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Bernard D.
129 abonnés
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4,0
Publiée le 10 janvier 2021
« Birdy » d’Alan Parker (1985) est un film troublant. Il relate le SSPT ou syndrome de stress post-traumatique de Birdy (Matthew Modine) suite à une explosion sur une mine lors de la guerre du Vietnam. Depuis il se comporte comme un oiseau vivant nu, souvent accroupi ou blotti dans un coin tel un oiseau apeuré et ne communiquant avec personne sauf une infirmière qui arrive à lui donner la becquée. Ce cas laisse perplexe le major Weiss qui s’occupe de lui dans une unité psychiatrique. Apprenant que Birdy n’a – malgré des caractères opposés - qu’un seul ami fidèle – Al Columbato (Nicolas Cage dans un de ses premiers grands rôles) – qui lui a aussi été gravement blessé au visage lors de cette attaque au Vietnam, Weiss a l’idée de faire venir son ami pour essayer de débloquer la situation mais en vain Birdy restant muet et gardant ses attitudes. En parallèle on revoit la vie de ses 2 amis et fait est que Birdy était déjà « névrosé » durant son enfance avec une mère mal-aimante (cf. les balles de base-ball amassées) et un père ne venant pas la contrecarrer. Birdy, fils unique, n’avait qu’une seule passion les oiseaux et il cherchait à voler comme eux. Il s’était même confectionné un vêtement d’oiseau et peu de temps avant de partir à la guerre, il vivait nu dans la cage de son serin ! Sans vouloir critiquer ce diagnostic de SSPT vu les antécédents psychiatriques, le film procure de splendides images de ce pauvre Birdy isolé dans une chambre souvent bleutée via la lumière ne venant que d’une petite fenêtre grillagée. Ce film bercé par la musique de Peter Gabriel, a obtenu le Grand Prix de Cannes et de multiples autres prix vu le caractère très singulier de ce sujet à l’époque et la prestation assez extraordinaire de Matthew Modine qui est particulièrement touchant.
Que dire de ce film ! Pour moi c'est définitivement un chef d'oeuvre mais c'est n'est pas un point de vue objectif. Il sera un chef d'œuvre pour les rêveurs, les gens légèrement ou largement cassés. Ce film m'a énormément influencé. Il montre ce que les rêves peuvent vous faire dans les extrêmes. Visuellement c'était tout aussi beau avec ces nuances de bleu. Le jeu des acteurs était époustouflant. Ce film m'a fait me sentir comme un gosse à travers les flashbacks pré-Vietnam, l'époque où on ne se rendait pas compte que le monde est tel qu'il est. Cette vision à l'opposé de l'innocence perdue de Al à la suite de la guerre. Cette musique d'ambiance signée Peter Gabriel était très éthérée comme un vol d'oiseau. Le seul point peu racollant pour moi serait la fin spoiler: un peu trop légère et peu subtile qui n'avait pas l'air de coller avec le reste du film malgré le fait que ça ait été une bonne surprise.
Al est revenu du Vietnam, le visage recouvert de bandages. Il rend visite à son ami de jeunesse, Birdy, un jeune homme excentrique jadis passionné d'oiseaux, et qui désormais est mutique dans un hôpital psychiatrique militaire. En tentant de lui redonner la parole et le goût à la vie, il sa replonger dans leurs souvenirs commun des quartiers pauvres de Philadelphie. Alan Parker évoque les séquelles du Vietnam chez les vétérans, mais il est clair que ce sujet est ici anecdotique tant il passe au second plan. "Birdy" est avant tout un film sur la folie et l'amitié. La réalisateur utilise la fascination de son protagoniste pour les oiseaux pour livrer quelques scènes empreintes de poésie. Par ailleurs, Nicolas Cage et Matthew Modine sont touchants dans leurs rôles respectifs, l'un en adolescent "normal" protégeant l'autre, introverti enfermé dans sa passion. On reprochera cependant quelques longueurs dans le scénario, mais "Birdy" reste un drame réussi.
Merci M. Parker d'avoir réalisé ce film. Il m'avait marqué il y a 34 ans et je viens de le regarder 34 après avec toujours la même émotion. La performance de Matthew Modine est exceptionnelle. L'histoire est très belle et la musique de Peter Gabriel accompagne les scènes les plus fortes .
Un des rares films ou j'ai eu autant de faciliter à rentrer dedans, mais aussi, un des rares film dont j'ai aussi peu apprécié le final. Néanmoins, un grand bravo à Nicolas Cage, une très belle histoire d'amitié détruire par les atrocités de la guerre du Vietnam qui manque malheureusement de fond dans la finalité. Probablement culte pour l'époque (uniquement).
Je voulais voir ce film, culte ou presque, depuis très longtemps. C'est chose faite: merci Arte. Par contre c'est dommage qu'on ne puisse le voir en VO. Vraiment dommage. L'affiche du film m'avait marqué étant plus jeune: on y voyait Birdy recroquevillé dans un coin, et éclairé par cette lumière bleue plutôt angoissante. J'ai pu mettre une histoire sur cette photo et je dois dire que je m'attendais pas à ce genre d'histoire. Mais c'est une belle surprise. C'est un beau film, poétique et très humaniste. C'est bien sur une certaine critique de la guerre du Vietnam mais aussi de la guerre en général. Et du droit d’être différent: Birdy est à bien des égards très différent des autres.
