463 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
50 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
16 critiques
3
18 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Top of the World
90 abonnés
153 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 8 janvier 2017
Une question se pose à la vision de "Violette Nozière": y a-t-il, à l'écran, quelque chose plutôt que rien ? À l'issue de deux interminables heures, je n'hésite pas à répondre par la négative; il y a certes Huppert, assez fascinante avec son look à la Marlene Dietrich, mais complètement abandonnée par un scénario d'une platitude redoutable auquel une structure en flash-backs tente vainement d'apporter un peu de mystère. De manière assez incroyable, aucun trouble ne survient ici: de la mise en scène aux dialogues en passant par la reconstitution d'époque, tout est terriblement empesé, poussiéreux, incapable de nous rendre un tant soit peu intéressant le sort des personnages. Il y a en définitive peu à dire de cette chose sinistre, sans doute ce que j'ai vu de pire de la part de Chabrol (l'inénarrable "Landru" était au moins drôle au centième degré): "Violette Nozière", ou comment traiter un fait divers a priori fascinant en ne prenant même pas la peine de lui donner une quelconque forme cinématographique
Ça met un temps fou à démarrer, ça se traîne et le montage est extrêmement confus. Le réalisateur se garde bien de prendre partie dans cette affaire confuse et controversée, choix respectable mais qui ne milite pas en faveur de la clarté du propos. Le film est partiellement sauvé par une interprétation exceptionnelle des premiers rôles, dominée par une Isabelle Huppert habité par son personnage, Jean Carmet est également remarquable, Audran aussi mais peut-être un ton en dessous. En revanche les seconds rôles c'est pas vraiment ça ! Un film surévalué d'un réalisateur décidément très inégal
On voit bien ce qui a pu intéresser Chabrol dans cette histoire de parricide : le caractère provocateur d'une jeune fille éhontée, mythomane et extrêmement séduisante. Pour incarner Violette Nozière, Isabelle Huppert est sublime en réussissant à dévoiler à la fois une part enfantine, docile et une autre plus mature qui révèle l'aspect manipulateur de son personnage. Violette Nozière est insaisissable parce qu'elle change tout le temps et parce qu'elle sème un doute continu sur la véracité de ses propos. Elle dit avoir été victime d'attouchements de la part de son père étant petite mais les images ne le prouvent pas, la mise en scène de Chabrol fait d'ailleurs preuve d'une malice perverse en insérant plusieurs flashback censés donner une réponse à cette question mais qui entretiennent finalement le flou; elle dit ne pas avoir voulu tuer sa mère en mettant une dose de poison moindre que celle de son père mais rien ne le prouve. Le film met brillamment en scène la sensation d'étouffement d'un foyer en apparence tranquille mais dans les faits profondément malade, au sein duquel des parents - campés par les excellents Jean Carmet et Stéphane Audran - ne voient pas leur fille grandir et vouloir s'enfuir d'une ville morte à ses yeux. On aurait aimé voir ce désir de liberté, non sans liens avec l'amour que Violette éprouve pour Jean, représenté avec davantage de force et moins prisonnier d'une écriture plutôt balisée sur ce point. Chabrol inscrit donc ce fait divers dans la fiction avec personnalité, structurant son film selon une logique de retours en arrière qui aurait pu être lourde mais qui se révèle ici pertinente et donne à Isabelle Huppert un rôle ambigu et à ce titre passionnant.
Le film a ses qualités grâce à ses acteurs: Huppert, Carmet, Audran, Garreaud. Mais le rythme est effroyablement lent; on s' attarde bien trop souvent sur des plans fixes sans intérêt: c'est du Chabrol !. ,
"Violette Noziere"(1978)est l'un des films de Claude Chabrol qui fait le plus l'unanimité. Pourtant,sa patte caustique ne transparaît pas tant que cela. Il préfère adopter une posture plus sobre,plus neutre,pour aborder ce fait-divers qui défraya la chronique dans les années 30. Celle d'un parricide,symbolisant la France des non-dits,celle des mentalités aussi étriquées que les appartements où les familles cohabitaient. La petite Noziere rêvait d'une vie plus trépidante,quitte à se faire voler et à se prostituer. Isabelle Huppert,visage de porcelaine et air grinçant,semble si lucide que ça en ait gênant. Cette chronique pessimiste se finit en film de procès théâtral. Suranné.
Ce fait divers qui défraya la chronique est une excellente occasion pour Claude Chabrol d'étudier une nouvelle fois le microcosme bourgeois et de l'égratiner au passage. Le film qu'il en a fait est plutôt une réussite grâce à sa très bonne reconstitution de la France des années 30 et à son interprétation. Isabelle Huppert est très convaincante dans le rôle-titre et elle est de plus admirablement aidée par de brillants seconds rôles, Jean Carmet et Stéphane Audran en-tête. Une des oeuvres majeures de la filmographie du cinéaste.
