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Un visiteur
4,5
Publiée le 22 mars 2014
Très bon film sur les illusions du monde du spectacle transposées à une histoire d'amour ambigue. Un Douglas génial et vénéneux accompagné d'un Damon très convaincant. Assez bouleversant et osé. Un des meilleurs films de Soderbergh et un beau cadeau d'adieu.
Bien que je suive toute la carrière de Matt Damon depuis 1998, je ne devais pas aller voir ce film à sa sortie car je devais aller voir 2 GUNS avec James Marsden. Changement de programme le matin quand je constate que la sortie de 2 GUNS a été repoussée d’une semaine, ce qui va tomber en même temps que le nouveau film de Ben Affleck que je vais voir AUSSI !!! De plus, le film étant trop Gay et particulier, malgré toute la couverture médiatique et les critiques toutes exceptionnelles, il a été refusé par mon cinéma UGC Part Dieu où j’ai l’habitude de me rendre, j’ai dû courir à UGC ciné cité pour le voir.
Je ne connaissais pas du tout ce Liberace et le thème Gay n’étant pas ma tasse de thé, j’ai été voir ce film juste pour Matt Damon et on est servi car il est omniprésent de la première à la dernière image ! J’ai été très choqué au début, car pour la première fois de LA TALENTUEUX MONSIEUR REPLAY en 2 000 , il n’a pas sa voix française habituelle de Damien Boisseau ! Michael Douglas a lui aussi une voix inconnue. Même si j’ai trouvé les 2H bien longues, la performance du duo de comédien est époustouflante ! sans parler des transformations physiques faciales et ventrales de Damon qui sont stupéfiantes ! Liberace était un maniaque tyrannique et même si certaines images sont osées voire éprouvantes pendant les opérations de chirurgie esthétique, la performance jubilatoire vaut le détour. Si le look de Matt Damon au début du film est super (blouson de cuir, chemise western, jean, ceinturon de cow-boy et santiags) il devient franchement ridicule en gigolo sur la fin avec des manteaux de vison ! C’est totalement scandaleux que Douglas n’ait rien eu à Cannes, festival qui m’a beaucoup déçu cette année !
Un film dont on a entendu beaucoup parlé... Malgré une tête d'affiche composée de deux grandes stars et d'un réalisateur renommé ce film a eu tous les soucis du monde pour son financement... Plusieurs années après "Le secret de Brockeback Moutain" (2005) de Ang Lee il semble que l'homophobie se soit développé ! Le film fut jugé en effet "trop gay" et il ne doit son salut que grâce à la chaine HBO... Histoire vraie d'un homme peu connue sur le vieux continent, Liberace est un pianiste virtuose et un showman qui était la première star télé (aux states) et l'artiste le mieux payé au monde ! Dans le casting il est à noter qu'ils sont plusieurs à avoir connu personnellement Liberace (Douglas, Debbie Reynolds, Jerry Weintraub producteur) ce qui apporte une caution supplémentaire à la reconstitution. Cette reconstitution en mets plein les yeux avec le faste hyper kitsh assumé par l'artiste. Mais derrière l'effet visuel il y a un scénario magnifique et une histoire d'amour qui ne manque ni d'humour, ni d'émotion. Mais le vrai bonus est sans aucun doute le superbe duo Matt Damon-Michael Douglas au sommet de leur art ; Dougals (qui sortait d'un cancer) incarne un Liberace lpus nuancé qu'il n'y parait au premier abord, derrière le mégalo et l'égocentrique il y a un homme touchant et finalement seul avec son luxe et son succès. Par contre il est étonnant que la différence d'âge ne soit pas assumé (Scott avait 17 ans lorsqu'il rencontra Liberace qui avait environ 40 ans de plus). Néanmoins ce film est magnifique et offre l'un dse plus beau couple de cette année tandis qu'on semet à espérer que ce film ne soit pas le dernier (comme annoncé) du réalisateur.
