Suite parue dix-huit années après le deuxième opus, 28 Ans Plus Tard, réalisé par Danny Boyle qui reprend le contrôle de sa licence, est un film indigne de la franchise et un véritable crachat aux visages des appréciateurs de celle-ci. L'histoire se déroule donc près de trois décennies après les événements survenus à l'origine, et nous fait suivre un groupe de survivants qui ont trouvé le moyen de survivre parmi les infectés en vivant sur une petite île reliée au continent par une unique chaussée fortement défendue, notamment grâce à la marée montante. Mais, lorsqu'un père et son fils de douze ans quittent l'île pour une mission au cœur sombre du continent, ils décorent les secrets, les merveilles et les horreurs du monde extérieur. Ce scénario s'avère hélas une véritable purge à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. La faute à une intrigue d'une faiblesse abyssale, multipliant les incohérences, en plus d'être inintéressante au possible. Tout le sel du récit repose sur les relations entre les protagonistes qui traite du deuil à travers cette sortie initiatique. Mais cette thématique n'a juste rien à faire ici. On s'éloigne complètement de l'esprit de la saga dont il ne reste plus rien, hormis les infectés. C'est tout simplement grotesque, absurde et risible. Les scènes d'action sont peu nombreuses et aucunement intenses, ni anxiogènes malgré la volonté de nous montrer du gore à l'écran. Le ton n'est lui aucunement stressant et l'ambiance lorgne du côté du drame intimiste au lieu d'être horrifique. À cela s'ajoute une idéologie misandre détestable et pas subtile pour un sou. L'ensemble est porté par des personnages nullement attachants. Des rôles interprétés par une distribution pas du tout convaincante comprenant le juvénile Alfie Williams, Aaron Taylor-Johnson, Jodie Comer, Ralph Fiennes ou encore Edvin Ryding. Malheureusement, tous ces individus ne procurent aucune émotion en dépit des tentatives qui restent vaines. La faute entre autre à des dialogues totalement insipides. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique s'avère assez expérimentale mais surtout fourre-tout. Sa mise en scène part dans tous les sens, multiplie les angles de caméra, pour un résultat tout simplement pas maîtrisé. L'ensemble du film a été filmé au smartphone et cela se ressent. Les quelques effets de style sont redondants et ne servent en rien la narration. De surcroît, le montage épileptique devient vite pénible. La seule chose à sauver sont les décors naturels verdoyants. Mais, aussi beaux soient-ils, ils ne correspondent en rien à l'esprit de la franchise qui nous avait habitué à des environnements urbains chaotiques et dépeuplés. Les infectés sont eux tout simplement ridicules, notamment les nouveaux variants sortant d'on ne sait où. Pour finir, la photographie lumineuse est jolie mais là encore, elle dénote complètement avec l'aspect poisseux de ses ainés. Ce visuel hors sujet est accompagné par une . également à côté de la plaque signée Youngs Fathers. Ses compositions sont beaucoup trop présentes et surtout ne s'accordent aucunement avec l'action et les images. Reste une fin en totale roue libre, d'une médiocrité nanardesque, venant mettre un terme à cet immondice cinématographique. En conclusion, 28 Ans Plus Tard est une insulte à la licence, d'autant plus que la fin du deuxième volet ouvrait la voie à plein de possibilités intéressantes. Surtout qu'avec la période de pandémie que l'on a connu, le métrage aurait pu y faire écho intelligemment, mais il a préféré nous ponde un infame navet.