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Patricemarie
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4,0
Publiée le 20 décembre 2013
Bonne restitution de tout cet univers de débauche et de fantaisie des années 70. Ce serait plus accrocheur avec un pianiste que l'on a connu, en France personne ne connait cet artiste.
Le film diffuse en premier plan une cage aux folles classieuse et en second plan des éléments plus fins. Douglas et Damon sont parfaits et payent de leur personne à notre plus grande joie. Le scénario reste un peu maigre tout de même,spoiler: en gros Scott Thorson c'est fait plaquer comme une grosse m....
En tant que (télé)film, rien à dire, la mise en scène est grandiose (pour le format), les acteurs excellents avec un Michael Douglas au top (comme presque toujours) et un Matt Damon éblouissant en sosie de Patrick Juvet, et ce, malgré une légère réserve: on a du mal à le prendre pour un éphèbe de dix sept ans alors qu'il en accuse largement plus du double sur la balance. Mais ce n'est qu'un détail. En revanche, ce qui est terrifiant c'est la partie purement biopic qui est aussi glaçant pour ne pas dire horrifique qu'un documentaire sur Hitler, Staline ou autre tyran Nord Coréen (massacres de masse en moins) , dont les mises en scène mégalomaniaques révulsaient et font encore vomir cette Amérique bien-pensante et ô combien tolérante dans sa bienveillance. Le film de Soderbergh est une brillante démonstration de ce qu'a dit je ne sais plus qui, je ne sais plus quand ni ou (mais j'vous jure qu'il l'a dit!): "les Etats-Unis sont passés de l'âge de bronze à la décadence sans passer par la civilisation". Enfin... quelque chose du genre! Ce qui est rassurant, c'est qu'au même titre qu'en musique une blanche vaut deux noires (ce que les Américains ont longtemps interprétés au sens littéral, si j'ose dire) ici, en France, l'un des berceaux de la "vieille Europe" donc de la "vraie" musique, il faut un Richard Clayderman (ou un André Rieu, au choix) et un ancien président de la république pour synthétiser le comble du mauvais goût. Nous sommes encore loin d'égaler nos voisins d'outre-Atlantique...
Lee et Scott, 10 années de leur vie commune. Comme un couple qui s'aime et finit par se haïr. Sauf qu'ici avec les extravagances de Liberace on est plus dans le Glamour (kitsch pour sûr et avec démesure) que dans le train-train métro-boulot-dodo-couche cullottes-Auchan le samedi et tiercé le dimanche...) La reconstitution des années 50/70 est parfaite et on le savait puisque du Soderbergh. Liberace, surtout connu des anglo-saxons, était une très grande star de légende, véritable virtuose du piano (son propre show TV, pensionnaire à Las Vegas, carrière internationale, en Europe) et précurseur des Elton John, Freddy Mercury, Madonna, Michael Jackson, Céline Dion, Tina Turner..etc... qui a su hypnotisé les foules et se servir des médias. Matt Damon et Michael Douglas nous prouvent encore le talent des grands acteurs américains sachant passer de "Wall Street" "Black Rain" "la guerre des Rose" pour l'un ; "Elysium", "Jason Bourne" "Ripley" pour l'autre. Avec Liberace on passe un bon moment de cinéma avec ce respect de la chronologie des événements, de l'histoire et des détails de reconstitution (cf. les réf. d'images d'époque.
