Violette Nozière
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NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2014
Comme toujours chez Chabrol, la direction d’acteur est irréprochable et met magnifiquement en valeur Isabelle Huppert, Jean Carmet et Stéphane Audran. En revanche, la mise en scène à base de flashbacks intempestifs est critiquable. De plus, l’ambiance oppressante et réaliste de cette œuvre ne mettra pas tout le monde d’accord.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 novembre 2013
L'affaire est simple, banale, terrible... Il fallait réussir à faire de ce scandale, pourtant presque effacé de la grande histoire, un hymne à l'existence, une recherche de son propre être au sein même du non-être. "Violette Nozière" devient l'histoire d'une conquête, puis d'une reconquête, passant à travers les nuages des années 1930, pour traverser l'histoire, jusqu'à enfin y entrer. Il suffisait de détruire l'obstacle, mais surtout de détruire ce qu'il y avait de mort en soi-même, d'outrepasser les méandres de ces temps sombres et vides qui nous envahissaient. Comme une réminiscence flaubertienne, c'est l'individu vide de toute histoire qui se contemple à travers cette fable. Puis c'est finalement vers sa propre métaphore que tend l'oeuvre de Chabrol, ne cherchant pas la reconnaissance d'une histoire, d'une intrigue, mais celle d'un achèvement, d'une tension existentielle vibrante derrière le rideau couleur sang.
Alasky

454 abonnés 4 545 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2013
Du grand Chabrol, avec un casting de haut vol. Isabelle Huppert est formidable et quel plaisir de voir le jeune Luchini, très convaincant dans son petit rôle.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2013
En plongeant dans la biographie de Violette Nozière, célèbre parricide, Chabrol a trouvé la matière d'un nouveau drame bourgeois. Mais celui-ci est moins caustique que la plupart de ses oeuvres. L'ambiance est glauque et décadente, probablement inspirée par l'époque, les années 1930, avec la montée du fascisme. Le film est dur et froid, avec une Isabelle Huppert impressionnante (Prix d'interprétation à Cannes), visage inexpressif, d'une nonchalance insolente, d'un mépris absolu pour la société dans laquelle elle vit. "Vous êtes des nains", dit-elle à ses parents.
À l'époque de ce fait divers, les surréalistes ont vu en Violette Nozière un symbole de la révolte et, dans son parricide, un acte qui "brisait l'affreux noeud de serpent des liens du sang".
À noter : les petits rôles de Fabrice Luchini, Bernadette Lafont et... Jean-Pierre Coffe.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2012
Violette Nozière me fait songer à un autre film de Chaborl Une affaire de femmes car tous les 2 se déroulent à une époque ou les moeurs étaient moins libérées et que le ton de ses films sont froids mais il y au une différence car autant je n'ai pas aimé Une affaire de femmes autant Violette Nozière m'a passionné. Une histoire sordide et désespérante interprétée par de grands acteurs Jean Carmet était vraiment formidable dans la peau du brave con et Isabelle Huppert jeune fille à la beauté vénéneuse joue à la perfection cette égoïste Violette Nozière.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2011
Un bon, un tres bon, même un excellent Claude Chabrol... Le cinéaste raconte dans ce film l'histoire vraie de Violette Noziere, histoire tres dérangeante (surtout pour l'époque) et qu'il raconte avec beaucoup de justesse, et un tact ingénieux et modéré. Le schéma narratif est fascinant, l'utilisation brutale de flashs-back, la façon de conserver l'incertitude (voir même de la respecter) par rapport a certains points... Et tout ca avec en tête de casting Isabelle Huppert dans l'un de ses plus grands rôles (Prix d'interprétation féminine de cette année la au Festival de Cannes) avec également, entre autres, les excellents Jean Carmet et Stéphane Audran. Et une mise en scène sublime de la part de Claude Chabrol, tres sombre et tres belle...
