Quel étrange dilemme que celui de vivre captif, ou mourir en homme libre. C'est exactement ce qu'illustre ce chef d’œuvre magistral signé Peter Weir. Tous les Chemins ne mènent pas à la liberté, il faut avant tout la gagner, et se battre pour la conserver. D'un point de vue historique, le joug communiste a fait d'énormes ravages, il a détruit des cultures, façonné des nations. Certains se sont vu arrachés à leur patrie, trahis par leur proches, ou simplement dénoncés pour de l'argent. Des tréfonds de la Sibérie, les camps de travail sont souvent l'ultime épreuve avant le repos éternel. Il n'y a pas d'issue. Difficile de rester insensible à ce clin d’œil historique, ce brin d'humanité qui subsiste en l'homme, même lorsque tout semble perdu. Ce film, tiré de faits réels, nous plonge dans la plus suicidaire des évasions. Ce que les fusils, les chiens ou les barbelés ne sauraient arrêter, la nature elle-même s'en chargera en bourreau suprême, celui qui n'obéit à aucunes autres règles que celles du destin. C'est elle qui fait le tri, bien au delà de la témérité et d'une piètre volonté humaine. Depuis les goulags baignés de paysages mornes et grandioses, la route semble bien longue jusqu'à la délivrance, d'autant que le communisme a étendu ses frontières. Une poignée d'hommes vaillants, plus que tout désireux de vivre, se lancent à l'assaut d'une nature farouche et sauvage, vierge de toute civilisation. On apprend au fil de cette aventure à connaitre ces personnalités, à s'y attacher. La vie suspendue à une brindille d’espoir lorsqu'il n'y a plus rien sur quoi se rattaché, attisée sur des milliers de kilomètres en zones désertiques. Chacun tente de tirer le meilleur de l'autre, et ainsi puiser un ressort existentiel à cette quête insensée. Peter Weir prend le parti de rester sincère dans sa réalisation, sans fioriture ni exagération. Le rendu prend tout simplement aux tripes. Ce film est un authentique survival entre l'homme et la nature, une mise à l'épreuve extrême. Une épopée viscérale, infiniment bouleversante entre froid glacial et chaleur écrasante, doublée d'une formidable aventure humaine. Émouvant aux larmes. Un pur chef d’œuvre. 5/5
Ce film épique nous fait passer un bon moment malgré des longueurs et quelques défauts qui nous empêchent presque toujours de nous immerger totalement dans cette aventure hors du commun. Comme souvent, la faim, la soif et la fatigue de ces marathoniens sont très mal perçues par le spectateur bien assis au chaud en se goinfrant de pop corns et alors que les acteurs sont encore gros, gras et joufflus. Les personnages, assez caricaturaux, (le bon, la brute et le truand) ne présentent que rarement une épaisseur qui nous aurait permis de leur témoigner un peu d'empathie. Il nous restera, quand même, des paysages magnifiques et une reconstitution du goulag qui donne froid dans le dos!
Sept ans après le spectacle épique et maritime « Master and Commander » où il mettait en scène Russell Crowe, Peter Weir nous revient avec une nouvelle fresque pleine d’aventure « Les chemins de la liberté ». Il adapte le récit controversé de Słavomir Rawicz sur le périple défiant l’imagination entreprit par des évadés d’un goulag soviétique de Sibérie à travers l’est de la Russie, la Mongolie et l’Himalaya. Controversé parce que les évènements relatés dans le livre sont pour certains impossibles, l’auteur ayant en outre plus vraisemblablement était relâché par grâce de Staline pour les prisonniers polonais. Weir a donc pris pas mal de liberté face à ce récit lui aussi plus romanesque que factuel. On assiste donc à deux heures d’un périple pédestre à travers des paysages sublimes, surtout ceux de l’Himalaya, filmés par un Weir qui n’a semble-t-il pas boudé sont plaisir. La mise en scène de ce périple fait appel à de nombreuses ellipses pour conter un voyage où les évènements auraient été rares par rapport à la monotonie des journées de marche, particulièrement dans le passage dans le désert de Gobi. Les personnages sont attachants, mais il faut avouer qu’on a du mal à se mettre à leur place et à réaliser la pénibilité inouïe de ce voyage : fatigue, manque de nourriture, d’eau, danger de se faire capturer et incertitude quant au chemin emprunté, la faute peut-être à cette toile de fond de paysages spectaculaires qui a tendance à voler la vedette aux acteurs et à l’action. Il n’empêche que le casting plutôt grand luxe (Ed Harris, Colin Farrell, Saoirse Ronan et Jim Sturgess) réussi quand même à rendre ces personnages crédibles sans pour autant nous ébahir. Un film passionnant qui sans être emballant donne quand même un frisson d’aventure qui lui faut un bon capital sympathie.
