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Un visiteur
3,0
Publiée le 10 décembre 2019
Quand j'ai vu l'affiche je me suis réjouit, sur le papier tout était là pour faire un film formidable. Dans les faits, malheureusement je me suis franchement ennuyé. Je n'ai été emballé ni par l'histoire, plutôt plate, ni par les effets spéciaux, rendant l'image pour le moins étrange, et donnant aux scènes un drôle d'effet. Un Deniro avec une tête de quarentenaire et des gestes de septuagénaire, je n'ai pas adhéré. Il m'est impossible de ragrder le parrain et ces 3 heures autrement qu'une une seule fois, et malgré toute la bonne volonté je ne suis pas parvenu à visionner ce film d'une traite. Je suis allé au bout uniquement parce que c'est Scorsese et que j'adore les acteurs.
Le maître Scorsese signe son grand retour dans son genre de prédilection, le film de gangsters, par la plateforme Netflix, chose étonnante au premier abord mais pas tant lorsque l'on sait qu'il n'a pas réussi à être produit pour le cinéma ... Pour beaucoup, The Irishman représente le film testament d'une époque révolue du cinéma, je suis assez d'accord et c'est aussi ce qui constitue le soucis principal du film, il est hors d'époque. Après attention, Scorsese réalise une nouvelle fois un travail époustouflant à tout point de vue, seulement, sa dream team a vieilli et ça se voit. Le rajeunissement numérique surprend beaucoup au début par ailleurs, puis on s'y fait, mais si le fait de garder les acteurs originaux sous leurs "masques" est louable, le résultat s'avère problématique concernant le décalage entre les corps et les visages. The Irishman est un bon film, c'est clair, mais qu'apporte-t-il de plus au genre ? Pas grand chose à mon sens qui n'est déjà été traité, l'intrigue est sans surprise et le schéma narratif est archi connu. Alors oui, c'est agréable, oui ça nous rappelle un peu Le Parrain ou Il était une fois en Amérique dans la traversée des âges mais il ne sort pas vraiment du lot mis à part concernant son casting 3 étoiles un peu ridé. Un bon moment certes mais somme toute très long, du Scorsese dans le texte quoi avec un bémol sur les dialogues et un point de vue en revanche intéressant à la toute fin. C'est à voir mais n'attendez pas du très grand cinéma pour autant.
Certains y verront avec "The irishman" un film en forme d'oeuvre testamentaire. D'autres comme moi trouveront ce film dispensable.. Car cette volonté de vouloir réunir la "famille" d'acteurs de Martin Scorses en usant d'un vieillissement plus que douteux et pas franchement réussi, dérange plus qu'autre chose. Seul Al Pacino sort du lot avec une énergie que De Niro n'a manifestement plus. A l'arrivé, un film long, trop, linéaire et déjà vu. Qui flirte même parfois avec l'ennui. Le film de trop ?...
Quelle deception!!!!!Beaucoup de longueur un film plat sans relief! Et que dire du grand De Niro qui joue un role de jeune avec un maquillage qui le vieillit encore plus! En piece de theatre c'est le cheminement parfait mais pas un film de cinema ,tellement d'anomalie ,une sous copie de MC,a noter que le seul qui s'en sort plutot c'est Al Pacino .
Ce n'est clairement pas le film que j'espérais. À voir mais peut-être pas à revoir. Un scénario un peu long. Quelques défauts visuels. Manque un peu de rythme. Cependant le jeu d'acteur est bon. La réalisation aussi. Toujours un plaisir de revoir De Niro and co.
Hélas pas convaincu par ce nouveau Scorcesse. Il y a bien la patte mais quelque chose dans la manière ne m'a pas attrapé. Notons quand même que c'est agréable et touchant de voir De Niro interpréter, sans doute, pour une dernière fois un grand rôle digne de ceux qui l'on fait connaître (Idem pour Al Paccino d'ailleurs).
Un excellent film qui traite d'un sujet méconnu en Europe mais très connu aux USA l affaire Hoffa. Le film peut paraître lent à certains esprits flemmards mais le sujet traité est très intéressant. Le trio d acteurs est exceptionnels mais on s'en doutait un peu. La réalisation de Scorsese n'a rien perdu de sa superbe. Le seul mini défaut c'est les effets spéciaux concernant le rajeunissement qui fait fake mais c'est tout. Ce film est culte
Habituellement plutôt fan des films de Scorsese j'ai été très déçu par celui-ci et ne m'explique pas le concert de louanges à son endroit. Le film est très long et il ne se passe vraiment pas grand chose. Mais le plus gros problème c'est le décalage entre l'age des personnages principaux et celui des acteurs qui les interprètent. De Niro et Pacino ont 25 ans de trop. Et le traitement numérique en vue de les rajeunir ne convainc que partiellement. Leur démarche et leur gestuelle de vieillards n'ont en revanche quant à eux pas été retouchés, ce qui jure considérablement.
Avec "The Irishman", Scorsese signe l'un des meilleurs films de 2019 (si ce n'est le meilleur) ! La réalisation est menée à la perfection et que dire de la distribution : De Niro, Pacino, Pesci, Keitel, etc. Le rythme relativement lent du film est ce qui fait sa force. On respire, on apprécie les dialogues et ce qu'on voit à l'écran. Ça fait du bien ! Et quel immense plaisir de revoir ces Légendes du cinéma se donner la réplique une fois encore. Un film à voir absolument si vous n'êtes pas indifférent au cinéma de Scorsese !
