Nouveau film du toujours très attendu Martin Scorsese trois ans après Silence. Uniquement sur Netflix en France et dans de nombreux pays, une sortie limitée en salle a eu lieu aux USA pour une éventuelle participation aux Oscar 2020. Je pensais le voir en plusieurs fois comme une série, mais j'ai été accroché d'entrée et avalé les 3h29 d'un coup et sans interruption. Voilà une saga haletante, sur plusieurs décennies, relatant l'Histoire de l'Amérique par le prisme de la pègre et des syndicats. La mise en scène, comme souvent chez le réalisateur, est virtuose et maitrisée. Le scénario, tiré de faits réels, aussi prenant qu'émouvant, est foisonnant. La reconstitution historique est minutieuse et splendide. Et bien sûr il y a ce casting de poids lourds. Si Robert de Niro, Harvey Keitel et Joe Pesci sont de nouveau convoqués avec bonheur, Al Pacino apparait pour la première fois chez le metteur en scène. Ils sont tous vieillissants mais bien sûr tous formidables, personne ne tirant la couverture à lui, même si De Niro tient le rôle principal. Rien à dire donc pour ce nouveau chef d’œuvre (?) de Martin Scorsese, qui à soixante dix-sept ans en a encore sous le pieds. Si ce n'est qu'on aurait aimé le voir sur un grand écran...Crépusculaire et somptueux.
Un film de Scorsese avec De Niro, Al Pacino et Joe Pesci, excusez du peu…. Et le résultat est à la hauteur de l’attente : du grand cinéma classique, une mise en scène soignée et un grand jeu d’acteurs, monstres sacrés à hauteur de leur réputation…. Un pur chef d’œuvre !
Des trouvailles, magnifiquement interprété par Robert De Niro, une fresque implacable des années 30 aux États Unis, malheureusement trop longue, beaucoup trop longue. Serait sans doute plus digeste sous la forme d’une série .
"3 people can keep a secret only when 2 of them are dead"
En signant pour un énième film sur la mafia italienne aux USA en filigrane de l'histoire romancée de Jimmy Hoffa, Martin Scorsese nous prouve une fois de plus que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes.
Et reprendre les monstres sacrés du cinéma américain, dont il a lui-même largement contribué à la notoriété, c'est courir le risque de se faire critiquer pour avoir choisi la facilité.
Mais ça fonctionne, on peut évidemment se lasser des mimiques (voire grimaces) de Robert De Niro et du charisme exacerbé et sexualisé (il faut inventer ce mot rien que pour lui !) d' Al Pacino ., Force est de constater que ces deux acteurs font parfaitement le job. L'histoire est crédible, les dialogues sont toujours aussi fabuleux et l'ambiance générale du film conforme à nos attentes
La facilité, on s'en détache totalement lors de la dernière demi-heure du film, ce qui ravira ceux qui pensent qu'il est trop prévisible, et perturbera ceux qui voulaient un film formaté à leurs désirs.
Le tout constitue un nouveau pavé dans la "legacy" italienne du cinéma Américain, et un excellent coup de pub pour Netflix.
Après s’être étonné de voir un grand auteur et l’un des plus grands réalisateurs encore en activité se tourner vers Netflix pour livrer son dernier film, on comprend un peu mieux ce choix après être sorti de la (très) longue projection de « The Irishman ». Monsieur Scorsese s’est fait plaisir et certainement sans aucune contrainte imposée par un studio quelconque, le géant de la VOD lui ayant laissé le contrôle total de son film. Et si on pourrait critiquer acerbement les grands pontes des studios pour avoir malmené bon nombre de films depuis des décennies (coucou Harvey Weinstein) après des projections tests non satisfaisantes ou des résultats jugés pas assez grand public (coucou Disney), l’intervention d’un tiers peut parfois éviter des œuvres trop lourdes et plus enclines à satisfaire ceux qui les font que ceux qui les regardent. Et c’est un peu le cas ici. En effet, Martin Scorsese s’est fait plaisir avec ce film somme sur la mafia, un univers qu’il connait bien, qui l’a fait connaître et surtout qu’il maîtrise sur le bout des doigts. Mais il s’est fait plaisir de manière un peu trop égoïste, oubliant le spectateur lambda et peut-être même une partie de ses fans.
