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Hastur64
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4,5
Publiée le 9 juin 2012
Avec « The company men » Hollywood explore les conséquences de la crise des banques qui a frappée les Etats-Unis et le monde en 2008. On suit le destin de trois hommes employés d’une grande firme qui pour consolider ses profits et sa valeur boursière sous la pression des actionnaires procède à des plans de licenciements massifs, on observe alors la réaction de ces trois nouveaux chômeurs et les conséquences sur leurs vies de famille. Porté par un casting très solide le film détaille le déroulement de ces licenciements de la période en survêtement sur le canapé à l’acceptation d’un boulot pour lequel on est surqualifié en passant par la recherche journalière de rendez-vous et d’entretiens en vue d’une embauche. Au passage il égratigne les grands patrons et les financiers en montrant comment la rentabilité à tout crin et une certaine dictature de la jeunesse les mènent à sacrifier des hommes d’expériences au mépris des sacrifices (souvent familiaux) qu’ils ont consenti pour l’entreprise. Il est aussi une charge contre le mode de vie consumériste à l’américaine, où dès que les revenus augmentent, les dépenses pour des objets ou des services, souvent superflus, s’accroissent déraisonnablement au point que des employés aux revenus plus que confortables se retrouvent avec des crédits qui une fois leur emploi perdu se trouvent être impossible à remboursée, d’autant plus qu’aucunes économies n’ont été mises de côté. Un film au scénario solide et bien ancré dans la réalité et qui constitue une bonne description pédagogique des racines et des conséquences de la crise financière sur l’industrie ; il est en outre porté par des acteurs de talent qui donnent des prestations tout en sobriété permettant de faire passer un message sans passer par des effets trop appuyés. Ce qui se fait de meilleur à Hollywood en somme.
Un film Américain d'actualité sur le chomage et la crise économique actuelle que l'on connait écrit et réalisé par John Wells !!! Ce long métrage suit trois collègues cadres en commercial qui perdent un à un leurs travail, un jeune qui accumule les entretiens qui refuse de changer de mode de vie concernant le golf en voyant son budget se serrer et acceptant un poste dans le batiment peu valorisant et pas de son profils par son beau frère, un ancien de la société qui a du mal par son vieil age à trouver un nouveau poste et un bras droit du PDG de la société n'approuvant peu les méthodes de son supérieur. Des choses que l'on connait au quotidien et j'ai lu que le projet cinéma du film de John Wells datait et que les évenements ont reboosté ce long métrage mis à jour. Un film qui parle aussi d'espoirs et que, quoi que l'on est, il ne faut rien lacher. Ben Affleck demeure trés bon au coté de grands acteurs comme Tommy Lee Jones, Chris Coopêr ou Kevin Costner. A voir.
Ce film est bien meilleur que le laisse supposer la bande-annonce. Je craignais du happy ending et du lacrymal à outrance. Certes on a des deux mais de façon mesurée et contrebalancée. Vu de France on pense que les licenciements tels qu'ils sont montrés, que la middle-class américaine telle qu'elle est montrée, que les desesperate housewives telles qu'elles sont montrées, que tout ça donc c'est de la grosse caricature. Mais non; c'est juste comme ça. Et le film rend assez bien compte de la violence de tout ça, de ce monde de cartes de crédit, de maisons trop pompeuses qu'on paie encore à 65 ans, de l'effondrement de l'univers quand on est viré. Certes le sauvetage par le bon charpentier bourru est un peu lourd comme métaphore de la vie réelle, palpable, physiquement fatigante vs la vie virtuelle psychiquement épuisante. Mais au final ça fonctionne plutôt pas mal, avec un Tommy Lee Jones excellent et un Kevin Costner qu'on retrouve avec plaisir et dont on se demande si lui aussi avait fait l'objet de redundancy précédemment.
Cadre dynamique épanouit soudainement victime de la crise et du chômage. Du cinéma d'auteur de luxe qui aborde une question sociale assez rare dans le cinéma américain. Un sujet que l'on connait bien dans le cinéma hexagonal ou anglais. L'intérêt réside surtout dans la façon dont ce déracinement est vécu dans un système si particulier. Les rouages impitoyables ne laissent que peu de chances à tout ceux qui en sont victimes. Le reste est sans surprise: chute, espoirs, frustrations... La panoplie du dramaturge social est au complet. Mais les acteurs sont brillants. On sent que ce genre de rôles est rare à Hollywood. Ils livrent une qualité de jeu en or.