Martin Scorsese signe une œuvre lugubre de presque 3h30 de film qui aurait tout de même méritée une sortie dans les salles obscures. Pourquoi cette intérêt de Martin Scorsese pour Netflix ? Va savoir. Son nouveau chef-d’œuvre est un film de mafieux crépusculaire qui fait le bilan de tout un pan de son cinéma, celui qui a fait de lui une icône, et dans lequel on retrouve son regard sur le monde du crime, sa fascination pour les gangsters et les chromes de toute une mythologie américaine. On peut aisément remarquer les nombreuses références aux " Affranchis " ou à la trilogie des " Parrains " subtilement incrustés avec soin dans " The Irishman ". C'est la marque de fabrique du cinéaste. Robert De Niro est parfait dans son rôle d'un gangster qui sacrifie sa vie de famille pour se consacré à un travaille méprisable. Al Pacino est tout aussi remarquable et drôle en politicien véreux. Un grand Scorsese qui bénéficie d'une somptueuse reconstitution, qui use d'effets-visuelles de rajeunissement d'acteurs de bonne facture, et qui nous donne une leçon sur le sens de la vie, comment la vivre avant que la mort finisse par nous emporter. Ce polar est une immersion sanglante de l'univers des gangsters où douleurs, vieillesses et regrets se percutent avec une main de maître. Grandiose et bouleversant.
J'admire Monsieur Scorsese, j'ai foncé tête baissée dans l'univers de ce film souhaitant de tout cœur prendre la baffe intégrale que garantissait toutes les critiques ! Mais là, malheureusement cela n'a pas été le cas. J'ai attendu 3h30 pour voir cette étincelle, cette scène ce dialogue qui allait rendre culte mon expérience... mais rien. Je reconnais la performances des acteurs, la mise en scène impeccable, mais pour le reste je crois tout simplement que l'histoire ne m'a pas du tout intéressée ...
Le cinéma de Martin Scorsese a toujours su s’emparer de la durée comme d’une ressource dramatique à part entière, si bien que bon nombre de ses long-métrages dépassent, du point de vue de leur durée, l’entendement. Déjà Silence entendait souffrir à l’unisson de ses missionnaires martyrs en suivant, pendant deux heures et quarante minutes, leur éprouvante quête teintée d’espérances et de cruelles désillusions. Avec The Irishman, Scorsese va plus loin encore, dépasse les trois heures trente minutes, pour mettre en scène l’odyssée individuelle d’un homme plutôt médiocre au sein d’une fresque historique plus vaste, soit une plongée de près de soixante-dix ans dans l’Histoire des États-Unis. Ce jeu d’interdépendance entre la grande échelle – Frank Sheeran et ses acolytes – et la petite – l’Histoire d’un pays – ne respecte cependant pas la réciprocité des échanges ; car si nos mafieux vieillissent et se perdent, le pays continue d’avancer, au risque de balayer d’un revers de main leurs bien insignifiants destins. Le choix d’une construction en flashbacks transforme les récits enchâssés en flux d’images, de sons et d’actions qui reviennent à la mémoire du personnage principal à mesure qu’il se remémore le passé. La mémoire apparaît comme ce long couloir d’hôpital ou de maison de retraite, donnant accès à une série de portes tantôt fermées tantôt entrouvertes et qu’il suffit de franchir pour se raboucher à des fragments d’existences. Et ce qu’il y a de paradoxal et, en ce sens, de fort pertinent, c’est de penser la durée comme une lassitude aux yeux d’hommes et de femmes insouciants et certains du temps qu’il leur reste – notons à ce titre la récurrence du motif de la cigarette et des perturbations qu’elle occasionne au sein du groupe –, puis comme une source-vive à laquelle venir boire lorsque la mort règne partout, à laquelle mêler ses larmes d’amertume et de regrets. Comme Silence, The Irishman s’achève en confession. Dans une confession indirecte, hypocrite, pied-de-nez aux attentes des générations antérieures, soucieuses de lever le voile et révéler les mystères qui continuent d'entourer l'Histoire. Preuve que la petite, très petite histoire de Franck, capitalise sur le grand mystère d'une machine dont les rouages restent inconnus. Et si Frank refuse de renseigner les agents de police, c'est parce qu'il tient à garder allumés les derniers feux d'une mythologie humaine qui risque de s'éteindre avec lui. Le film tout entier lui sert de confession, de testament cinématographique, à cette nuance près que ce livre d’images en mouvement est le fruit d’une vie intérieure : motivée par la parole, la réminiscence reste l’apanage d’un esprit loyal et éthique qui ne saurait servir de balance. Même devant Dieu. Pas un mot. Ce jusqu’au-boutisme constitue le coup d’éclat du film : les personnages – assez médiocres au demeurant – persistent à construire les bases de leur existence sur un sol mouvant qui peut à tout moment de disloquer. Trois heures et trente minutes pour mettre en scène des repas copieux, des bastonnades, de longs échanges verbaux où s’exhibent rapports hiérarchiques et sens de la famille (selon la définition mafieuse du terme). Trois heures et trente minutes pour mettre en scène un temps aujourd’hui révolu, temps auquel Martin Scorsese a voué l’essentiel de sa carrière et qui semble s’en aller avec lui et ses fidèles acteurs. Une durée extraordinaire, hors des normes en usage dans les productions actuelles, pour un testament dont l’imperfection n’a d’égal que les destins qu’il représente.
Oh mais quel film. Il est très long et pourtant j'ai déjà envie de le revoir. C'est super de revoir ces 3 monstres du cinéma. Concernant la polémique autour d'Anne Paquin , il faut vraiment ne rien avoir compris au film (ou ne pas l'avoir vu)pour reprocher à Martin Scorsese de ne lui avoir donner qu'une réplique . Toute la grandeur du personnage se trouve juste justement dans ce mutisme. Un très bon moment mais qui sonne malheureusement comme un adieu.