Jusqu'à il y a un an encore, je ne connaissais la franchise zombiesque de Danny Boyle que de réputation, une réputation plutôt bonne d'ailleurs. Alors à l'approche de la nouvelle trilogie annoncée, j'ai rattrapé mon retard et visionné les deux premiers volets pour me préparer à la suite. Mais je ne peux pas dire que j'ai été vraiment emballé. Si le premier film était admettons sympathique, bien que chaotique, le second était vraiment très mauvais à plein de niveaux.
Je ne me suis donc finalement pas précipité voir le nouveau film lors de sa sortie en salles, mais avec la bande-annonce récente de sa suite, j'ai eu envie de rattraper celui-ci à nouveau. Après tout, peut-être avais-je découvert les deux autres trop tard, alors que depuis le thème des zombies/infectés a été maintes et maintes fois traité au cinéma, à la télévision et dans les jeux-vidéos ! Et si Alex Garland et Danny Boyle ont ressenti le besoin de proposer une suite, et même carrément une nouvelle trilogie, c'est sans doute qu'ils avaient quelque chose de nouveau à raconter.
Quelle erreur... "28 ans plus tard" recycle toujours les mêmes recettes, sans rien de neuf, bien au contraire. Après une introduction assez ridicule impliquant contre leur gré les télétubbies, on découvre un univers post-apocalyptique plutôt intéressant, qui arrive même à expliquer la fin parisienne du second volet.
Mais l'intrigue du film n'avance vraiment à rien. On pourrait vraiment la résumer en quelques lignes, et elle ne devrait faire l'objet en réalité que d'une première partie de film. L'exemple parfait encore une fois d'un film tiré en longueur pour garder les vraies idées d'intrigue pour la suite. Une fois à la fin, on a l'impression d'avoir vu une grosse introduction à ce qui va suivre, et non un film avec son identité et son utilité propre.
L'histoire de ce fils et de sa mère se veut être une sorte de voyage initiatique, mais franchement tout ça pour ça ?! Et pour boucler la boucle, on termine avec une scène encore plus ridicule que l'introduction, qui ferait pâlir le pire des épisodes de "Bioman".
Ajoutez à ça une mise en scène clipesque avec des ralentis de très mauvais goûts à chaque flèche qui transperce un infecté, mais par contre une photographie plutôt réussie, qui ne suffit pas à compenser avec le reste. Vraiment, est-ce qu'il était nécessaire tant d'années après de proposer une pareille suite ? Je ne pense pas. En tout cas pour moi, l'aventure va s'arrêter là...