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GabbaGabbaHey
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4,5
Publiée le 11 avril 2011
Aaah Bertrand, que je t'aime quand tu fais des films comme ca... Un film incroyable, plein d'audace et de génie, mettant en scene une relation amoureuse entre un homme adulte et une jeune fille... Relation quasi-incestueuse puisque l'homme en question est, d'où le titre du film, son beau-père, et qu'il l'a élevé pendant 8 ans ! Le beau-père en question c'est Patrick Dewaere, toujours aussi exceptionnel, et il trouve la un de ses rôles les plus marquants (même si, je dois dire, il a bien souvent des rôles marquants... Bon...) pour sa troisième (et dernière, tres malheureusement) collaboration avec Bertrand Blier. "Beau-Père" est un chef d'oeuvre, particulierement émouvant, parsemé de répliques extraordinaires et magnifiquement bercé par une bande-originale essentiellement constituée de morceaux de piano... Magnifique.
Œuvre à part dans la filmographie de Blier, "Beau père" surprend par sa ligne claire narrative, sa délicatesse et son infini mélancolie. Malgré un sujet "à scandale" pas de provoc ici : il s'agit d'un pur mélo, sur le mode musique de chambre. Une mise à nue du sentiment amoureux, sans emphase, mais avec un lyrisme qui sourde durant tout le film. Certes, l'homme est, comme toujours chez le cinéaste, paumé et lâche, et la femme une rédemptrice implacable, à tendance sacrificielle, mais quelle empathie avec les personnages ! Pour une fois, Blier ne joue (presque) pas du second degré : il se met sans doute ici plus "à poil" que jamais. Résultat : il atteint une incroyable intensité émotionnelle avec un minimum d'effet. Un art classique du mélodrame qui impressionne. Et qui repose beaucoup sur la rigueur de la mise en scène et sur l'interprétation renversante de Deweare - peut-être son meilleur rôle. Incontournable !
Porté par deux visages purs, abasourdis par leur propre vie, Beau-père demeure un film simple sur une relation complexe. Une relation complexe qui dérange, qui s’étend, s’étiole sous le parfois mauvais jeu des deux acteurs. Il n’empêche que Beau-père a cette poésie des sentiments, de l’égarement, du singulier, et que cette poésie emménage où on lui dit, dans des appartements aux murs blancs comme sur le corps d’Ariel Besse.
Bertrand Blier ne s'est pas foulé la cheville pour ce film, malgré sa qualité. J'ai été aussi légèrement déçu par Dewaere mais ce film reste malgré tout un classique qui reste absolument a voir si on aime la filmographie de Blier.
LE MEILLEUR FILM DE BERTRAND BLIER. Le plus beau de ses chefs-d'oeuvre. Un film extrêmement émouvant, des dialogues excellentissimes. Patrick Dewaere est vraiment remarquable dans cette histoire. On est avec lui du début à la fin, on partage sa mélancolie, tous ses malheurs. On l'aurait imaginé dans la vraie vie, exactement comme dans ce film, avant qu'il ne se suicide quelques mois après, en Juillet 1982. Il aurait dû avoir le césar du meilleur acteur pour ce film, plutôt qu'une énième nomination. Egalement, " Beau-Père " a été nominé (en compétition) pour la palme d'or au festival de Cannes 1981. Dommage que ce film soit trop méconnu et que Ariel Besse n'a pas continué sa carrière, car elle était très prometteuse. A noter quand même une sublime Bande Originale de Film, très mélancolique qui s'accroche parfaitement à cette histoire. Bref, si vous aimez les films très émouvants, il faut voir absolument ce chef-d'oeuvre !
Immortel Patrick Dewaere!Avec son jeu moderne et authentique,à l'instinct,il désamorce le thème potentiellement explosif de l'histoire d'amour entre une gamine de 14 ans et son beau-père.Avec infiniment de pudeur et de délicatesse,Bertrand Blier aborde le subversif avec tendresse,l'interdit avec malice.Au fond,"Beau-Père"parle de 2 êtres cabossés par la perte de la même personne(d'une mère,d'une conjointe)qui se rapprochent naturellement pour faire front commun contre leur détresse.Peu importe les différences d'âges et les tabous environnants,l'amour triomphe,et même si la morale est finalement préservée,le retour au calme aura nécessité à Rémi et Marion d'avoir une relation exclusive...La magnifique composition musicale de Phillippe Sarde enveloppe ce drame intimiste de lyrisme.Et Blier,avec son anti-conformisme habituel,désamorce toute situation scabreuse par l'humour ironique,voire l'absurde.On apprécie également beaucoup les apartés,notamment celui introductif de Dewaere,en plein spleen pendant qu'il joue des airs de jazz sur son piano,devant une foule indifférente à sa musique et à sa présence.C'était le bon temps.Celui où on osait produire des films hors des sentiers battus,sans subir la censure ou risquer d'être édulcoré...
