480 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
62 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
18 critiques
3
27 critiques
2
7 critiques
1
5 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Aaym68
1 abonné
214 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 20 mai 2026
Deux amants, de la bourgeoisie provinciale, décident d'éliminer leurs conjoints respectifs. Un Chabrol typique, bien joué et raconté, avec Piccoli, Audran et Piéplu, inspiré d'une affaire criminelle réelle.
Si l on connaît un peu le cinéma de Chabrol on est en terrain connu: une petite ville de province, la bourgeoisie locale dont il se délecte à mettre en lumière ses mensonges et ses bassesses, un humour à froid qui convient parfaitement à la sobriété de sa mise en scène. De ces « noces rouges » je retiendrais aussi la prestation de Claude Pieplu étonnant et remarquable dans ce rôle de politicien cynique au possible. Mais aussi l intéressante ambiguïté que Chabrol instaure envers ses personnages criminels mais auxquels il instaure une empathie auprès du spectateur.
Avec ce film réalisé en 1973, Claude Chabrol fait preuve d’un académisme soporifique. L’histoire de cette passion amoureuse conduisant deux individus à l’adultère avant de commettre le pire manque cruellement de fougue. Si l’interprétation de Stéphane Audran et Claude Piéplu fait preuve de réjouissance, celle de Michel Piccoli reste plus discutable. Mais, c’est surtout le scénario très linéaire (pourtant inspiré d’un fait divers) qui ne parvient pas à transcender le récit. La description de la morale douteuse puis de la culpabilité demeure effleurée. Bref, une œuvre hésitante sur l’hypocrisie humaine au sein de la bourgeoisie provinciale.
Du Chabrol pur jus : un bon scénario, un bon casting et une direction d'acteur lamentable... Et je ne parlerais pas de la photo qui est inférieur aux séries TV de l'époque. Franchement, je ne comprend toujours pas comment on peut aduler ce réalisateur.
Les Noces rouges - l’idée de départ est assez plaisante mais le concept s'essouffle. J’ai un peu de mal avec les gémissements qui ont participé à véhiculer de fausses idées sur l'orgasme aux hommes. Un maire impuissant, sa femme, un amant spoiler: meurtrier . L’histoire est finalement assez convenue et ce n’est pas le meilleur Chabrol. 3/5
Incapable d'exprimer la moindre sensualité, Michel Piccoli empêche de croire à cette passion macabre! En outre, difficile de lire jusqu'où les amants sont considérés coupables de leur crime ou victimes d'un système: soumis à l'abstinence auprès de leur partenaire respectif (quel cliché!), enfermés dans des unions inintéressantes émotionnellement, craignant le scandale ou l'appauvrissement d'une séparation, ils se résolvent au meurtre sans qu'aucune épaisseur psychologique n'émerge - ce que confirment les réactions face au premier assassinat ou à la lettre. Au final, le personnage le plus dense reste le mari dont le pragmatisme, le cynisme ou l'ambition justifie ses choix mais le condamne également. Face à ce manque de parti-pris, la peinture de la bourgade de province manque aussi d'acidité, quoi que la froideur de la caméra ou la corruption politique avec son lot de manigances et d'obséquiosité offrent quelque plaisant sarcasme. Un bon plaidoyer pour le divorce néanmoins!
Pas le meilleur clairement. Je trouve la performance de Michel Piccoli d'un vide intersidéral. Par contre Audran, quel jeu. Les scènes de baiser où Chabrol a sans doutes demandé de jouer avec les lignes rouges tellement le sexe y transpire et la omoagne du cinéaste y est pour quelques choses. L'histoire est trop plate malgré le sujet qui est très intéressant avec la mise en place d'un retournement de situation qui est trop peu mis en place pour qu'il en tire tout les ressorts. par contre, je suis toujours subjugué par le talent de Chabrol pour filmer la France et ses petits villages.
Un Chabrol représentatif de ses réalisations des années 70. Avec une nouvelle immersion dans la bourgeoisie provinciale, guindée dans ses principes et ses convenances. L’exercice du pouvoir est ici particulièrement visé à travers le député maire véreux rompu aux manœuvres, pressions et magouilles. Ce qui en fait l’acteur idéal, d’un cynisme effrayant, d’une scène très forte, quand il fait face à sa femme et son amant. Car l’infidélité est une fois de plus le carburant du scénario, tant elle semble constituer une soupape de respiration dans ce milieu. Un Chabrol de plus donc, loin derrière son meilleur, qui se suit avec un certain intérêt, mais se dénoue par une surprise reposant sur une invraisemblance comportementale.
"Les Noces rouges", inspiré d’un fait divers glaçant, met en scène un couple d’amants prêts à tout pour vivre leur passion : éliminer leurs conjoints respectifs. L’idée de départ est forte, et le film se laisse regarder avec plaisir. Pourtant, il manque ce petit quelque chose qui aurait pu en faire un chef-d’œuvre. Stéphane Audran et Michel Piccoli forment un duo convaincant, visiblement complice à l’écran. Pourtant, leur relation peine à transcender le simple adultère, alors que l’histoire promet bien plus de profondeur. En somme, un film agréable, mais qui laisse le spectateur sur sa faim, avec l’impression tenace qu’il aurait pu aller plus loin.
Un thriller provincial bien campé dans les années 70. Le film de Chabrol, inspiré d'un fait divers réel, et se laisse voir agréablement car il ne cache pas son âge. Les deux amants sont attirés l'un vers l'autre à chaque rencontre, la belle Audran n'étant pas la dernière à se jeter sur un Piccoli dans de furieuse étreintes. Le suspense est à peine hitchcockien, malgré les clins d'œil évidents, mais comment se cacher dans une bourgade aussi petite! Pieplu est truculent dans son role de notable local impuissant mais si attaché à sa respectabilité! La clôture expéditive de l'enquête sur ordre politique, et le manque de savoir-faire en matière de police scientifique à l'époque auraient pu permettre au crime commis par des amateurs de rester impuni. Le dénouement inattendu, spoiler: sur dénonciation innocente de la fille, aurait mérité un traitement plus approfondi, mais la conclusion finale est désarmante de bon sens: pourquoi n'êtes-vous enfui ailleurs pour conquérir votre liberté? Certes mais à l'époque on divorçait si facilement, encore un reflet de la société qui s'ébrouait à peine après la secousse de 1968! TV1 - mars 26
Les Noces Rouges c'est un thriller sans réelle tension mais une relation charnel admirablement interprétée qui mène au crime. On y croit et avec très peu d'éléments de surprise, elle constitue pourtant l'une des oeuvres les plus aboutie de Chabrol.
De belles qualités, un véritable suspense, de bons comédiens, malgré le coté caricature de Pieplu, si bon ailleurs. Mais la fin peut paraitre un peu fabriquée, artificielle, un rien décevante. Les amants ne se défendent pas, la demoiselle sait tout ? ah bon.