43382 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 391 critiques spectateurs
5
764 critiques
4
419 critiques
3
110 critiques
2
63 critiques
1
18 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 juillet 2015
C'est vraiment un monument ce film, c'est super bien filmé, y'a une mise en scène de malade, les acteurs sont tous bons, y'a de sacrés passages aussi (spoiler: l'attaque du fourgon, la première rencontre entre le personnage d'Al Pacino et de De Niro, le braquage suivi de la fusillade et y'en a plein d'autres géniaux), d'ailleurs aucun passage n'est inutile, c'est fluide, les 2h40 passent vite, les dialogues sont percutants aussi et puis la fin c'est beau...
Bref un film à mettre aisément avec tous les monuments du style Le Parrain, L'impasse, Scarface où on sent qu'il y'a vraiment quelqu'un derrière qui maitrise.
Un excellent policier, tendu, sombre et très réaliste. Le duel entre Pacino et De Niro est impeccable, et la mise en scène parfaite. Les seconds rôles sont parfait et les scènes de poursuites et d'action d'enfer. La fusillade qui suit le braquage est hallucinante de réalisme et reste à ce jour la meilleure de l'histoire du cinéma. C'est là un grand film de truand, malgré quelques longueurs. A voir.
Le meilleur policier de tous les temps, tout est parfait; le scénario, la mise en scène, la photographie, la réalisation, la musique avec un face à face légendaire entre de niro et al pacino. à voir et à revoir
Le meilleur film de braquo!!! Ambiance sombre et toujours en suspens! On s'attache facilement à ce groupe! Tom Sizemore, Al Pacino et Robert de Niro au summum de leurs arts! Un chef d'œuvre!!! Michael Mann signe à ce jour, son meilleur film!
En cette année bénie pour le film policier que fut 1995, Michael Mann, fin observateur de son temps et cinéaste visionnaire, réalisait son meilleur film, Heat. Un polar racé et mélancolique, portant à la fois la rage et le romantisme du Nouvel Hollywood, tout en condensant ce qu’était et ce que serait le cinéma des années 90. Une œuvre monstre, à la narration étonnante, qui prend son temps mais sait se montrer expéditive. Mais surtout une œuvre juste, dont les fondations essentielles sont des personnages nombreux et complexes, articulés autour d’un duo déjà entré dans la légende avant même que le film ne sorte. La mise en scène de Michael Mann, à la fois très instinctive dans sa façon de capter des séquences, et d’une précision démoniaque dans ses cadres et sa rythmique. La photographie métallique de Dante Spinotti, à son meilleur, bâtissant avec la mise en scène un personnage à part entière concernant la ville de Los Angeles. A ce titre, toute la science du réalisateur tient dans cette véritable personnification d’un environnement urbain, un exercice dans lequel il est un maître absolu. Cette science s’applique également à la gestion des différents espaces autant en terme de mise en scène que de découpage pur. Ainsi, la fameuse séquence du braquage de la banque, un des nombreux morceaux de bravoure du film, est un exemple parfait de compréhension de la topographie de la scène. En tant que spectateur, la position de chaque personnage, de chaque élément, la direction de chaque échange de tir, tient de l’évidence. Dans ce sens, Michael Mann se montre véritablement expert dans l’art de filmer l’action afin de provoquer une immersion totale du public sur le terrain, au milieu des balles qui sifflent et des chargeurs qui se vident. Et derrière cette fabuleuse mise en scène se cache un casting monstrueux : Robert de Niro, Al Pacino, Val Kilmer.. tous aussi colossaux dans leurs rôles. En clair, Heat est un monument du polar, qui dans sa composition lui rend le plus beau des hommages, l’enterre et lui offre une renaissance flamboyante, avec, pour la ponctuer, une des plus belles rencontres entre deux monstres sacrés que le cinéma ait proposé.
