Je suis souvent resté insensible à ce film, à cette histoire d'amour tragique. Pourtant, je trouvais que le début était intéressant mais par la suite, j'ai commencé à m'ennuyer, à trouver que ça tournait en rond et les personnages ne me plaisaient plus vraiment et ce couple particulier ne me faisait plus aucun effet. Dans l'ensemble, je suis assez déçu par ce film !!
Scott Thorson et Liberace, deux rôles interprétés avec brio par, respectivement Matt Damon et Michael Douglas, un duo qui brille. Une première partie comique puis une seconde plus tragique, compte la fin de vie de Liberace, avec une bonne mise en scène signée Steven Soderbergh, un grand du cinéma américain.
Avec ce film Soderbergh évite le piège du biopic classique et rébarbatif sur Liberace (dont j ignorais totalement l existence jusqu à la sortie du film) pour s interroger plus sur la star et son comportement. Totalement égocentrique de part son éducation et l image que les autres lui renvoient, ce dernier ne peut envisager les relations humaines uniquement que par le contrôle et la domination. Pour interpréter le rôle du pianiste surdoué et de son amant jouet Michael Douglas et Matt Damon sont excellents de justesse évoluant dans un décor vraiment Too Much, fait de strass de paillettes de fourrures et finalement plus kitch que rococo, représentant la démesure de la star qui ne se refuse aucun excès dans son environnement comme dans son comportement. Ne se refusant rien si ce n est assumer son homosexualité face au grand public, cette dernière pouvant nuire à la carrière voire pire à l image de la star. Un film brillant sur l envers du décor et ceux qui vivent dans un spectacle ou tout est artificiel et superficiel.
Bien que la réalisation soit talentueuse le film apparaît d'abord comme un film d'acteurs, le très inégal Michael Douglas n'a sans doute jamais été aussi bon et Matt Damon, parfois pénible est ici excellent. Cela dit l'histoire est (presque) sans surprise et les personnages ne suscitent pas l'empathie. Sur un thème similaire "I Love you Philipp Morriss" était d'un autre niveau.
Inspiré de la vie de Liberace, pianiste virtuose de music-hall presque inconnu en Europe, cultivant le goût du kitsch et dont l'homosexualité a été cachée jusqu'à sa mort du sida en 1986, Ma Vie avec Liberace est pour le moins une réussite sur le plan narratif. Bien agencé, bien mis en scène, le film vaut avant tout pour la direction et la performance d'acteur. Mickael Douglas, pousse loin la ressemblance avec le véritable Liberace, et ce rôle de folle égocentrique lui va comme un gant. Matt Damon n'est pas en reste, même s'il est plus effacé. Un biopic de qualité.
Mon Dieu mais quelle merveille ce film !! On en prend plein les mirettes pendant 2 heures !! Que d'émotions... Que dire en premier ? Parlons des acteurs tout à fait prodigieux dans le film, Michael Douglas est surprenant et excellentissime dans le rôle de Liberace et Matt Damon comme toujours très bon. Mais c'est surtout l'ambiance du film, les décors, les dialogues qui vous envoûtent !! Tout est parfait, drôle, émouvant, grandiose... Moi qui suis un fan absolu d' Elton John j'ai eu l'impression de passer deux heures en sa compagnie et de voir son biopic avant l'heure (qui doit sortir l'année prochaine d'ailleurs alors préparez vous à vous ruer au cinéma!) Que de points communs entre les deux, c'est tellement troublant (style de vie, tenues scéniques, génie du piano, décadence, addiction sexuelle, profonde solitude... la ressemblance est même poussée jusqu'à la calvitie !!) j'ai été troublé et happé par ce personnage !! A voir absolument !! Un chef d'oeuvre !!
Un chef d'oeuvre absolu !! L'incontournable !!! Emouvant, kitsch, drôle...Damon & Douglas sont à couper le souffle dans ce film !!! Et enfin un hommage à ce génie qu'était Liberace !! Mille fois bravo !!!
Difficile de juger un biopic lorsque l’on ne connait pas le personnage. Dans tous les cas, Soderbergh réalise une œuvre sensible et juste où le temps n’est pas compté. Matt Damon change de registre, n’en fait pas trop et est même parfait. Malheureusement quelque chose dans la mise en scène gêne et empêche d’être prit par le cœur. Pourtant la bande originale est finement choisie, les costumes sont bluffants et le jeu des acteurs est crédible. Alors où est le blocage qui ne nous emporte pas pleinement ? On cherche encore… D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Encore une biographie interprétée avec talent - autant du côté de Michael Douglas que de celui de Matt Damon - et qui avait tout pour plaire, tout sauf un peu de profondeur pour avoir un quelconque intérêt.
