Les Noces Rouges c'est un thriller sans réelle tension mais une relation charnel admirablement interprétée qui mène au crime. On y croit et avec très peu d'éléments de surprise, elle constitue pourtant l'une des oeuvres les plus aboutie de Chabrol.
De belles qualités, un véritable suspense, de bons comédiens, malgré le coté caricature de Pieplu, si bon ailleurs. Mais la fin peut paraitre un peu fabriquée, artificielle, un rien décevante. Les amants ne se défendent pas, la demoiselle sait tout ? ah bon.
Encore un bon Chabrol, toujours sur fond de bourgeoisie provinciale. On y accompagne la trajectoire délétère d'une couple illégitime emporté par la passion, lui adjoint au député-maire, à l'épouse neurasthénique, et elle la femme du maire, ex fille-mère, mariée par défaut à un homme ambitieux et magouilleur, sans doute impuissant.. la passion débridée entre notables est difficile à vivre dans une petite ville, et puis il y a le regarda affuté de la fille de l'amante, qui comprend tout et va tout détruire en voulant protéger sa mère qui est son seul repère. Joli trio d'acteurs, notamment Piéplu en député-maire, Piccoli et dans une moindre mesure Audran un peu trop sur la retenue. On se rappellera des scènes de l'amour dans le château, et de la confrontation au bord de l'étang
Du pur Chabrol : un scénario mince comme du papier à cigarettes, une mise en scène inexistante, des scènes à rallonges avec des dialogues creux. En plus ici un Piccoli qui joue faux (c'est rare et Chabrol l'a fait !) et un Pieplu qui cabotine. Belle pub appuyée pour la DS de Citroën également. Personne - même les acteurs - ne croit à ces caricatures de bourgeois (costumes et cravates de rigueur même à table à la maison!). On est sidéré de l'absence de discrétion des amants et la spoiler: scène de crime est simplement grotesque (elle ferait rire un stagiaire de la police scientifique), tout comme l'arrestation...dans des rues désertes! Affligeant, ennuyeux, et incroyablement surestimé. Seule surnage la sensualité de Stephane Audran (qui joue parfois faux elle aussi cependant, mais pas autant que l'adolescente qui joue sa fille).
Voici un chef d'oeuvre de Claude Chabrol, tout homme qui a eu une maîtresse femme mariée est profondément touché par ce beau film, l'amour passion au bord d'un chemin, dans les bois, dans des lieux improbables, toujours se cacher, désespérer des conjoints et de la vie ennuyeuse du couple provincial toujours épié par les voisinages et familles jalouses. Ce film est porté par le jeu passionné de ce beau couple Audran Piccoli, naturels et charmants. Tant de beauté de Stéphane Audran dont chaque geste et expression est une oeuvre d'art ou un hymne au charme et à l'érotisme. Jusqu'où peut aller l'amour passion ? Chabrol nous le montre, rien ne résiste aux flèches de Cupidon qui nous font connaître la passion au milieu de l'ennui de nos existences. La passion adultère est belle mais a son envers, sa fragilité de cristal, sa brièveté tant la relation est forte, sa catharsis tragique quand tout est découvert. Chabrol nous fait aimer ces amants, leur charme et leur beauté, leurs rires et leurs étreintes passionnées, leur inconscience qui les précipite vers le crime. On ne peut cacher l'amour passion qui consume les amants et Stéphane Audran est l'incarnation de la femme séductrice et sérieuse à la fois, cette femme qu'en une vie nous ne rencontrons qu'une ou deux fois.
Décevant, nous avons vu mieux chez Piccoli, Audran ou Chabrol. Scenario et jeu d'acteurs pathétique. Photo et plan caméra dignes d'un amateur. Film grotesque . Certainement " film alimentaire" Un conseil passez votre chemin !!
Un grand Chabrol, dont la mécanique implacable se referme en un dénouement inattendu. Stéphane Audran est au sommet de sa séduction, très à l’aise également pour incarner la vulnérabilité de son personnage, aux côtés d’un immense Piccoli, qui joue un homme que l’amour fou entraîne dans une voie radicale. Face à eux, Pieplu, dans un de ses meilleurs rôles, est fascinant.
