rendez vous, les années 80 ( fric, drogues, sida ) y sont aussi - difficile de ne pas penser aux Affranchis de Scorsese quand Thorson/Damon pète les plombs - .Si ce film ( téléfilm à la base ) doit être le dernier de Soderbergh, comme il l'annoncé, c'est une belle sortie.
Bon Soderbergh et le biopic ça me fait un peu peur vu la catastrophe totale qu'était le Che qui tenait plus du téléfilm que d'un vrai film et là on a un téléfilm sur Liberace (sait pas qui c'est et je m'en cogne, sans doute un mec que je détesterai dans la vraie vie) qui tient vraiment du cinéma… Dommage… Mais bon en France les distributeurs aiment les auteurs alors il a le droit de sortir au cinéma, ce qui n'est pas plus mal.
On reconnaît dès le premier coup d'oeil qu'on est devant un Soderbergh on cette image assez dégueulasse et c'est un peu chiant, mais c'est bien : beau casting, belle mise en scène, bon scénario.
On suit donc Matt Damon qui rencontre un pianiste plutôt "folle", mais qui arrive à faire croire qu'il est hétéro ! Miracle ou bêtise du public ? qui sait ? En tous cas l'esthétique que je n'aime pas du tout de Soderbergh qui vise à rendre le tout jaunâtre prend ici tout son sens parce que ça fait scintiller les Candelabra et ça colle parfaitement avec les décors, les costumes (et même les visages) complètement faux, kitchs au possible, ça participe totalement à l'ambiance et à la création d'une atmosphère. En tous cas je trouve ça plus bienvenu que dans ses autres films.
Alors le gros défaut du film c'est que c'est trop long et que c'est un tantinet chiant, le film n'en fini plus, il est assez répétitif, mais pas dans le bon sens, j'aime lorsque des scènes peuvent se répéter, apportent quelque chose, mais là c'est juste redondant. Après tout reste relatif, ce n'est pas "si chiant" que ça, mais disons qu'on voit le temps passer, contrairement à ses deux films précédents bien mieux sentis au niveau du rythme.
Mais là où il s'est fait plaisir c'est au niveau de la mise en scène, chaque scène a une petite trouvaille, un cadre sympa, un mouvement de caméra, c'est vraiment plaisant à regarder, surtout que ça ne fait jamais tâche, ce n'est jamais gratuit, ça sert toujours l'histoire, on a un vrai boulot de metteur en scène qui a compris son sujet. Et en parlant du sujet, j'ai été plusieurs fois mal à l'aise devant le film lorsque ça vire au glauque le plus total, chirurgie esthétique, disputes…
Sauf que Soderbergh le traite avec énormément d'humanisme, on est du côté de Matt Damon tout le temps, on est avec lui, on comprend ses sentiments et quelque part on a la même sorte de crainte que lui, la même fascination que lui, etc.
Vu que c'est humain ce côté dérangeant qui aurait pu être là par pur plaisir moqueur ou pour choquer, ce n'est jamais cynique, c'est toujours humain malgré la bonne dose de botox !
Disons que le film vaut vraiment pour son traitement des personnages, attachant et humain et pour ses trouvailles de mise en scène.
Le film parvient à être touchant sur la fin, sans en faire trop, pas de musique, la caméra qui se pose, de la tendresse.
À défaut de finir sa carrière au cinéma sur un chef d'oeuvre (pas certain qu'il en ait fait non plus), Soderbergh la fini sur un film sympa, pas sans défauts, mais intéressant et loin d'être con, ce n'est pas le pire scénario pour un réalisateur qui a connu des hauts et des bas.
Encore une fois les acteurs américains prouvent leur immense talent. On y croit. On est avec eux. Alors que Mathieu Amalric peine à interpréter un médecin juif hongrois, Michael Douglas et Matt Damon sont grandioses, virtuoses. Ils incarnent les personnage dans leur moindre détail. On voyage avec eux dans une histoire touchante, drôle et dramatique. Un beau film!!!
Pour son dernier film, Steven Soderbergh préfère donc illuminer son ami Michael Douglas et lui offrir un rôle en or pour un festival de kitsch parfois touchant, souvent vampirisé par les prestations géniales de ses acteurs.
coup de gueule! ce film est excellent et les acteurs époustouflants!! incompréhensible que ce film soit resté à l'affiche 2 semaines seulement avec 120000 entrées!!!?? et aucun distributeur aux USA ......car le film était trop...........................GAY!!!!!!!!!?? un film sur Liberace trop gay!! leur hypocrisie n'a d'égale que leur bêtise.....voilà, c'est dit....bravo à Michael Douglas et Matt Damon pour ces vrais rôles de composition.....une découverte d'un artiste extravagant peu connu en Europe en fait.....