Qui aurait cru que Soderbergh en adaptant la vie d’un artiste célébrissime au U.S.A. et très connu dans le monde (afin selon les Américains parce que moi je n’en avais jamais entendu parlé), connu donc pour sa virtuosité au piano et ses costumes extravagants aurait tant de mal à trouver un financement et ne parviendrait pas à le sortir dans une seule salle de ciné dans son pays de naissance… C’est un fort rappel qu’une histoire, surtout une histoire d’amour, impliquant des personnages gays est toujours perçue comme transgressive et que les financiers et les distributeurs, soucieux de rentabilité, préfèrent éviter un sujet qu’ils perçoivent comme trop clivant. Pourtant, le film en lui-même est loin d’être transgressif, on assiste à une banale histoire d’amour entre deux hommes dans un contexte, il est vrai, un peu spécial. L’un des protagoniste est la méga-star des années 60 à 70 Liberace, pianiste virtuose au style baroque, l’autre est un jeune homme un peu perdu qui tombe amoureux de cet homme égocentrique. Durant pas loin de 10 ans ces deux hommes vont donc s’aimer, se disputer et se détester dans un contexte de folie égomaniaque et en dissimulant une relation qui ferait scandale. Le film s’il décrit cette histoire hors-norme (dans sont contexte) reste finalement sage dans sa mise en scène et il doit à la performance de ces deux acteurs principaux sa très grande qualité. La prestation de Michael Douglas est tout simplement bluffante et on oublie totalement l’acteur au profit de ce personnage presque irréel tellement il vit dans la démesure. Matt Damon en jeune homme amoureux et sensible qui se détruit sous la flamme de ce monstre égocentrique et génial est lui aussi très, très bon et nous fait oublier sans mal son personnage ultra-mâle de la saga “Jason Bourne”. Un film intéressant pour tous ceux qui comme moi ignoraient qui fut Liberace et courageux dans son entreprise de dépeindre une relation amoureuse homosexuelle sans faire dans la caricature ni dans la pusillanimité. Un excellent film donc, à voir sans hésitation.
L’histoire d’une rencontre, d’un regard qui précédera une liaison amoureuse pendant cinq ans, celle du grand pianiste Liberace : Homme excentrique, interprété par l’incroyable Michael Douglas, ayant un goût prononcé pour le luxe, et celle d’un modeste jeune homme : Scott Thorson, n’ayant pour dessein premier que de devenir vétérinaire, rôle endossé par Matt Damon.Première apparition, première réaction « Woaw ! He’s incredible ! », cette fascination engendre une liaison que l’on sait prédestinée à l’échec. Comme nous le fait anticiper Billy et sa mine lassée par cette vie, Scott va prendre le relai. C’est pour cela que nous avons du mal à nous attacher à leur amour, mais qu’on en cherche tout de suite les premières rides. Cette excentricité, ce narcissisme, cette dimension presque incestueuse, la dominance des couleurs dorées scintillantes sont volontairement accentuées dans le film. Cependant, les questions sur l’amour, la sexualité ou encore la souffrance ressentie et la déchéance dans la drogue sont peu convaincantes, et les stéréotypes sur l’homosexualité ne sont pas si enterrés qu’ils auraient pu l’être. L’auteur nous annonce un film fort et tragique, cousin de celui d’Ang Lee, mais nous sert finalement La cage aux folles sur un plateau doré. La mise en scène volontairement kitch mais un peu trop hollywoodienne de Soderbergh enlève l’empathie que l’on pourrait ressentir envers les personnages. Le titre en anglais est sûrement plus représentatif du film, « Behind the Candelabra », puisqu’est en effet décrit ici la façon dont ce voleur de jeunesse, enfermant ses poupées dans une cage dorée, les refaçonne comme le jeune homme qu’il fut. C’est une variante des caprices de Dorian Gray avec Scott qui devient son tableau se vieillissant, tombant dans la débauche, et ce jusqu'à ce qu'il déchire lui-même le tableau pour se libérer de cette emprise qu’a pris Liberace sur luispoiler: , Lee que nous retrouverons peu de temps après sur son lit de mort, complètement transformé, et suivant le même destin que Dorian Grey. Le travail le plus remarquable est sûrement celui de la reconstitution. Les décors, les costumes et le mobilier personnel de Liberace sont tous incroyablement fidèles à ceux de l’époque. Tout autant que la première scène où le pianiste prouve sa performance avec le fameux Boogie Woogie, performance reproduite à l’identique de l’originale. Pour apprécier le film à sa juste valeur, il est capital de connaître le personnage. C’est un Liberace qui se réincarne et perdure à travers le temps qui nous est livré.