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Un visiteur
3,5
Publiée le 9 mai 2012
The Company Men a beau être un film, on ne peut s’empêcher de se dire que ce qui se passe pour ces personnages arrive/est arrivé également à des gens bien réels et c'est cette proximité avec cette "histoire", que nous sommes tous en train de vivre dans un sens, qui accroit notre sensibilité et l'attachement pour The Company Men. Le réalisateur nous parle des effets de la crise économique de manière simple, touchante, parfois même drôle (mais toujours dans l'humour noir) qui frappe des personnes vivant leur rêve américain. La critique du système n'est pas le thème principal du film, bien qu'elle soit présente, mais bien le combat de personnages (servi par un casting de grande renommée) présenté de façon un peu trop classique et de manière presque un peu trop optimiste, à l'américaine si l'on peut dire. Mais ceci n'est qu'un petit détail.
Une belle claque dans la figure ce film qui est une belle critique de notre société basée sur le fric, la réussite et l'ascension sociale. Ben Affleck, que je n'apprécie pas spécialement, est excellent : juste et sincère. Un film qui redonne les vraies valeurs aux relations humaines.
Un excellent film sur la crise, les revers du capitalisme, le chômage dans une Amérique désenchantée... On regrettera juste le cliché américain du "travail concret" qui est mieux que le travail fumeux des cadres.
« The Company men » est paraît-il un film déjà écrit depuis plus de 15 ans ! La crise, c’est comme la mode, c’est un éternel recommencement. Cette histoire, sans doute un peu remaniée, est plus que jamais d’actualité. Certes, cela concerne des employés super bien payés ! Il n’empêche que le système américain est assez brutal : licenciement sans préavis, certes avec douze semaines de paye qui pourraient correspondre à trois mois de préavis... Pas contre, sont-ils indemnisés par la suite ? Le personnage de Ben Affleck attaché à ses loisirs et à sa Porsche est tombé de haut, lui qui était sûr de trouver rapidement un emploi. Ici, on y voit des familles qui ont bien gagné leur vie, vivant dans un luxe insolent, notamment chez Tommy Lee Jones où sa femme demande un jet pour le week-end ! Tommy Lee Jones, impérial dans sa culpabilité et dans ses doutes, dans son humanité effondrée ! Lui qui a connu une entreprise à taille humaine ne peut plus contrôler une entreprise prise en otage par des actionnaires. Tout au long du film, il communique ce passé, cette culpabilité, son impuissance devant ce système économique impitoyable. Et cependant, il saura rebondir en entraînant ses « ex employés » dans une nouvelle aventure, avec ses propres bénéfices gagnés en bourses. Il est incroyable de constater que la famille de Ben Affleck et celle de Chris Cooper n’ont pas thésaurisés suffisamment et doivent dépenser l’argent aussitôt rentré. Toutes ces familles vivent crédit sur crédit, emprunt sur emprunt. Dès que ça s’arrête, non seulement, ils ne touchent pas d’allocation mais ils n’ont apparemment rien comme économie. Plus ça gagne plus ça dépense. Et enfin, un hommage à Kevin Costner, ironique, chambreur face à ce fameux système responsable de la crise. Ses silences, ses regards du coin de l’œil, son sourire ébauché aux commissures des lèvres sont remarquables de justesse. La mise en scène est juste et réaliste. Il a peu parlé, mais sa présence digne d’un second rôle, voire un troisième vaut bien tous les premiers rôles. Un acteur à l’humilité imposante. Un bon film... déprimant. A l’heure où l’on parle de "vrais travailleurs", la scène où la secrétaire de Chris Cooper demande à partir traduit l’abrutissement de la valeur dite du travail ! Chris Cooper seul dans cette immense salle travaillait encore. Quel intérêt et pour quel résultat ?! Dans « L’âge des ténèbres » je crois avoir retenu ceci : : « Le travail n’est pas une qualité ».
un film ayant pour thème la crise aux USA et ses conséquences sur la vie de personnes. licenciement, remise en questions, perte de niveau de vie. tout y décrit à travers l'histoire de ce jeune cadre dynamique, qui va perdre son emploi à partir de ce moment là sa vie s'écroule, vente de la belle maison, recherche d'emploi; excellent sujet bien maitrisé une belle brochette d'acteurs un film très réaliste
Un excellent film avec un casting réussi. Et surtout cet aspect de la crise dont on ne parle pas, c'est qu'elle peut toucher aussi les plus aisés et haut placés dans les sociétés. Mais surtout que la réussite dans la société peut être aussi vertigineuse, que la descente aux enfers. Changement de train de vie malgré le besoin de toujours faire croire que rien n'a changé, afin qu'aucune critique soit possible. On retiendra surtout, que la réussite professionnel et l'argent peut faire perdre le goût des choses simples de la vie.