J'ai revu ce film il y a quelques jours, un chef d'œuvre qu'on ne reverra pas de si tôt .. Et ce malgré la sortie de Criminel Squad .. La scène de fusillade est juste ouf et inégalable .. Le face à face De Niro Al Pacino jusqu'à son dénouement me file le frisson .. 5/5 merci Michael Mann
Michael Mann est aujourd’hui un des réalisateurs les plus reconnus d’Hollywood pour son apport esthétique au cinéma de genre. Cette réputation justifiée repose sur une filmographie parcimonieuse (11 films en 35 ans) aux succès commerciaux relativement limités (« Heat », « Le dernier des mohicans », « Collatéral » et « Public ennemies »). Paradoxalement aucun prix majeur dans aucun festival n’est jamais venu récompenser le travail du réalisateur. Cruelle déception, en 1999 « Révélations » son seul film loué unanimement par la critique et en course aux oscars pour sept statuettes, n’en remporta aucune. Les choses n’ont donc jamais été simples pour Michael Mann autant méprisé que vénéré. « Heat » son cinquième film réussit via ses deux acteurs principaux la synthèse quasi parfaite entre les policiers crasseux et violents de Sam Peckinpah ou de William Friedkin hérités des années 1970 et la stylisation parfois un peu vaine et outrancière des thrillers sophistiqués des années 1980 symbolisée par les frères Scott. Preuve qu’il s’agit bien d’un exercice de style, Mann remanie pour l’occasion un téléfilm qu’il avait lui-même réalisé en 1989 (« L.A Takedown »). La présence au générique d’Al Pacino et de Robert de Niro réunis pour la première fois depuis « Le Parrain 2 » (Francis Ford Coppola en 1974) où ils n’avaient aucune scène commune, impliquait un savant dosage du temps de jeu de chacun dont Mann s’est remarquablement et malicieusement acquitté en ne mettant jamais les deux stars au même moment à l’écran y compris lors de leur seule vraie scène commune montée exclusivement en champ-contrechamps. Construit autour d’un jeu du chat et de la souris classique entre flic (Pacino) et braqueur (De Niro), « Heat » explore les dégâts collatéraux de l’implication totale de ces hommes devenus guerriers quel que soit le côté de la barrière où ils se trouvent, un thème récurrent chez un réalisateur comme Lumet en sus très inquiet de l’interpénétration des deux mondes. Chez Michael Mann qui pense que les hommes se définissent essentiellement par leur action chacun reste dans son rôle comme le définit la rencontre improvisée dans un bar au milieu du film où les deux hommes se rendent à l’évidence que même si tout les sépare, leur destin sont liés jusqu’à ce qu’un vainqueur soit déclaré. La mort étant l’issue possible voire probable, tout le reste devient dérisoire éclairant sous un autre jour la trajectoire des deux hommes sorte de samouraïs « melvilliens ». Le « mano a mano » final peut dès lors commencer sur des bases clairement établies. Cet artifice scénaristique aussi brillant et signifiant qu’il est franchement improbable définit l’originalité d’un metteur en scène du calibre de Michael Mann. Au-delà de cette mise en parallèle constante du comportement des deux hommes virant à l’analogie, l’intrigue assez classique apporte son lot de rebondissements et d’action comme savent le faire tous les bons faiseurs d’Hollywood. Mann aidé de son chef opérateur Dante Spinotti y apporte son esthétique particulière définie par des couleurs froides très contrastées où les bleus sont souvent mis à l’honneur (« The Thief », « Le sixième sens ») ainsi que son sens du rythme qui l’apparente à un William Friedkin. Dans cet univers où la violence est à chaque carrefour, les femmes trouvent difficilement leur place comme en général dans le cinéma de Mann assez peu porté sur la romance où la mise en avant de caractères féminins déterminants sur l’action. Long de près de trois heures le film passe d’une traite sans qu’aucun temps mort ne soit observé. C’est sans doute là la magie de Mann, cinéaste de l’urgence qui dans ses meilleurs moments prend au collet le spectateur pour ne plus le lâcher que repus d’images et de sons gravés dans la mémoire comme cette phrase couperet de Neil McCauley (De Niro) reprise en credo par Brad Pitt 18 ans plus tard dans "Cartel" de Ridley Scott : « Si tu veux faire de vieux os dans ce métier, sois libre comme l'air. Tout ce qui a pris une place dans ta vie, tu dois pouvoir t'en débarrasser en trente secondes montre en main dès que tu as repéré un sale flic dans le coin."
