Beau-Père
Note moyenne
3,6
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87 critiques spectateurs

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MarcoFou
MarcoFou

26 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2024
Magistral film, qui traite d'un sujet sensible. Acteurs incroyables,musique touchante, mise en scène originale... Extrêmement troublant, de plus, quand on sait que Maurice Ronet et Patrick Dewaere sont décédés tous les 2 moins de 2 ans après le tournage, et qu'Ariel Besse, véritable révélation et à laquelle on aurait pu prédire une carrière formidable, vient aussi de disparaître...
Ophelie N.
Ophelie N.

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 mai 2022
Je ne comprend pas les notes de ce film, je l'ai regardé sans vraiment à quoi m'attendre en lisant à peine le résumé mais la prochaine fois je lirai mieux et ne regarderai pas les commentaires ici avant. Perso ca m'a juste choqué plutôt qu'autre chose. Le pire c'est qu'il y a marqué "Tout public" sur Amazon mais je mettrais ca interdit au moins de 16ans!! Et encore je n'ai pas eu le courage de tout regardé en entier.
Quand je pense que la fille n'est pas majeure au moment du tournage...
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2022
Un beau père se retrouve à devoir élever sa belle fille. Un film à part dans la filmographie de Blier. Un Dewaere exceptionnel et une révélation étonnante avec Ariel Besse. On évolue sur le fil du rasoir, cela pourrait être glauque cela reste délicat et fin. La réalisation est au diapason, chaque plan est bien réfléchi et au bon endroit. Notons les présences de Maurice Ronet, Nicole Garcia et Nathalie Baye. Revoir ce film 40 ans après sa sortie me conforte dans l'idée que l'on est face à un film hors du commun. A voir absolument !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2021
Chef d'œuvre de sensibilité et justesse des jeux d'acteur, contre pied incessants, personne n'a l'air de bien savoir où il va … et pourtant on ne s'ennui jamais, la tension, tentation, ne faiblit pas. Par moment ça ressemble au meilleur de Woddy Allen (sans sous entendu !), la BO peut-être. Dewaere à son sommet, la "petite" Ariel incroyable, mais pourquoi a t-elle décidé de tout laisser tomber et de devenir factrice (dans le Var d'après ce que j'ai trouvé) ? Ariel si tu me lis ...
Café Mocha
Café Mocha

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2021
Un film sans effet spécial, sans explosion, sans super-héros. Seulement des anti-héros à tous les étages, d'une sensibilité inversement proportionnelle au nombre de méchants qu'ils tuent. Pas de villa au soleil, de voiture hybride, ni de verbiage mâtiné de franglais, juste quelques résidences de banlieue moyenne, dans le petit matin français, ou sous la pluie d'une nuit de janvier, des deuches pas très en forme, des vieux wagons SNCF, un français classique, des gens affables, qui lisent des bouquins, quelques mobylettes, des sacoches US Army en guise de cartable, des ados qui font leurs devoirs, et qui se balancent pas mal d'internet. Bref, des choses insignifiantes qui pourtant frappent immédiatement comme le parfum d'un passé qui ne reviendra pas. Un jazz romantique impeccable et une lumière jamais au grand jour, complètent parfaitement l'ambiance d'un film au goût doux amer, qui marque par la profondeur et la justesse des personnalités interprétées, torturées par certains trucs qui tombent dessus sans prévenir, car parfois la vie c'est comme ça, et on fait avec.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2021
Le personnage joué par Patrick Dewaere est tellement veule, superficiel et pathétique qu'il est difficile de susciter la sympathie pour la maladresse de sa position. Le fait qu'il se laisse séduire par la belle-fille était tellement prévisible parce qu'il était dépeint comme un homme faible. Dans tous les cas la Marion d'Ariel Besse est dépeinte comme le personnage le plus volontaire et le plus mature. Il abandonne même sa carrière de manière lâche lorsqu'il s'attache à sa nouvelle petite amie. Permettre à une fille de 15 ans d'être nue et d'embrasser passionnément un homme plus âgé dans un film comme celui-ci est est navrant. La faible histoire selon laquelle elle est si exigeante et que personne ne pourrait lui refuser est préposée mais quel hypocrisie de le faire. Ce film n'est pas érotique et il a dû être fait par des enfants de 10 ans. Quelle perte de temps pour ne pas dire de celluloïd...
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2020
Film dérangeant mais traité tout de même de façon plutôt légère, ce qui dédramatise un peu le coté gênant.
Patrick Deweare et la jeune Ariel Besse sont très bons et complices. Malheureusement la jeune fille a été dégoutée du métier rapidement.
Comme le précise Bertrand Blier dans le bonus du bluray, les producteurs sans l'accord de Bertrand Blier ont choisi l'affiche du film la plus racoleuse soit celle où l'on voit la jeune fille seins nus assise à califourchon sur Patrick Deweare.
Ainsi placardée dans tous les cinémas alors qu'elle n'avait que 16ans on peut comprendre son désarroi.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2020
Beau Père ou "Lolita" version Bertrand Blier début des années 80...L'intro au piano de Patrick Dewaere est devenu culte...Patrick Dewaere à sa coutume qui joue le rôle du beau père ne lache rien et reste à son habitude excellent! Quant à la jeune Ariel Besse qui joue la belle fille Marion superbe de naturel...la 1ère partie est attrayante! La seconde moins car l'histoire patauge un peu et le dénouement est un peu lent. Mais la fin rattrape le film et distingue le film d'une belle fin réaliste.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2020
Rémi (Patrick Dewaere), la quarantaine, est un pianiste d’hôtel dépressif sans talent. Il vit en couple avec Martine (Nicole Garcia) et sa fille Marion (Ariel Besse), une adolescente un peu rebelle. Quand Martine meurt accidentellement, quand Charly (Maurice Ronet), le père de Marion, refuse d’en assurer la garde, c’est à Rémi qu’il incombe de prendre l’adolescente sous sa coupe. Mais la situation devient bientôt intenable pour lui quand la jeune fille se déclare follement amoureuse de lui et se jette à son coup.

