Violette Nozière
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LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Fait divers réel, bien mis en scène avec l’interprétation très glaçant d’Isabelle Huppert. Quelques zones d’ombres subsistent dans le récit complexe. Le film est audacieux car laisse présager sa culpabilité seulement 15 ans après sa réhabilitation et 12 ans après son décès.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Aussi étouffante que l'atmosphère de l'appartement dans lequel l'héroïne se sent à l'étroit, aussi froide que l'idée fixe de Violette, aussi énigmatique que la réalité de la relation entre la fille et son père, la mise en scène participe de l'ambiance glaciale qui sied à ce fait divers glauque mais au dénouement improbable. Malgré quelques longueurs, le récit tient grâce à la prestation fascinante d'Isabelle Huppert, implacable, déterminée, insouciante. Or, outre ce glaçant portrait de femme, le drame peint des relations humaines toxiques (hormis celle des parents, comble du cynisme!) entre personnages profiteurs, cupides, manipulateurs, menteurs, hypocrites. Quant à la seconde partie de l'intrigue, appuyée par les analepses floutées pour en souligner le caractère incertain voire fallacieux, elle met en évidence la fragilité de la vérité autant que l'appétence de la foule et des journalistes pour les affaires criminelles, particulièrement les plus scabreuses. Apre.
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2026
Ce n'est pas le meilleur de Chabrol. Les acteurs sont impeccables mais je trouve que le film est très brouillon, ça part dans tout les sens par moment et on sait pas où l'on est .... Mais il se laisse ... Film tragique
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2026
« Violette Nozière » est un biopic réalisé par Claude Chabrol en 1978 avec Isabelle Huppert, sa nouvelle actrice fétiche, dans le rôle principal. L'histoire est inspirée d'un fait divers survenu en 1933 à Nozière (Isabelle Huppert) mène une double vie tout en habitant chez ses parents joués par Jean Carmet et Stéphane Audran. Le jour, elle est une jeune fille modèle de la petite bourgeoisie et elle se prostitue la nuit pour financer son train de vie. Sa vie bascule lorsqu'elle tombe éperdument amoureuse de Jean (Jean-François Garreaud), elle est prête à tout pour le garder et subvenir à ses besoins. Elle se met à voler et à tuer. Le film se termine par une note historique à l'issue du procès et de la condamnation de Violette Nozière. Isabelle Huppert a reçu le prix d'interprétation féminine à Cannes en 1979 pour le rôle de Violette Nozière et Stéphane Audran le César de la meilleure actrice dans un second rôle.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2025
Inspiré d’un véritable crime, une jeune fille empoisonnant ses parents, le film "Violette Nozière" s’attache à déconstruire la figure de Violette, jouée par une Isabelle Huppert encore très jeune mais déjà troublante de maîtrise. Chabrol, fidèle à son obsession des hypocrisies familiales et sociales, trouve là un terrain riche, mais s’enferme parfois dans une mise en scène un peu trop froide, presque clinique. Il y a une tension latente dans chaque plan, mais elle ne prend pas toujours. Le film semble tiraillé entre l’envie de comprendre et celle de juger. L’approche naturaliste fonctionne par instants, notamment dans les séquences silencieuses où la violence affleure sous les gestes les plus banals, mais l’ensemble reste inégal. Ce qui sauve le film, au fond, c’est Huppert. Elle joue Violette comme une énigme vivante, tantôt enfant perdue, tantôt manipulatrice lucide.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2025
Décidément pas très fan du cinéma très lent de Claude Chabrol, je n'ai pas apprécié les coupages incessants d'une multitude de scènes, et les retours en arrière troublants rendant le montage plutôt pénible.
