Excellent polars d’anticipation tenue de main de maître pas sa Réalisatrice. Un film à l’ambiance extraordinaire qui sous fond de fin de millénaires nous délivre la descente aux enfers d’un flic cynique reconverti dans la vente de souvenirs numérique, une garde du corps intégrer et une starlette manipuler par un producteur mafieux. Une claque visuelle pour un film coup de poing.
Ce polar futuriste qui joue avec les apparences et les dangers de l'image virtuelle, développe une intrigue vertigineuse et dense au coeur d'un univers d'une noirceur effarante, en installant un climat à la fois inquiétant, troublant et fascinant. Kathryn Bigelow, ex-femme de James Cameron qui écrit là un scénario tortueux à souhait, réalise de main de maître ce film complexe qu'il faut voir au moins 2 fois pour bien tout capter. Son casting est épatant, avec notamment un étonnant Ralph Fiennes, Angela Bassett, Tom Sizemore ou Michael Wincott...
Un très grand film méconnu et souffrant trop souvent d'une mauvaise presse. Une réalisation exceptionnelle notamment l'ensemble des passages en vue subjective, véritable tour de force technique, et oui la go pro n'existait pas à cette époque! Le contexte, les revendications des noirs envers la violence policière, tout ça sous le passage au nouveau millénaire. Un très bon Bigelow...Euh...Un Bigelow, tout simplement!
Film revu Samedi 20 mai 2023 à 19h30 à l'institut Lumière dans le cadre de la rétrospective consacrée à la réalisatrice. Jouissance totale d'un art cinématographique époustouflant où de la réalisation à l'interprétation, tout est conjugué pour aboutir à ce film culte. La matière filmique est si belle que j'ai l'impression d'avoir touché le film de mes doigts, incorporé ce qui est montré. Ce qui me trouble aussi c'est la sensualité qui irrigue le récit de la baston aux scènes intimes. En fait, c'est par cet état "sensible" que je reçois "l'intelligible" et que je vis pleinement le cinéma.
Cette nouvelle projection m'a permis de me concentrer sur le scénario de James Cameron et Jay Cocks : vertigineux ! Une oeuvre réalisée en 1995 et qui éclaire magistralement les enjeux de 2023, telles que les dépendances numériques, interroge et éblouit. Ici, déclaration d'amour indéfectible à une immense et indispensable artiste : Kathryn Bigelow !
Ce thriller d'anticipation propose une bonne idée de base mais deux problèmes se posent. D'abord le calibrage très commercial de la réalisation qui a déjà beaucoup vieilli, et paradoxalement la durée trop longue du film totalement contre productive pour le genre. L'intrigue est ainsi polluée par trop d' éléments pour être efficace. Sinon ça reste un divertissement correct.
Un bon thriller de science fiction réalisé par Kathryn Bigelow. Écrit et produit par James Cameron. On se retrouve dans un Los Angeles à l'aube de l'an 2000 ou la violence règne avec ses gangs, ses putes et ses flics ripoux. Le scénario est original, il brouille bien les pistes et multiplie les retournements de situation. La caméra subjective est très bien utilisée et nous plonge dans la peau de l'un des personnages lors des clips vidéos. Avec une belle brochette d'acteurs : Ralph Fiennes, Angela Bassett, Juliette Lewis, Tom Sizemore, Michael Wincott, Vincent D'Onofrio et William Fichtner.
Dans un futur proche (pour l’époque), les quartiers chauds de L.A prennent le contrôle et tombent dans le trafic de clips volés. James Cameron nous a pondu une histoire digne de son œuvre avec une critique de la société et des airs de S.F digne de Philip K. Dick. Le style de Kathryn Bigelow se ressent aussi dans sa critique des violences policières. Ralph Fiennes livre une bonne performance de « dealer » qui a ses faiblesses, ce qui le rend attachant. On peut dire de même pour Angela Bassett qui s’avère être la plus humaine. Quant à Tom Sizemore, ses motivations spoiler: sont surprenantes et le twist est inattendu . Le seul problème, c’est que Vincent d’Onofrio et William Fichtner sont plus considérés comme de simples méchants et ne sont pas assez développés. Comme je l’ai dit plus haut, le style de Bigelow se ressent et j’adore le point de vue de ceux qui enfilent le casque et tombent dans les clips, passant en point de vue subjectif. Le montage me laisse perplexe : des fois c’est surcuté et je comprends pourquoi et parfois non. La musique très techno sert plus d’ambiance, mais correspond très bien et il m’arrive à écouter le morceau "While the Earth Sleep". Il y a juste une problème de rythme dans le sens où le milieu de métrage devient prévisible et lent.
