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Un visiteur
1,0
Publiée le 14 juillet 2011
The Company Men souffre de sa plus grande qualité: celle de son actualité. Le cinéma américain montre souvent un talent à se tourner sur l'histoire directe contemporaine, mais souvent aussi, il se limite à une démonstration consensuelle très plate et peu fouillée que le mal c'est pas bien et que le bien c'est mieux. The Company Men c'est précisément cela: une histoire baveuse à laquelle on ne peut croire qu'une seule seconde, celle de très confortables travailleurs devenus rentiers, des riches en somme, frappés de plein fouet par une crise payée par les plus modestes (et innocents au demeurant), qui réapprennent la valeur et la nécessité du travail d'en bas, du manuel, se frottant eux-mêmes aux planches de bois destinées à retaper la typique maison états-unienne... Bon, on en bouffe de l'émotionnel, à gerber. Sous couvert d'une fausse sobriété, ce ersatz de film à polémiques, brasse du vent sans jamais pointer du doigt de vrais responsables, et se contente très poliement de rappeler que l'argent appelle l'argent. Alors on verse dans le pathos quasi-patriotique, les grandes valeurs en rassurant du coin de l’œil par le biais de belles gueules cassées de ces sempiternels acteurs bancables et... devenus rentiers hollywoodiens. Parce qu'aux côtés de tous ces bons sentiments crasseux, gravitent innocemment les tares immondes d'une Amérique totalement égocentriste, dont on ne dénoncera jamais l'horreur. C'est un film poli qui déverse son flot d'inadmissibles sciemment... et qui en prime exige de nous faire croire en des fins heureuses, celle de l'homme dépassant sa condition d'enfermement, celle de la révolte optimiste et douce. On y croit, on y croit. Des amateurs de Porsches à 90k$/mois qui reprennent les gants. Non, The Company Men ne vaut que pour une scène de trente secondes, celle de l'entretien où Chris Cooper se fait tutoyer... Passons.
Film bien interprété sur les conséquences de la crise aux Etats Unis sur diverses personnes d'une même entreprise. Le film n'est pas parfait, notamment la fin "Bisounours" mais est trés bien joué par les acteurs. Interessant.
Company Men se regarde sans véritable enjeu, sinon celui de dénoncer, toujours, plus fort, encore ! Et c'est réalisé avec un certain brio, l'abandon des apparences, le besoin de repartir à zéro, les drames humains, les petites et les grandes désillusions du quotidien dans un monde hautement paradoxal ! Et à la fin, le méchant qui est toujours plus riche... C'est profondément humain et juste et réalisé avec finesse.
Un panel de personnages subtilement interprétés tout en retenue dans un arrière-fonds de crise financière et économique On peut regretter une remise en question distanciée et légère de cette crise et des licenciements par les personnages Une des scènes les plus révélatrices est celle où le fraîchement licencié jette des cailloux en direction de son ancienne entreprise à une distance ne lui permettant pas de l'atteindre On ne touche quand même pas trop au rêve américain
Un bon film sur l'univers parfois pompeux des grands patrons et de la crise économique au USA, avec en lumière non pas une personne en très grande difficulté, mais un employé habitué à un grand train de vie et qui voit sa condition baissé avec les conséquences qui suivent, intéressant, le film est un peu long mais on évite l'ennuie
De très bons numéros d'acteurs,Tommy Lee Jones, bien sûr, mais aussi Kevin Costner à contre-emploi, film bien réalisé, mais un scénario creux et sans surprises... Je me suis ennuyé.
enfin un film qui montre que le rêve américain, c'est plus que précaire. c'est pas le tout d'avoir du pognon quand on a oublié l'essentiel : vivre et aimer
un des premiers film post-krach, bien réalisé, de beaux portraits, plein de bons sentiments... mais on peine à comprendre la morale du film, à part un "happy-end" à l'américaine assez peu crédible.
Un film qui montre comment une crise transforme le quotidien des plus vulnérables, trahis par des dirigeants qui ne pensent qu'aux indices boursiers et aux actionnaires... Les acteurs sont bons; un seul regret le scénario est très typé "américain" !!!
Du très grand art, un chef d'eouvre par excellance. Le scénario est au sommet de son intelligence et les acteurs sont d'une incroyable efficacité. Je le recommande vivement.
A travers un rythme assez maladroit "The Company Men" nous raconte comment la crise financière a aussi touché les riches hommes de ce monde. La réalisation très académique devient très sobre dans sa dynamique, et laisse place à des longueurs assez fades, qui manquent de vrais sentiments. Le récit ne va jamais plus loin qu'un constat aux notes dramatiques. En outre, le film repose sur des dialogues souvent plus soporifiques que bouleversants. Le portrait social même s'il est intéressant, reste donc trop superficiel dans son traitement. La distribution du film est de qualité, mais on peut regretter que tout soit joué sur le même ton... Autres critiques sur: http://cineglobe.canalblog.com/
Plutôt réaliste. Belle approche de la vie professionnelle, ses gloires comme ses déboires. Les différents points de vue sont bien interprètes par des personnages qui frisent, certes, parfois le cliché...
Voici un film incontestablement réussi qui met en exergue la fragilité des fondations du modèle de l'american dream. Ce film dénonce la perversité du système à travers l'exemple de plusieurs victimes qui persistent à s'accrocher aveuglement et à vouloir se réintégrer à tout prix dans la vaste supercherie qui n'a fait que les broyer et les détruire. Les personnages sont pourtant attachants et l'on finit par éprouver à leur égard un sentiment de pitié. Bref, the company men va bien au delà de la simple comédie dramatique que l'on pourrait y voir au premier abord.
Bon film, superbement réalisé, avec de bons acteurs, un bon scénario. Mais quelle fin piteuse, façon optimisme américain, une satire finement amère qui finit un peu artificiellement acidulée...