Quel film! Impossible de sortir indemne après avoir pris un telle claque dans la figure. Mann signe ici un film renversant. L'un des tous meilleurs thrillers jamais réalisé. Que dire des acteurs si ce n'est qu'Al Pacino et De Niro sont exceptionnels. La profondeur qu'ils arrivent à donner à leur personnage démontre une qualité d'acteur hors-norme. Les personnages secondaires sont tous intéressants et sont bien développés. Le scénario est captivant. Enfin la réalisation. La scène de braquage est exemplaire, la tension que le réalisateur arrive à créer est incroyable. La scène finale est magnifique elle-aussi. Le suspens ne se relache jamais, on est constamment scotché sur son siège. Un vrai chef d'oeuvre!
Heat est un grand polar aussi épique et plein de souffle qu'un peplum. Un duel au sommet entre 2 monstres sacrés du grand écran que sont Al Pacino et Robert De Niro, les 2 parrains du Parrain 2. Michael Mann dirige prodigieusement cette grand fresque policière, n'hésitant pas à rendre ses personnages complexes, torturés, tués parfois. On retiendra notamment la scène fabuleuse de la fusillade, un des plus grands moments d'action du cinéma.
Al Pacino VS Robert DeNiro, avec en rôles secondaires, Val Kilmer ou Natalie Portman... Michael Mann s'entoure des plus grands dans ce face à face légendaire. Flic VS voyou, bon VS mal ? Pas tant que ça et c'est là le jeu, tout n'est pas blanc ou noir dans ce film prenant, haletant. Un très bon film, très bon thriller. Vous manqueriez quelque chose si vous passiez à côté !
Michael Mann sort la grosse artillerie (à tous points de vue) avec ce film: casting, mise en scène, tension nerveuse, tout est surmultiplié dans Heat. L'intérêt du film va bien au-delà de la seule confrontation Pacino-De Niro réunis pour la première fois dans une même scène. Un film très élaboré (peut-être trop) mais franchement passionnant de bout en bout.
Il va être difficile pour moi de citer des défauts à ce film... Car j'ai beaucoup cherché, je n'ai rien trouvé. Outre un scénario bon et une excellente écriture des personnages, Michael Mann réalise un film énorme, tout simplement! Le casting est brillant, Al Pacino, De Niro, Val Kilmer, et même les autres sont excellents! De plus, toutes les scènes d'action sont à couper le souffle, elles m'ont tenues en haleine tout le temps, et bon sang ce qu'elles étaient bien filmées! D'ailleurs, le film dure 2h50 est pourtant je ne me suis pas ennuyé une seule fois, entre les scènes d'action, l'excellent jeu des acteurs et les dialogues qui font mouche, j'en ai eu pour mon argent! J'ai passé un très bon moment devant ce film. A déguster sans modération.
Al Pacino et Robert de Niro sont des légendes, des mythes à eux tous seuls. Alors vous imaginez bien que leur première rencontre sur grand écran devait être grandiose. Michael Mann les a donc réuni dans Heat, un film de gangster. De Niro est le caïd et Pacino est le flic. Le film tourne entièrement autour de la confrontation entre les deux personnages, et l'influence de cette confrontation sur leur vie privée. Les personnages sont bien étudiés et ne sont pas manichéens, le suspens est présent du début à la fin sans vous lâcher, les scènes d'actions ( et plus particulièrement celle du braquage ) sont très réussies, la mise en scène est parfaite, la BO aussi et les acteurs sont excellents : de Niro et Pacino, bien sûr, qui sont toujours au top, mais également Val Kilmer ( avec un look à la Vincent Vega de Pulp Fiction ) très convaincant. On ne s'ennuie pas une seule seconde. Heat est donc un excellent film, haletant et impressionnant, avec un face à face de Niro/Pacino inoubliable.