J’avais vu "Beau-père" à la télévision dans les années quatre-vingts et en ai gardé un souvenir très vif. Je l’ai revu trente ans plus tard, en octobre dernier, au Champo, à l’occasion d’un hommage rendu à Patrick Dewaere dont c’était l’un des derniers films. Beau-père lui valut sa dernière nomination au César du meilleur acteur, une récompense pour laquelle il fut cinq fois nominé, quasiment cinq années de suite, en 1977, 1978, 1980, 1981 et 1982, mais qu’il n’obtint jamais.

L’affiche de "Beau-père", qui fit scandale, annonce la couleur. Son thème est sulfureux : l’inceste (même si Rémi et Marion ne partagent pas le même sang), la pédophilie (Marion a quatorze ans). Nul doute que ce genre de films-là serait impossible à tourner de nos jours.

Mais pourtant, si son thème est provocateur, "Beau-père" n’a rien de salace. D’ailleurs Bertrand Blier se serait opposé au choix de l’affiche par son distributeur, lui en préférant une plus sage qui ne dénudait pas le buste d’Ariel Besse. C’est au contraire un film pudique qui raconte avec une grande tendresse une histoire d’amour interdit. Tout y est un peu triste, depuis le deuil de Martine qui laisse Rémi et Marion épleurés, jusqu’à cette banlieue parisienne sans charme filmée sous un ciel maussade. Il n’est pas jusqu’à l’échappée belle à Courchevel où les deux amants se connaîtront enfin qui ne soit pas cafardeuse.