Peter Weir a sans doute tourné un de ses films les plus ambitieux avec cette fresque suivant une poignée d'homme échappé d'un goulag qui traverseront la moité du monde pour être libre. Avec un excellent casting avec en tête Ed Harris et Colin Farrell qui se plait en second rôle, le film bénéficie d'une superbe photographie retranscrivant à merveille les splendides décors naturels illustrant cette odyssée. Cependant le film souffre d'une construction légère ou tout s'enchaine trop vite sans véritable progression. Peut être est ce que cela est du à l'impératif de montage afin de réduire la durée ? Cela limite le film et l'empêche de dégager un plus qui l'aurait transcendé.
Un beau film. On éprouve une certaine tendresse pour les personnages dont on suit les préparatifs de l'évasion et le périple avec intérêt. Cependant il est vrai que l'absence de transition entre les scènes affaiblit le souffle épique qui aurait dû se dégager plus nettement du film. Néanmoins les acteurs sont irréprochables (l'excellent Mark Strong dans un petit rôle!) et les décors grandioses. Je dois admettre que l'attitude des autres spectateurs ne m'a pas aidée à entrer davantage dans le film (téléphone, bavardages, levées impromptues...) alors j'en profite pour demander à tous de respecter ceux qui vont au cinéma pour voir des films. Mais en tout cas, celui-ci vous pouvez aller le voir sans crainte de vous ennuyer!
Véritable épopée humaine, Les chemins de la liberté est un belle aventure, réalisé par Peter Weir. L'histoire de ces protagonistes s'échappant de leur goulag en Sibérie pour trouver refuge en Inde est intense et profondément bien interprété. Sur fond de décors grandioses, des montagnes enneigées au désert, on suit les péripéties de ce groupe d'évadés, sans savoir comment ils vont pouvoir survivre face aux forces de la nature. Un voyage épuisant, peut-être un peu long, manquant de ce grain épique et de cette petite touche d'émotion en plus qui l'aurait hissé au sommet.
La liberté, la souffrance, la survie, la solidarité, l'amour... Ce beau film d'aventure aborde tour à tour l'ensemble de ces thèmes forts. Le périple commence dans un goulag soviétique dans le nord sibérien. C'est là que sont présentés les personnages. Ce n'est pas la partie la plus réussie du film : on mettra en conséquence un peu de temps à se familiariser et à connaitre les personnages. Le voyage commence, le calvaire plutôt. Les paysages sont grandioses, on irait bien s'y perdre. Les moments d'émotion deviennent plus intenses dans la seconde partie du film, la fin me fait presque pleurer. La traversée de l'Himalaya est un peu rapide, c'est dommage. Les acteurs sont très convaincants mais j'aurais préféré la langue russe plutôt que que cet anglais avec accent slave boiteux. C'était trop compliqué à mettre en œuvre sans doute pour un film de studio américain. Amoureux des grands espaces et de la liberté, ne ratez pas ces "Chemins de la Liberté", c'est un grand moment d'évasion.