L’exubérance de ce personnage haut en couleurs que fut le pianiste Liberace semble être, pour Steven Soderbergh, un excellent prétexte de mettre en pratique sa fâcheuse tendance à la mise en scène tape-à-l’œil. L’histoire d’amour sur laquelle il revient en adaptant l’autobiographie de Scott Thorson permet de retrouver, dans des rôles que l’on n’attendait pas d’eux, Matt Damon et Michael Douglas (mais aussi Scott Bakula) qui réussissent parfaitement à recréer les tensions sexuelles et venimeuses entre leurs personnages mais aussi de mêler, grâce à un jeu sans concessions avec les clichés, un savant mélange entre humour et émotions. La domination sociale et affective de cette star du kitsch sur son amant a un réel impact tragique dont la construction linéaire et elliptique atténue malheureusement l’intensité. On peut également regretter que les grands studios aient été frileux par ce projet gay-friendly et que le budget alloué par la HBO n’a pas permis au réalisateur de mettre au point une reconstitution plus spectaculaire encore.
un film d'une grande beauté avec 2 acteurs qui nous font passer des émotions. Michael Douglas est tout simplement prodigieux dans son rôle. la liberté sexuelle ne devrait pas poser tant de soucis et aucun film ne devrait être censuré ou interdit. vive Liberace.
Je n'aime pas trop Steven Soderbergh pour plusieurs raisons, mais j'ai été conquis (peut-être est-ce pour Michael Douglas, sûrement). Malgré quelques longueurs, on rigole souvent, il faut évidemment souligner la prestation magnifique de Michael Douglas et également, en second, Matt Damon. On s'ennuie un peu au milieu, mais bon comme d'habitude c'est du Soderbergh...Ca reste un excellent film!
Ma vie avec Liberace…Pour commencer, prononcer « libératchi ». Je préfère le titre anglais « Behind the candelabra », parce que justement derrière le chandelier c’est pas la joie ! Produit par HBO, ce film n’est pas sorti en salle aux USA, officiellement parce que le sujet sulfureux n’aurait pas trouvé son public et que seuls les gays auraient été le voir ! Franchement, on croit rêver ! Le pitch ? Un biopic retraçant les dix dernières années de Liberace, ce pianiste déjanté, qui par crainte de ne pas être vu sur scène, en smoking noir devant un piano noir sur fond noir, a sorti la grosse artillerie côté costumes et mises en scène. Elton John, dans ses plus folles années fait figure de pale janséniste à côté. Donc derrière le chandelier, la vie n’est pas vraiment très gaie. Une vie recluse dans une immense villa de marbre, de paillettes, de bibelots, de satin et autres trucs clinquants, avec son « protégé », amant, ami, fils adoptif, selon l’humeur. Ce qu’il y a de plus intéressant dans la vie de Liberace, c’est la différence entre la bête de scène et l’homme de tous les jours. Il s’efforcera toute sa vie de cacher son homosexualité, prêt à tout pour le nier. Il attendra la mort de sa mère pour aller dans les lieux de perdition de la banlieue de Las Vegas assouvir ses désirs sexuels…mais s’il vous plait en manteau de vison, paillettes et maquillage ! Même après son décès, son agent tentera de faire croire qu’une crise cardiaque en fut la cause, alors qu’il est tout bonnement mort du sida. On sent que Soderbergh (dont c’est en théorie le dernier film pour le cinéma….ha ha ha !) s’est régalé en dirigeant Michael Douglas dans le rôle titre. Au dernier festival de Cannes, Douglas n’a pas eu le prix d’interprétation. Il est pourtant époustouflant dans ce rôle de vieille folle tordue un brin vulgaire mais ô combien attachante ! Je suis curieux de voir le film avec Bruce Dern qui l’a eu, lui, le fameux prix d’interprétation masculine. Matt Damon a la tête d’Alex Lutz dans le rôle de Catherine du « Petit Journal », qui aurait mangé Patrick Juvet. On a du mal à retrouver Jason Bourne, même en se concentrant très fort. Le duo Damon-Douglas fonctionne à merveille, et ne nous fait regretter à aucun moment la tendance vestimentaire de ces années là…c’était un carnage ! Je signale également la présence de Rob Lowe, qui se fait de plus en plus rare au cinéma, dans le rôle d’un chirurgien esthétique, exceptionnel de drôlerie. Le tout fait un film où derrière la brillance des paillettes, du luxe et du kitch, la tristesse, l’angoisse, la peur de vieillir et celle de mourir sont les ingrédients principaux de l’âme de ce virtuose sans équivalent. Je recommande. spoiler:
MD (Michael Douglas) et MD (Matt Damon) qui s'embrasse ça laisse une image en tête assez bizarre !^^ Sinon très bon film de Steven Soderbergh qui me fait toujours peur car sa carrière de réalisateur est assez mitigé pour moi, c'est le cul entre 2 chaises, il peut faire du très bon comme du très mauvais. Bref Ma vie avec Liberace fait évidement parti des très bon, le casting est impressionnant, les décors super classe, la réalisation et la bande son sont très bonnes, le scénario est bon, après pour moi la vie de Liberace n'est pas tellement passionnante mais bon intéressant tout de même.
