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Alolfer
191 abonnés
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3,0
Publiée le 20 avril 2026
Comme avec Bergman, le cinéma de Woody Allen est assez autobiographique. Pour ce film, il parle d'adoption d'un futur enfant. Si le film est moins intéressant que ses précédents, il n'en reste pas moins très plaisant et drôle. Cette histoire ironique où la vie est imprévisible et curieuse, est un moment sympathique.
S’il n’est pas le plus connu de sa filmographie, « Maudite Aphrodite » est clairement l’une des comédies les plus drôles de Woody Allen qui pour l’occasion retrouve son goût de l’absurde avec comme bien souvent en toile de fond l’étude de la vie d’un couple en crise. Le cinéaste livre un film étonnant, un brin potache, moqueur et ironique.
Lorsque Woody Allen-Lenny Weintrib se pose des questions sur son couple, cela donne une comédie typiquement allénienne, pleine de certitudes qui s'effilochent et fortement marquée par la dérision -laquelle se manifeste en partie par l'intervention de personnage de la tragédie grecque, interrompant le cours du récit et, par leur fonction parodique, soulignant la volonté du cinéaste de ne pas se prendre au sérieux. Refusant les contrainte de la procréation, (déjà tout un discours!), les époux Weintrib ont trouvé plus commode d'adopter un enfant, lequel, comme tout parent bourgeois, ils imaginent volontiers génial et envisagent pour lui un avenir brillant. Lenny se met en tête de découvrir la mère de l'enfant qu'il imagine forcément irrésistible... La relation entre les deux, entre Linda et Lenny, par le contraste physique et intellectuel que présentent les deux personnages, introduit des scènes de comédie savoureuses enrichies par les formules très drôles de l'auteur. Sur le thème récurrent de la crise du couple, Allen démontre une nouvelle fois l'incapacité de son personnage-miroir à dominer les contingences de la vie conjugale face auxquelles ses théories et convictions ne sont d'aucune utilité. De sorte qu'il place sur le même plan son statut d'intellectuel et de bourgeois et celui de laspoiler: prostituée Linda à l'innocente vulgarité.
J'aime ce petit film. Déjà parce que c'est un des derniers Woody allen où l'on retrouve devant la caméra son personnage si drôle et si touchant. Et puis l' histoire est amusante et le dénouement assez bien trouvé. C'est aussi un film on l'on rigole beaucoup.
Avec « Maudite Aphrodite », Woody Allen propose un cocktail d’ingrédients bien différents : les références à la mythologie Grecque (le mythe de Pygmalion, Lenny s’attachant à modeler une vie « normale » et respectable à Linda, et la puissance de la déesse de l’Amour), et les démêlés et déboires sentimentaux d’un névrosé ordinaire qui ne parvient pas à s’affirmer. La forme est en adéquation avec l’idée, un chœur antique ponctuant solennellement, dans un théâtre qui ne l’est pas moins, les péripéties de notre héros, journaliste sportif freluquet chargé de couvrir les performances d’athlètes. Mais la forme, cette fois, n’est pas à la hauteur du projet, ni du niveau jusqu’alors atteint par le cinéaste. Les interventions du chœur nuisent au rythme du film, et les situations sont parfois excessives, voire grossières (Allen nous avait habitué à de la finesse). Il reste le caractère comique de certains dialogues et quelques savoureux clins d’œil au spectateur, mais le scénario, qui se termine par un ingénieux rebondissement sur une situation de réciprocité, méritait mieux.