Tout part comme toujours chez Blier d’un texte très écrit. Le miracle est que les acteurs ne sont jamais artificiels en le récitant. Patrick Dewaere est au sommet de son art. Il faut le voir dans la première scène, face caméra, en smoking, derrière son piano, s’ennuyant cent sous l’heure dans un thé dansant. On reconnaît Nicole Garcia dans un rôle trop bref, et Nathalie Baye, toutes deux éclatantes de jeunesse. La jeune Marion est jouée par Ariel Besse. Ce fut pour elle un coup d’éclat sans lendemain. Le rôle avait été proposé, dit-on, à Sophie Marceau, qui venait de se révéler avec "La Boum" et qui connut ensuite le succès que l’on sait…
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2020
« Beau-père » sorti en 1981, le président Giscard d’Estaing ayant supprimé toute censure six ans plus tôt. De nos jours un tel film ne trouverait ni producteur, ni distributeur et sans doute ni acteur et ni équipe technique. Il faut dire que dans le détournement de mineur aucun film, à ma connaissance, n’est allé aussi loin, décrivant une relation amoureuse et charnelle entre une adolescente de quatorze ans et son beau-père. Malgré une délicatesse certaine et inhabituelle chez le cinéaste, le film passionne et, émeut autant qu’il peut mettre mal à l’aise. Arielle Besse qui avait quinze ans au moment du tournage, n’avait pas encore un corps de femme, augmentant à chaque scène dénudée l’impression de se retrouver dans une glorification de la pédophilie. Reste un film magnifique sur des êtres mal dans leur peau, à commencer par Rémi, musicien raté qui ne s’est pas remis de la mort de sa femme, accroché à sa belle fille qu’il aime comme sa fille et qui le considère comme son père, apportant ainsi un côté incestueux à leur relation. Cette belle fille qui ne peut pas vivre avec un père alcoolique (Maurice Ronet) qui pourtant espère qu’en la récupérant il pourra endosser la responsabilité paternelle en cessant enfin de boire. Rémi a la chance d’avoir Nicolas (Maurice Risch excellent), un ami fidèle, également musicien, qui le soutient à la fois moralement et matériellement, travaillant la nuit pour ne pas sombrer financièrement avec sa famille. Et enfin, Charlotte, concertiste reconnue, éclaire la fin d’une manière quelque peu irréelle, interprétée par la charmante et gracieuse Nathalie Baye. spoiler: Elle est la bouée de sauvetage de Rémi, qui par lâcheté existentielle, va passer à côté d’une véritable histoire d’amour, laissant, presque détaché, Marion retourner chez son père.
Abandonnant la plupart du temps les bons mots et réparties cinglantes, Blier à ciselé des dialogues avec une finesse insoupçonnable jusqu’alors. Par contre, si la musique originale d’Alain Sarde (Stéphane Grappelli et Eddy Louiss comme interprètes) est excellente, le choix de Bach, de surcroit retranscrit au piano, est un non sens. spoiler:
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2020
C'est avec bonheur que je revois Beau-père sorti en 1980, il n'a pas pris une ride en 40 ans, Patrick Dewaere,toujours aussi touchant et Ariel Besse excellente qui lui dit: "mon pauvre amour, qu'es-ce que tu trimbales comme malheur avec toi"
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 septembre 2019
Certainement le film le plus polémique de la carrière de bertrand blier. Ce film a sureement fait sauté certain penseur puritanisme. L'histoire d'un homme d'une trentaine d'année tombant amoureux d'une gamine de 14 ans.
C'est pas un film qui passe a 21 heure sur une chaine grand public.
C'est un beau film mais je peux comprendre que certaine personne peuvent etre choqué par le propos du film.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2019
La malédiction du beau père...
Quel regard dans ce dernier plan mais surtout quel film superbe.
La confusion des sentiments auxquelles l’homme résiste mais la volonté d’une jeune fille fragile dont la douceur parle avec son regard.
Une musique jazz très suave nous enveloppe au long du récit pour décrire l’éclosion du désespoir et de l’amour pur.
Délicat et sensible.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2019
Encore plus que les autres films de Bertrand Blier, Beau-père traite d’un sujet extrêmement délicat puisqu’il narre l’histoire d’amour entre un homme de 29 ans et sa belle-fille de 14 ans. Connaissant le côté très compliqué du sujet, le cinéaste joue moins sur la provocation que dans ses films précédents et plus sur la sensibilité de son histoire. Grâce à cette approche, Blier évite le scabreux qui était le gros risque d’un tel sujet. Il est notamment aidé dans cette approche dans le jeu plein de sensibilité du duo principal (Patrick Dewaere et Ariel Besse) et des autres comédiens (parmi lesquels on trouve Maurice Ronet, Maurice Risch, Nathalie Baye, Nicole Garcia et Macha Méril). Cette pudeur dans le traitement de l’histoire d’amour n’empêche pas le réalisateur de livrer sur la forme un film portant totalement sa patte (séquence où le personnage principal parle directement au spectateur pour lui introduire les différentes parties de l’histoire, scènes frôlant parfois la comédie, intonations des acteurs typiques de son cinéma…). Avec Beau-père, Bertrand Blier signe donc un film plus délicat qu’à son habitude et traitant intelligemment d’une histoire d’amour interdite pouvant facilement tomber dans le malsain. Une belle réussite.
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2019
Patrick Dewaere et Ariel Besse forment un duo troublant. C’est le moins que l’on puisse dire. Plongés dans un environnement aussi sinistre que dépouillé, ils évolueraient presque comme sur une immense scène de théâtre. Tout paraît irréaliste. C’est le propre du cinéma de Bertrand Blier que de créer cette atmosphère particulière. Du reste, le sujet même du film, l’histoire d’amour entre un homme de trente ans et sa belle-fille de quatorze ans, reste fortement épineux et suscite de nombreuses interrogations. Le personnage de Marion, incarné par l’exceptionnelle Ariel Besse, frappe par son angoissante précocité et sa propension à extérioriser, sans gêne aucune, son attirance pour son beau-père. Dewaere, naturellement, reste fidèle à lui-même et nous offre en retour ce jeu si envoûtant, celui du minable lucide qui a renoncé. Renoncé à être un ‘’ héros ‘’, à exister même aux yeux des autres, comme le laisse deviner sa profession de pianiste d’ambiance… Il concentre autour de lui cette espèce de fascination si particulière qu’elle en deviendrait presque obsessionnelle. La faute à un regard perpétuellement meurtri, à une voix froide et plaintive, parfois empreinte d’une sublime douceur, qui suffisent à donner corps à cette réalisation sulfureuse et tourmentée. C’était là son dernier grand rôle et l’évidence même, à travers une fin aussi violente qu’inattendue, que les rôles de paumés qu’il incarnait n’étaient pas que des figures de cinéma, loin s’en faut… Si la sensibilité était réelle, la souffrance l’était aussi. Et elle devait avoir raison de ce merveilleux acteur.
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