"Strange Days" est un parfait combo entre les styles de K. Bigelow et de J. Cameron, alors en couple à cette époque. Il offre une mise en scène particulière mais qui ne laisse personne indifférent. L’ambiance K.O est omniprésente et peut se rapprocher de la réalité. Le casting est impliqué et on peut sentir de la peine pour certains.
Strange Days dépeint un monde au bord de la guerre civile, dans un climat politique tendu, si tendu que le meurtre d'un rappeur afro-américain est sur le point de mettre le feu aux poudres. Pourtant, face à cette situation, une nouvelle drogue surstimulative a été créée permettant de revivre les moments enregistrés d'une personne à travers son regard, comme si on n'y était.
De ce postulat de science-fiction vient se greffer une enquête de polar haletante qui est ponctuée de ses séquences de "trip" permettant une plus grande immersion dans le récit via l'utilisation de la caméra subjective ainsi que d'un niveau de violence voire de réalisme si je puis dire plus grand. Pour s'imprégner de cet univers un peu sale il faut dire, James Cameron ici scénariste du film, nous fait suivre un dealer de télétrip qui finira trempé dans une affaire de meurtre qui le dépasse.
Ralph Fiennes ainsi que les acteurs principaux sont impeccables et ont tous des rôles poreux qui évoluent au cours du récit (Angela Basset en Hit Girl ou le regretté Tom Sizemore en détective privé désabusé) sans tomber dans un quelconque archétype ou alors juste un peu.
Kathryn Bigelow signe ici un polar vraiment solide avec de nombreuses scènes d'action et d'émotion fulgurantes et réussit à immerger le spectateur dans un monde proche du notre tout en développant des thématiques qui nous touchent de plus en plus (la perte de repères et l'enfermement dans les mondes virtuels). Un thriller techno-rock toujours pas dépassé presque 30 ans plus tard.
Je ne m'attendais pas en voyant ce film à voir une telle perle du cinéma ! Grandiose ! Ralph Fiennes est parfait dans ce thriller futuriste dont le scenario est signé le grand James Cameron. Un scenario en béton, de nombreuses péripéties, des rebondissements à la pelle, et une ambiance véritablement à part. Un très bon moment de cinéma, que je conseille vivement.
Ce film est une des oeuvres majeures de science-fiction des années 1990. On s'y retrouve pris dans un tourbillon d'action, de suspense, le tout dans une atmosphère inquiétante, annonçant l'apocalypse et l'écroulement de la société. Le scénario est en béton armé, la réalisation est époustouflante, les acteurs sont excellents, ce qui fait que les 2 heures et quelque du film passent à vitesse grand V.
L'originalité de ce film, ce sont les courtes vidéos prises à divers individus ayant vécus des situations se démarquant du lot commun : Mort, cambriolage, prostitution, viol, concert de star... Le héros du film en fait des copies qu'il revend à de plus ou moins gros clients qui revivent donc ces situations. Ils peuvent ainsi ressentir ce qu'est mourir, se faire violer, être une femme sous la douche... Bref, tout ce qui est "péché" et fruit défendus. Pour le reste, le film a pris un coup de vieux. Mais : A voir !
Ralph Finnes en flic déchu, sale, dans un monde apocalyptique à l'uabe de l'an 2000. Un histoire banale par définition mais si engagée politiquement qu'elle en devient impressionnante et prenante. Une idée de nouvelle technologie innovante et flippante mais si attractive (qui ne rêverait pas de se connecter pour assouvir ses fantasmes comme les clients du héros). Innovant et grave, engagé, Strange Days pose des questions en tentant d'y répondre à l'aube du déclin de toutes sociétés. Percutant.
Ça se regarde, de plus je ne suis pas étonné du fait qu'il eut été méconnu du grand public. Mal ficelé, et de là à dire que c'est un excellent film, certainement pas ! C'est un brouillon bien fait, c'est tout.