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Kouto
32 abonnés
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4,0
Publiée le 17 août 2025
Moins qu’un biopic, c’est avant tout une histoire d’amour au masculin que réalise Steven Soderbergh auteur du pianiste et show man Liberace. Outre sa mise en scène sophistiquée et élégante, l’émotion de ce récit gagne vraiment de l’impressionnante composition de Matt Damon qui donne la réplique à un plus que surprenant Michael Douglas qui a su apporter une finesse à cet artiste exubérant.
Sans doute un des films parmi les plus reussis de Soderbergh ( Avec James Gray, le cinéaste nord américain le plus doué de sa génération), " ma vie avec Liberace" se propose de porter un regard sur la considération sociale à l'égard de l'homosexualité.
Liberace, show man à succès aux usa ( il décède en 1987 et est considéré comme l'artiste le mieux payé de l'histoire des états-unis), pianiste ( au talent certes plus reconnu par le grand public que par ses pairs ) , qui passa sa vie vouloir cacher son homosexualité ( il décèdera du Sida).
Au travers de la dernière relation sentimentale qu'il eut avec un jeune homme, c'est un portrait intime de cet artiste richissime, sympathique, au goût baroque.
Le point fort de " ma vie..." porte sur l' interprétation étourdissante de son duo d'acteurs ou M. Douglas se taille la part du lion face à M. Damon et réalise même une des meilleures interprétations de sa carrière.
Les décors, les costumes sont magnifiques et rendent justice à l'artiste connu pour son côté kitch et clinquant.
On regrettera un peu le scénario qui s'essouffle tout de même dans la seconde partie du film, qui constitue le point faible d'un opus de haute tenue du talentueux S. Soderbergh.
Je ne connais pas Liberace et j'ignore comment était la vie avec lui : était-elle aussi pénible que ce film? Les (rares) performances pianistiques qui nous sont montrées ne me donnent absolument pas envie de découvrir cet artiste. Pire, je trouve presque sacrilège d'utiliser un nocturne et le 4e prélude de Chopin pour tenter d'amener de l'émotion dans une histoire qui en est totalement dénuée et dont les personnages caricaturaux ne suscitent guère l'empathie... La faute à un scénario sans intérêt, centré sur un couple sans envergure qui enchaîne les platitudes et les clichés (on n'est pas loin de la cage aux folles à certains moments, l'humour en moins). En effet, les portraits de Liberace et lui que son ancien amant Scott a brossés dans le livre sur lequel ce film est basé, sont d'un ennui mortel. Je me demande bien quelle était l'intention de Soderbergh en portant une telle adaptation à l'écran ?! N'en déplaise à Liberace (dépeint comme un amateur de sous-entendus vantant sa virilité), je ne peux que m'exclamer devant un tel film "Dieu que c'est mou !". Et cela malgré les efforts méritoires de Matt Damon et Michael Douglas, crédibles dans la peau de ses personnages... Soporifique.
De Steven Soderbergh (2013). Titre anglais: Behind the Candelabra Pour cette autobiographie de l'artiste certes (très) virtuose mais fantasque et extravagant, le réalisateur ne laisse rien au Hazard. Il démontre sa qualité de metteur en scène et sa qualité d'essayer toujours de reconstituer au maximum, l'époque dans laquelle son film se joue. Que ce soit les décors, tenues et l'ambiance. Déjà en cela le film est une réussite. Mais la force du film réside aussi et avant tout dans la remarquable prestation de Michael Douglas et de l'incroyable Matt Damon. Avec aussi Dan Aykroyd.
Un film magnifique profond touchant. Vraiment je suis un peut difficile en cinéma et je ne suis pas déçue d'avoir suivi le conseil de mon ami de regarder ce film
spoiler: La scène finale est tellement poignante et touchante l'élévation dans les air pour faire comme un final de concert, de carrière, de vie c'était une superbe mise en scène pleine de sens
La cage aux folles façon Soderbergh. Bons acteurs (quoique Douglas soit à peine plus sobre que Serrault) mais liaison banale et qui se termine mal. L'intérêt est plus dans le kitsch mauvais goût des décors et costumes fidèlement restitués. Le personnage réel était caricatural avec ses perruques et son sourire niais.
L'histoire n'est pas bien passionnante même si les performances de damon et de Douglas valent le détour... on regrette de ne pas être bilingue pour pouvoir saisir le jeu d'acteur en VO. Mais la doublure française est bien faite.
Je ne connaissais pas ce pianiste et showman américain, virtuose du kitch, suffisamment connu outre-atlantique pour que Nina Simone le cite dans sa chanson la plus célèbre. Le film retrace la fin de sa vie à travers les cinq années de liaison intéressée qu’il a eue avec Scott Thorson, jeune bisexuel amateur de coke. Cela donne une très belle mise en scène avec de somptueux décors, une histoire d’amour homosexuelle contée crûment mais naturellement, un numéro d’acteurs de haut vol, en particulier pour Michael Douglas, et des grimages post- chirurgie esthétique extraordinaires.