Soderbergh, l'éternel moyen, l'apôtre du bof, s'attaque dans le dernier film de sa carrière -le der des ders : les paris sont ouverts-, à la vie du roi du kitsch : Walter Liberace.
Hein, qui ?
Liberace. Un pianiste virtuose dont le nuage de paillettes qui s'en libérait n'a -heureusement- jamais dépassé les frontières nord-américaines ; un virtuose insipide, soit à la technique exceptionnelle mais à l'inspiration limitée ; un séducteur de grand-mères et de jeunes garçons très refait ; bref, un André Rieu à la fortune et à la mégalomanie céline-dionnesque, ici brillamment interprété par Michael Douglas. De ce héros du petit écran, du King of Queers, de la Queen of Bling, le réalisateur explore donc les facettes pas toutes aussi scintillantes que celles d'une boule disco. Il se concentre sur sa liaison complexe et complète avec Scott Thorson, toyboy, amant, fils, parfois gênante mais jamais licencieuse, dont il se sert pour aborder le star system et dont il y avait bien plus à tirer. Car pour pallier la linéarité de la narration, du montage, ainsi que la prévisibilité qui en découle, Soderbergh aurait pu exacerber le sentiment de dépendance et d'abandon qu'éprouve le personnage joué par Matt Damon avec talent, déjà orphelin et qui, malgré les mises en garde, se croît singulier -à raison- et irremplaçable -à tort ; il aurait encore pu rendre davantage brutale la confrontation des deux hommes au monde extérieur, réel, notamment à la justice et à la maladie. En somme, la destruction de leur relation n'est pas à la hauteur de son élaboration, le rejet de Scott, pourtant bien amené, ne bénéficie pas du même traitement que la prise de possession dont il fait littéralement l'objet : comme dans Effets secondaires et malgré une scène finale touchante, le réalisateur bâcle le dernier tiers de son film. Mais les deux premiers valent le déplacement : la place de cinéma revient toujours moins cher que l'entrée de Madame Tussauds ou du musée Grévin, et le spectacle s'avère bien plus amusant -mention spéciale à Rob Lowe, hilarant en chirurgien plastique plastifié.
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Soderbergh réussit le pari d'adapter la vie du pianiste Liberace à l'écran, sans tomber dans le kitsch ou l'exubérance. Le propos est subtil, le scénario solide. Surtout, les acteurs sont très convaincants, bien loin de leurs rôles habituels. A la fois sobre et subtil malgré un contexte excentrique, Ma Vie Avec Liberace est un film très réussi et plaisant. A voir, sans hésiter.
En voyant Michael Douglas et Matt Damon présenter dans le plus grand festival de Cinéma du monde le dernier Film de Steven Soderbergh, alors qu'aux USA personne n'a jugé bon de le considérer comme tel et de le sortir en salle (c'est la chaîne de télé HBO qui l'a diffusé), j'ai joui d'habiter le pays le plus cinéphile du monde.
Bon. Le film est un plaisir gourmand. Classique sans être ennuyeux, instructif sans être didactique, Ma vie avec Liberace se savoure comme un énorme pot de fraises Tagada.
Michael Douglas est exceptionnel (je lui aurais donné le prix d'interprétation à Cannes), les décors et costumes sont ébouriffants et la réalisation de Soderbergh classieuse.
Si l'on décape l'aspect too much de Liberace, l'histoire racontée (n')est finalement (que) une belle histoire d'amour : passion / indifférence / rupture. L'environnement de showbiz queer ajoute... la suite ici :
Une histoire vraie n'est pas gage de réussite et on en a encore une fois la preuve avec cet énième biopic qu'est Behind The Candelabra. Si on met de côté l'aspect extravagant du personnage de Liberace et la différence d'age assez incroyable entre ce dernier et Scott qui n'avait que 17 ans (!) lorsqu'ils se sont rencontrés — détail important qui passe d'ailleurs quasi inaperçu —, il ne reste qu'une histoire d'amour presque banale, avec ses hauts et ses bas, qui peine à convaincre. On se retrouve à subir des scènes poussives, parfois très linéaires, souvent peu constructives, et à l'intérêt plus que discutable. On pourrait également se questionner sur la véracité et la partialité du récit étant donné que le scénario est basé sur les mémoires de Scott Thorson. En tout cas, Steven Soderbergh peut dire merci au casting en général et à Michael Douglas en particulier pour leurs très bonnes performances, car sans eux, on était pas loin du flop.