Franchement déçu après deux autres Chabrol qui commençaient à me réconcilier avec lui. Il y a un manque de rythme terrible dans sa mise en scène. De plus Piccoli (oui je sais, idole à laquelle il ne fait pas toucher) est une grosse erreur de casting, lors des scènes de sexe, il n'y a aucune passion charnelle qui se dégage de son jeu (alors que sa partenaire assure mieux, ce qui rend encore)lu fgrn jeu de puceau qui ne sait paoi faire)
Un bon Chabrol, on l'on voit avec beaucoup de plaisir et d'amusement Piccoli et Audran s'éteindre fougueusement dans les buissons et ou Piepelu campe un mari trompé cynique et très compréhensif. Le tout sur un bon rythme. Belle re-découverte.
Je suis un grand fan de Claude chabrol et aussi de son actrice fétiche Stéphan Audran excellente Ce film est puissant dans les relations humaines qu il dépeint, chabrol est amoureux fou de son actrice et cela se voit dans sa façon de la filmer…il nous sert une histoire d amour et de mort tellement forte histoire de passion interdite qui finit par l horreur et la culpabilité avouée…c est si vrai que j ai tout de suite été voir si l histoire était bien tirée d un fait divers et bien oui tout est vrai et cela se sent…les dialogues l ambiance bourgeoise son hypocrisie la politique et les magouilles l infertilité de certains hommes puissants il y a des choses vraies et telles dans ce film qui frappe et qui marque..merci pour toujours monsieur chabrol c est aussi cruel que peut parfois l’être la vie…mais tout le monde ne vit des passions comme celle là..
Très bon film de Claude Chabrol, sans doute un de ses tout meilleurs. L’histoire est inspirée de l’affaire des amants diaboliques de la Creuse, qui avait défrayé en son temps la chronique. Trois principaux acteurs-actrices au sommet de leur art : Claude Pieplu en député-maire (magnifiquement habillé en Cerruti), Michel Piccoli, en adjoint de mairie, qui s’éprend de passion pour la femme du premier interprétée par la belle Stéphane Audran. Les meurtres vont progressivement arriver, les deux amants voulant vivre tranquillement leur passion. Tout est réglé au millimètre et on suit l’histoire avec grand intérêt. En tout cas, je note encore une fois que les bons scénarios sont, soit issus de faits réels, soit issus de romans à succès, et qu’avec un bon réalisateur, on se régale. Vraiment à voir.
Un bon cru pour ce Chabrol , caustique, néo-policier, à l’ambiance pesante, et qui part parfois aussi dans le baroque, tout particulièrement dans l’évocation de l’amour physique entre M. Piccoli et S. Audran. Ils se dévorent, se jettent l’un sur l’autre , presque comme des cannibales. C’est d’ailleurs peut- être cette « sauvagerie » sexuelle qui va expliquer leur basculement vers le meurtre. La part animale de l’être humain est bien toujours là, et Chabrol nous démontre que même dans le monde policé, de la petite bourgeoisie de province de l’Indre , sous le vernis, la bête est toujours là , avec son sexe sauvage dans les bois et son envie de sang. Tous les acteurs sont excellents, C. Pieplu est remarquable en politicien ambitieux, qui accepte même la situation pour ne pas compromettre son ascension sociale. Comme toujours chez Chabrol , le scénario est astucieux et machiavélique avec le rôle pervers joué par la jeune fille , dans cette intrigue . A noter , comme souvent chez Chabrol l’excellente musique de Pierre Jansen ,très grand compositeur, envoutante et stressante.
Ce Chabrol m'a bien plus. C'est une histoire d'amants diaboliques sur fond de critique de la bourgeoisie. Le scénario n'a rien d'original mais, comme souvent, le réalisateur parvient à rendre avec brio le caractère monstrueux de deux personnages auxquels amon donnerait le bon Dieu sans confession. La scène où les amants sont sur le point de faire l'amour après que monsieur ait assassiné le mari de Madame est un régal...
Belles images, bons acteurs incarnant des personnages volontairement antipathique. Un scénario noir se déroule implacable avec la volonté habituelle de dénoncer la cruauté des mentalités bourgeoises de l’époque. Film représentatif du cinéma de Claude Chabrol.