Ce film que j’ai regardé hier, m’a conquise de bout en bout ! Et pourtant, j’ai tendance à ne pas être tendre avec ce genre de sujet, mais là… Chapeau ! Bravo ! Bravissimo ! Magnifique, tant par les décors, les costumes, la mise en scène et surtout, oui, surtout la prestation incroyable de Michael Douglas, à peine remis de son cancer de la gorge et qui avait supplié Soderbergh de l’attendre afin d’interpréter Liberace. Au départ, je ne savais rien de ce pianiste virtuose qui défraya la chronique dans les années 77, juste avant qu’on ne découvre le SIDA et ses ravages dans les milieux homo… Son charisme, ses éclats, son luxe à paillettes, tout était énorme et démesuré chez lui ! Même son caractère qui oscillait, pour ses proches, entre la passion et la détestation et ses exigences qui allaient parfois très loin… Ce film relate l’histoire d’amour entre cet être multifacettes « very too much » et Scott, un jeune garçon, beau comme un dieu, mal aimé, abandonné à sa naissance et adopté dans un milieu moyen et… conventionnel. Mais attention ! Rien à voir avec « La cage aux folles » ! Ce film est d’abord émouvant, jubilatoire, d’une élégance raffinée malgré les paillettes, très « kitch », mais jamais grotesque ni caricatural. Et la fin est une ode démesurée à l’amour comme j’en ai rarement rencontrée, Une mention très spéciale pour la bande-son (les morceaux de piano et les chansons, dont la version originale de « La quête », inoubliable). Mais le plus détestable, le plus haïssable, est de penser que ce film majuscule qui avait été nominé à Cannes cette année pour les plus hautes récompenses n’en a reçu aucune et s’est fait décoiffer au poteau par « La vie d’Adèle », ce drame sur les lesbiennes qui n’avait (à mon sens) qu’un seul atout, mais de taille : ne pas être made in USA !!! Bravo monsieur Spielberg ! Là, vous n’avez pas assuré !
Les excellentes prestations de Damon et Douglas donnent de la profondeur au film .Il ya du glamour et du clinquant mais aussi des zones d'ombre, de la jalousie, de l'égo, de la crise d'identité et au final on assiste à une film sur ce qu'est l'amour, son romantisme et ses faux-semblants.
L'affiche des 3 noms : Steven Soderbergh/Michael Douglas/Matt Damon est très attirante. Belle distribution, belle mise en scène mais j'ai finalement très peu appris sur Liberace. Le film n'est finalement qu'une histoire d'amour de plus entre un ''fan'' et une star avec tout ce que ça comporte en scènes de clichés : séduction, jalousie, rupture... A voir pour les acteurs.
Ma vie avec Liberace est vraiment un film curieux qui frôle la caricature humaine, laisse une drôle d'impression dans la mémoire mais qui, in fine, parvient à émouvoir. Ultime (?) film d'un cinéaste au talent erratique et souvent surestimé, Ma vie avec Liberace est filmé avec un certain brio (la rutilance des objets, des décors, des habits) qui est contrebalancé par une certaine économie d''expression des émotions et une musique très peu présente, bien qu'il s'agit d'un biopic partiel sur une vedette musicale. Michaêl Douglas fait une remarquable performance empreinte d'ambigûité, un personnage ambivalent et une mutation physique étonnante. Mat Damon montre tout le registre de son talent dont je n'ai jamais douté et il a un beau cul. Sa transformation physique est vectrice d'un certain malaise ; on ne sait plus quelle est la vraie apparence de l'acteur. Bizarre est le choix de ressortir des acteurs oubliés : Rob Lowe, Scott Bakula et Dan Akroyd (dans une performance étonnante). Il manque cependant quelque chose à ce film, parfois langoureux et hésitant, un scénario qui manque de force, une charge caricaturale trop forte. La fin du film est superbe, émouvante, ah la vision des deux pianos ! le petit et le grand, tel un hommage au couple d'amoureux. Mais surtout, nous sommes là devant un film de vampires, Liberace vampirisant du début à la fin ses amants, Scott étant vraiment l'aimant, l'initié. Tel un vampire devant un miroir, Scott ne semble pas exister devant les proches du pianiste et l'ultime vision de Liberace mourant le confirme, desséché comme un vampire ayant regardé de front la lumière du jour. Un film imparfait mais dont on se souviendra.
Un film intéressant mais un peu trop long, j'ai du m'accrocher. Le personnage de Liberace m'était totalement inconnu, et vu les deux acteurs principaux j'avais très envie de le voir. Douglas et Damon jouent extrêmement bien, mais c'est vraiment trop lent/long à mon goût. Dommage. Il faut donc être en forme pour visionner ce film (qui n'est pas non plus un chef d'œuvre, mais qui est assez original pour qu'on en parle !).
Bon Soderbergh et le biopic ça me fait un peu peur vu la catastrophe totale qu'était le Che qui tenait plus du téléfilm que d'un vrai film et là on a un téléfilm sur Liberace (sait pas qui c'est et je m'en cogne, sans doute un mec que je détesterai dans la vraie vie) qui tient vraiment du cinéma… Dommage… Mais bon en France les distributeurs aiment les auteurs alors il a le droit de sortir au cinéma, ce qui n'est pas plus mal.