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1,0
Publiée le 21 février 2021
L'utilisation de la chorale grecque était dénuée de sens, superlative et complètement en contradiction avec le reste du film. Cela m'a semblé être un autre véhicule sur l'existence et la thérapie par écran large d'Allen. Pourquoi tous ses films nous donnent-ils l'impression d'avoir été les témoins intimes d'une journée de la vie de Woody Allen. Je préférerais qu'il ait choisi quelqu'un d'autre que lui pour le rôle principal ainsi nous pourrions au moins être distraits des techniques de réalisation ou de leur absence dans ce film particulier et nous concentrer plutôt sur le message qu'il essayait de transmettre. Je n'aime généralement pas les films de Woody Allen mais je pensais que celui-ci pourrait être différent. Non seulement la voix de Mira rappelait constamment qu'elle était une actrice qui jouait mal la stupidité mais tout son personnage était totalement improbable. Les blagues sur le sexe étaient grossières même selon les normes d'Allen et les scènes coupées du chœur grec n'étaient ni drôles ni importantes. Je me suis senti insulté par ce film et je n'ai pas ri une seule fois...
C'est pour moi, bien plus que d'autres films célèbres, le chef-d'oeuvre de Woody Allen, avec Coups de feu sur Broadway. Dans ce film de la maturité, il y a tout : humour, fantaisie, musicalité, intelligence, dérision, parodie, un scénario excellent, et même de l'érudition. C'est la quintessence du meilleur Woody Allen. Et par dessus tout un divertissement jubilatoire. Mention spéciale à la merveilleuse Mira Sorvino, époustouflante dans ce rôle.
"Keep smiling" avec cette sympathique Comédie écrite et dirigée par Woody Allen. Avec beaucoup d'humour et de réalisme, son scénario nous conte les histoires d'amour insolites de personnages drôles et attachants. Woody est comme à l'accoutumé sensible et singulier dans son personnage central de Lenny Weintrib qui devient papa malgré lui. Il est inaccoutumé de voir Woody avec un enfant. Il est superbement entouré par la très belle Helena Bonham Carter qui joue sa femme et l'excellente Mira Sorvino dans le rôle de Linda ASh la "coiffeuse" ; elle a reçu à juste titre Golden Globes et Oscar de la Meilleure actrice pour ce second rôle. Les dialogues entre Lenny et Linda sont à mourir de rire. Si elle surprend de prime abord, la narration assurée par des chœurs antiques se révèle ensuite plutôt cocasse et surtout judicieuse.
Une petite comédie de remariage qui remixe quelques intrigues récurrentes chez Allen dans un scénario assez paresseux, mal équilibré et pas vraiment aidé par ce choeur grec qui ajoute une touche de fantastique complètement superflue à mon avis. Je ne comprends pas comment Mira Sorvino a pu obtenir un oscar pour ce rôle dans lequel je l’ai trouvée mauvaise (bien qu’assez touchante sur la durée). Malgré tout, l’ambiance new-yorkaise, le petit jazz et les ellipses propres à Allen sont bien là, donc on passe un moment agréable et confortable, d’autant plus que c’est plutôt bien réalisé, bien mieux en tout cas que les autres films du Woody des années 90.
Woody Allen dans toute sa splendeur si je n'ose dire ! Énième potacherie de ce dernier qui balbutie quelques peu dans ces débuts mais qui bascule totalement avec l'arrivée de Mira Sorvino qui a balayé mon scepticisme en deux temps trois mouvements ! De cet instant là, la comédie démarre et trouve précisément dans ces dialogues une cocasserie et un peu de vulgarité comme Woody Allen pratique dans certains de ces plus brillants long métrage. Un film qui redonne le sourire.
Sympathique comédie de Woody Allen où le réalisateur explore d'autres thèmes que ses habituels à savoir la paternité et l'adoption. Comme toujours, Woody Allen propose une galerie de personnages hauts en couleurs (la prostituée est excellente) et des situations souvent amusantes, mais assez peu originales au final. La seule originalité sont les intermèdes sont formes de scènes de théâtre grecques. La réalisation est fluide et plutôt rythmée mais malgré les dialogues bien écrits et typiques du réalisateur (ah ce fameux ulcère qui revient régulièrement entre les films !), on sourit plus qu'on ne rit. Sympathique mais pas transcendant !
