Violette Nozière
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51 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2009
Un des meilleurs Chabrol, qui vaut en grande partie par son trio d’acteurs fantastiques que sont Huppert, Audran et Carmet. Violette Nozières est diabolique et en même temps, on éprouve une certaine compassion pour elle… Qui d’autre qu’Isabelle Huppert aurait pu incarner ce rôle d’une telle façon, mélange de perversion glacée et d’innocence, avec tout le mystère que cela nécessitait ?… Ce film est par ailleurs un réquisitoire réussi contre la peine de mort…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 mars 2015
Claude Chabrol et bel et bien « un homme à faits divers... ». Derrière la jeune fille poupine se cache l'idée d'une révolte. Viollette est frigide, Violette est déçue mais les surréalistes l'avaient bien compris : Violette incarne par dessus tout la rébellion. Chabrol nous plonge dans les années trente et laisse en toute authenticité son personnage tourner au ridicule les autorités patriarcales (Scène de la statue, plan sur l'ensemble du jury lors du procès et bien entendu le parricide).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 juin 2019
Violette Nozière est le premier grand rôle 'limite' d'Isabelle Huppert . Interprétation sincère récompensée par un premier prix d’interprétation ,amplement mérité , au festival de Cannes .
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 novembre 2016
Pas mal . Un bon Chabrol . Un film glauque pour relater une histoire vraie tout aussi glauque .
On insiste pas assez sur les écrivains surréalistes qui ont défendu Violette et qui ont sans doute aidé à sa grâce . Néanmoins , rien ne prouve dans le film qu'elle soit non coupable . Chabrol reste assez neutre mais à l issue du film , je la crois moi coupable .
Mais cela personne ne le saura jamais
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 949 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Aussi étouffante que l'atmosphère de l'appartement dans lequel l'héroïne se sent à l'étroit, aussi froide que l'idée fixe de Violette, aussi énigmatique que la réalité de la relation entre la fille et son père, la mise en scène participe de l'ambiance glaciale qui sied à ce fait divers glauque mais au dénouement improbable. Malgré quelques longueurs, le récit tient grâce à la prestation fascinante d'Isabelle Huppert, implacable, déterminée, insouciante. Or, outre ce glaçant portrait de femme, le drame peint des relations humaines toxiques (hormis celle des parents, comble du cynisme!) entre personnages profiteurs, cupides, manipulateurs, menteurs, hypocrites. Quant à la seconde partie de l'intrigue, appuyée par les analepses floutées pour en souligner le caractère incertain voire fallacieux, elle met en évidence la fragilité de la vérité autant que l'appétence de la foule et des journalistes pour les affaires criminelles, particulièrement les plus scabreuses. Apre.
CrystalEagle
CrystalEagle

5 abonnés 125 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2026
Violette avance dans le film comme une ombre qu’on croit saisir avant de la voir nous échapper. Chabrol ne cherche jamais à nous expliquer cette jeune femme mystérieuse. Victime, menteuse, séductrice ou meurtrière, elle reste suspendue entre toutes ces vérités possibles. Même ses accusations les plus graves restent entourées d’un doute qui nous prive du confort d’une explication claire et c'est le tour de force de Chabrol. Si elle dit vrai, notre regard bascule mais si elle ment, tout devient encore plus ambiguïté est d’autant plus troublante qu’elle garde quelque chose d’enfantin et de léger, comme si le crime avait été commis par une adolescente encore à mi-chemin de l’âge adulte, les yeux tournés vers les robes, les sorties et les promesses d’une autre vie.

Chabrol enferme cette fille dans un quotidien fait de silences et de convenances, où la famille devient presque une prison de béton. L’appartement semble étouffer Violette, tandis que les rues, les bars et les hôtels lui offrent davantage d’air sans jamais lui ouvrir véritablement une porte de sortie. L’idée est forte, la photographie froide et la mise en scène cohérente avec cette atmosphère de malaise, mais le film finit par s’épuiser dans sa propre lenteur. Les dialogues très ordinaires et une construction narrative éclatée m’ont parfois complètement perdu, au point de regarder ma montre plus d’une fois. Un film totalement baclé.

Heureusement, Isabelle Huppert rend Violette à la fois fragile, agaçante, séduisante et inquiétante, sans jamais nous donner la clé pour la comprendre. Stéphane Audran lui répond avec une mère prisonnière de ses frustrations, tandis que Jean Carmet compose un père dont la banalité presque pitoyable devient douce et dérangeante. Un Chabrol frustrant, tant le scénario et les thèmes sont riches que leur passage à l’écran semble finalement manquer sa cible.
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