Un beau film présentant une jolie histoire d’amour entre deux hommes merveilleusement interprétés respectivement par Damon et Douglas. L’histoire est prenante, le film traite du sujet parfois avec une certaine légèreté qu’on apprécie car elle empêche le film de tomber dans le mélodrame. C’est un conte que nous livre Doderbergh, pas une histoire d’amour homosexuel pour faire une sorte de new-wave de l’amour comme nous le proposera bientôt « La Vie d’ Adèle ». Le film raconte une passion déchirante, un amour polymorphe entre deux hommes attachants sans vouloir nous faire passer un message profond sur l’homosexualité, au contraire, il prend énormément de distance à ce sujet et on n’a pas l’impression d’avoir subi une campagne pro-gay en sortant du film. La musique (qui encore une fois fait partie du scénario et a donc une place primordiale) est intéressante, j’ai été déçu qu’on n’ait pas de thèmes musicaux marquants à part la scène ou Liberace apparaît pour la 1ere fois à l’écran. On n’a rien à redire sur la mise en scène, tout est compréhensible, prenant (mise à part la scène de l’enterrement qui m’a déçu, le film s’éteint avec Liberace de manière assez spéciale, pas assez marquant pour finir en beauté.). Bref, un film qui nous prends(xDdd par dériayr) et nous entraîne dans son univers décalé et passionnant : 7/10
Un très beau téléfilm grandiosement bling bling, porté par la performance de deux formidables acteurs qui jouent à l'unisson. Michael Douglas très convaincant et émouvant dans son rôle pathétique est un peu enfermé par une vision globale de Liberace . Matt Damon est lui toujours surprenant dans un travail tout en finesse. Rob Lowe est hallucinant. La mère de Liberace est jouée avec plein de malice spoiler: par une comédienne merveilleuse dont je vous laisse la surprise, et qui fut une des amis du showman .
Formidable et passionnant témoignage d'une époque où les artistes homosexuels étaient étouffés par une société hypocrite qui venait à peine de reconnaitre que les afro américains pouvaient être des citoyens comment les autres. Les studios ont trouvé le sujet de "Behind the Candelabra" trop "gay". Qu'auraient-ils dit si le Scott Thorson était joué par un comédien de l'âge du rôle (il avait 17 ans quand il rencontra Liberace)?
Un divertissement avec une réelle profondeur qui ne déçoit pas. HBO confirme encore la constante audace et incroyable facture de ses productions.
Quelle déception ! Après tout ce tintamarre autour du film je m'attendais à un truc unique et inoubliable. Mais au contraire ce film va vite tomber aux oubliettes en France. Ce n'est qu'une banale histoire d'amour avec tous les clichés habituels sur les gays (drogue, infidélité, superficialité). Le vrai problème de ce film c'est le sujet et Liberace qui est complètement inconnu en France. Ce film ne nous dira rien car il ne nous appartient pas.
Oui, j'ose le dire, ce film est un chef d'oeuvre ! Grosse erreur des distributeurs qui ont cédé aux détracteurs. Liberace inconnu des Français ? et alors ? vous allez voir les films que si vous connaissez les personnages à l'avance ??! Film trop kitch ? Mais c'était l'univers de cet artiste extravagant ! Film trop gay ? Mais Liberace était homosexuel ! La force de ce film réside surtout dans la performance de Michael Douglas et Matt Damon qui sont époustouflants. Des acteurs comme il n'y en a pas beaucoup. Steven Soderbergh a merveilleusement bien adapté le roman de Scott Thorson. Allez voir ce film, s'il n'est pas trop tard...
Je ne suis pars arrivé à croire à cette histoire. Les acteurs se perdent dans un scénario qui me semble bâclé. Je serais intéressé d'avoir l'avis de spectateurs homosexuels. La cage aux folles au moins c'était marrant. Là c'est tout simplement pathétique. Je n'arrive pas à avoir une quelconque empathie pour les personnages.