"Mighty Aphrodite" devrait faire partie des films que j'aime le moins de Woody Allen. Cela partait plutôt bien sur le papier, mais le cinéaste ne va pas assez loin je trouve dans la relation de son personnage avec la prostituée au grand coeur jouée par une Mira Sorvino dont la voix est insupportable, donnant l'impression qu'elle joue faux. La troupe de tragédie grecque vient quand même apporter une bonne dose d'absurde. Mais dommage, globalement, cette gentille comédie manque sincèrement de muscle.
Alors que Lenny forme un couple sans problème avec sa femme Amanda, ils sentent qu'ils leur manquent un enfant pour parfaire ce bonheur. Trop occupés pour en faire un, ils vont en adopter un...
Woody Allen écrit et réalise en 1995 Maudite Aphrodite, où on le retrouve dans le rôle d'un chroniqueur sportif new-yorkais qui va se mettre en tête de chercher la mère biologique de son fils adoptif. À partir de ce point-là, il signe un scénario nous emmenant dans toutes sortes de péripéties, parfois assez inattendus, bien que tournants légèrement en rond sur la fin, et signe un film plutôt plaisant et bien rythmé.
Néanmoins, ça ne dépasse jamais vraiment le cadre du plaisant, Maudite Aphrodite est un Woody Allen mineur, manquant notamment d'émotion et d'humour et loin de jouer dans la même catégorie que des films comme Manhattan ou Annie Hall. J'ai aussi été déçu par sa façon de couper régulièrement son film de passage avec des choeurs de la Grèce antique, si l'idée était bonne, l'utilité et la façon de faire sont loin d'être pleinement convaincante. Loin de ses névroses intellectuelles, il explore ici le couple et les moeurs, toujours avec une certaine finesse et intelligence.
C'est tout de même bien difficile d'y bouder son plaisir tant Maudite Aphrodite ne manque pas de charme ou de malice, notamment dans l'avancement de l'histoire ou les personnages. Manquant certes d'émotions, il orchestre tout de même plutôt bien son récit, alternant entre drame et légèreté et ne manquant pas de bonnes idées, notamment dans les dialogues. Lui-même, ainsi que l'ensemble des interprétations dont Mira Sorvino et Helena Bonham Carter, participent pleinement à la réussite du film.
Finalement, Maudite Aphrodite est un film plaisant et franchement sympathique mais assez mineur pour l'auteur de Manhattan, mais un film mineur de Woody Allen reste souvent de bonne qualité et supérieurs à de nombreuses productions auxquelles on peut avoir à faire.
C'était encore (relativement) la grande période de Woody Allen, et il est vrai que le recours au théâtre antique pour narrer les aventures de notre héros new yorkais donne lieu à quelques séquences savoureuses. De plus, Allen est toujours aussi brillant dès lors qu'il s'agit d'écrire des dialogues affûtés et imaginer des personnages relativement complexes, attachants sans être idéalisés, si bien que l'on se sent très vite concerné par cette drôle de comédie dramatique. J'ai passé un bon moment, joli équilibre entre drame et comédie, l'interprétation étant comme toujours excellente chez l'ami Woody tandis que le scénario est suffisamment malicieux pour que l'on soit un minimum surpris et charmé par l'entreprise, à l'image d'un dénouement piquant et typiquement « Allenien ». Mais j'ai envie de dire que c'est à peu près tout... Ce à quoi beaucoup me répondront que c'est déjà beaucoup, et ils auront parfaitement raison. Reste que je n'ai pas ressenti la jubilation, le brio, l'émotion qui caractérisent les plus grands titres de l'auteur, celui de « Manhattan », d' « Annie Hall » voire plus récemment de « Minuit à Paris », qui différencie un bon film d'un chef-d'œuvre. Après, ne vous y trompez pas : un Woody Allen « mineur » (surtout dans les années 90) vaudra toujours bien plus que le tout-venant cinématographique.