Ce film montre néanmoins des qualités ; avec " Violette Nozière " il nous propose un film au Casting Prestigieux. Un drame tragique magnifiquement interprété avec le charisme de Jean-Francois Garreaud pour le rôle de Jean Dabin le chéri de Violette, les brillantes présences de Stéphane Audran et Jean Carmet parents de Violette, et l' extraordinaire prestation d'actrice d' Isabelle Huppert dans un rôle principal très délicat.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2023
Relatant le célèbre fait divers et parricide Violette Nozière, Claude Chabrol s'attache essentiellement -bien qu'il mène le récit jusqu'à son épilogue judiciaire- à cerner la personnalité de l'empoisonneuse et à décrire, non sans causticité, son cercle familial.
Ainsi, l'appartement modeste et étroit de la famille Nozière -le père cheminot, la mère aux airs de bourgeoise déclassée- est le décor déterminant du film où Violette affiche son ennui et ses mines de petite fille qu'elle n'est plus. Au dehors, c'est-à-dire dans les bars qu'elle fréquente, Violette est tout autre, jeune femme coquette et frivole.
Chabrol, on s'en doute, ne se pose pas en moralisateur et encore moins en accusateur. De cette demoiselle cynique et peu farouche, aimant l'argent et le luxe, le cinéaste fait une héroine de la stature d'une Emma Bovary (dont Chabrol, comme on sait, fera une adaptation). Violette Nozière est de celles qui scandalisent le bien-pensant et semblent n'avoir ni conscience ni remords, spoiler: assassinant avec sang-froid d'humbles et respectables parents.
Isabelle Huppert est la formidable interprète de cette fille rêvant de fortune et d'amour, spoiler: abusée par un gigolo élégan
t, une fille à l'ambition relative puisque son rêve d'aventure ne dépasse guère les Sables d'Olonne, et dont le geste criminel funeste est peut-être pour elle l'ultime moyen de s'extirper du milieu modeste qu'elle exècre. Infâme calculatrice ou schizophrène, Violette fait figure en tout cas d'héroine médiocre, entre candeur et sottise. Son portrait, à la fois attachant et corrossif, s'inscrit dans une reconstitution d'époque appliquée et précise. On n'oubliera pas de citer le couple piquant que forment Carmet et Audran.
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2021
Chabrol se garde bien de prendre un parti, mais il évite aussi grandement de jouer de sa causticité et de son cynisme ordinaires pour rendre compte d'un fait divers qui, en son temps, a divisé la France. Son examen clinique d'une existence morne et confinée qui bascule dans l'horreur doit beaucoup à Isabelle Huppert et Stéphane Audran, les personnages féminins étant plus choyés que leurs homologues masculins. On regrettera une certaine longueur et une absence de réel parti pris, Chabrol ayant opté pour une dénonciation froide du patriarcat et du "mâle dominant" mais ne donnant pas de Violette Nozière l'image d'une parfaite victime expiatoire, conservant au personnage une relative ambiguïté. Un peu vieilli mais intéressant.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2021
Tiré d'un célèbre fait divers de parricide, un drame intriguant et troublant qui raconte sans chercher a expliquer, porté par l'interprétation fascinante d'Isabelle Huppert, primée à Cannes.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2020
Claude Chabrol, après avoir sondé l’esprit de Landru, explore un parricide qui défraya la chronique au début du XXème siècle ; l’affaire de la jeune Violette Nozière. Isabelle Huppert et Claude Chabrol parviennent à faire ressortir toute la complexité de cette jeune femme. 18 ans, fille unique et vivant dans le logement étriqué de ses parents ; on sent chez elle tout l’étouffement d’un logement dans lequel on vit les uns sur les autres, mais surtout l’étouffement psychologique parental. Ces parents voient grand pour elle mais paradoxalement continu de la voir encore comme une petite fille. Pour échapper à cet enfermement, elle affiche une double personnalité ; une Violette docile et enfantine conforme à l’image parental au foyer, et une jeune femme séduisante croqueuse d’hommes et manipulatrice à l’extérieur. C’est une fuite en avant pour elle qui veut se démarquer du modèle parental. Spectateur de ces incessantes métamorphoses physiques et psychologiques, le doute est perpétuel sur la véracité de ses propos. Par exemple, elle accuse son père d’attouchements dans son enfance ; mais Chabrol par sa mise en scène ni ne valide ni n’invalide cette affirmation. Excepté que nous revienne en tête le viol de « Dupont Lajoie » tourné un an plus tôt dans lequel Carmet violait Huppert (les deux mêmes comédiens ici). Ce flou autour de cette personnalité ambiguë jalonne tout le film. L’interprétation sur un fil d’Huppert lui vaudra le prix d’interprétation à Cannes. Cependant aucun trouble ne survient avec des personnages trop froids et un esprit de liberté du personnage principal trop étouffé. Donc on s’ennuie car l’ambiguïté bien sentie de Violette frôle parfois la confusion. Un film hermétique en fait.