On reconnaît dès le premier coup d'oeil qu'on est devant un Soderbergh on cette image assez dégueulasse et c'est un peu chiant, mais c'est bien : beau casting, belle mise en scène, bon scénario.
On suit donc Matt Damon qui rencontre un pianiste plutôt "folle", mais qui arrive à faire croire qu'il est hétéro ! Miracle ou bêtise du public ? qui sait ? En tous cas l'esthétique que je n'aime pas du tout de Soderbergh qui vise à rendre le tout jaunâtre prend ici tout son sens parce que ça fait scintiller les Candelabra et ça colle parfaitement avec les décors, les costumes (et même les visages) complètement faux, kitchs au possible, ça participe totalement à l'ambiance et à la création d'une atmosphère. En tous cas je trouve ça plus bienvenu que dans ses autres films.
Alors le gros défaut du film c'est que c'est trop long et que c'est un tantinet chiant, le film n'en fini plus, il est assez répétitif, mais pas dans le bon sens, j'aime lorsque des scènes peuvent se répéter, apportent quelque chose, mais là c'est juste redondant. Après tout reste relatif, ce n'est pas "si chiant" que ça, mais disons qu'on voit le temps passer, contrairement à ses deux films précédents bien mieux sentis au niveau du rythme.
Mais là où il s'est fait plaisir c'est au niveau de la mise en scène, chaque scène a une petite trouvaille, un cadre sympa, un mouvement de caméra, c'est vraiment plaisant à regarder, surtout que ça ne fait jamais tâche, ce n'est jamais gratuit, ça sert toujours l'histoire, on a un vrai boulot de metteur en scène qui a compris son sujet. Et en parlant du sujet, j'ai été plusieurs fois mal à l'aise devant le film lorsque ça vire au glauque le plus total, chirurgie esthétique, disputes…
Sauf que Soderbergh le traite avec énormément d'humanisme, on est du côté de Matt Damon tout le temps, on est avec lui, on comprend ses sentiments et quelque part on a la même sorte de crainte que lui, la même fascination que lui, etc.
Vu que c'est humain ce côté dérangeant qui aurait pu être là par pur plaisir moqueur ou pour choquer, ce n'est jamais cynique, c'est toujours humain malgré la bonne dose de botox !
Disons que le film vaut vraiment pour son traitement des personnages, attachant et humain et pour ses trouvailles de mise en scène.
Le film parvient à être touchant sur la fin, sans en faire trop, pas de musique, la caméra qui se pose, de la tendresse.
À défaut de finir sa carrière au cinéma sur un chef d'oeuvre (pas certain qu'il en ait fait non plus), Soderbergh la fini sur un film sympa, pas sans défauts, mais intéressant et loin d'être con, ce n'est pas le pire scénario pour un réalisateur qui a connu des hauts et des bas.
Un film vraiment à voir avant tout pour l'interprétation carrément "époustouflante" tant de Michael Douglas que de Matt Damon. Ils auraient à mon sens amplement mérité un oscar l'un et l'autre pour leur jeu et leur performance à jouer ainsi un rôle à contre emploi. 4 étoiles me semblent vraiment bien méritées +++
Un film remarquable avec deux acteurs dans deux emplois éblouissants. Je ne connaissais pas ce "Liberace" et j'avoue que sa personnalité est plus qu'ahurissante. C'est un être tout en excès et exubérance qui réside dans une maison ultra bling-bling. C'est un pianiste de renommée et talentueux qui fait se pâmer les femmes. C'est un homosexuel notoire mais qui ne l'avoue pas par peur de perdre ses fans. Avec son argent, "Liberace" ose tout, peut tout se permettre et achète tout, même les sentiments. "Scott" (Matt Damon) semble la seule personne qui ait été réellement sincère et aimante envers "Liberace". Ce dernier s'en souviendra d'ailleurs à l'article de la mort. J'ai été très favorablement surprise par la performance de Michael Douglas et Matt Damon. Rob Lowe est également étonnant dans le rôle du chirurgien-esthétique. Ce biopic dramatique n'épargnera pas cependant "Liberace" qui mourra du sida, mal non dévoilé durant de nombreuses années, de même que son homosexualité révélée bien plus tard au grand public. Film insigne.