Passionnant et convainquant avec un scénario simple et touchant sur les conséquences de la crise et des licenciements, traités certes de façon très romancé.
Evènement majeur de la décennie oblige, il était normal qu'Hollywood s'intéresse à la crise économique, de près ou de loin. Le film de John Wells traite donc du sujet avec simplicité, histoire de ne pas trop noyer le spectateur sous un trop grand nombre d'informations et s'attarde surtout sur le destin commun de trois cadres d'une entreprise venant de se faire licencier. Plein de bonne volonté, doté d'un casting impeccable (ça fait toujours plaisir de revoir Kevin Costner) et plutôt agréable à suivre, l'ensemble se contente cependant d'enfoncer des portes ouvertes (ne comptez pas apprendre quoi que ce soit sur la crise) et surtout, commet l'erreur de prendre pour héros des gens roulant en Porsch et vivant dans de superbes maisons, ce qui ne favorise pas franchement l'empathie, d'autant que tout cela reste bien sage et bien carré. C'est con à dire mais, si le film mérite tout de même que l'on s'y attarde, des comédies comme "Braqueurs amateurs" ou "The other guys", derrière leur humour décalé, étaient autrement plus pertinentes sur le même sujet.
Company men est un film brillament réalisé et interprété qui donne à voir une image négative des états unis ( chose rare qu'il faut saluer dans le cinéma américain), plus précisément c'est la démonstration de l'échec du rêve américain avec toute la réussite professionnelle qu'il suppose, c'est un modèle remis en cause... oui mais pas longtemps puisque à la fin c'est le modèle familial qui remporte au la main et laisse sur une conclusion blafarde. Reste des rôles très intéressants et des hommes riches qui peuvent connaître la crise.
Trois cadres d'un conglomérat industriel se retrouvent au chômage du jour au lendemain sans autre raison que le maintien des profits des actionnaires. Un film généreux et humaniste sur l'entreprise comme on n'en a pas vu depuis "Glenngarry Glenross". Les acteurs sont épatants dans une histoire criante de vérité où les hommes sont broyés par le système.
J'y allais vraiment comme ça, pour voir comment ce casting cinq étoiles allait se débrouiller avec cette histoire de licenciements dûs à la crise... Jamais je ne m'attendais à voir un tel film.
Réalisé et écrit de main de maître par John Wells, producteur de la série Urgences, entre autres, ce drame humain est sans doute le film le plus juste dans les rapports humains que j'ai pu voir cette année pour l'instant. En effet, cette histoire de licenciés à cause d'une crise dont on ne saura rien de nouveau grâce à ce film (ce n'est pas son but) est en plus magnifiée par un casting totalement juste, avec l'excellent Ben Affleck, impressionnant venant de cet acteur, habituellement moyen et mono-expressif, et les parfaits Tommy Lee Jones (qui reste un acteur hallucinant, pouvant tout jouer et bien, d'un pirate chez Seagal à un patron dans ce film en passant par un agent du gouvernement dans Men In Black) et Chris Cooper, de loin l'acteur le plus intéressant du film (tour de force de passer devant Affleck qui y trouve sans doute un des meilleurs rôles de sa carrière). En plus, on a des apparitions de Craig T. Nelson, Eamonn Walker et Maria Bello, excellents acteurs au demeurant. Mais il ne faut pas oublier de citer l'excellent Kevin Costner qui donne lieu à des scènes totalement magnifiques.
Et malgré des acteurs ahurissants, c'est dans le scénario que le film atteint son apogée, avec un réalisme sombre et triste mais toujours rempli d'espoir, à la manière des Evades de Frank Darabont. En effet, jamais il y aura de disputes entre Affleck et sa femme, jouée par l'excellente Rosemarie DeWitt, entre Affleck et son fils, entre Affleck et sa fille. Le film se permet même des petites incursions dans la comédie par moments. C'est la marque d'un grand film de nous émouvoir sans aucun pathos, sans grand renfort de scènes lacrymales et sans musique tonitruante. Juste par ce qui arrive au personnage dont le monde est en train de s'écrouler.
