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Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2009
Un des meilleurs Chabrol, qui vaut en grande partie par son trio d’acteurs fantastiques que sont Huppert, Audran et Carmet. Violette Nozières est diabolique et en même temps, on éprouve une certaine compassion pour elle… Qui d’autre qu’Isabelle Huppert aurait pu incarner ce rôle d’une telle façon, mélange de perversion glacée et d’innocence, avec tout le mystère que cela nécessitait ?… Ce film est par ailleurs un réquisitoire réussi contre la peine de mort…
Claude Chabrol et bel et bien « un homme à faits divers... ». Derrière la jeune fille poupine se cache l'idée d'une révolte. Viollette est frigide, Violette est déçue mais les surréalistes l'avaient bien compris : Violette incarne par dessus tout la rébellion. Chabrol nous plonge dans les années trente et laisse en toute authenticité son personnage tourner au ridicule les autorités patriarcales (Scène de la statue, plan sur l'ensemble du jury lors du procès et bien entendu le parricide).
Violette Nozière est le premier grand rôle 'limite' d'Isabelle Huppert . Interprétation sincère récompensée par un premier prix d’interprétation ,amplement mérité , au festival de Cannes .
Pas mal . Un bon Chabrol . Un film glauque pour relater une histoire vraie tout aussi glauque . On insiste pas assez sur les écrivains surréalistes qui ont défendu Violette et qui ont sans doute aidé à sa grâce . Néanmoins , rien ne prouve dans le film qu'elle soit non coupable . Chabrol reste assez neutre mais à l issue du film , je la crois moi coupable . Mais cela personne ne le saura jamais
Aussi étouffante que l'atmosphère de l'appartement dans lequel l'héroïne se sent à l'étroit, aussi froide que l'idée fixe de Violette, aussi énigmatique que la réalité de la relation entre la fille et son père, la mise en scène participe de l'ambiance glaciale qui sied à ce fait divers glauque mais au dénouement improbable. Malgré quelques longueurs, le récit tient grâce à la prestation fascinante d'Isabelle Huppert, implacable, déterminée, insouciante. Or, outre ce glaçant portrait de femme, le drame peint des relations humaines toxiques (hormis celle des parents, comble du cynisme!) entre personnages profiteurs, cupides, manipulateurs, menteurs, hypocrites. Quant à la seconde partie de l'intrigue, appuyée par les analepses floutées pour en souligner le caractère incertain voire fallacieux, elle met en évidence la fragilité de la vérité autant que l'appétence de la foule et des journalistes pour les affaires criminelles, particulièrement les plus scabreuses. Apre.