tout-un-cinema.blogspot.com
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2019
Je m'attendais à mieux pour dire la vérité. Avec un sujet pareil, j'avais pensé que Chabrol nous raconterai l'histoire de cette femme tueuse de ses propres parents avec un côté plus hitchcockien comme il savait faire mais il a préféré plus pencher sur son côté sociale que policier. Il faut tout de même avouer deux choses : la qualité du montage tour à tour alambiqué, en puzzle et finalement très fluide. Et puis évidemment l'interprétation sans faute d'Isabelle Huppert parfaite comme toujours en jeune fille perdue arrogante et amoureuse. Prix d'interprétation à cannes qu'elle 'à pas volé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
J’ai mis du temps à rentrer dans le film (toujours un problème avec l’esthétique terne du cinéma de Chabrol, aggravée ici par des flashbacks brumeux très datés). Petit à petit, le caractère impénétrable du personnage principal, associé au jeu si particulier de Huppert et à un montage de plus en plus impressionniste, finit par créer une certaine fascination. J’ai trouvé très réussie la manière dont le film scrute à chaque instant son héroïne sans pour autant réduire son mystère et cette façon d’utiliser le montage pour créer des vides narratifs et retarder les révélations, ce qui nous met ensuite face à nos propres jugements hâtifs. En arrière-plan, une société française mesquine et hypocrite, face à laquelle Violette, coupable ou victime, innocente ou monstrueuse, conserve jusqu’au bout un désir obstiné de liberté et une grandeur romanesque qui font d’elle un double passionnant et émouvant de Madame Bovary.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2019
Il faut voir Violette faisant avaler du poison à ses parents d'un air innocent avant de les regarder défaillir et de dévorer avidement un rôti devant leurs corps agonisants. Du pur Chabrol des grands jours! Inspiré du livre de Jean-Marie Fitère sur la célèbre affaire qui défraya la chronique dans les années 30, le film est particulièrement saisissant pour sa peinture aussi noire que cruelle de l'époque. Remarquable interprétation d'Isabelle Huppert, Jean Carmet et Stéphane Audran.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2019
Ce film semble presque à part dans la carrière de Chabrol.
Il est en donc que plus intéressant.
Pour une fois, on n'est pas plongé dans la grande bourgeoisie de province mais dans une famille parisienne très modeste.
La fille unique va petit à petit prendre en assurance, s'émanciper de ses parents, quitte à mentir, voler et se prostituer.
Le film raconte donc de façon plutôt précise l'affaire Violette Nozière.
C'est assez frappant de voir J. Carmet en homme plutôt simple, effacé, mais tourmenté.
C'est aussi frappant, à mon sens, de voir S. Audran, en femme plus autoritaire et moins effacée que dans ses rôles de grandes bourgeoises.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2019
Un fait divers, des acteurs magnifiques, mais un film flou. On se perd dans le déroulé de l'histoire, les flash-backs perturbent plus qu'autre chose. Ayant vu récemment Merci pour le chocolat, j'ai vu en Violette la future Mika.
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