Que d'Academy award winners au générique ! Même le directeur de la photo a été nommé huit fois ! Pour son premier long métrage de cinéma John Wells, transfuge de la télé (Urgences...), met le paquet en matière de casting. Ben Affleck, Tommy Lee Jones, Chris Cooper, Kevin Costner... Tous très bien. Par contre ne cherchez pas de rôles féminins (voir le titre), les épouses sont réduites à des faire-valoir (comme dans la vie ?). Ah si la DRH (Maria Bello) couche avec le patron, vire tout le monde (malgré elle) et prend tout (mollement) dans la gueule. The company men est une sorte de Ma part du gâteau à l'envers. Cette fois-ci ce sont les cadres dirigeants qui sont virés. On va pas pleurer sur leur sort... Tout cela est bien calibré, bien aseptisé. Malgré le sujet, l'ensemble manque de force, de mordant, d'émotion. Pour changer, le retour aux sources, et surtout aux bonnes valeurs familiales et puritaines américaines, est bien là. Cela en serait presque à gerber. Mais bon, il ne faut pas essayer de gratter trop loin. Malgré tout on passe un moment pas désagréable à défaut d'être passionnant. La mise en scène est très académique, le scénario sans surprise. Ça ronronne. On devine ce qui va se passer et ça arrive... Sans saveur et sans surprise quoi...
3 cadres américains sont licenciés, en même temps que quelques milliers d'employés de leurs boîtes. Le film étudie le comportement de chaque personnage, leurs recherches d'emplois, leurs aptitudes. Pas mauvais mais surtout applicable aux Etats-Unis, peu intéressant pour la France où notre système est très différent. Moyen, je préférai "Braqueurs amateurs" basé sur le même système, l'humour en plus. Très bon le discours après enterrement de Tommy Lee Jones. Connu de tous ceux qui se retrouvés en bas ;)
Alors qu'une société d'industrie lourde est frappée par les conséquences de la crise économique de 2008, plusieurs cadres supérieurs sont licenciés. "The Company Men" est certes très classique et prévisible, il n'en demeure pas moins juste. Le film évoque ainsi les conséquences du chômage pour ces hommes qui vivaient à crédit dans un univers dispendieux, et qui se voit rappeler à l'ordre par la réalité économique. Humiliations sociales, difficultés familiales, concurrence féroce face à de jeunes loups sur un marché de l'emploi très tendu : rien ne leur est épargné. Si la réalisation est conventionnelle, le film est très bien portés par ses comédiens d'expérience (Chris Cooper, Tommy Lee Jones, Ben Affleck, Kevin Costner), qui parviennent à rendre attachants des personnages pourtant parfois guère fréquentables. On citera notamment Affleck qui incarne un spécialiste des ventes vaniteux, qui va devoir ravaler sa fierté et accepter un emploi manuel chez son beau-frère qu'il déteste. Un drame pas très original mais intéressant.
Company Men se regarde sans véritable enjeu, sinon celui de dénoncer, toujours, plus fort, encore ! Et c'est réalisé avec un certain brio, l'abandon des apparences, le besoin de repartir à zéro, les drames humains, les petites et les grandes désillusions du quotidien dans un monde hautement paradoxal ! Et à la fin, le méchant qui est toujours plus riche... C'est profondément humain et juste et réalisé avec finesse.
Tommy Lee Jones, Ben Affleck et Chris Cooper accompagnés de Kevin Costner, un casting qui a de quoi séduire pour ce film sobre et sincère sur les difficultés du licenciement. Sans jamais rendre l'ensemble larmoyant, John Wells nous livre une heure et demi de sincérité grâce à ses acteurs mais aussi aux situations dans lesquels il les place. Il nous donne la vision de ce à quoi peut ressembler une telle épreuve pour l'ensemble d'une famille. Un film qui pointe du doigt la crise au travers de ce qu'elle a de plus injuste et l'entreprise dans ce qu'elle a de plus impitoyable. Pas mal aurait-pu suffire mais c'est véritablement ce sentiment d'assister à quelque chose de sincère qui rend le film bon.