En effet, « The Irishman » peut se voir comme une œuvre synthèse sur le sujet ou un film testament. Après avoir abandonné ce sous-genre au profit d’autres horizons, avec Leonardo Di Caprio en particulier, pendant près de vingt-cinq ans, il revient à son genre de prédilection sous forme d’une réunion au sommet avec son ancien acteur fétiche, Robert De Niro. Mais il ne s’arrête pas là : il fait sortir de sa retraite Joe Pesci et boucle ce casting mythique avec Al Pacino, autre grand acteur incarnant symbolisant la mafia. Et il offre ainsi à toute une génération la vraie réunion de deux monstres sacrés du cinéma qui se sont récemment fourvoyés dans des navets alimentaires et ne s’étaient donné la réplique que d’une courte manière dans « Heat » et dans un navet oubliable (« La Loi et l’Ordre »). On ne va pas se mentir, ce trio d’acteurs est au top et ça fait plaisir de les voir bien dirigés. Certaines scènes sont passionnantes et feront date (celle dans le restaurant à Miami ou celle en prison, Pacino étant celui qui impressionne le plus). Il y a des dialogues très bien écrits et qui fusent comme des mitraillettes de manière hautement jubilatoire. Quant à la mise en scène, sans être révolutionnaire, elle est au niveau de ce que l’on peut attendre d’un tel réalisateur avec une mention particulière pour les reconstituions d’époque.
Mais s’il s’est fait plaisir et a réussi à nous faire plaisir sur bien des aspects, Scorsese et Steven Zaillian son illustre scénariste ont peut-être oublié un poste d’importance lors de la post-production : un monteur. Car « The Irishman » souffre d’un montage bien trop long et bien trop touffu. Beaucoup abdiqueront avant la fin, alors que la seconde partie est plus intéressante que la première. On pourrait couper une petite heure de film que ça n’y changerait rien et que, au contraire, cela rendrait une histoire extrêmement fouillée bien plus limpide et fluide. Le scénario plus ou moins inspiré de faits réels part dans trop de directions, trop de détails, trop de personnages, qu’il est parfois difficile de suivre et qu’il ne vaut mieux pas chercher à le comprendre dans les moindres détails. Scorsese a tout mis, il n’a pas voulu couper dans le gras, il a voulu être généreux et/ou se faire plaisir mais il oublie qu’une œuvre aussi dense soit-elle se doit parfois d’être concise et claire. Et avec le recul cette histoire d’amitié, de règlements de comptes et de gangsters n’avait pas le calibre pour un film de 3h30 ! Ou alors être développée dans une mini-série qui aurait pris son temps. Un format qui aurait sans doute été plus cohérent au vu du résultat final. A côté de ça, le savoir-faire du maître permet de ne pas s’ennuyer mais on est tout de même content lorsque la projection se termine après un trop long final de vingt minutes pas vraiment utiles non plus. En somme, une déception tout de même.
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Bon Film de Martin Scorsese. Mais long film tres tres long..la 1ère partie est la meilleure même la première heure...on pense à ces anciens films "Les Affranchis" "Mean Streets" et "Casino". Après 2ème et 3eme partie on tombe dans l'histoire de Jimmy Hoffa et des Kennedys, vu et revu mais bien quand même car c'est Martin Scorsese. Une majeure critique sont les yeux bleus de Robert De Niro qui joue Frank Sheeran L'irlandais; on y croit pas du tout avec ces lentilles bleu dessin animé dommage car ça enlève au film l'aspect réel et on pense pendant tout le film pourquoi on doit voir ces yeux bleus qui scintille autant pour montrer que c'est un irlandais pur sang..lol..A part ça..dommage aussi qu'il y a pas plus de rebondissements et que l'histoire traîne un peu jusqu'à une fin prévisible à souhait mais sans mea culpa...A voir..surtout pour le plaisir de revoir le duo Al Pacino / Robert De Niro probablement une dernière fois.
Quoi de neuf ? Que du vieux ! Un casting raté, pour une histoire de plus sur la mafia, pas aidée par une narration laborieuse et des personnages sans relief... Malgré tout le respect et l'affection que je porte à Scorsese, The Irishman nous fait tourner en rond, au déambulateur. Déçu.