Du début à la fin, je me suis demandé si le film se voulait un peu absurde sur les bords, ou réaliste. Parce que certaines choses paraissent vraiment insensées, et la fin est tout simplement le paroxysme de ce non-sens. Un tel non-sens ne cacherait-il pas un manque d'idée pour clôturer l'histoire ? Soit, malgré le manque de sens qu'on peut y mettre, j'ai tout de même apprécié le moment grâce aux deux acteurs principaux qui sont brillants et touchant ! Je n'avais jamais trop eux l'occasion de voir un film avec Nicolas Cage, il m'a vraiment convaincu ici ! J'ai donc passé un très bon moment grâce entre autre à l'excellente réalisation, mais je suis un peu déçu de la fin....
L'histoire d'un homme inadapté à la vie en société par son rêve viscéral de s'envoler tel un oiseau et dont la participation à la guerre du Vietnam (simple prétexte dans le récit) va l'enfermer encore davantage dans son fantasme onirique. Heureusement il peut compter sur la présence de son "ami" (son inverse absolu - évidemment) qui le soutient sans cesse (comme souvent Nicolas Cage surjoue quelque peu). La mise en scène assez sobre met en valeur la singularité de Birdy tout en s'appuyant sur une chronologie fragmentée qui au lieu de manifester la métamorphose annoncée de ce dernier ne fait que souligner la relation intense entre les deux protagonistes. Mention spéciale à la musique qui à l'inverse du dénouement fait sens.
Il me semble bien inutile de présenter la carrière d'Alan Paker, tant elle est jalonnée d'incontournables chefs-d’œuvres qui ont marqué l'histoire du cinéma mondial. « Birdy » ne fait d'ailleurs pas tache dans sa riche filmographie dont il possède toutes les qualités techniques et scénaristiques. En 1984, Alan Parker est au sommet de son art et son nouveau film nous raconte une émouvante et profonde histoire d'amitié sur fond de traumatisme hérité de la guerre du Vietnam. Nous suivons donc les péripéties de deux amis d'enfance qui se retrouvent dans un sinistre hôpital psychiatrique à leur retour des zones de combat. L'un est défiguré et l'autre, visiblement traumatisé, refuse de parler et de s'alimenter.... Si l'histoire plombe sérieusement l'ambiance, le ton volontairement léger des nombreux « flash-back » aide le spectateur à tenir le coup au cœur de cet étonnant drame psychologique. Dès le début, on se retrouve totalement submergé par les émotions et la qualité du jeux des deux acteurs principaux, Matthew Modine et Nicolas Cage, qui sont incroyable de sincérité. La musique envoûtante de Peter Gabriel fait le reste et la scène finale, en forme de clin d’œil, finit d'emporter la décision pour ce film qui marque durablement les esprits... Du grand art, injustement boudé par de nombreux critiques tant professionnels qu'amateurs. Je conseille !
« Birdy » est l’histoire d’une amitié hors-pair, avec Nicolas Cage exceptionnel et Matthew Modine, absolument habité dans son personnage qui magnifie la folie. C’est émouvant, parfois presque drôle et l’intensité dramatique se charge d’emporter le spectateur. C’est un vrai film touchant qu’Alan Parker a su transcender avec des flash-backs judicieux qui amènent à se questionner sur le genre humain, les ravages psychologiques de la guerre, bien au-delà des blessures physiques. C’est beau, émouvant, bouleversant à certains égards.
Alan Parker réalisait en 1984 ce film particulièrement équilibré, remarquablement mis en scène, à la fois terrible chronique des traumatismes de la guerre du Viêt-Nam et superbe long-métrage sur une amitié indéfectible. Nicolas Cage et Matthew Modine sont éblouissants dans leurs rôles respectifs. Sur un sujet qui pouvait se prêter à la facilité ou à la mièvrerie, le cinéaste nous propose une œuvre poétique, drôle et émouvante, qui se tient de la première à la dernière minute - la séquence finale, qui prend de manière magistrale le contre-pied de ce qu'on pouvait craindre - est bluffante de par son espièglerie.
MAGNIFIQUE ! Un pure chef d'oeuvre même si la façon dont ça se finit (la façon et pas la fin) ne correspond pas trop au rythme du film je ne me voyait pas enlever 0,5 juste pour ça . Ce film a le don de nous marqué pour que l'on ne l'oublie pas de si tôt tellement il est beau ,triste et en même temps terrifiant de voir l'impact des rêves et de la guerre sur certaines personnes . Le sujet est originale est extrêmement bien traité. L'histoire est dramatique mais il n'y a pas de rebondissements ni de surprises ,juste le suspens que va prendre la fin . Le scénario est très bon . L'acteur de Birdy est sensationnel et Nicolas Cage même débutant est juste irréel . Rien à redire sur les deux acteurs qui portent le film !
Une belle poésie et une belle table. Alan Parker sait nous faire prendre le point de vue de Birdy et comprendre ce qui se passe dans sa tête, en décalage avec la réalité sociale et la réalité du monde qui l'entoure. Fin un peu bizarre par rapport à tout ce qui précède.
Pas mal mais finalement je suis quand même un peu déçu car je m'attendais à encore mieux. Le thème de la démence (le rêve d'être un oiseau) vu à travers l'amitié de deux amis d'enfance. Les flashs de leur adolescence sont vraiment de belles séquences. Il y a des allusions aux séquelles de la guerre mais pour moi ce n'est pas un film sur ce thème. La fin à une petite touche d'humour mais je l'ai trouvé décevante car trop facile/hors thème/et qui donne une sensation d'inachevé. Film à voir au moins une fois pour le jeu des acteurs très convaincants et la poésie qu'arrive tout de même à dégager le film.