455 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
59 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
17 critiques
3
26 critiques
2
6 critiques
1
5 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 août 2010
Un film typique des vieux Chabrol, qui réunit toutes les obsessions du cinéaste. A mon sens, le film a un peu vieilli et son rythme lent, ses cadres vides et ses scènes théâtrales ne lui donnent pas toute la force qu'il pourrait avoir.
La scène à l’étang au petit matin est extraordinaire « Je suis heureux de voir que grâce à ma femme votre veuvage ne vous pèse pas trop » Mais en dehors de cet aspect ironique et réjouissant, on a pas affaire à un Chabrol ordinaire. Ici l’amour du couple nous émeut. Et la peinture de l’adultère est davantage cruelle. Les acteurs sont formidables et le tragique est poignant dans sa dernière scène.
Du pur Chabrol : un scénario mince comme du papier à cigarettes, une mise en scène inexistante, des scènes à rallonges avec des dialogues creux. En plus ici un Piccoli qui joue faux (c'est rare et Chabrol l'a fait !) et un Pieplu qui cabotine. Belle pub appuyée pour la DS de Citroën également. Personne - même les acteurs - ne croit à ces caricatures de bourgeois (costumes et cravates de rigueur même à table à la maison!). On est sidéré de l'absence de discrétion des amants et la spoiler: scène de crime est simplement grotesque (elle ferait rire un stagiaire de la police scientifique), tout comme l'arrestation...dans des rues désertes! Affligeant, ennuyeux, et incroyablement surestimé. Seule surnage la sensualité de Stephane Audran (qui joue parfois faux elle aussi cependant, mais pas autant que l'adolescente qui joue sa fille).
Une mise en scène dépourvue de style, d'opérations et pire, de point de vue. Un récit palpitant grâce à ses rebondissements qui malheureusement finissent bazardés par le dénouement final bâclé. Une marque de fabrique Chabrol..
S'inspirant d'un fait divers, Claude Chabrol en profitait pour dresser le portrait de ce qui était son sujet de prédilection, l'ennui provincial et les moeurs bourgeois. Deux amants dans l'intensité d'une passion qui va les aveugler et les conduire au pire. L'ennui semble être le moteur et le sexe le combustible dans ce portrait auquel Stéphane Audran apporte sa beauté singulière et Michel Piccoli son magnétisme. L'ensemble fait frissonner par sa noirceur mêlé à un humour grincant, l'immense Claude Pieplu faisant aussi partie du casting.Chabrol s'il se répétait dans ses sujets, était un bon disciple d'Hitchcock et les scènes de suspenses sont très réussis.
Claude Chabrol considérait qu'un cinéaste avait besoin de beaucoup tourner, quitte à s'engager dans des projets douteux, qu'ils s'agissent de films alimentaires ou non. Donc, en clair, faut toujours faire gaffe avant de s'attaquer à un film du Monsieur, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Pour ce qui est de ces "Noces rouges", on est face à un film faisant partie de ceux que Chabrol a vraiment fait avec l'intention de les réussir. Ça paraît bête de dire ça, mais c'est la vérité. En soi, bien que très largement inspirée (seul le milieu social change) d'un horrible fait divers datant de 1970, l'histoire n'a rien de super emballant, il ne s'agit après tout que d'une histoire d'amants diaboliques comme il y en tant eu, et puis, entre nous soit dit, il sera toujours difficile à croire qu'une simple lettre puisse relancer une enquête criminelle, mais là où Chabrol ne déconne pas, c'est qu'il donne à son film une atmosphère très étrange, très lourde, presque malsaine. Et le duo Stéphane Audran/Michel Piccoli (qui n'a jamais été aussi difficile à cerner) renforce cette sensation d'inconfort chaque fois qu'il se forme. Pas le Chabrol le plus connu, mais un de ceux à voir, assurément.
A mes yeux, il s'agit d'un des meilleurs opus de Claude Chabrol avec " le boucher", " que la bête meure" et " la femme infidèle".
Réalisé pendant ce qui représente la période la plus féconde ( fin des années 60 et début des années 70) du cinéaste au plus de 50 longs métrages, " les noces rouges" s'est inspiré d'une histoire criminelle ayant eu lieu quelques années plus tôt dans la Creuse.
C'est l'occasion pour le metteur en scène de la nouvelle vague française, de proposer un portrait sans concession de la bourgeoisie ( le mari député est impuissant, peu versé dans la sexualité) des élites ( le couple criminel, le responsable politique est ici immoral et vaguement corrompu) de l'institution du mariage ( les deux couples sont malheureux) et il faut bien dire de la bêtise humaine ( la tirade ultime).
Claude Pieplu tient ici sans doute un des ses plus grands rôles et domine la distribution. Stéphane Audran égérie et encore épouse de Chabrol est resplendissante de beauté.
Selon moi, cette actrice possédait la photogénie la plus charismatique de la période, même si ses interprétations étaient d'une étendue plus modeste que sa très grande beauté.
On a affaire, à mon goût, avec " les noces rouges" à un des films les plus relevés et accomplis du cinéma français de ces cinquante dernières années.
En exergue Chabrol inscrit une citation d'Eschyle tirée d'une de ses pièces, qui laisse entendre que le cinéaste ne juge pas les actes, ni les personnages qu'il va nous montrer : mon oeil !