Drame social et humain de personnes lâchés par une entreprise pour laquelle ils ont tout donné. Bien évidement d'actualité, le sujet est traité d'une manière très sobre et réaliste, quasi documentaire et très bien servi par un casting cinq étoile.
Très bon film politique qui s'attaque aux plans sociaux enchaînés par des grosses entreprises prêtes à mettre des milliers d'employés à la rue pour augmenter leur valeur boursière, à travers le destin de trois cadres . Ce n'est pas sans évoquer les grands films sociaux des années 70 . C'est juste, réaliste, humain, et porté par un casting haut de gamme, excellent . J'ai aimé le regard porté par John Wells sur ces cadres brusquement délogés par la crise de leur place dorée,l'humour noir de ses dialogues, la précision de ses portraits,son humanisme. Et quel bonheur de retrouver Kevin Costner !
On part de l'affiche, sans en connaitre le thème, et on se dit mais quel genre de film peut regrouper autant d'acteurs oscarisés ou goldenglobbés? Le thème: la crise financière de ce début de siècle! Le film est une chronique qui suit le parcours de plusieurs familles dont un membre, travaillant dans la même grande entreprise mais à différents postes et différentes hiérarchies, se fait licencier. Très contemporain, chacun se reconnaitra ou reconnaitra quelqu'un. Sans tomber dans la caricature, le film est tranchant, prend parti et condamne ces grands patrons sans scrupule ne visant que leurs intérêts. Ben Affleck est toujours parfait, là, en connard redescendant enfin sur terre devant sa famille d'ouvriers qu'il snobait dont un Kevin Costner solide, trop rare à l'écran. Un film d'actualité à voir absolument, qui plus est, fort divertissant!
Très bon drame social supporté par un casting dantesque, Tommy Lee Jones en tête. On aurait tout de même aimé des personnages plus tourmentés, plus vindicatifs, plus sombres; on n'a par exemple jamais l'impression que Ben Affleck soit en danger dans le film, malgré sa situation. Bon film néanmoins!
Trois cadres d'un conglomérat industriel se retrouvent au chômage du jour au lendemain sans autre raison que le maintien des profits des actionnaires. Un film généreux et humaniste sur l'entreprise comme on n'en a pas vu depuis "Glenngarry Glenross". Les acteurs sont épatants dans une histoire criante de vérité où les hommes sont broyés par le système.
Un excellent film avec un casting 5 étoiles, mention spéciale à Tommy Lee Jones très touchant dans son rôle. Une réalisation parfaite qui nous plonge dans une société capitaliste malade où ça monte tellement haut dans la démesure que la chute est brutale quand elle arrive.
Premier long-métrage de cinéma pour John Wells (qui s'est fait connaître grâce à la série télévisée Urgences - 1994/2009) qui dépeint au vitriol le monde de l'entreprise post-crise économique. Le film suit le parcourt de trois individus, tous salariés dans la même entreprise (un responsable commercial, un cadre et un dirigeant). Tous les trois se retrouvent au chômage et vont avoir de grosses difficultés pour retrouver un emploi (sur-qualifié, trop âgé, salaire divisé par deux, etc) les déconvenues seront nombreuses et pour certains, c'est "l'american way of life"qui s'égratigne. The Company Men (2011) brosse de remarquables portraits, entre Chris Cooper , Tommy Lee Jones & Ben Affleck (quel plaisir de retrouver Kevin Costner après 4 ans d'absence, dommage qu'il n'ai ici qu'un second rôle). Un drame social dans l'air du temps, qui n'évite pas quelques maladresses, mais on y fera abstraction à la vue de cette superbe distribution.