Une histoire bien glauque. "Germinal" à côté, c'est les bisounours. C'est un genre cinématographique dont je ne suis pas bien fan. Le film n'est pas très agréable à suivre, on a l'impression de se vautrer en permanence dans la fange. Par ailleurs, l'ambiance dans années 1930 est mal restituée. A part les coupes à la garçonnes, les allusions à Hitler et la morale bien rigide, on a l'impression de nager en plein dans les années 1970. Aucune allusion à la crise économique et politique. Pas de chanson des années 30 histoire de nous plonger dans l'atmosphère de l'époque.
Trois ans après "Le juge et l'assassin", Claude Chabrol et Isabelle Huppert collaborent de nouveau pour relater l'histoire d'un authentique fait divers surprenant et glaçant, celui du parricide de Violette Nozière. Le réalisateur dresse dans un premier temps un portrait peu flatteur sur le rôle composé avec brio par l'actrice qui obtiendra le prix de l'interprétation féminine au festival de Cannes 1978, Chabrol montrant une jeune fille à l'esprit troublé vivant entre coucheries et mensonges vis-à-vis de ses parents. Le thème du film consiste donc à afficher des sentiments que sont l'amour, la jalousie, la haine, l'intéressement, la violence, la folie bref le scénario distille une intrigue fortement riche en sensations et en termes d'évènements se succédant les uns après les autres. L'idée d'avoir transposé ce fait divers en un film dramatique n'est pas anodine en raison d'une fin qui surprend le spectateur et qui veut laisser entendre que les domaines de la justice et de la politique sont étroitement liés. Le film ne cache rien et n'hésite pas à exhiber la nudité des acteurs tout en se complaisant à montrer des flashbacks tendant à prouver que le personnage principal est une victime de la société de l'époque qui n'a pas su la comprendre ni l'entourer. Le réalisateur ne montre donc pas Violette Nozière comme un monstre mais simplement comme une névrosée qui ignore tout du bonheur et qui cherche à l'atteindre par le plus extrême des moyens. Le scénario est bien construit, le trio d'acteurs composé de Jean Carmet, Stéphane Audran et Isabelle Huppert est fascinant par la qualité de l'interprétation. Les dialogues atteignent un réalisme rarement obtenu par le cinéma Français. "Violette Nozière" est un film qui ne souffre d'aucun complexe et qui traduit à merveille le caractère psychologique du personnage mis en scène. Claude Chabrol signe une oeuvre majeure du cinéma et révèle une actrice resplendissante et sensible qui enchaînera les rôles dramatiques. En un mot, bravo!
Superbe exercice de style ,une histoire vraie racontée le mieux possible grâce à une direction d'acteur irréprochable et une mise en scène complètement personnelle. C'est là qu'on peut adorer ou ne pas aimer car le choix des rêves et des flash-backs est vraiment discutable. Il y a un maximum de cinéma pour un minimum de paroles ,c'est le point fort du film. L'isolement intellectuel de Violette est parfaitement montré. A aucun moment elle ne pense à quelqu'un d'autre qu'à elle ,même dans sa prison ,elle oublie sa compagne de cellule en renvoyant son repas. Cette passionnante affaire non élucidée qui se terminera par une réhabilitation ,événement considérable dans la justice française surtout dans ce contexte,à marqué les années 30 et il faut en remercier Chabrol de nous l'avoir restitué sous cette forme documentaire. La froideur d'Isabelle Hupert y fait merveille et Jean Carmet y est comme souvent formidable. Il restitue l'ambiguïté de la situation à la perfection. Le réalisateur à réussi aussi à introduire quelques-uns de ses fantasmes ,puisque 100% des hommes que l'on voit sont plein de défauts alors que l'accusé ,présumé responsable du comportement de Violette, paraît tout à fait tendre et gentil. Les femmes étant la plupart du temps et en règle générale, victimes des hommes. Sacré Chabrol !