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2010
Superbe exercice de style ,une histoire vraie racontée le mieux possible grâce à une direction d'acteur irréprochable et une mise en scène complètement personnelle. C'est là qu'on peut adorer ou ne pas aimer car le choix des rêves et des flash-backs est vraiment discutable. Il y a un maximum de cinéma pour un minimum de paroles ,c'est le point fort du film. L'isolement intellectuel de Violette est parfaitement montré. A aucun moment elle ne pense à quelqu'un d'autre qu'à elle ,même dans sa prison ,elle oublie sa compagne de cellule en renvoyant son repas. Cette passionnante affaire non élucidée qui se terminera par une réhabilitation ,événement considérable dans la justice française surtout dans ce contexte,à marqué les années 30 et il faut en remercier Chabrol de nous l'avoir restitué sous cette forme documentaire. La froideur d'Isabelle Hupert y fait merveille et Jean Carmet y est comme souvent formidable. Il restitue l'ambiguïté de la situation à la perfection. Le réalisateur à réussi aussi à introduire quelques-uns de ses fantasmes ,puisque 100% des hommes que l'on voit sont plein de défauts alors que l'accusé ,présumé responsable du comportement de Violette, paraît tout à fait tendre et gentil. Les femmes étant la plupart du temps et en règle générale, victimes des hommes. Sacré Chabrol !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 janvier 2010
Dans la doctrine chabrolienne, Violette Nozière tient une place à part, comme à contre-courant de ce que l'auteur nous sert habituellement ; mais l'illusion est trompeuse. Ce Flaubert d'aujourd'hui, ce spécialiste de la bourgeoisie française, qu'il ne cesse de disséquer et d'explorer, transpose une histoire inspirée d'un fait réel dans une famille qui ne possède pas socialement ce rang si courant chez l'auteur. Pourtant, elle en distille l'essence. Bien sûr, et vous vous en doutez aisément, l'étude humaine se structure sur l'ambiguïté de ses personnages ; tout le projet semble à priori se détacher du schéma traditionnel, l'ambiguïté étant bipolaire, inévitablement complexe et d'une obscurité étonnante. Tout d'abord, le premier groupe se forme autour de Stéphane Audran et Jean Carmet, les parents de Violette Nozière ; le deuxième membre se compose exclusivement de cette dernière, exceptionnelle dans le rôle titre. Ces deux camps en confrontation perpétuelle ne peuvent jamais, et ce serait une erreur d'interprétation, plaidoyer pour la vérité du récit qu'ils illustrent différemment tous les deux. Néanmoins, la conséquence est limpide : cette fille de dix-neuf a empoisonné ses parents. Fait indéniable, les surréalistes utilisèrent cette source d'un banal fait divers pour parler d'inconscience, ce courant étant bâti sur la rêverie, cette notion d'écriture automatique qui s'image céans dans l'action de ce personnage. Qui a raison ? Ce n'est même plus la question, et Chabrol l'a bien compris ; l'enquête policière est surannée. Au lieu de filmer l'explicite, le réalisateur nous présente l'ambiguïté d'une famille française modeste mais profondément bourgeoise et traditionnelle dans la pensée. Derrière cette image conservatrice, les parents sont vus, sous l'oeil de leur fille, comme des pervers ; Violette Nozière peut-être jugée de mégère. L'effet miroir est saisissant. Au final, la vérité est inaccessible, apparente. Un Chabrol qui doute, cela n'a pas de prix.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2009
Une histoire bien glauque. "Germinal" à côté, c'est les bisounours. C'est un genre cinématographique dont je ne suis pas bien fan. Le film n'est pas très agréable à suivre, on a l'impression de se vautrer en permanence dans la fange. Par ailleurs, l'ambiance dans années 1930 est mal restituée. A part les coupes à la garçonnes, les allusions à Hitler et la morale bien rigide, on a l'impression de nager en plein dans les années 1970. Aucune allusion à la crise économique et politique. Pas de chanson des années 30 histoire de nous plonger dans l'atmosphère de l'époque.
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2011
Déjà 32 films au compteur pour Chabrol. Voilà son 33ème film: Violette Nozière.
Ce drame tiré d'une histoire vrai nous raconte le fait qui avait secoué la France en 1934, Violette Nozière (Isabelle Hupert), une jeune femme de 17 ans, empoisonnait ses propres parents !