J'ai trouvé ce film très intéressant. Même si il date de 3 ans, il est totalement dans l'actualité du moment avec toutes les entreprises qui licencient. On voit dans ce film la dure réalité d'un homme à qui tout réussi et devant par la suite remonter la pente. J'ai trouvé le scénario et le casting réussi.
Un film avec un sujet fort intéressant, complètement d'actualité qui touchent de nombreuses personnes en France et dans tous les pays Occidentaux. Le licenciement qui tombe du jour au lendemain alors que l'on s'est défoncé pendant des années pour avoir une bonne place dans l'entreprise doit être vraiment dur à avaler. Il faut revenir à un niveau de vie beaucoup plus bas. Casey Affleck se fait virer et jamais il ne retrouvera un travail du ressort de sa qualification. Même en étant prêt à accepter des boulots deux fois moins payés que son ancien job, il est refusé, les chefs d'entreprise préférant embaucher des jeunes entrant dans le marché du travail. Un sujet inquiétant même si le film très américain laisse présager une lueur d'espoir! Pas vraiment réaliste à mon humble avis....je n'en dit pas plus ça gâcherait le visionnage du film pour ceux qui ne l'ont pas vu.
Un film solide, plus réaliste que je ne l'aurais cru. A la fois sur la psychologie des personnages et l'histoire, The Company Men arrive à briller. Une fin spoiler: plutôt positive sans être too much comme on aurait pu avoir , est là aussi dosée, réussie. Un bon film, vraiment.
Dans la foulée de la récente suite de "Wall street" et finalement d'une floppée d'autres films (dont même dans un sens "Jusqu'en enfer" de Sam Raimi), "The company men" nous décrit l'Amérique de la crise financière et de la crise économique qui se sont succédé depuis le krach de 2008. Même si finalement on pourrait se dire que ce n'est après tout qu'une histoire classique d'individus qui perdent leur job et donc leur mode de vie, comme la Porsche clinquante mais futile ou la maison achetée à crédit. Et toute personne qui a subi une période de chômage plus ou moins longue pourra se reconnaître dans ces hommes qui doivent suivre des cercles de recherche d'emploi, qui ont du mal à accepter d'avoir un salaire inférieur à celui qu'ils avaient auparavant ou qui ont honte de ne pas rentrer de leur travail à la fin de la journée parce qu'ils n'en ont tout simplement pas. Mais cette histoire classique est décrite de manière intéressante et poignante par le réalisateur qui s'est appuyé sur ces formidables acteurs que sont par exemple Tommy Lee Jones ou Kevin Costner. John Wells ne donne cependant pas dans le drame excessif : il nous montre au contraire une société qui sait tout de même être solidaire et nous parle aussi d'espoir. Cette vision équilibrée donne beaucoup de force à ce film où j'ai apprécié aussi la composition de Rosemarie DeWitt en épouse solide et pleine de compassion pour son mari licencié. Elle, mérite en tout cas d'être embauchée par les plus grands !
Un beau casting n'est pas forcément gage de qualité mais là....si ! Très encré dans la réalité de notre société, ce film n'est pas à voir si on souhaite s'évader de son quotidien...Mais il est très bon et on s'attache aux personnages dont on suit les "péripéties " avec engouement. Intelligent, perspicace et ...dans ma dvd-thèque !
Un bon film sur l'envers du décor du rêve américain... Pour maintenir le cours des actions de sa société, le patron d'une grande compagnie licencie des milliers d'employés. Parmi eux, Bobby, Gene et Phil, des cadres supérieurs qui vont devoir affronter l'adversité et le regard des autres. Cette chute est cruelle, surtout pour le jeune Bobby qui est persuadé qu'il rebondira rapidement et qui verra néanmoins s'effriter son petit monde bien confortable. Les deux autres se font moins d'illusions. Phil n'arrivera pas à surmonter cette épreuve et mettra fin à ses jours. Maggie, la femme de Bobby aidera ce dernier à passer le mauvais cap et leur couple en sortira grandi et renforcé. Une belle histoire humaine, mais une dure leçon rur l'inhumanité de la mondialisation, du profit et de la dictature de l'actionnariat.
