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Un visiteur
3,5
Publiée le 6 avril 2011
Un bon film sur un sujet qui devrait occuper la première place dans les décisions politiques: l'avenir (le présent?) du capitalisme. Quelques lieux communs mais au final un scénario très construit et une interprétation sans faille.
Film très bien fichu, tourné à hauteur d'hommes, sur le désarroi d'un groupe de financiers boutés du jour au lendemain hors du monde aux dents longues du travail... La crise des subprimes... encore, et avec talent et empathie, sans caricature ni manichéisme.
Voilà plutôt une bonne surprise. Au départ, c'est bien le genre de film où l'on se rend sans grand enthousiasme et puis... ça fonctionne. Bien raconté, bien interprété, réalisé avec soin, le film intéresse le spectateur et, ce faisant, il peut être bien plus utile pour nourrir réflexion et discussions que maints oeuvres plus ambitieuses au départ mais qui se noient dans le pathos ou la maladresse filmique. A toutes les époques, le cinéma américain a su produire des films qui regardaient la société US avec pertinence et pouvaient susciter des interrogations que les moeurs politiques de ce pays tendaient à gommer. Beaucoup de ces films sont intimement liés au contexte du moment dans lequel ils ont été produits et tombent dans l'oubli quelques années plus tard ; je pense , par exemple, à "L'homme au complet gris" de Nunhally Johnson avec Gregory Peck. Il n'en reste pas moins que ces bandes sont un cinéma vivant qui rend compte avec justesse de certains aspects d'une société et le fait avec les mêmes qualités et défauts que la société qu'il présente. "The company men" est de cette race : pas un chef d'oeuvre certainement, mais un film qui nous intéresse et mérite notre attention.
L'histoire d'un licenciement boursier, plus ou moins bien vécu par chacun.
Tout est parfait, dans le sens hollywoodien du moins. C'est bien joué, c'est plausible quant aux situations et très documenté, c'est crescendo, et il y a une fin, car à un moment, on ne sait pas trop quand ils comptent finir le film qui tourne tranquillement en roue libre. Après tout, c'est aussi une qualité de l'opus, dans la vraie vie, la descente aux enfers prend son temps, les situations violentes sont rares ramenées statistiquement aux nombres de citoyens. La musique est très bonne, le couple Affleck est bien proportionné, et le tout est correctement filmé. Si on excepte l'histoire entre Lee Jones et sa pouliche, ce serait parfait.
Enfin non, justement.
Le propos vilains patrons en bourse contre pauvres ou riches travailleurs qui cherchent à donner un sens à la réussite made in USA est carrément à côté de la plaque. Ce n'est pas la bourse qui fait la merde sans éthique ni déontologie dont est fait le quotidien mondial. C'est la soif de plus en plus cruelle de produits de consommation pléthorique face à une absence totale d'idéal qui fait que l'homme se fera toujours le maximum de blé sans rien foutre... si possible. Je parle d'un idéal laïque, celui des religions, on s'en fout elles ont montrées leurs limites pour ce qui est du modèle de société.
Les vieux arguments de philosophie niveau seconde qui considèrent qu'un patron n'a pas le droit de gagner 700 fois le salaire de son ouvrier sont dépassés par le pouvoir et la concentration de l'argent. Le problème est le même avec le show business, pourquoi Boon se met 12 millions d'euro dans la poche en un an avec un seul film filmé avec 3 Euros ? Simplement parce que vous êtes 24 millions à être allés voir sa daube. Un patron du CAC40 d'aujourd'hui, avec tout ce que vous pondez comme marmaille, a tellement de clientèle (qu'il ne laisse pas à la concurrence) qu'il concentre tout le fric d'activités qui demandent de moins en moins de main d’œuvre. Tout simplement. Tout le monde est complice et peu importe les victimes collatérales. Personne n'est obligé de boire du Coca Cola ni de porter des Nike, et pourtant des milliards de blaireaux le font, avec tous les problèmes écologiques, de santé, d'éthique de mondialisation que cela pose.
La seule solution face à l'explosion sous nos yeux d'une civilisation digne de ce nom, c'est de tout arrêter, de réfléchir un moment, et de trouver un truc génial qui enlève l'avarice, l'envie et la frustration de tous ces ploucs de milliardaires qui en veulent toujours plus. Ou au moins qu'ils nous donnent le flingue pour en terminer plus vite. On va pas l'acheter en plus ?
C'est pour ça que le final un peu idiot mais si américain à la républicaine fait gentiment sourire. Comme si un film sur la mort était sauvé par une naissance in extremis avant le générique de fin. Il mourra aussi quand le film sera oublié, ce nouveau venu perdu dans l'infini de l'existence.
L'occident a créé un modèle de société qui nous a libéré, mais en se libérant de l'obscurantisme castrateur des religions, on s'est servi de la science pour créer des distractions qui nous détournent de la peur du sens, alors que chacun pourrait la trouver pour lui même. Loin du bling bling. Loin de la concentration du pouvoir dans les mains de ceux qui nous licencient.