Je crois que je n'ai jamais vu un film aussi nul de toute ma vie. Le jeu d'acteur est très mauvais, pas un seul instant on a l'impression qu'ils s'aiment vraiment. Les dialogues sont sans intérêt. Ce film est tout bonnement ridicule !
Un film purement amoral signé Bertrand Blier : Beau-Père est une jolie bluette à travers laquelle Patrick Dewaere redonne une nouvelle fois ses lettres de noblesse à la notion d'acteur. Singulièrement génial et équivoque, le comédien fétiche du réalisateur des Valseuses se livre corps et âme au rôle-titre. Certes l'ensemble est de très bonne facture, brillamment réalisé et donc parfaitement interprété... Cela n'empêche pas Bertrand Blier de faire du surplace sur le plan scénaristique, son film tournant régulièrement à vide durant près de deux heures. Beau-Père reste une oeuvre plastiquement superbe, dont le lyrisme intrinsèque réserve de très belles choses mais relativement creux dans son contenu. A voir absolument pour Patrick Dewaere, qui confirme une nouvelle fois qu'il était l'un des plus grands acteurs français de sa génération. Un film beau, pratiquement chiadé mais aussi décevant quand on sait de quoi notre dialoguiste est souvent capable. A noter la présence de Nathalie Baye au générique...
Osée et touchante, cette histoire d’amour sulfureuse. Après un début décevant, limite chiant, « Beau père » trouve un bon petit rythme de croisière. Les dialogues sont franchement au ras des pâquerettes, la musique soule assez rapidement, enfin le scénario manque d’épaisseur. Mais ces lacunes sont compensées par la saveur de l’interdit et par la sensualité de la relation amoureuse entre machin et machine. Pas un chef d’œuvre donc mais à connaître, ne serait-ce que par le thème évoqué.
Un film qui fit scandale à sa sortie... et qui demeure toujours aussi scandaleux trente ans plus tard. Et pour cause, le principal défaut du film tient de ce parti pris amoureux que prend Blier dans le lien qui unit Dewaere à sa belle-fille, balayant d'un coup les responsabilités de son personnages. Au final donc, l'une des œuvres les mieux construites de Blier où Dewaere montre encore à quel point il était un grand acteur, mais une œuvre à mon sens "dangereuse" et "nauséabonde".
La mise en scène de Blier m'a beaucoup plus, les petits apartés fait par les acteurs sont bien écrites mais je suis pas fan. Un scénario audacieux sur une sujet casse-gueule, un rôle taillé sur mesure pour le toujours étonnant Patrick Dewaere qui est épatant dans ces rôles de "mec triste".
Blier filme comme toujours le désir à haute voix. Mais ici la voix se fait aussi douce que l'interdit est fort. Elle est si pure, si simple, si joliment accompagnée par la musique qui, comme l'a dit un commentaire, est comme un troisième personnage, qu'elle fait oublier la transgression et sanctifie ses coupables. A la manière de Tristan et Yseult, les héros sont victimes de leur désir, ils voudraient ne pas faire de mal et le font malgré eux, et malgré le bon roi incarné ici par le père légitime. Et comme Tristan et Yseult, ils finissent par renoncer à leur union charnelle contre la promesse d'un amour éternel...
Contrairement à ce que dit angedeverre juste en dessous, Remi n'est pas un quadra, il a 29 ans et demi... il est un beau pere bien plus jeune que les parents de marion, Nicole Garcia et Maurice Ronet (lui aussi trop tot disparu). Oui cela resterait scandaleux, il faut dire que les ados sont bien plus des gosses aujourd'hui qu'en 1980. ils se donnent l'apparence des adultes mais c'est tout. En 2008, Marion serait plutôt une jeune fille de 18 ans au niveau de la maturité. Je trouve les dialogues et les monologues de Dewaere géniaux. Il est pathétique à souhait, quel acteur ! Ariel n'a rejoué que très rarement, dommage. Ce film est poignant et cafardeux, il m'a marqué quand je l'ai decouvert et je le retrouve de temps en temps avec plaisir. On a du mal à croire qu'il est contemporain de "la boom".