Inspiré d’un fait-divers réel, ce film de 1973 raconte l’histoire d’amants meurtriers incarnés par Stéphane Audran et Michel Piccoli. Comme à son habitude, Claude Chabrol en profite surtout pour dresser un portrait satirique de la France bourgeoise et provinciale, et de ses petits arrangements avec la morale. Remarquablement écrit, Les noces rouges décrit de manière glaciale l’absence total de passion au sein de deux couples, avec un trio de personnages particulièrement crédibles – mention spéciale à Claude Piéplu dans le rôle d’un député-maire bien sous tous rapports mais fort peu intéressé par sa femme.
Pas mon Chabrol préféré, mais tout de meme, un film ou s'en suit une histoire adultère (comme souvent avec Chabrol), ou l'on peut se douter que cela a des chances de mal finir. Meme si pour moi le film manque un peu de punch, les acteurs sont plutot bons et le film est assez agréable a voir..... Pas mal.
Tout est un peu facile dans ce film : comme souvent dans les films de Chabrol, l'amour n'est pas ordinaire : il est passion dévorante ; On pardonne rapidement tout à l'être aimé (10 secondes pour pardonner le meurtre de sa rivale...), mais la morale est sauve car le remord est irrépressible. Heureusement, Chabrol a l'art de relancer une histoire qui se traine, même si, ici, cela ne sauve pas le film.
Stephane Audran ou Lucienne superbe femme mariée au maire joué par Claude piéplu vit une relation extra maritale avec le séduisant Pierre mori ou Michel piccoli qui profite d'escapades en pleine nature pour la rejoindre ou d'un château lieu de leurs ébats passionnés,tant lucienne , bourgeoise mal mariée s'ennuie auprès d'un mari bavard mais qui ne fait guère attention a elle..Cette liaison passionnée pourrait être merveilleuse si il n'y avait pas la grande fille de Lucienne déja assez mature pour son âge spoiler: et spoiler: qui spoiler: est spoiler: bien spoiler: [spoiler]plus [/spoiler]spoiler: observatrice spoiler: qu'il spoiler: n'y spoiler: parait .Cette liaison folle parfois un peu amusante je dois l'avouer et théatrâle au possible spoiler: donc spoiler: qui 0 spoiler: qui 1 spoiler: qui 2 spoiler: qui 3 va bientôt oh surprise finir par être découverte..en fait tel est pris qui croyait prendre spoiler: qui 4 spoiler: qui 5 spoiler: qui 6 spoiler: qui 7 spoiler: qui 8 spoiler: qui 9 .Et comble de l'ironie les deux amants n'ont pas pensé qu'une seule chose aurait suffi :spoiler: est 0 ..spoiler: est 1 spoiler: qui 6 spoiler: est 3 [/spoiler]spoiler: est 4 spoiler: est 5 spoiler: est 6 spoiler: est 7 spoiler: est 8 .Ah ah ces deux amants terribles Lucienne et Pierre ne sont en fin de compte pas si malins que ca..un bon Chabrol même si il est prévisible ,la fin ne m'a pas du tout étonnée mais j'ai passé un moment avec le très viril Michel piccoli auquel j'aurais bien cédé et la belle Stephane audran incendiaire.Je le conseille.
Les Noces Rouges est un film dont l’histoire, bien que sans grande surprise, parvient à captiver par sa construction méthodique et son atmosphère pesante. Le scénario, inspiré de faits réels, suit une trame assez prévisible, mais il reste intéressant par la manière dont il explore la psychologie des personnages et les tensions sociales sous-jacentes.
La force du film réside sans doute dans la performance de ses acteurs principaux, tous très convaincants. Ils incarnent avec justesse des personnages ambigus, tiraillés entre passion et culpabilité. Leur jeu subtil permet de maintenir l’attention du spectateur, même lorsque l’intrigue semble avancer sans réel rebondissement.
Visuellement sobre, le film mise davantage sur l’ambiance que sur le spectaculaire. Cette retenue, loin d’être un défaut, sert parfaitement le propos du réalisateur, qui préfère disséquer les relations humaines plutôt que de miser sur des effets de surprise.
En somme, Les Noces Rouges est un drame bien mené, porté par une interprétation solide, qui séduit par son réalisme et son efficacité narrative, même si les amateurs de suspense risquent de rester sur leur faim.
Un grand Chabrol, dont la mécanique implacable se referme en un dénouement inattendu. Stéphane Audran est au sommet de sa séduction, très à l’aise également pour incarner la vulnérabilité de son personnage, aux côtés d’un immense Piccoli, qui joue un homme que l’amour fou entraîne dans une voie radicale. Face à eux, Pieplu, dans un de ses meilleurs rôles, est fascinant.
Très bon film de Claude Chabrol, sans doute un de ses tout meilleurs. L’histoire est inspirée de l’affaire des amants diaboliques de la Creuse, qui avait défrayé en son temps la chronique. Trois principaux acteurs-actrices au sommet de leur art : Claude Pieplu en député-maire (magnifiquement habillé en Cerruti), Michel Piccoli, en adjoint de mairie, qui s’éprend de passion pour la femme du premier interprétée par la belle Stéphane Audran. Les meurtres vont progressivement arriver, les deux amants voulant vivre tranquillement leur passion. Tout est réglé au millimètre et on suit l’histoire avec grand intérêt. En tout cas, je note encore une fois que les bons scénarios sont, soit issus de faits réels, soit issus de romans à succès, et qu’avec un bon réalisateur, on se régale. Vraiment à voir.