Biopic de Soderbergh qui relate la vie d'un pianiste de talent, Liberace. Il cache son homosexualité car l'Amérique des années 1950/70 n'apprécie pas particulièrement les gays. Liberace s'éprend d'un beau jeune homme, Scott présenté sous les traits de Matt Damon. Le film l'avantage plutôt car dans la réalité, c'était un profiteur qui se prostituait et se droguait déjà avant de vivre au crochet de Liberace. Leur relation est au centre de ce film et les dialogues sont de qualité car montrent la complexité de leurs liens.
C'est une histoire pas gaie, tout en étant gay. Casting magnifique où finalement, malgré le numéro de Michael Douglas, c'est Matt Damon qui est plus impressionnant. L'époque, le lieu (Las Vegas), les costumes, les coiffures, la décoration font de ce film une œuvre qui brille de mille feux. Le scénario est suffisamment habile pour ne pas révéler ses orientations, mais le spectateur ne doute pas un seul instant que le drame jalonne régulièrement la vie de Liberace et de Scott. Le film évoque la difficulté de la vie de couple, la filiation, l'adultère, la sexualité, le mensonge, l'homosexualité, la chirurgie esthétique, l'image. Programme assez riche et bonne matière à une fiction contée. Curieusement, le film ne traite pas la création, l'Art, et ne montre jamais Liberace comme un artiste, plutôt comme un performeur. Curieux chant du cygne pour Steven Soderbergh qui a annoncé que c'était son dernier film. Qui finit donc en beauté. Et qui quelque part, si l'on boucle la boucle, n'est pas sans rapport avec Sexe Mensonges et Vidéo, son premier film… Attendons de voir la suite: je ne crois pas un seul instant que cette œuvre est la dernière.
Comme le titre l'indique, il ne s'agit pas d'un biopic mais du récit de la relation singulière entre un jeune homme apparemment naïf et un pianiste faussement bienveillant. Non seulement Steven Soderbergh n'assume pas la réelle différence d'âge entre les protagonistes (40 ans!) mais il semble ne guère se préoccuper de procurer d'enjeux ou de valeur ajoutée à cette histoire d'amour gangrénée par le show-business et les appétits dominateurs de l'artiste. Porté cependant par un duo d'acteurs d'excellence, ce divertissement se laisse suivre sans déplaisir, d'autant que la réalisation se met au diapason de l'univers clinquant dépeint. Au final, peu à redire, mais peu à retenir également.
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3,5
Publiée le 1 décembre 2020
J'ai décidé de regarder Ma vie avec Liberaceet je pensais que ce serait une de ces productions catastrophiques et prétentieuses qui sont si risibles. En 20 minutes j'ai réalisé que le film était assez important. Michael Douglas capture les maniérismes et la voix de feu Liberace avec une facilité étonnante. Il est assez brillant dans sa performance et je le vois maintenant sous un nouveau jour. Matt Damon est excellent dans le rôle de Scott son protégé. Les personnages impliqués sont profondément complexes même si l'on ne connaît que les rapports contemporains du National Enquirer on se rend compte que leur relation est quelque chose que l'on ne peut pas tout à fait comprendre. Douglas et Damon sont brillants dans l'étude de ces personnages. Ils sont méconnaissables parfois à partir des rôles familiers que nous connaissons tous. Je pense que le film vaut la peine d'être vu. En bonus Matt Damon montre ses fesses à plusieurs reprises pour ceux que cela intéresse sinon on ne peut s'empêcher de s'intéresser aux merveilleuses performances de deux des grandes stars d'Hollywood dans une entreprise courageuse et bien faite...
A la base, je ne suis pas friand des biopics. Ils sont souvent trop linéaires et ont tendance à s'enfermer au sein du formule ultra classique tant dans la forme que dans le fond. On retrouve ces défauts dans "Ma vie avec Liberace". Pas de coup d'éclat de la part de Steven Soderbergh. Le génie vient surtout de la prestation des deux acteurs principaux : Matt Damon et Michael Douglas. Le scénario peine à captiver. Cette romance entre les deux hommes ne présente rien d'intéressant et on se demande l'intérêt qu'il y avait à l'adapter au cinéma. Il y a bien quelques séquences émotion mais l'ensemble est bien trop faiblard à mon goût.
Le film est assez émouvant pour la passion qui inspire ces deux hommes mais la force du film est peut-être aussi de décrocher cette histoire tumultueuse de son contexte de star. On a parfois l'impression de voir l'histoire banale d'une passion jusqu'à la folie comme elle peut arriver à n'importe qui. C'est d'ailleurs je pense ce que cherchent ces gens d'une autre sphère. Vivre un amour commun à tous, à deux, sans artifice. Jolie fin qui revient sur l'humilité et la tendresse au-delà des différents.
Deux acteurs formidables en contre emploi absolu, un éclairage très fidèle sur les célébrités et premiers millionaires du Las Vegas des années 70... Une belle photographie, des répliques cinglantes, bcp d'humour et de 2nd degré. Le kitsch devient ici délicieux. Soderbergh signe un de ses 3 meilleurs films, loin de son domaine de prédilection !