Aaah Bertrand, que je t'aime quand tu fais des films comme ca... Un film incroyable, plein d'audace et de génie, mettant en scene une relation amoureuse entre un homme adulte et une jeune fille... Relation quasi-incestueuse puisque l'homme en question est, d'où le titre du film, son beau-père, et qu'il l'a élevé pendant 8 ans ! Le beau-père en question c'est Patrick Dewaere, toujours aussi exceptionnel, et il trouve la un de ses rôles les plus marquants (même si, je dois dire, il a bien souvent des rôles marquants... Bon...) pour sa troisième (et dernière, tres malheureusement) collaboration avec Bertrand Blier. "Beau-Père" est un chef d'oeuvre, particulierement émouvant, parsemé de répliques extraordinaires et magnifiquement bercé par une bande-originale essentiellement constituée de morceaux de piano... Magnifique.
La mise en scène de Blier m'a beaucoup plus, les petits apartés fait par les acteurs sont bien écrites mais je suis pas fan. Un scénario audacieux sur une sujet casse-gueule, un rôle taillé sur mesure pour le toujours étonnant Patrick Dewaere qui est épatant dans ces rôles de "mec triste".
Porté par deux visages purs, abasourdis par leur propre vie, Beau-père demeure un film simple sur une relation complexe. Une relation complexe qui dérange, qui s’étend, s’étiole sous le parfois mauvais jeu des deux acteurs. Il n’empêche que Beau-père a cette poésie des sentiments, de l’égarement, du singulier, et que cette poésie emménage où on lui dit, dans des appartements aux murs blancs comme sur le corps d’Ariel Besse.
Un film sans effet spécial, sans explosion, sans super-héros. Seulement des anti-héros à tous les étages, d'une sensibilité inversement proportionnelle au nombre de méchants qu'ils tuent. Pas de villa au soleil, de voiture hybride, ni de verbiage mâtiné de franglais, juste quelques résidences de banlieue moyenne, dans le petit matin français, ou sous la pluie d'une nuit de janvier, des deuches pas très en forme, des vieux wagons SNCF, un français classique, des gens affables, qui lisent des bouquins, quelques mobylettes, des sacoches US Army en guise de cartable, des ados qui font leurs devoirs, et qui se balancent pas mal d'internet. Bref, des choses insignifiantes qui pourtant frappent immédiatement comme le parfum d'un passé qui ne reviendra pas. Un jazz romantique impeccable et une lumière jamais au grand jour, complètent parfaitement l'ambiance d'un film au goût doux amer, qui marque par la profondeur et la justesse des personnalités interprétées, torturées par certains trucs qui tombent dessus sans prévenir, car parfois la vie c'est comme ça, et on fait avec.
Blier est un réalisateur que j'aime énormément, car ses films me transportent, me chavirent le coeur et l'âme. Dans ce film, et comme dans tous les films de Monsieur Blier, les acteurs sont excellents, les dialogues sont exquis, et la musique est à elle seule un personnage, ce qui est d'autant plus merveilleux pour qui sait l'apprécier. "Beau-Père" est une oeuvre inoubliable dans laquelle Patrick Dewaere nous livre une prestation époustouflante, et aujourd'hui j'avoue que ce genre d'acteur me manque terriblement...<3
Il ne faut pas avoir honte de dire que cette comédie est rafraîchissante. Bien sur, c'est du Blier. Bien sur, je suis un grand fan. Mais le texte! Le scénario, vous savez le truc qui n'existe plus dans les comédies modernes? Et bien, on a beau dire ce qu'on veut, que du Blier est du "sous-Truffaut", n'empêche que çà marche, encore. Peut-être moins exaltant que Les Valseuses, peut-être moins trépidant que Tenue de Soirée. Surement du même registre que le Bruit des glaçons, qui montre alors que le cinéaste sait se recycler!
Contrairement à ce que dit angedeverre juste en dessous, Remi n'est pas un quadra, il a 29 ans et demi... il est un beau pere bien plus jeune que les parents de marion, Nicole Garcia et Maurice Ronet (lui aussi trop tot disparu). Oui cela resterait scandaleux, il faut dire que les ados sont bien plus des gosses aujourd'hui qu'en 1980. ils se donnent l'apparence des adultes mais c'est tout. En 2008, Marion serait plutôt une jeune fille de 18 ans au niveau de la maturité. Je trouve les dialogues et les monologues de Dewaere géniaux. Il est pathétique à souhait, quel acteur ! Ariel n'a rejoué que très rarement, dommage. Ce film est poignant et cafardeux, il m'a marqué quand je l'ai decouvert et je le retrouve de temps en temps avec plaisir. On a du mal à croire qu'il est contemporain de "la boom".
Blier tisse et exploite une nouvelle relation inconcevable sans aucune excentricité mais avec une réelle pudeur et un amour pour ses personnages. Il continue d’excellemment diriger Patrick Dewaere, ici très beau, très tendre, très humain.
Bertrand Blier ne s'est pas foulé la cheville pour ce film, malgré sa qualité. J'ai été aussi légèrement déçu par Dewaere mais ce film reste malgré tout un classique qui reste absolument a voir si on aime la filmographie de Blier.
Un grand Patrick Dewaere dans un rôle qui est loin d'être facile. L'approche de la jeune fille vers son beau-père est un peu trop direct et manque de subtilité, mais le principal est là et bien détaillé : le non, le oui mais, le oui et de nouveau le non. Finalement, la raison l'emporte. Cela aurait pu être l'inverse. Rien de transgressif, rien de choquant, si des nichons (ou même une femme qui allaite) vous choquent, changez de page, car on représente juste ce qu'il pourrait réellement se passer dans la vie. Intéressant !
Film très choquant sur l'inceste surtout vu à l'époque où il est sorti !! Amoral, gênant et noir ! Malgré un jeu d'acteurs qui a pris un petit coup de vieux, ce film ne laisse pas indifférent et captive malgré tout !! A voir !
Le réalisateur, les comédiens, les techniciens et même le public, si ce film sortait aujourd'hui.
Hormis la qualité artistique, je ne ferai pas de commentaires sur les considérations morales d'une époque perçue à travers les valeurs d'aujourd'hui. Le sujet de l'inceste et de la sexualité des légalement mineurs n'est pas nouveau au cinéma et dans l'art. Il faut se rappeler de Lolita de Stanley Kubrick, Le souffle au cœur de Louis Malle ou les travaux de David Hamilton.
Seulement ce n'est pas crédible le discours de femme expérimentée dans la bouche d'une gamine de quatorze ans qui harcèle sexuellement son beau père, sans quoi, le film deviendrait d'un sordide insupportable.
Le plus important à récupérer c'est la preuve que ces films apportent à la compréhension de l'évolution de notre société.
Je crois que je n'ai jamais vu un film aussi nul de toute ma vie. Le jeu d'acteur est très mauvais, pas un seul instant on a l'impression qu'ils s'aiment vraiment. Les dialogues sont sans intérêt. Ce film est tout bonnement ridicule !
Chez Blier, l’insupportable est poétique. Les dialogues sont délicieux et le jeu de séduction parfaitement construit. On est mal à l'aise, le sentiment de gène du spectateur est progressif face à la relation tabou d'une gamine de quatorze ans et son beau père. C'est voulu.