J'ai rarement été aussi content de trouver un happy end à la fin d'un film. Chef d'œuvre.
La crise financière devient l'un des sujet préféré des cinéastes américains. Celui-ci est portée par une distribution de qualité (ma préférence dans ce film va vers Tommy Lee Jones et surtout Chris Cooper formidable). Un film prévisible et humain.
Bobby Walker (Ben Affleck) est le symbole de la réussite Made in USA, une belle femme, deux enfants, une somptueuse maison , une belle voiture et un travail important. Cependant le jour où il est licencié par le conglomérat pour lequel il travaille d'arrache-pied, tout s'écroule et il doit se remettre en question : le licenciement pour satisfaire les actionnaires qui veulent toujours plus de rentabilité s’abat aussi sur deux autres collègues de Bobby et leurs chemins se croisent. John Wells réalise donc un film cohérent et d'actualité sur la crise économique (d'abord immobilière, puis financière et finalement économique) que traverse les Etats-Unis (et une partie du monde) à partir de 2008 jusqu'à nos jours : plus généralement, il dresse un portrait des conséquences de cette crise économique sur la classe aisée américaine (le personnage principal touche 110 000$ à l'année, soit environ 9 000$ du mois), cela concerne donc uniquement une strate de la population. J'ai trouvé le film très juste, sobre et intelligent. Sans sombrer dans les clichés mais en restant réaliste et grave, le réalisateur dresse un portrait de l'économie américaine sombre et de ces hommes abattus, blessés par les licenciements dont ils sont les victimes dans une société où le travail et l’ascenseur social sont des valeurs de grande importance. Ce film choral est assez triste mais l'espoir renaît vers la fin du film : j'ai trouvé particulièrement beau ces hommes qui se lancent dans l'aventure de remettre en marche un chantier naval, symbole d'une industrie lourde qui n'a plus guère sa place dans les économies développées mais dans celles des pays émergeant, et qui se donne à fond pour faire du "Made in USA". Les interprétations des acteurs sont toutes très justes et de grande qualité : Tommy Lee Jones (un de mes acteurs préférés) en sage blasé par l'attitude de son ami avide et perfide ; Ben Affleck en père de famille un temps blessé et aigri qui finit par se "bouger" pour subvenir aux besoins de sa famille et devenir plus humble. Les seconds rôles tels Kevin Costner apportent leur pierre à l'édifice et sont tous de grande qualité. Bref, c'est un drame social américain assez lucide sur l'économie américaine et le mode de vie US qui ne cherche pas à dénoncer ou à trouver un coupable mais qui mise beaucoup sur l'aspect humain des choses, sur la solidarité entre les hommes, les sacrifices qu'ils doivent faire et l'humilité qu'ils doivent trouver. Il s'agit juste de montrer que les élites ne sont pas infaillibles. Un film relativement simple et sobre mais émouvant, beau et touchant. Pour un premier film, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais c'est un très bon film.
On pourrait taxer le film de J. Wells d'opportuniste sauf que le projet de ce dernier date d'il y a 15 ans, à l'époque d'une autre crise financière ayant touches les USA. Il réunit pour l'occasion un casting intéressant. Oui, car si le film est réussit, cela tient plus à la qualité de l'interprétation qu'à son scénario. En effet, rien de nouveau ici tant le déroulé du script a déjà été vu 100 fois dans des téléfilms de l'après-midi sur M6 ou TF1. Sauf que ça n'a jamais bénéficié de dialogues aussi bien écrit, d'interprètes aussi brillants et d'une mise en scène avare d'effets de pathos. Radioscopie de la classe travailleuse du pays, étude de caractères bien sentie et explications pour les nuls des causes de cette crise. Ça aurait fait une très chouette mini-série sur HBO et ça donne un film qui pratique l'ellipse avec talent, avec des acteurs sublimes, le tout rehaussé par la photo e R. Deakins. Un bon film du genre et surtout avec d'excellents acteurs au top. D'autres critiques sur