Trois ans après le nécessaire "Dupont Lajoie" de Boisset, la jeune Isabelle Huppert joue de nouveau aux côtés de cet acteur merveilleux quest Jean Carmet. Mais cette fois-ci le rôle-titre est pour elle. Son interprétation de Violette Nozière est dune justesse étonnante. A vingt-quatre ans il ne faisait déjà plus de doute quant au talent de celle qui allait devenir lune des plus grandes comédiennes françaises. Un générique sur fond de grille évoquant des barreaux de cellule. Claude Chabrol se penche sur lune des affaires les plus controversées qua connues la France au XXème siècle. La forme est plutôt impartiale. Si elle laisse paraître les défauts des époux Nozière et la difficulté de les avoir pour parents, leur fille ne nous est pas non plus montrée exempte de tous reproches. Violette mène dès ladolescence une double vie, vole sa famille et recourt constamment au mensonge. Petite fille innocente à la maison, elle se prostitue la journée alors quelle devrait aller étudier. Bien entendu les hommes quelle fréquente sont en général des personnages chargés dont on désapprouve lattitude avec véhémence. Jean Dabin en premier lieu évidemment (un ignoble profiteur campé par Jean-François Garreaud). Relevons les courtes mais remarquées apparitions de Fabrice Luchini en étudiant en Médecine. Seul le gentil musicien noir sen sort finalement avec les honneurs. Pour expliquer les origines du drame qui la conduira en prison, des sous-entendus (dans les flash-back) et des non-dits (à propos de monsieur Emile) émaillent le récit. Au spectateur daccepter ou non les vérités pas belles à entendre quils recèlent. Une voix off conclut sobrement le métrage. Quelque peu abasourdi, on reste songeur sur le destin étrange de cette femme. Sa mère lui prédisait un grand destin mais ne devait pas imaginer celui-là Fidèle à ses convictions, Chabrol noublie pas de taper un peu sur les bourgeois. Ça fait pas dmal. Linterdiction aux moins de 12 ans nest aujourdhui plus justifiée.
Elle n’en peut plus la pauvre Violette d’étouffer dans cette France d’Avant-guerre entre ses deux parents étriqués comme leur appartement. En ce mitan de carrière, Chabrol après avoir ausculté les travers de la bourgeoisie provinciale de son époque nous décrit à travers un fait divers sordide célèbre qui avait beaucoup choqué en son temps, les mœurs de la France d'en bas des années 30 comme il en restera des bribes jusqu'à la fin des Trente Glorieuses. Celle de la promiscuité dans les appartements où les familles vivaient à l’étroit. Dans ce monde trop petit pour elle, Violette rêve d’un ailleurs qu’elle n’arrive pas à définir mais qui la conduit à vendre son jeune corps la nuit dans les bars de son quartier au nez et à la barbe de ses parents. Le père obséquieux à souhait (un immense Jean Carmet) est toujours à la limite de la proposition incestueuse. La mère trop belle et trop jeune pour son mari s’est recroquevillée sur elle-même après avoir été la maîtresse d’un célèbre homme politique, pour protéger l’enfant qui lui est restée une fois délaissée. C’est la France des non-dits et des sous-entendus qui se dévoile à nous; nous faisant tout d’un coup nous interroger sur cette nostalgie un peu illusoire qui fait toujours fureur quand les valeurs vacillent sous les coups de boutoir de la crise. Syphilitique, Violette s’étourdit encore davantage et finit par s’amouracher d’un gigolo qui lui prend son argent ainsi que ses illusions. C’en est trop pour Violette qui comprend que sa vie ne prendra pas l’envol dont elle rêvait. Elle décide alors de supprimer ceux dont elle juge qu’ils sont responsables de son départ raté. En fait, elle a surtout peur de finir par leur ressembler. C’est un grand Chabrol, sans sa rouerie habituelle qui le fait parfois tomber dans des effets un peu faciles. Ici la description est sans artifice et l’on sait qu’à ce jeu-là maître Chabrol excelle. Inutile d'insister sur le jeu d'Isabelle Huppert récompensé d'un prix d'interprétation à Cannes. Idem pour Stéphane Audran qui récoltera un César du meilleur second rôle en 1978.
Violette Nozière me fait songer à un autre film de Chaborl Une affaire de femmes car tous les 2 se déroulent à une époque ou les moeurs étaient moins libérées et que le ton de ses films sont froids mais il y au une différence car autant je n'ai pas aimé Une affaire de femmes autant Violette Nozière m'a passionné. Une histoire sordide et désespérante interprétée par de grands acteurs Jean Carmet était vraiment formidable dans la peau du brave con et Isabelle Huppert jeune fille à la beauté vénéneuse joue à la perfection cette égoïste Violette Nozière.
DIABOLIQUE. La descente aux enfers de Violette, fleur sauvage entre les fleurs. Mais Chabrol ne m'emballe pas ( comme souvent). L'ange noir garde au fond de ses pleurs, son mystère. Violette Huppert remporte la mise en soignant ses plaies et ses bosses.
Déjà 32 films au compteur pour Chabrol. Voilà son 33ème film: Violette Nozière. Ce drame tiré d'une histoire vrai nous raconte le fait qui avait secoué la France en 1934, Violette Nozière (Isabelle Hupert), une jeune femme de 17 ans, empoisonnait ses propres parents ! Un bon film mais pas le meilleur de Chabrol. Un scénario confus. Mais Isabelle Hupert est envoutante.
Comme toujours chez Chabrol, la direction d’acteur est irréprochable et met magnifiquement en valeur Isabelle Huppert, Jean Carmet et Stéphane Audran. En revanche, la mise en scène à base de flashbacks intempestifs est critiquable. De plus, l’ambiance oppressante et réaliste de cette œuvre ne mettra pas tout le monde d’accord.