Vu à Cannes. Michael Douglas signe une performance absolument étourdissante et hallucinante de Liberace, pianiste de génie qui a influencé Elton John et James Brown. Matt Damon n'est pas en reste dans le rôle de son amant et tout deux forme un duo incroyable. Un (très) beau film avec une musique aussi singulière que son personnage.
Une oeuvre sensible et bien observée sur la possession de soi, l'image de son corps et l'amour. Matt Damon y effectue une prestation tout à fait hallucinante.
Une merveilleuse plongée dans les coulisses de l’univers scintillant de Liberace, pianiste de talent et artiste troublé, par l’entremise d’une liaison orageuse avec un jeune « adonis ». Intelligemment, Soderbergh s’efface doublement, d’abord derrière la beauté de son sujet fascinant, fort émotionnellement et riche de thématiques, mais aussi derrière la prestation incroyable de son duo de comédiens en état de grâce.
Voici le genre de film que je vais voir par curiosité, car qui connaissait Liberace (prononcez "libératché") avant ce film ? Maintenant quand j'y pense je l'avais vu dans un épisode du "Muppet show" ! J'étais intrigué par ce personnage après avoir vu la bande annonce. Mais aussi intrigué de voir comment Michael Douglas allait s'en sortir avec un tel personnage ! Et il s'en sort haut la main ! Ca s'en l'Oscar à plein nez (attention Forrest Whitaker a de la concurrence !) Seul dans la salle de ciné (!) je me suis retrouvé devant un film hautement "gay" ! Normal vu le personnage mais quand on ne connait pas... Douglas forme avec Matt Damon (excellent) un couple hors norme, tellement passionné qu'il ne résistera pas au temps. La reconstitution historique (de 1976 à 1987) est très bien faite. A côté de ces 2 excellents acteurs, j'ai été agréablement surpris de voir Dan Aykroyd et Rob Lowe, mais surtout heureux de voir le trop rare Scott Bakula !! ("Code Quantum" vous vous rappelez ?) Malgré quelques longueurs, ce fut intéressant de découvrir la vie de cet artiste kitch et extravagant. Trop d'amour tue l'amour ! Soderbergh arrête vraiment de faire des films ? Il ne devrait pas, il signe là un bon p'tit film ! note 3.5/5
Soderbergh se livre ici à l’exercice compliqué (et souvent ennuyeux) du biopic du pianiste Liberace (incarné par Michael Douglas), en prenant soin toutefois de choisir l’angle de sa vie amoureuse pour montrer l’envers du décor. La découverte de l’univers de Liberace se fera en réalité à travers les yeux de Scott Thorson (Matt Damon), qui deviendra à la fois son employé et son amant l’espace de quelques années. L’incursion dans l’univers de Liberace se fera donc de manière plutôt subtile et progressive, le personnage de Scott Thorson servant de point d’entrée et son parcours de fil conducteur pour le scénario. Soderbergh parvient miraculeusement à allier extravagance et sobriété dans un long-métrage pas du tout estampillé téléfilm, comme sa diffusion sur HBO aurait pu le laisser craindre. Les décors de la maison du pianiste sont extrêmement bien reconstitués, de la même façon que les tenues des deux personnages principaux, comme en témoigne cette vidéo de l’entrée en scène du véritable Liberace à la cérémonie des Oscars 1982, évoquée dans le film. Michael Douglas campe à la perfection un homme à la fois efféminé et de caractère. Il donne à Liberace une aura perceptible et parvient à le rendre très touchant. Douglas évite le surjeu avec grâce. Le timbre de voix particulier de l’acteur colle en outre parfaitement avec les intonations de celle du pianiste. En toute modestie, Steven Soderbegh s’efface derrière le sujet, n’appuie jamais les effets mélodramatiques, observe avec tendresse son personnage de Freak. Très classique dans sa narration – sa principale limite -, parfois trop hagiographique, «Ma vie avec Liberace» offre un bel envol au pianiste fou fou fou. Et c’est peu dire que Michael Douglas nous touche en Liberace, cette «vieille folle» comme l’appelle son amant, surtout quand il évoque sa peur de la mort, amaigri et méconnaissable. Tout au long du film, Soderbergh nourrit un trouble insondable et ténébreux, une ambiguïté à la fois subtile et dynamique qui dépasse jusqu’aux motivations conscientes des personnages. Une réussite qui tient aussi à l’osmose fabuleuse entre les deux acteurs, au point qu’au bout d’un quart d’heure, on ne cherche plus à déterminer qui, de Douglas ou de Damon, est le meilleur. Bref, Ma vie Avec Liberace est sans aucun doute, un des meilleurs films de cette année.