Un bon film mais pas le meilleur de Chabrol. Un scénario confus. Mais Isabelle Hupert est envoutante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2009
Un des meilleurs Chabrol, qui vaut en grande partie par son trio d’acteurs fantastiques que sont Huppert, Audran et Carmet. Violette Nozières est diabolique et en même temps, on éprouve une certaine compassion pour elle… Qui d’autre qu’Isabelle Huppert aurait pu incarner ce rôle d’une telle façon, mélange de perversion glacée et d’innocence, avec tout le mystère que cela nécessitait ?… Ce film est par ailleurs un réquisitoire réussi contre la peine de mort…
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2016
Elle n’en peut plus la pauvre Violette d’étouffer dans cette France d’Avant-guerre entre ses deux parents étriqués comme leur appartement. En ce mitan de carrière, Chabrol après avoir ausculté les travers de la bourgeoisie provinciale de son époque nous décrit à travers un fait divers sordide célèbre qui avait beaucoup choqué en son temps, les mœurs de la France d'en bas des années 30 comme il en restera des bribes jusqu'à la fin des Trente Glorieuses. Celle de la promiscuité dans les appartements où les familles vivaient à l’étroit. Dans ce monde trop petit pour elle, Violette rêve d’un ailleurs qu’elle n’arrive pas à définir mais qui la conduit à vendre son jeune corps la nuit dans les bars de son quartier au nez et à la barbe de ses parents. Le père obséquieux à souhait (un immense Jean Carmet) est toujours à la limite de la proposition incestueuse. La mère trop belle et trop jeune pour son mari s’est recroquevillée sur elle-même après avoir été la maîtresse d’un célèbre homme politique, pour protéger l’enfant qui lui est restée une fois délaissée. C’est la France des non-dits et des sous-entendus qui se dévoile à nous; nous faisant tout d’un coup nous interroger sur cette nostalgie un peu illusoire qui fait toujours fureur quand les valeurs vacillent sous les coups de boutoir de la crise. Syphilitique, Violette s’étourdit encore davantage et finit par s’amouracher d’un gigolo qui lui prend son argent ainsi que ses illusions. C’en est trop pour Violette qui comprend que sa vie ne prendra pas l’envol dont elle rêvait. Elle décide alors de supprimer ceux dont elle juge qu’ils sont responsables de son départ raté. En fait, elle a surtout peur de finir par leur ressembler. C’est un grand Chabrol, sans sa rouerie habituelle qui le fait parfois tomber dans des effets un peu faciles. Ici la description est sans artifice et l’on sait qu’à ce jeu-là maître Chabrol excelle. Inutile d'insister sur le jeu d'Isabelle Huppert récompensé d'un prix d'interprétation à Cannes. Idem pour Stéphane Audran qui récoltera un César du meilleur second rôle en 1978.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2009
Trois ans après "Le juge et l'assassin", Claude Chabrol et Isabelle Huppert collaborent de nouveau pour relater l'histoire d'un authentique fait divers surprenant et glaçant, celui du parricide de Violette Nozière. Le réalisateur dresse dans un premier temps un portrait peu flatteur sur le rôle composé avec brio par l'actrice qui obtiendra le prix de l'interprétation féminine au festival de Cannes 1978, Chabrol montrant une jeune fille à l'esprit troublé vivant entre coucheries et mensonges vis-à-vis de ses parents. Le thème du film consiste donc à afficher des sentiments que sont l'amour, la jalousie, la haine, l'intéressement, la violence, la folie bref le scénario distille une intrigue fortement riche en sensations et en termes d'évènements se succédant les uns après les autres. L'idée d'avoir transposé ce fait divers en un film dramatique n'est pas anodine en raison d'une fin qui surprend le spectateur et qui veut laisser entendre que les domaines de la justice et de la politique sont étroitement liés. Le film ne cache rien et n'hésite pas à exhiber la nudité des acteurs tout en se complaisant à montrer des flashbacks tendant à prouver que le personnage principal est une victime de la société de l'époque qui n'a pas su la comprendre ni l'entourer. Le réalisateur ne montre donc pas Violette Nozière comme un monstre mais simplement comme une névrosée qui ignore tout du bonheur et qui cherche à l'atteindre par le plus extrême des moyens. Le scénario est bien construit, le trio d'acteurs composé de Jean Carmet, Stéphane Audran et Isabelle Huppert est fascinant par la qualité de l'interprétation. Les dialogues atteignent un réalisme rarement obtenu par le cinéma Français. "Violette Nozière" est un film qui ne souffre d'aucun complexe et qui traduit à merveille le caractère psychologique du personnage mis en scène. Claude Chabrol signe une oeuvre majeure du cinéma et révèle une actrice resplendissante et sensible qui enchaînera les rôles dramatiques. En un mot, bravo!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2013
Bon film portée par la convaincante et belle Isabelle Huppert. L'histoire est intéressante, la narration légèrement éclatée instaure un mystère permanent. La direction des acteurs est réussie (Jean Carmet est bon en père étrange et aux idées spoiler: incestueuses
).
chrischambers86

16 165 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2009
Claude Chabrol reprend avec "Violette Nozière" une affaire criminelle qui dèfraya la chronique judiciaire d'avant guerre et dont s'emparèrent les surrèalistes! Nulle allusion à notre èpoque, mais une reconstitution minutieuse et soignèe des annèes 30 où Isabelle Huppert est sublime d'ambiguïté et de mystère! Le film se concentre exclusivement sur ce qui a pu conduire le personnage principal à empoisonner ses parents (Jean Carmet et Stèphane Audran parfait en petits bourgeois minables) dans un climat particulièrement ètouffant! C'est donc à huis-clos que Violette va expliquer son crime et se confronter à sa mère qui s'est constituèe partie civile où Chabrol met en scène avec talent deux parties en opposition: l'opinion publique et la sphère politique! Du très grand Chabrol et un prix d'interprètation (mèritèe) à Cannes en 1978 pour Isabelle Huppert...
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