On pourrait taxer le film de J. Wells d'opportuniste sauf que le projet de ce dernier date d'il y a 15 ans, à l'époque d'une autre crise financière ayant touches les USA. Il réunit pour l'occasion un casting intéressant. Oui, car si le film est réussit, cela tient plus à la qualité de l'interprétation qu'à son scénario. En effet, rien de nouveau ici tant le déroulé du script a déjà été vu 100 fois dans des téléfilms de l'après-midi sur M6 ou TF1. Sauf que ça n'a jamais bénéficié de dialogues aussi bien écrit, d'interprètes aussi brillants et d'une mise en scène avare d'effets de pathos. Radioscopie de la classe travailleuse du pays, étude de caractères bien sentie et explications pour les nuls des causes de cette crise. Ça aurait fait une très chouette mini-série sur HBO et ça donne un film qui pratique l'ellipse avec talent, avec des acteurs sublimes, le tout rehaussé par la photo e R. Deakins. Un bon film du genre et surtout avec d'excellents acteurs au top. D'autres critiques sur
La crise survenue en 2008 est toujours un sujet d'actualité. Les chaines de télévision y font presque tous les jours allusions (de manière plus ou moins voilée). Mais le grand écran a aussi son mot à dire là-dessus. Margin Call, Wall Street: l'argent ne dort jamais ont tous les deux choisi de situer leur intrigues en plein centre du cataclysmique évènement ayant bouleversé l'économie mondiale. The Company Men, sorti entre ces deux films, est quelque part le juste milieu. Son étude de caractère à propos de 3 hommes, fraichement licenciés d'une grande firme pour "raisons économiques", rappelle le premier. Son épilogue et son message le rapproche par contre plus du second. Du chaos professionnel dans lequel ces trois ex-employés (parmi tant d'autres) se retrouvent, on finit par déceler 3 âmes perdues, qui vont doucement et douloureusement accepter une vérité ainsi que toute l'absurdité qu'elle entraîne. Pourquoi les plaindrions-nous ces gaillards? Ils avaient un train de vie bien supérieur à la majorité de leurs concitoyens. Maisons (très) spacieuses, voitures de luxe, addition de 500 $ pour un restaurant. Ils vivaient pleinement le rêve américain. Pourtant, on les plaint. Car comme nous, ils mesurent les conséquences sur leurs vies et sur ce système pour lequel ils consacraient leurs forces. Le ton du film est amer, ce qui peut rendre sa vision difficile. Mais c'est pourtant cette dureté qui le tire vers le haut. Car arrivé à sa fin, qui prône le retour du "travail concret", on verse dans une morale trop facile. John Wells, scénariste-réalisateur dont c'est le premier film, délivre une copie plus qu'honnête. Sa réalisation colle à ses personnages. Bon choix, puisqu'ils sont interprétés avec force. Ben Affleck est impeccable en Bobby Walker, ex-golden-boy qui assiste, impuissant, à l'effondrement de son univers. Chris Cooper est quant à lui touchant dans le rôle de Phil Woodward, dont le licenciement plonge sa vie de famille dans une épouvantable inertie. Enfin, Tommy Lee Jones est parfait en Gene McClary, pilier de mélancolie et de regrets qui semble incarner à lui-seul cette Amérique face à ses erreurs. Un terrible sujet, cette crise financière. Mais ironiquement, il donne des idées à Hollywood. Et elles ne sont pas mauvaises du tout.
Si John Wells ne révolutionne pas le 7e art, son scénario est tout de finesse et traite un sujet (le chômage des cadres) peu abordé par Hollywood. Plus qu'à Capra, auquel il est vain de le comparer, ou au Cantet de "L'emploi du temps", on songe à l'écriture acerbe des meilleurs Mike Nichols. Ben Affleck trouve un bon rôle de maturité et est bien épaulé par trois « supporting actors » à leur meilleur : Chris Cooper, Kevin Costner et Tommy Lee Jones.