Finalement, avec ce côté un peu détaché de l'histoire ordinaire de tous ces loosers malgré eux, on arrive à réfléchir, et c'est le signe que le film est honnête dans son genre attardé et qu'on peut s'en servir comme d'une icône !
"The Company Men" aborde le problème du chômage sous l'angle du licenciement de trois cadres américains ! Assez pudique et retenu dans sa mise en scène, ce film se laisse découvrir doucement en prenant soin de suivre chaque personnage dans ses réactions et son évolution personnelle. Tout en n'évitant pas complètement le piège de quelques clichés, on est avant tout séduit par ces 3 acteurs assez justes ! Leurs histoires respectives se suivent et s'entremêlent avec tact et subtilité... Une mention spéciale à Rosemary DeWitt , épouse de Ben Affleck dans l'histoire pour son jeu sensible et intelligent ! Malgré une fin peut-être un peu attendue et convenue, le thème du film est finalement bien traité d'autant plus qu'il s'agit d'un film américain ! Un film qui vaut le détour !
efficace et sérieux. rien à redire, c'est net et sans bavure...pas de pathos, rien que de la rigueur. limite froid. mais c'est efficace et cela permet aussi de prendre conscience de certaines choses.
Sujet difficile car d'une criante et douloureuse actualité pour beaucoup d'entre nous ! Les acteurs jouent sobrement un scénario bien écrit, le seul bémol de ce film est sans doute l'incontournable happy end des films américains.
Film dans l'air du temps surfant sur la vague de la crise et ses conséquences. Intéressant et assez riche : la dure réalité des pauvres cadres surpayés contraints de renoncer à leur Porsche et à leur abonnement de golf après s'être fait jetés comme de vieilles chaussettes alors qu'ils ont sué sang et eau pour un boss qui a plus de scrupules à vendre son nouveau siège que de faire une seconde "charrette" avec ses "copains" dedans... Très cynique mais malheureusement c'est la vérité. On n'oublie pas néanmoins les plus petits contraints d'accepter des marchés à perte pour faire travailler leurs gars. Bien de dénoncer tout cela au travers du cinéma mais malheureusement les personnes concernées n'iront pas voir ce film et s'en moquent éperdument de toutes façons car ils n'ont plus rien d'humain.
Tiens, un film américain qui montre les effets de la crise économique, la politique de licenciements massifs des grands groupes, le cynisme des patrons aux poches bourrées de stock options ... Bon, on se calme, The Company Men n'est pas précisément une oeuvre d'extrême gauche et son discours est un peu raboté par les conventions hollywoodiennes, mais quand même... Le personnage d'ouvrier, joué par Kevin Costner (welcome back !) balance quelques vérités de temps à autre qu'on a peu l'habitude d'entendre dans un cinéma aussi formaté. C'est un honnête film sur le chômage, certes celui de cadres supérieurs qui ne feront pas pleurer dans les chaumières, qui est d'une sobriété exemplaire, sans apitoiement excessif et dont l'humour occasionnel est le bienvenu. Bien écrit, le film pâtit cependant d'une mise en scène d'une grande platitude qui ramollit quelque peu l'intérêt. On ne s'ennuie pas pour autant grâce à une interprétation aux petits oignons. Ben Affleck, Chris Cooper et un Tommy Lee Jones aux taquets hissent The Company Men au-dessus du commun de la production américaine. Pas à la catégorie cadre supérieur, c'est entendu, mais largement plus haut que le minimum syndical.
Film très agréable à regarder avec un casting de rêve. Ce film reflète bien la réalité économique actuelle où des patrons se font des millions et n'hésitent pas à licencier à tout va pour gagner encore plus d'argent. Avec ce film, Ben Affleck retrouve un peu sont standing d'en temps. Tommy Lee Jones et Kevin Costner restent quand même au dessus du lot. Petit bémols pour le nom du personnage principal, Bobby c'est un peu ridicule. Mais cela reste un bon film.
Houra ! Un très très Bon Film . Émouvant Humain Réaliste Attachant et Prenant comme savent le faire au delà des grosses machines Hollywoodiennes nos amis d' outre-atlantique .
The Company Men est un film plus ou moins social à la sauce américaine, moyennement convaincant, avec en clôture le fameux happy end qui arrive comme un cheveu dans la soupe. Artistiquement parlant, il n'y a quasiment rien à se mettre sous la dent, ce film est à peu de choses près tourné comme un banal documentaire. Même si le thème du film n'appelait pas à une mise en scène extravagante, on aurait pu espérer quelque chose de plus travaillé, que l'on ait pas l'impression d'être devant un téléfilm. La brochette d'acteurs sur le déclin joue bien, sans plus mis à part Tommy Lee Jones, au dessus des autres. Finalement un film passable vite oublié.
Le social est à la mode ou quoi !!! ce film américain traite d'un sujet grave mais on n'y croit pas du tout...Trop de stars aussi tue le film. Un film qui se laisse regarder et quand c'est fini, on est content. Bof...