Une désillusion au regard des louanges constatées sur ce film. C'est un film bavard, bavard et encore bavard. Des gars essentiellement en costume qui parlent, parlent, et parlent encore, partout, à table, à la piscine, au bureau, au téléphone, en voiture... A l'instar du Parrain de Coppola où tout est dialogue ponctué de temps à autre d'un meurtre ou d'un coup de feu afin de nous faire une piqûre d'éveil. La différence avec Coppola, c'est la dynamique à la Scorsese, la voix off, une bande originale un peu à contre courant de la noirceur environnante. Ce n'est pourtant pas aussi déjanté et cru que ses précédents films mafieux. Le problème ici, c'est que tout est plat, linéaire. C'est comme ça pendant 3h20. Les personnages ne changent pas entre le début du film et la fin, hormis leur âge. Il n'y a pas de montée en puissance, pas de situation initiale basse et d'apothéose (positive ou dramatique). Un tas de personnages dont on ne se lie pas, dont on se moque, et qui se ressemblent tous. Il en résulte un manque cruel d'intérêt et un ennui exaspérant. Il est évident que si vous regardez ce film sans vraiment avoir un minimum la culture ou la connaissance du contexte et des personnalités présentes dans ce film, vous risquerez avec plus de probabilité de tomber dans le même sentiment que le mien. Quant au physique du film, la présence des acteurs plaisants à voir (ou décevants, c'est selon...), ne relève pas grand chose. Vraiment dommage.
Fan de Scorcese , De Niro , Pesci et Al Pacino je ne peux qu'aimer ce nouveau chef d'oeuvre. Certes le rythme est lent mais posé et l'action vu l'âge des acteurs n'est pas palpitante mais là ne se trouve pas l'essence même de ce film. Outre un casting de rêve qui tient toutes ses promesses la façon dont est tourné ce film frise le génie avec certains gros plans sur les acteurs où des regards en disent plus long que n'importe quel discours. Al Pacino est plein d'énergie , De Niro magistral lui aussi tout comme Joe Pesci. De loin le film de l'année.
Un nouveau film de Martin Scorsese est toujours un événement cinématographique en soi et ce quel que soit le support audiovisuel et je n'allais pas bouder mon plaisir même si j'aurais préféré voir une telle oeuvre au cinéma plutôt que sur une plateforme de streaming. Trois ans après "Silence"que j'avais trouvé à la fois impressionnant, complexe mais sans être une claque monumentale, le réalisateur américain revient aux films de gangsters qui ont fait sa renommée. Un film fleuve qui se situe à mi-chemin entre la trilogie de Francis Ford Coppola "Le parrain" ou "Il était une fois en Amérique" de Sergio Leone pour l'ampleur de son récit et "Forrest Gump" pour sa vision décalée et très instructive sur un pan conséquent de l'histoire des Etats-Unis. Centré sur le parcours de Frank Sheeran depuis sa rencontre avec les parrains de la mafia italienne basée à Philadelphie dans les années 50 jusqu'à la disparition mystérieuse du syndicaliste sulfureux Jimmy Hoffa et même au delà avec les conséquences judiciaires, familiales de cette affaire, un superbe polar toujours captivant et accrocheur, parfaitement rythmé malgré la longueur du film, servi par un casting d'acteurs légendaires de Robert de Niro à Al Pacino, tous deux livrant une prestation commune peut-être encore plus forte et aboutie que celle dans "Heat" de Michael Mann sans oublier Joe Pesci ou Harvey Keitel. Un ensemble qui aborde aussi des thèmes comme la fidélité à un clan, la vieillesse ou encore l'engagement moral. Dans une tonalité crépusculaire assez à la mode dans le cinéma actuel dans la lignée par exemple du dernier film de Pedro Almodovar "Douleur et gloire", une sensation monumentale et un long-métrage que je place dans la filmographie de Scorsese d'emblée à la hauteur de "Casino" ou "Les affranchis", juste en dessous de "Raging bull".
Les acteurs sont bons, les décors rétro assez classes, mais à part ça, petite déception. J'ai l'impression de voir un ènième film sur la mafia version Scorsese. Peu de surprise.
Difficile de résister à la tentation de se jeter sur la nouvelle oeuvre de Martin Scorcese lorsque celui-ci revient dans l'un de ses genres de prédilection: le film sur la mafia, avec, excusez du peu, Robert de Niro, Al Pacino et autres Joe Pesci ! Plus de 3h pour clôturer un chapitre massif, avec au final une cruelle (et novatrice) réflexion sur le temps qui passe. Il y aurait beaucoup à dire sur The Irishman, projet aussi pharaonique que délectable, peut-être moins puissant que les cadors du genre, mais qui dispose de suffisamment de moments marquants et d'une reconstitution de haute-volée pour vous scotcher sur votre canapé (Netflix oblige, dommage...). Les amateurs du genre ne se priveront pas de ce plaisir !
Superbe fresque avec une distribution de grande qualité. On partage l'ascension de ce bandit irlandais, pas le plus futé, juste loyal et ce jusque dans les moments les plus pénibles. 3h29 et pourtant on ne voit pas le temps passer. Un superbe film qui aurait mérité des grands écrans! Du cinéma.