Une chronique made in USA sur les conséquences sociales de la crise financière. Le scénario n'offre qu'assez peu de surprises, et la réalisation, très sobre, se concentre sur les dialogues et les interprétations toutes excellentes. Un film grave mais néanmoins optimiste.
Bobby Walker (Ben Affleck) est le symbole de la réussite Made in USA, une belle femme, deux enfants, une somptueuse maison , une belle voiture et un travail important. Cependant le jour où il est licencié par le conglomérat pour lequel il travaille d'arrache-pied, tout s'écroule et il doit se remettre en question : le licenciement pour satisfaire les actionnaires qui veulent toujours plus de rentabilité s’abat aussi sur deux autres collègues de Bobby et leurs chemins se croisent. John Wells réalise donc un film cohérent et d'actualité sur la crise économique (d'abord immobilière, puis financière et finalement économique) que traverse les Etats-Unis (et une partie du monde) à partir de 2008 jusqu'à nos jours : plus généralement, il dresse un portrait des conséquences de cette crise économique sur la classe aisée américaine (le personnage principal touche 110 000$ à l'année, soit environ 9 000$ du mois), cela concerne donc uniquement une strate de la population. J'ai trouvé le film très juste, sobre et intelligent. Sans sombrer dans les clichés mais en restant réaliste et grave, le réalisateur dresse un portrait de l'économie américaine sombre et de ces hommes abattus, blessés par les licenciements dont ils sont les victimes dans une société où le travail et l’ascenseur social sont des valeurs de grande importance. Ce film choral est assez triste mais l'espoir renaît vers la fin du film : j'ai trouvé particulièrement beau ces hommes qui se lancent dans l'aventure de remettre en marche un chantier naval, symbole d'une industrie lourde qui n'a plus guère sa place dans les économies développées mais dans celles des pays émergeant, et qui se donne à fond pour faire du "Made in USA". Les interprétations des acteurs sont toutes très justes et de grande qualité : Tommy Lee Jones (un de mes acteurs préférés) en sage blasé par l'attitude de son ami avide et perfide ; Ben Affleck en père de famille un temps blessé et aigri qui finit par se "bouger" pour subvenir aux besoins de sa famille et devenir plus humble. Les seconds rôles tels Kevin Costner apportent leur pierre à l'édifice et sont tous de grande qualité. Bref, c'est un drame social américain assez lucide sur l'économie américaine et le mode de vie US qui ne cherche pas à dénoncer ou à trouver un coupable mais qui mise beaucoup sur l'aspect humain des choses, sur la solidarité entre les hommes, les sacrifices qu'ils doivent faire et l'humilité qu'ils doivent trouver. Il s'agit juste de montrer que les élites ne sont pas infaillibles. Un film relativement simple et sobre mais émouvant, beau et touchant. Pour un premier film, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais c'est un très bon film.
Film dans l'air du temps surfant sur la vague de la crise et ses conséquences. Intéressant et assez riche : la dure réalité des pauvres cadres surpayés contraints de renoncer à leur Porsche et à leur abonnement de golf après s'être fait jetés comme de vieilles chaussettes alors qu'ils ont sué sang et eau pour un boss qui a plus de scrupules à vendre son nouveau siège que de faire une seconde "charrette" avec ses "copains" dedans... Très cynique mais malheureusement c'est la vérité. On n'oublie pas néanmoins les plus petits contraints d'accepter des marchés à perte pour faire travailler leurs gars. Bien de dénoncer tout cela au travers du cinéma mais malheureusement les personnes concernées n'iront pas voir ce film et s'en moquent éperdument de toutes façons car ils n'ont plus rien d'humain.
C'est difficile de voir les vies des gens s'effondrer, encore plus quand on est passé par là... The Company Men illustre comment des cadres de niveaux différents reconstruisent (ou pas) leur vie après avoir été victimes de licenciements, plus ou moins injustes. Il n’est pas question ici de faire une histoire fantastique sur le triomphe de l’esprit ou de la persévérance, mais de décrire une situation de manière objective er réaliste. Le casting très solide bonifie ce drame tiré de la vraie vie.