Une très belle épopée humaine, interprétée avec sérieux et servie par une magnifique photographie. Au-delà de la controverse sur la véracité du récit sur lequel est basé le film, ce dernier est par ailleurs suffisamment sérieux et bien documenté pour intégrer différents éléments historiques concernant les conditions de vie dans les goulags, et sur les évasions à pied qui ont réellement eu lieu, à cet endroit en particulier ou ailleurs. A voir.
"Les chemins de la liberté" est tout simplement un magnifique récit sur la nature humaine, ses limites et sa place face à la Nature. La réalisation est tout simplement extraordinaire, les personnages sont parfaitement bien écrits et l'histoire nous prend aux tripes. Ce qu'il y a de bon dans ce film est que les acteurs ne sont pas renfermés dans des rôles secondaires ou des rôles principaux car chacun apporte sa pierre à l'édifice, chacun joue un rôle. Un film à voir de toute urgence.
Une aventure incroyable filmée par un réalisateur rare qui nous livre ici un film mineur, mais efficace. La caution "histoire vraie" renforce notre ressenti et notre empathie. Impossible de ne pas se dire que ce que ces hommes vécu tient du miracle. Leur parcours au cinéma est malheureusement handicapé par le fait que des tas de films de cette nature ont été fait auparavant. Certains lieux communs sont pratiqués (les premières victimes; les dangers inattendus; la faim; les rencontres en route...) On pense par exemple à "Sept ans au Tibet" pour le péril du voyage et la quête de certains personnages mais sans le sentimentalisme de J.J Annaud. Peter Weir sait que l'histoire et le contexte se suffisent à eux-même. Les interprètes sont étonnants, surtout Colin Farrell très impliqué en malfrat. Et la beauté des paysages est à couper le souffle.
Une histoire vraie étonnante et romanesque à souhait, l'histoire vraie de prisonniers d'un goulag en Sibérie qui ont fuit et parcouruent 6000 km à pied pour fuire la Russie de Staline. Les décors sont somptueux, le film est très classique dans sa forme mais n'est pas dépourvu d'émotion. Un vrai film d'aventure avec une belle photo, une belle interprétation d'acteurs et une musique envoûtante. Bref du très bon cinéma à l'ancienne mais qui marche toujours bien (c'est le cas de le dire...)
Un très beau rare , tiré d'une histoire vraie ce qui lui donne encore plus de profondeur . On essaie de s'imaginer comment des hommes ont pu faire ce terrible periple , si long , si eprouvant ...de belles images . Les longueurs sont évitées ce qui n'est pas une évidence avec un tel film . Meme si parfois on note quelques maladresses dans le montage .
Un très beau film, il n'y a pas à dire. Mais alors que Peter Weir voulait faire un film plus intime que Master and Commander, il en oublie d'approfondir ne serait-ce qu'au minimum les personnages de cette épopée, les rendant beaucoup moins attachants que prévu. Un comble pour un film du genre, rendant ce spectacle légèrement ennuyeux...
Un film épique, dense, humaniste avec du souffle et de l'esprit. LE film d'aventure qui nous ressort, en 2011, la scène des assoiffés dans le désert, qui ne sont pas sûr de voir un mirage, à la manière du "Crabe au pince d'or" tout en se renouvelant, en évitant les clichés, les personnages stéréotypés et les invraisemblances. Les acteurs sont habités et particulièrement bien choisis et l'histoire qui s'inscrit parfaitement dans la grande Histoire, passionnante. Avec cette œuvre, Peter Weir construit une filmographie cohérente, soulignant à chaque fois, le meilleur de l'humanité. Réconfortant.
Un peu déçu de ce film, la bande annonce m'avait scotché et finalement j'en ressort un peu mitigé. Le plus gros problème du film est qu'on ne s'attache jamais aux personnages car on ne sait que le strict minimum à leur sujet. Dommage la musique était pas mal et les paysages magnifiques.